AG de Vive la forêt : Mer et bois sous haute surveillance

sudouest.com, Céline Diai, le 23 Novembre 2009

VIVE LA FORÊT. L’association a tenu son assemblée générale, hier matin à Lacanau, en présence de 90 adhérents. Les débats ont été plus calmes que l’année dernière

Mer et bois sous haute surveillance

L’association de défense du massif forestier et du littoral girondin a fêté cette année ses 20 ans. « Le combat reste permanent », explique sa présidente, Dominique Gisson. « Nous avons toujours autant de difficultés à être intégrés aux projets des collectivités locales. » Dimanche, l’absence des maires de Lacanau, d’Hourtin et de Soulac-sur Mer a été particulièrement remarquée. Conséquence directe : les débats, qui ont suivi l’adoption du rapport moral et du budget, ont été beaucoup moins houleux que l’année passée. Voici les principaux points abordés, commune par commune.

1 Carcans : un permis de construire non gratta

L’association a déposé un recours gracieux « il y a une quinzaine de jours » contre le permis modificatif délivré à la SARL Océan Panoramic, par la mairie. « Le site est situé dans une zone du lac classée de Carcans-Hourtin. Une résidence de tourisme est en projet. Nous avons appris l’existence de ce permis que très récemment. »

2 Hourtin : mezza voce sur la création de port

Vive la forêt est préoccupée par la création d’un port de 330 anneaux sur plus de 3 hectares et demi par creusement et agrandissement du lac classé, près de l’ancien Centre de formation de la marine (CFM). Une enquête publique a déjà eu lieu et un avis favorable a été rendu. Dominique Gisson rappelle pourtant « qu’il y avait de nombreuses réserves au projet sur ce site classé. La décision reviendra au ministre de l’Environnement qui seul peut autoriser un tel projet sur un site classé. » La présidente a toutefois dressé un bon point au projet de réserve naturelle entre le lac et l’océan sur 2 000 hectares.

3 Les dossiers chauds de Lacanau

Les dossiers chauds sont nombreux. Vive la forêt s’inquiète de la construction d’une résidence de tourisme sur la plage du Moutchic. Le projet, porté par la société Inaphis, est présenté comme écologique. Le permis de construire a déjà été accordé, sans que l’association n’ait eu son mot à dire. Résultat, Vive la forêt a déposé un recours gracieux en mairie, demandant l’annulation de ce permis « modificatif ». « Aucun projet écologique ne peut être implanté sur un site sensible. »

Autre cheval de bataille, les deux projets immobiliers du Huga et Talaris, qui mettent en péril l’espace boisé et le littoral.

4 Au Porge : associée ou non au PLU ?

L’association regrette de ne pas être associée à l’élaboration du plan local d’urbanisme (PLU) de la commune. Le maire, Lire la suite

Vive la forêt : Vingt ans au service de l’environnement

sudouest.com, Véronique Boscher, le 9 Septembre 2009

Vingt ans au service de l’environnement

LACANAU.

Il y a vingt ans, les forêts du Porge et de Lacanau prenaient feu, avant celles de Sainte-Hélène, Carcans et bien d’autres encore. Des années noires pour la nature, qui avaient toutefois fait prendre conscience de l’immense valeur mais aussi de la fragilité de notre patrimoine forestier.

Pour défendre celui-ci, oeuvrer pour son reboisement et agir contre la menace des promoteurs, nombre de citoyens se sont alors regroupés pour créer une association sous le nom de Vive la forêt (VLF). « Aujourd’hui, vingt ans plus tard, Vive la forêt est toujours présente, tout en ayant évolué, explique la présidente Dominique Gisson, ce qui est le signe de son dynamisme et de son adaptation permanente aux besoins. »

400 familles adhérentes

Au fil des ans, VLF a obtenu un agrément en tant qu’association de protection de l’environnement pour l’ensemble du département. Ainsi, elle est devenue incontournable pour tout ce qui touche à l’environnement en Gironde et compte actuellement près de 400 familles adhérentes.

Au-delà du risque d’incendie, qui reste toujours l’une des préoccupations majeures de l’association, VLF a évolué vers « une défense de l’environnement plus généraliste ». L’association part du constat suivant : « Là où passe le feu, la nature met 10 ans à reprendre ses droits mais là où passent les promoteurs bétonneurs, elle est définitivement détruite ». C’est donc tout naturellement vers « ce type de méfaits » que l’association a concentré ses actions, et cela de la pointe du Verdon jusqu’au bout du cap Ferret.

Sur la commune de Lacanau, VLF a surtout œuvré pour le respect de la loi littoral sur plusieurs sites et pour la préservation des sites remarquables et espaces boisés à conserver. Des actions qui ont souvent eu comme conséquence des relations plutôt tendues avec les élus en place.

Le dialogue

« Contrairement à une idée répandue », précise Dominique Gisson, « VLF n’est pas systématiquement contre tout. Nous ne faisons simplement pas la même lecture des dossiers. Nous savons faire des propositions mais il faut d’abord que le dialogue s’instaure en amont au lieu de tomber toujours dans l’opposition. Et quand il y a divergence d’opinion, Lire la suite