Echange sur La permaculture et l’Agriculture Paysanne à l’ENITA de Gradignan le mardi 30 novembre à 20h00

Association Girondine pour l’Agriculture Paysanne (AGAP), communiqué, novembre 2010

La permaculture et l’Agriculture Paysanne – Echange à partir des expériences menées à Cuba et en Aquitaine

Le mardi 30 novembre à 20h à l’ENITA (Gradignan –1 Cours Général de Gaulle – salle de l’Amphithéâtre)

Avec la participation de Maria Caridad CRUZ, responsable du Programme Développement Local de la Fondation Antonio Nuñez Jiménez la Nature et l’Homme (FANJ), ingénieur au département d’Urbanisme de la Havane, et de Bernard RICHARD, agriculteur et Président de l’AGAP

L’Association Girondine pour l’Agriculture Paysanne (AGAP) vous invite à une rencontre débat sur la permaculture et les pratiques dans les fermes en partenariat avec la fondation cubaine FNAJ et l’association France Amérique Latine 33. L’objectif est d’apprendre et d’échanger sur cette conception des systèmes agricoles et humains qui privilégie l’écologie et les savoir-faire traditionnels pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels, à partir des expériences menées dans les fermes cubaines et des pratiques d’Agriculture Paysanne.

La Fondation Antonio Núñez Jiménez (FANJ), institution civile cubaine non-gouvernementale a développé la permaculture à Cuba, et se consacre à la recherche scientifique et à la promotion de programmes et de projets pour la protection de l’environnement dans sa relation avec la culture et la société. Elle propose d’élargir la formation à la permaculture à de nouveaux territoires, et promouvoir l’échange et la mutualisation des savoirs et des expériences pratiques dans ce domaine. Le travail mené par FNAJ contribue à la  souveraineté alimentaire de Cuba tout en développant une agriculture durable, et s’appuie sur des projets dans 5 provinces du pays.

Programme

– Projection du film documentaire « Permaculture, pour un avenir durable à Cuba »

– Présentation de la permaculture – Maria Caridad CRUZ, responsable du programme de Développement Local Durable de la Fondation FANJ

– Rapprochement des pratiques de permaculture avec l’Agriculture Paysanne

– Echange Lire la suite

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Le jardin d’Icare à Gradignan : Leçon de botanique médiévale

sudouest.com, José Farina, le 23 Septembre 2009

JARDIN. L’Institut national des jeunes sourds (INJS) abrite un jardin d’inspiration médiévale

Leçon de botanique médiévale

Le vaste parc de l’Institut national des jeunes sourds (INJS), planté de chênes, de charmes, de hêtres abrite aussi deux carrés de plantes médicinales, condimentaires, tinctoriales. Ce jardin respecte un agencement médiéval.

Myriam Reffay, ethnobotaniste, intervient dans les écoles primaires sur le développement durable. Animatrice de l’association Icare, elle avait défriché le terrain comme en témoigne l’organisation du lieu, et la présence d’une multitude de variétés : « Ce jardin est né, en 2004, dans le but de rendre compatible l’héritage du Moyen Âge et l’expression de la modernité. »

Des plantes sauvages

Sélectionné par la Fondation de France et soutenu par la Fondation de la Caisse d’épargne, l’association Icare, présidée par Dominique Reffay, a mis en œuvre un travail portant sur les plantes sauvages du jardin d’inspiration médiévale, le jardin de Pierral, et le bois situé derrière le château. Un projet en partenariat avec l’école Martinon de Gradignan, a été mis en place cette année pour apprendre aux élèves de CE2, CM1, CM2, à aimer ce patrimoine végétal, à le préserver.

Pour les enfants c’est une évasion, un enchantement. Une exposition symbiose de l’art et de l’écologie se tenait déjà dans une salle du château, dans le cadre des Journées du patrimoine. Hélaine Charbonnier a présenté des toiles à l’acrylique, des sujets inspirés du Moyen Âge. Une très belle série de photos instantanées d’enfants se donnant à coeur joie autour d’ateliers de l’odorat et des parfums, du goût et des saveurs.

Contact : Lire la suite

Le jardin d’inspiration médiévale de Pierral à Gradignan

sudouest.com, Cadish, le 27 Avril 2009

INSOLITE. Créé il y a cinq ans à Gradignan, le jardin de Pierral, lieu d’inspiration médiévale, propose de faire découvrir la signification et l’histoire de l’usage des plantes à découvrir

Un jardin d’un autre temps

A Gradignan, les plantes du jardin de Pierral sont regroupées en fonction de leur usage : potagères, utilitaires, médicinales et même magiques ! Le jardin de Pierral est situé dans le parc de l’Institut national des jeunes sourds à Gradignan (1). Il y a un demi-millénaire ce jardin aurait eu sa place derrière les murailles d’un château féodal ou d’un monastère, mais aujourd’hui, originalité et anachronisme, il cohabite avantageusement avec un parc arboré du XIXe siècle, au milieu de variétés acclimatées en Europe bien après le Moyen âge.

