IFEN – Ressources et déchets : Gestion et utilisation des ressources

ifen.fr, juin 2009

Ressources et déchets

Gestion et utilisation des ressources

Les activités économiques d’un pays associées au logement, à la nourriture, aux déplacements, à l’information, aux exportations, etc. consomment des ressources naturelles (cultures, gisements, espaces). Une partie de ces ressources est potentiellement renouvelable, comme les cultures agricoles pour l’alimentation humaine et animale, la forêt qui produit le bois pour la construction, pour la fabrication du papier/carton, du mobilier ou pour le chauffage, l’eau pour l’irrigation… Néanmoins, une majorité est non renouvelable : granulats pour la construction et les routes, carburants automobiles, fioul et gaz pour la production de chaleur, plastiques, acier, aluminium…

La manipulation des ressources induit des impacts sur l’environnement, dès leur extraction et tout au long de leur cycle de vie en incluant les transports induits : perturbation des sols, du paysage et de la biodiversité, consommation d’énergie, d’eau et d’autres ressources, rejets polluants dans les milieux et de déchets souvent non valorisables, dont la gestion (stockage, traitement, élimination, valorisation) implique à son tour ses propres impacts. Dans le cas d’importations, ces impacts s’exercent d’abord à l’étranger, dans les pays d’origine d’extraction et de production.

La consommation de ressources constitue une bonne approximation des autres pressions et impacts sur l’environnement. Sa maîtrise, ainsi qu’une gestion plus raisonnable des ressources naturelles est d’importance : amélioration de la productivité des ressources utilisées (combien d’euros sont générés par unité de masse d’une ressource), diminution de la toxicité et de l’écotoxicité des substances et matières consommées, produites et rejetées par l’économie, prévention de la production de déchets. Une voie d’amélioration consisterait également à considérer le déchet comme une nouvelle ressource possible en entrée d’économie, afin de rendre les processus de production davantage « circulaires » (en opposition à linéaires).

Certaines des ressources consommées proviennent principalement du territoire national : eau, cultures, bois, granulats, matières minérales. D’autres sont importées (minerai d’uranium pour la production électrique, pétrole, gaz, métaux et produits dérivés…), souvent sous une forme déjà élaborée, depuis les produits de 1e transformation jusqu’aux produits finis.

Entre 1980 et 2002, l’extraction mondiale des ressources a augmenté de 36% en masse. Selon les prévisions de l’OCDE, elle est appelée à progresser encore de moitié d’ici 2020 pour atteindre les 80 milliards de tonnes. L’extraction de minerais métalliques, qui a déjà le plus progressé sur la période précédente, devrait pratiquement doubler d’ici 2020. Avec une croissance projetée de 31%, l’extraction de biomasse Lire la suite

Un avenir sans pesticides ?

metrofrance.com, Nadia Loddo, le 22 mars 2009

Un avenir sans pesticides ?

La Semaine sans pesticides (du 20 au 30 mars) est l’occasion de faire un point sur l’utilisation des pesticides en France

Chiffres clé

50%
Les chiffres du plan de surveillance de la DGCCRF publiés en janvier indiquent qu’en 2007, près de 50% des fruits et des légumes contrôlés ne contenaient pas de résidus. Les limites maximales de résidus ont été dépassées dans plus de 7% des cas.

1
La France est le premier consommateur de pesticides de l’Union européenne et le quatrième au niveau mondial. Ce classement s’explique aussi car la France est le premier producteur agricole en Europe.

4,45 kg

C’est la quantité de pesticides par hectare en France, ce qui est dans la moyenne européenne. Malgré une tendance générales à la baisse, ces deux dernières années ont vu une augmentation de l’utilisation de phytosanitaires qui s’expliquerait par des conditions météo défavorables.

91%
Selon le rapport 2007 de l’Ifen, 91% des eaux des rivières et 55% des nappes souterraines contiennent des résidus de pesticides.

Des solutions existent

Basée à St Malo, la société Goëmar, crée en 1974, propose des engrais et des pesticides 100% naturels fabriqués à base d’algues. 100% naturels, ils permettent aujourd’hui de réduire de 50 à 60% l’utilisation de phytosanitaires chimiques dans les cultures céréalières et de fraises. Une preuve qu’avec la recherche, des solutions alternatives peuvent être trouvées.

