Les partisans du rire militant

lemonde.fr, Hubert Prolongeau, le 11 septembre 2009

Les partisans du rire militant

On la sent tendue : sourire un peu crispé, piercing frémissant à l’aile du nez… Depuis dix minutes, Leila Chaibi, 26 ans, arpente les rayons du Carrefour de Saint-Denis, en banlieue parisienne. Elle garnit son chariot de gâteaux, de bonbons, de jus de fruits. « On va pas leur prendre du caviar, quand même… » Pour la deuxième fois, avec ses amis du collectif l’Appel et la pioche, elle organise un « pique-nique de faim de mois« . L’idée ? Improviser un casse-croûte dans un supermarché et inviter les clients à le partager. L’objectif ? Dénoncer les marges de la grande distribution alors que le pouvoir d’achat stagne. 750 millions d’euros de bénéfice pour Carrefour au premier semestre 2008, une augmentation des prix de 9 % en huit mois… « Nous voulons dire aux gens de manière ludique : servez-vous à votre tour. Chaque fin de mois, nous investirons un supermarché« , explique Simon Cottin-Marx, 22 ans, étudiant à Sciences Po, en vérifiant d’un œil que chacun est en place.

11 h 15 : la dizaine de militants se retrouvent au rayon meubles et lancent l’action. En hâte, ils déplacent un canapé et une table, dégainent une nappe sur laquelle ils étalent le contenu de leurs chariots. Victor, qui a pris dans les rayons une radio et des piles, met la musique à fond. Les slogans éclatent : « Ils grignotent votre pouvoir d’achat : grignotez leurs marges à votre tour ! » Des curieux s’approchent, amusés. Une mère appelle son fils : « Dépêche-toi, il y a du jus d’orange ! » D’émotion, l’enfant renverse un premier verre avant de se fourrer dans la bouche une grosse poignée de fraises Tagada. Un homme s’empare d’un paquet de brownies. « C’est bon, ça ? » Il en propose à la cantonade. Des clients attrapent à la volée des pains au chocolat, mordent dedans. Ils rient, certains crient « Bravo ! »

La joyeuse mêlée durera dix minutes, le temps qu’arrivent les vigiles. Un peu gênés… Certains sourient. On sent que leur chef, un colosse rondouillard, n’a pas envie de se fâcher pour de bon. Mais à ses côtés, un gros blond, quelques gouttes de sueur au front, prend la chose très au sérieux. Il pousse violemment un des militants contre une mère de famille. Un court instant, le jeu se durcit. Puis deux vigiles s’emparent de la table et l’évacuent. Du côté des militants, on sait que c’est la fin. Les forces de l’ordre unissent leurs bras pour faire barrière, poussent tout le monde vers la sortie. Le blond peste toujours, arrache une boîte de tomates cerises à une jeune femme. Simon finit un litre de jus d’oranges entamé et demande à voir le responsable du magasin. « Il n’y a pas de responsable », répond un vigile. On se retrouve dehors. Petit instant de triomphe. Une dizaine de clients vient approuver l’action. « C’était le gros bordel. C’était sympa. » « Vous avez raison, c’est trop cher. » Leila sourit. « Ça a super-marché », clame-t-elle, avec un involontaire jeu de mots.

L’âme militante

Depuis 2005, de tels happenings bousculent le jeu classique des manifestations en y introduisant créativité, surprise et amusement. L’Appel et la pioche, Génération précaire, Jeudi noir, Sauvons les riches, les Clowns à responsabilités sociales ont changé la donne de la militance. A leur tête, on retrouve souvent les mêmes : Leila Chaibi, Lionel Primault, Manuel Domergues, Xavier Renou, Julien Bayou passent de l’un à l’autre de ces collectifs avec la même envie de bousculer les choses, les mêmes idées (résister au capitalisme plutôt qu’appartenir à un parti), la même conscience de l’importance des médias et la même envie de s’amuser. « On ne voulait pas se présenter une fois de plus comme des victimes, explique Lionel Primault, 34 ans. Transgresser, c’est un plaisir. » Le plaisir, tous y reviennent : ne pas s’ennuyer, ne pas tomber dans la routine des distributions de tracts. Leila Chaibi, brunette aux joues rondes, s’est sentie très jeune l’âme militante. En mars 2002, en route vers le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Barcelone, elle est arrêtée à la frontière, ses affaires sont confisquées. « Ça m’a choquée. » Le 21 avril de la même année, la présence de Le Pen au second tour de l’élection présidentielle la pousse vers Alternative libertaire. Déception. « C’était une perte de temps totale. Des querelles de chapelle, des réunions mortelles d’ennui. On se regardait le nombril, on se gargarisait au devoir de camaraderie. J’avais l’impression d’être dans une secte. »

Génération précaire marque le début de l’aventure. En septembre 2005, une scénographe, Cathy, lassée de voir ses nombreux diplômes n’aboutir qu’à des stages payés au lance-pierres, envoie sur Internet un appel à la révolte. Deux amis, Lionel Primault et Julien Bayou, repèrent le message. Lionel Lire la suite

Université populaire de l’environnement : mars et avril

Maison de la nature et de l’environnement, Communiqué, le 3 mars 2009

Deuxième « Atelier pratique écolo » sur Ecologie et numérique le mercredi 4 mars de 18h30 à 20h00 dans les locaux (Galets) du Jardin botanique de Bordeaux (Rive droite, Esplanade Linné, tram station jardin botanique) avec Michel Lesbats et Pascal Bourgois. Il n’est pas nécessaire d’avoir été présent au premier pour participer au second.

