Grande Bretagne : Affrontement entre nucléaire et EnR

actualites-news-environnement.com, Nadja Nasdala, le 19 mars 2009

Affrontement entre nucléaire contre renouvelable

Affrontement entre nucléaire contre renouvelable. Afin de protéger ses projets nucléaires, EDF s’oppose aux renouvelables.

EDF a demandé au gouvernement britannique de revoir à la baisse ses objectifs de développement en matière d’énergies renouvelables, et notamment d’éolien, afin de ne pas compromettre ses projets de construction de réacteurs nucléaires EPR. Greenpeace accuse EDF de sacrifier le développement des renouvelables pour défendre ses intérêts nucléaires.

L’électricien français, qui prévoit de construire 2 à 4 EPR au Royaume-Uni, a fait part de ces remarques au ministère de l’Énergie et des changements climatiques dans le cadre d’une consultation nationale sur les renouvelables. Dans une synthèse des réponses rendue publique par le ministère la semaine dernière, EDF, soutenu par l’électricien allemand E.ON, s’est attaqué aux objectifs de développement de l’éolien du gouvernement britannique, qui ambitionne d’avoir 35 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2020.

Les deux promoteurs du nucléaire vont même jusqu’à préconiser un objectif réduit à 25 %. « EDF apporte ici là preuve que le nucléaire empêche le développement des énergies renouvelables et que son expansion porte atteinte aux efforts de lutte contre les changements climatique », dénonce Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie/nucléaire de Greenpeace France.

La petite chanson que fredonne l’industrie nucléaire à longueur de campagne de pub, prétendant qu’il faut « un mix entre renouvelables et nucléaire », n’est qu’une pure hypocrisie. La vérité, c’est Lire la suite

Greenpeace et la justice britanique

Le Monde, Correspondant à Londres, Marc Roche, le 12 septembre 2008,

La justice britannique estime « justifiée » une action spectaculaire de Greenpeace

Anges et non pas démons, idéalistes et non pas vandales, les militants de Greenpeace ! Ainsi en a décidé, mercredi 10 septembre, la justice britannique en estimant qu’une action de l’organisation écologiste était « légalement justifiée ».

En octobre 2007, six militants avaient pris d’assaut, avec une technique de commando et l’intrépidité d’acrobates, la cheminée, haute de 200 m, de la centrale au charbon de Kingsnorth (Kent), dans le but d’arrêter l’usine. Le groupe avait peint en grandes lettres blanches le prénom du premier ministre, Gordon Brown, sur la cheminée.

Le jury a estimé que les dégâts causés – estimés par l’opérateur E.ON à 30 000 livres (37 688 euros) – étaient motivés par une juste cause, dont les conséquences pourraient avoir un coût bien plus important : la sauvegarde de la planète. Le site de Kingsnorth avait été choisi en raison du projet du numéro un allemand de l’énergie d’y construire une nouvelle centrale, un investissement s’élevant à 1,5 milliard de livres (1,89 milliard d’euros).

Le témoignage de Jim Hansen, une des sommités mondiales sur la question du réchauffement, a fait pencher la balance. Selon le climatologue en chef de la NASA, également conseiller de l’ancien vice-président américain Al Gore, les 20 000 tonnes de dioxyde de carbone émises quotidiennement par la centrale de Kingsnorth pourraient être responsables de la destruction de 400 espèces.

Par ailleurs, Zac Goldsmith, une des figures du mouvement écologiste, proche du leader conservateur David Cameron, a souligné que la construction d’une nouvelle centrale sur ce site « rendrait plus difficile d’exercer des pressions sur des pays comme l’Inde ou la Chine pour qu’ils réduisent leur recours au charbon pour produire de l’électricité ».

Ce verdict n’est pas le premier du genre. En 2000, des « éco-combattants » de Greenpeace, Lire la suite

La fin de l’ère du pétrole se prépare en Angleterre

Métro, Nadia Loddo, 27 août 2008

La ville de Totnes, en Angleterre, organise sa transition vers une économie sobre en énergie

L’idée s’exporte

Le phénomène Totnes fait fureur en Angleterre et ail­leurs. Quatre-vingt-dix villes au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Australie et au Chili ont entamé la transition. Quelque 700 sont dans une phase préparatoire. Le 9 septembre, la ville anglaise de Lewes lancera sa propre livre… et une bière du même nom : la “Lewes pound”. Les grandes villes s’y mettent aussi : Bristol, Brixton et Liverpool sont parmi elles.

“Le pic pétrolier est une chance plus qu’une crise. Une chance de travailler à une nouvelle renaissance économique et sociale.”Rob Hopkins

Comment s’y mettre

Le guide pour se lancer dans la construction d’une Transition Town (ville de transition), le Transition Town Handbook, écrit par Rob Hopkins, sera bientôt mis en ligne, à la disposition de tous.

Le site : www.totnes.transitionnetwork.org

Le blog de Rob Hopkins, Transition Culture : transitionculture.org

Chaussures fabriquées à la main, boulangeries bio, petits cafés proposant d’irrésistibles gâteaux strictement produits sur place et restaurants végétariens, sans parler des friperies et des librairies new-age : Totnes perpétue depuis près d’un siècle sa renommée de ville où vivre hippy et écolo est encore possible. Ce n’est donc pas un hasard si cette commune de 8 000 habitants dans le sud du Devon (Angleterre) est devenue pionnière d’un mouvement citoyen qui se développe outre-manche, celui des “Transition Towns” (TT), les villes en transition.

“En transition de quoi à quoi ?” se demande-t-on. “De l’ère du pétrole à celle de la fin de l’énergie bon marché”, explique Rob Hopkins, l’initiateur du mouvement. “En 2004, j’ai entendu parler du pic pétrolier (le moment où la production mondiale commencera à décliner du fait de l’épuisement des réserves, ndlr). Certains affirment qu’il a déjà eu lieu, en tout cas, ça se rapproche, alors il faut sérieusement penser à comment on va s’adapter”, poursuit-il.

“Notre dépendance au pétrole est telle qu’il est évident que notre vie devra changer Lire la suite