Les pesticides font peur. Les associations de protection de l’environnement ainsi que de nombreux documentaires dénoncent régulièrement leur impact sur la santé humaine et leur responsabilité dans la disparition des abeilles, ces insectes pollinisateurs auxquels on doit l’existence de 80% des végétaux de la planète. La Semaine sans pesticides, qui se déroule jusqu’au 30 mars, est l’occasion de faire un point sur l’utilisation de ces produits, appelés phytosanitaires, et des risques éventuels sur notre santé.

A la suite du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’Agriculture a mis en place le plan d’action « Ecophyto 2018 » dont l’objectif est Lire la suite

Les 10 indicateurs clés de l’environnement.

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 11 mars 2009

Les 10 indicateurs clés de l’environnement.

En terme de dégradation de l’environnement, les Français sont 52% à s’inquiéter du réchauffement de la planète (et l’effet de serre), 40% de la pollution de l’air, et 39% de la pollution de l’eau.

Le Service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable (anciennement l’Ifen) a publié ses 10 indicateurs clés de l’environnement.

Ces 10 indicateurs clés de l’environnement concernent : la pollution de l’air en milieu urbain, la pollution de l’eau par les nitrates, la perte de biodiversité avec les oiseaux communs, l’occupation des sols, la consommation de matières, les déchets municipaux, l’effet de serre et les émissions de gaz à effet de serre (GES), les énergies renouvelable, les dépenses pour la protection de l’environnement, et les préoccupations des Français en matière de dégradation de l’environnement.

Indicateurs clés de l’environnement et pollution de l’air en milieu urbain : La qualité de l’air des villes françaises s’est globalement améliorée depuis 2000, au vu des teneurs de 4 polluants. La baisse des concentrations en SO2 contribue beaucoup à cette amélioration. À l’opposé, les teneurs en ozone (O3) restent au-dessus de leur niveau de 2000. Les concentrations en NO2 sont en légère baisse, surtout dans les agglomérations de plus d’un million d’habitants. Aucune tendance significative n’est observée pour les particules PM10. La dégradation observée en 2003 est attribuable à des conditions météorologiques particulières. Source : SOeS, d’après données BDQA (Dom inclus).

En terme de dégradation de l’environnement, les Français sont 52% à s’inquiéter du réchauffement de la planète (et l’effet de serre), 40% de la pollution de l’air, et 39% de la pollution de l’eau.

Indicateurs clés de l’environnement et pollution par les nitrates des cours d’eau : Les nitrates proviennent de l’utilisation des engrais en agriculture et dans une moindre mesure des rejets des stations d’épuration. Après deux décennies de détérioration, la qualité des cours d’eau vis-à-vis des nitrates est relativement stable depuis 1990. La moitié environ des points de mesure est classée en bonne ou très bonne qualité. La proportion des points en médiocre et mauvaise qualité oscille autour de 17 %. Source : agences de l’Eau (France métropole).

Indicateurs clés de l’environnement et biodiversité avec les oiseaux communs : Les populations d’oiseaux communs s’affaiblissent depuis 1989 : la tendance générale d’évolution des 65 espèces suivies est de -18 %. Elle traduit le déclin des espèces agricoles (-28 %), sensibles à la dégradation des habitats, des espèces des milieux bâtis (-27 %) et forestiers (-18 %). Les espèces généralistes s’adaptent mieux et progressent (+10 %). Les mêmes tendances s’observent en Europe. L’objectif de l’Europe et de la France est de stopper la perte de biodiversité à l’horizon 2010. Source : Muséum national d’histoire naturelle (France métropole).

Indicateurs clés de l’environnement et occupation des sols : En 2006, les surfaces artificialisées occupent 5 % du territoire. Zones industrielles ou commerciales, tissu urbain discontinu et infrastructures de transport s’accroissent depuis 1990, consommant beaucoup d’espace et fragmentant les milieux. Cet étalement se fait principalement aux dépens des terres agricoles, qui représentent 60 % des surfaces en 2006. Les forêts et autres milieux naturels occupent 34 % du territoire, les surfaces en eau 1 %. Source : UE-SOeS, Corine Land Cover 2006 (France métropole).

Indicateurs clés de l’environnement et consommation de matières : L’intensité de matières a baissé de 23 % depuis 1990, traduisant un moindre besoin en matières pour produire une même quantité de valeur ajoutée. Cependant, les matières consommées n’ont pas diminué en seize ans, Lire la suite