Partout dans le monde, l’utilisation de l’Internet et des outils numériques explose. En utilisant la Toile, Barak Obama a mobilisé 6 millions d’Etats-Uniens afin de soutenir sa candidature. Plus d’un Français sur deux est équipé d’un micro-ordinateur. En France les sites <http://www.ecologie-fr.info/index.php>  et blogs <http://www.wikio.fr/blogs/top/environnement> liés à l’écologie, l’environnement, le développement durable, les Agenda 21, l’économie verte… constituent une mine d’information considérable. Ils représentent également des leviers d’action et de mobilisation parfois méconnus et pourtant précieux.

Comment s’informer sur les enjeux de l’Ecologie et du Développement Durable sur l’Internet ? Comment trouver l’information dont j’ai besoin pour agir ? Comment m’investir en ligne ? Est-ce vraiment utile ? Quels sont les impacts du numérique sur l’environnement et comment réduire cet impact ?… Autant de questions auxquelles Michel Lesbats et Pascal Bourgois tenteront de répondre…

Michel Lesbats est professeur à l’Institut Universitaire de Technologie -département Hygiène, Sécurité, Environnement de l’Université Bordeaux 1. Il anime différents sites et blogs :

– Bordeaux Agendas 21 des familles : <http://affinitiz.com/space/bordeauxagendas21>

– Portail du risque : <http://portaildurisque.iut.u-bordeaux1.fr/>

– Site du SPPPI (Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles) d’Ambès : <http://s3pi-ambes.iut.u-bordeaux1.fr/>,

– Blog personnel : <http://portaildurisque.over-blog.com>

Pascal Bourgois, administrateur de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, assure l’animation du blog de la MNE <https://mneaquitaine.wordpress.com/>  et travaille sur un projet du « site Internet de référence sur l’environnement » en Aquitaine.

Ils vous expliqueront comment les outils numériques peuvent aider à favoriser la mobilisation collective et écologique des acteurs du Grenelle de l’Environnement : citoyens, syndicats, élus, services publics et entreprises. Ils pourront répondre à vos questions sur les façons d’agir en ligne, sur les outils à votre disposition, la manière de créer et d’animer un blog gratuit…

Nouvel outil pour l’UPE, la radio, avec la Clé des Ondes <http://www.lacdo.org/> et l’émission Zone d’Ecologie Populaire les lundis de 21h15 à 22h15 (sous réserve prolongation quelquefois jusque 22h45) animée par l’association Chiche ! Bordeaux, jeunes écolo alternatifs et solidaires, <www.chicheweb.org> Les  21 associations environnementales adhérentes de la MNE sont invitées à venir présenter leurs actions, activités ainsi que les enjeux environnementaux locaux. A écouter sur 90.1 ou directement sur Internet : <http://lacdo.org/>

Possibilité de réécouter les émissions anciennes comme celle du lundi 23 février 09.02.23 ZEP avec MNE.mp3 avec la présentation de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, de ses adhérents, son projet associatif, ses actions (blog MNE, Université populaire…) et ses projets (Site Internet et Centre ressource documentaire sur l’environnement…) et bientôt celle sur AutoCool du 2 mars.

Le lundi 9 mars TACA <http://taca.asso-web.com/> nous fera partager son analyse sur le thème du changement climatique et de la taxe carbone.

Nouvel outil encore, si vous souhaitez participer au LivrEcolo du Jour, celui  du mercredi 11 mars est consacré à un débat en petit groupe sur « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », le dernier ouvrage du journaliste environnement du Monde Hervé Kempf. Inscrivez-vous à <mnebxaquitaine@aol.com> Le groupe est limité à 12 personnes maximum, seules les 12 premières candidatures seront retenues. Vous en serez informé par mail. A noter qu’Hervé Kempf présentera son ouvrage le 26 mars à la Machine à lire à Bordeaux.

Nous vous communiquerons ultérieurement plus d’informations sur l’atelier pratique écolo du samedi 21 mars de 9h00 à 17h00 à Toulenne, organisée par les Maisons paysannes de Gironde <http://www.maisons-paysannes.org/> et Alain Algéo. Il est consacré à un stage d’initiation sur « les enduits, teintes et badigeons à la chaux ».

La participation sera limitée à 15 personnes, il faudra vous inscrire et avoir confirmation de cette inscription. Le stage est gratuit mais l’adhésion à l’association est obligatoire. Les participants devront venir avec leur tenue de travail, si possible une truelle et amener leur pique-nique. Pour les bordelais le co-voiturage est vivement encouragé.