Son espace d’environ 300 mètres carrés adopte le plan typique d’un jardin médiéval : une disposition quadrangulaire, des massifs séparés par des allées se coupant en angle droit et s’articulant autour d’un point d’eau. Les plantes y sont regroupées en fonction de leur usage ; potagères, utilitaires, médicinales et même magiques !

La momordique laxative

Chaque massif développe les grands thèmes des pathologies les plus fréquentes au Moyen Âge. Il y a des plantes qui soignent les coups et les blessures comme l’ortie, la potentille, le plantain ou la consoude et celles qui arrêtent les hémorragies, assèchent les plaies ou les ressoudent !

Les plantes laxatives occupaient une part importante dans les remèdes de la médecine : la momordique et l’euphorbe étaient les reines dans ce domaine… mais elles affaiblissaient souvent plus les malades qu’elles ne les guérissaient. Pour ceux qui souffraient de problèmes digestifs, type constipation, on apprend que la renouée et l’aigremoine étaient redoutablement efficaces.

Les plantes dites « des soins des femmes » avaient leur place. Elles faisaient partie d’un savoir exclusivement féminin qui se transmettait de mère en fille : la rue, par exemple, pouvait à forte dose, être abortive, tandis que la camomille et le fenouil atténuaient les douleurs de l’accouchement.

Légendaire mandragore

Certaines plantes possédaient le pouvoir de se protéger contre les forces maléfiques ou de prédire l’avenir ; d’autres rentraient dans les pratiques de sorcellerie comme les « belles empoisonneuses » la jusquiame, la belladone ou le datura (ce dernier contient, des fleurs jusqu’aux racines, des substances extrêmement toxiques pour le système nerveux). La mandragore fait partie des plantes les plus curieuses de cet enclos. Une légende prétendait qu’elle poussait sous les gibets. On l’appelait aussi « la plante des pendus ». La symbolique du trèfle à quatre feuilles daterait de cette époque. Cultivées pour leur beauté, les lys blancs et les roses, symboles de virginité et pureté, étaient associés au culte de la Vierge. Ils décoraient les autels des églises, tradition qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Dans une autre plate-bande poussent des plantes employées pour l’entretien des vêtements comme la saponaire ou savonnière dont les feuilles une fois broyées produisaient des bulles… de savon.

Ce jardin est comme une bibliothèque vivante. Il invite Lire la suite

Agglo bordelaise : La place de l’arbre après la tempête

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 24 Avril 2009

LE POINT DE VUE DES ÉCOLOGISTES, NATURE. La tempête du 24 janvier dernier, dix ans après celle de 1999, incite à réfléchir sur la place de l’arbre

L’autre meilleur ami de l’homme L’arbre des Gaulois Les cousins d’Amérique La démarche vertueuse

Le bureau de Gérard Jehl, responsable du service environnement et paysages de la Ville de Talence, est encombré de bouteilles plastiques découpées : « Ce sont des pièges à frelons asiatiques, prêts à installer. » Toutes les communes luttent désormais contre ces redoutables prédateurs d’abeilles.

Mais une autre actualité s’impose. Comme sur l’ensemble de la région, la tempête du 24 janvier dernier a laissé d’importantes cicatrices dans le paysage. À Talence, une centaine d’arbres ont été abattus dans le bois de Thouars, les parcs ou chez les particuliers. D’autres communes (voir ci-contre) ont connu des dégâts plus importants encore.

Reboisement naturel

En ville pour l’agrément, à la campagne pour l’exploitation, la question se pose désormais du devenir de l’arbre, sachant qu’avec le réchauffement climatique et les dérèglements qui en découlent, les intempéries se multiplieront.

« Désormais, nous travaillons beaucoup sur le reboisement naturel : rien de tel que le gland tombé du chêne, explique Gérard Jehl. Il faut deux ou trois ans pour rattraper le déficit de taille (NDLR : par rapport à l’achat en pépinière), mais les végétaux s’ancrent mieux dans le sol. La tempête de 1999 avait déraciné beaucoup de vieux arbres, la dernière en a surtout cassés. » Les feuillus, plus trapus ont tendance à mieux résister.

« Après 1999, nous avions replanté 700 arbres dans le bois de Thouars : chênes, châtaigniers, charmes, qui sont des espèces locales. Depuis 2000, la réflexion a évolué et nous échangeons avec les collègues des communes voisines. C’est vrai que nous avons souvent des terrains très argileux qui retiennent beaucoup d’eau l’hiver, ce qui ne facilite pas l’enracinement. Il faut donc privilégier le reboisement naturel et la diversité », conclut le responsable talençais, Gérard Jehl.