Plus d’information à venir sur le cycle de trois Cours – Crise(s) et perspectives – Changement Climatique et énergie, à Cap Sciences les vendredis 20 mars, 10 et 24 avril : « Le changement climatique : pas plus de 2° C », « Notre défi : diviser par 4 la consommation d’énergies d’ici 2050 » et « Crise climatique et énergétique : la taxe carbone peut-elle être une réponse appropriée ? » ainsi que sur le cycle de quatre cours consacré à Lire la suite

Jardin botanique Bx, 4 février « Ecologie et numérique »

Université populaire de l’environnement – L’Université nomade d’Aquitaine, Pascal Bourgois, le 29 janvier 2009

« Ecologie et Numérique » dans le cadre des ATELIERS PRATIQUES ECOLO 

Les mercredis 4 février et 4 mars de 18h30 à 20h00 dans les locaux du Jardin botanique de Bordeaux, Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique) avec Anne-Sophie Novel et Michel Lesbats

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com 

Partout dans le monde, l’utilisation d’Internet et des outils numériques explose. En utilisant la Toile, Barak Obama a mobilisé 6 millions d’Etats-Uniens afin de soutenir sa candidature. Plus d’un Français sur deux est équipé d’un micro-ordinateur.

En France les sites <http://www.ecologie-fr.info/index.php>  et blogs <http://www.wikio.fr/blogs/top/environnement> liés à l’écologie, l’environnement, le développement durable, les Agenda 21, l’économie verte… constituent une mine d’information considérable. Ils représentent également des leviers d’action et de mobilisation parfois méconnus et pourtant précieux.

Comment s’informer sur les enjeux de l’Ecologie et du Développement Durable sur internet ? Comment trouver l’information dont j’ai besoin pour agir ? Comment m’investir en ligne ? Est-ce vraiment utile ? Quels sont les impacts du numérique sur l’environnement et comment réduire cet impact ?…

Autant de questions auxquelles Anne-Sophie Novel et Michel Lesbats tenteront de répondre…

Anne-Sophie Novel est chercheuse en économie politique à Sciences-Po Paris. Fondatrice de l’association Sephir : <http://sephir.org/> et à l’origine du projet Ecolo-info <http://ecoloinfo.com/>, elle organise régulièrement les rencontres Greendrinks de Bordeaux <http://greendrinksbordeaux.wordpress.com/>

Michel Lesbats est professeur à l’Institut Universitaire de Technologie -département Hygiène, Sécurité, Environnement de l’Université Bordeaux 1. Il anime différents sites et blogs :

– Bordeaux Agendas 21 des familles : <http://affinitiz.com/space/bordeauxagendas21>

– Portail du risque : <http://portaildurisque.iut.u-bordeaux1.fr/>

– Site du SPPPI (Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles) d’Ambès : <http://s3pi-ambes.iut.u-bordeaux1.fr/>,

– Blog personnel : <http://portaildurisque.over-blog.com>

Ils vous expliqueront comment les outils numériques peuvent aider à favoriser la mobilisation collective et écologique des acteurs du Grenelle de l’Environnement : citoyens, syndicats, élus, services publics et entreprises.

Ils pourront répondre à vos questions sur les façons d’agir en ligne, sur les outils à votre disposition, la manière de créer et d’animer un blog gratuit…

 

 

Développer le covoiturage

Le Monde, Olivier Razemon, le 1er septembre 2008

Développer le covoiturage

Principaux sites de covoiturage :

www.covoiturage.fr

www.covoiturage.com

www.123envoiture.com

www.covoiturage76.net

www.colis-voiturage.fr

Le prix élevé des carburants et la baisse du pouvoir d’achat sont peut-être l’occasion de relancer et de développer la pratique du covoiturage. Partager les frais d’essence et d’utilisation du véhicule avec un voisin ou un collègue plutôt que de continuer à effectuer seul le trajet domicile-travail permet dans certains cas une économie substantielle.

Jusqu’à présent, la proportion de personnes utilisant ce mode de transport est toujours restée inférieure à 1 % », indique Muriel Mariotto, en charge du covoiturage au Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu), qui dépend du gouvernement.

Faire la route à plusieurs « implique des contraintes et nécessite que l’on fasse confiance à son partenaire. On doit par exemple être certain que le véhicule est bien assuré« , ajoute Mme Mariotto, pour qui « le choix du mode de transport se fait à la maison, le matin, en fonction des besoins et habitudes de la famille« . En effet, le parcours domicile-travail, à l’aller et encore plus au retour, comporte souvent un ou plusieurs arrêts à l’école, au cours de musique ou au supermarché. « Les gens ne sont pas prêts à emprunter le véhicule d’un autre, ajoute Marc Fontanès, directeur de Mobility plus, une société de conseil spécialisée en déplacements. La voiture demeure le premier endroit où l’on se retrouve avec soi-même après le travail. »

La plupart des trajets commencent désormais sur Internet. Lire la suite