La diversité

Les scientifiques estiment qu’outre les espèces locales, les parcs pourraient accueillir avantageusement des chênes rouges d’Amérique, lesquels présentent par ailleurs un véritable intérêt esthétique.

À la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Yann Toutain rappelle la nécessité d’essences locales d’arbres et de fleurs : « Cela aide le sol et les insectes, donc nourrit les oiseaux et l’on retrouve ainsi une chaîne alimentaire complète. »

Bernard Barbeau, premier adjoint au maire de Saint-Aubin-de-Médoc et sylviculteur, évolue quant à lui sur une commune de 3 500 hectares dont 2 800 couverts de forêts. 400 hectares appartenant à la commune sont gérés « en production » avec l’Office national des forêts (ONF).

« Ce pourrait être une manne s’il n’y avait pas le gel, les incendies, les tempêtes… Les feuillus ont été moins touchés en janvier, car ils n’avaient pas de feuilles. »

Paysages de demain

« Il ne faut surtout pas baisser les bras devant ces tempêtes. En plantant un arbre aujourd’hui, nous dessinons le paysage de demain, pour nos enfants et nos petits-enfants. Lire la suite

AMAP de Gradignan : Militants du contrat bio

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 25 Février 2009

GRADIGNAN, AMAP. L’association pour l’aide à l’agriculture paysanne a trouvé son rythme de croisière avec les quarante adhérents attendus. Et chacun participe à son bon fonctionnement

Militants du contrat bio

Ceux qui sont nés dans les années 50 et 60, dans des secteurs ruraux ou semi-ruraux se souviennent encore des fameux « nez de goret », les fourgons Citroën en tôle ondulée qui circulaient à jour fixe dans les villages.

Commerçants et artisans venaient ainsi proposer leurs produits d’épicerie, de boucherie-charcuterie, de boulangerie ou même de mercerie. Ce temps-là semblait irrémédiablement révolu, mais…

Mais hier soir par exemple, la salle de l’Ermitage, à Gradignan, accueillait comme chaque mardi dorénavant, son producteur de légumes biologiques. Avec les clients habituels, adhérents de l’AMAP (1) locale. Celle-ci, créée mi-octobre, atteint dorénavant les quarante adhérents.

« Tous adhèrent et cotisent pour un panier chaque semaine et cela 50 semaines dans l’année, en dehors de la période de Noël. L’agriculteur qui vient nous livrer les cagettes est quelqu’un de passionné », explique Karine Roux, la présidente de cette association appelée CABAS (2).

Les légumes de saison

Une majorité de mères de familles se succèdent pour récupérer leur cagette à 10 ou 15 euros. C’est le cas de Wanda Kohler, laquelle a rejoint l’association en janvier.

« Je cherchais une AMAP depuis longtemps. J’adhère à ce principe de solidarité avec un agriculteur de la région ; celui-ci là produit du biologique, c’est encore mieux. Retrouver la tradition des légumes de saison, c’est aussi retrouver des valeurs. »

Elle ajoute : « Malgré nos vies très actives, cela nous oblige à cuisiner en étant inventif au niveau des recettes. Le goût est extraordinaire : on croque dans ces légumes ! Dans le budget mensuel, on s’y retrouve. Et puis, je préfère donner de l’argent à un agriculteur plutôt qu’à une grande surface.

En plus, chaque adhérent aide à son tour à la préparation des paniers et nous devons faire attention à tout. Ainsi, on rentre dans le principe, il ne s’agit pas simplement de se faire livrer, mais de participer. Sans oublier que l’on participe à la protection de l’environnement. »

Retrouver le goût

Marie-Line Hachette partage cette opinion : « Au départ, nous avons trois motivations, Lire la suite

Gradignan, cours de phytothérapie hebdomadaire

Association ICARE (Itinérances Culturelles – Arts et Rencontres), le 22 janvier 2009

Les cours se tiendront le jeudi de 18h30 à 19h30 à quelques mètres du jardin médiéval de 18 h 30 à 19 h 30 le jeudi à l’Institut national des Jeunes Sourds (INJS) – 25, cours du Général De Gaulle 33170 Gradignan

“En dehors des visites, nous proposons, pour les adultes, un atelier de phytothérapie, des conférences et des journées de stage sur le thème des plantes, permettant de mieux comprendre leur rôle et leur importance dans la vie quotidienne à travers le temps.
L’atelier de phytothérapie : “Un jour… une plante”

Venez découvrir les vertus des plantes du jardin médiéval, berceau de la phytothérapie d’aujourd’hui !

Après avoir identifié la plante sur pied, nous traiterons de sa composition chimique, de ses propriétés, de ses différentes utilisations à travers le temps, d’hier à aujourd’hui : médicinales, cosmétiques, culinaires, tinctoriales ou magiques… avec l’aide de quelques formules ou recettes !”

Les Conférences :

Cela permet d’évoquer plus particulièrement, les propriétés curatives des plantes du jardin, mais aussi Lire la suite