Bio : la demande et la production augmentent, les importations aussi

terra-eco.info, Thibaut Schepman, le 25 mai 2010

Bio : la demande et la production augmentent, les importations aussi

Malgré la crise, les Français ont acheté beaucoup plus de bio l’an dernier. Et de plus en plus d’agriculteurs se sont lancés dans l’agriculture verte. Mais la filière reste loin des objectifs du Grenelle et beaucoup de produits doivent encore être importés.

3 milliards d’euros. C’est le poids du marché français du bio en 2009. Presque deux fois mieux qu’en 2005 et 19% de plus qu’en 2008. En temps de crise et de diminution du pouvoir d’achat, la hausse de la demande pour ces produits réputés (trop) chers est une bonne surprise. Le bonheur est dans le pré bio ? Pas vraiment. Car depuis plusieurs années, la France doit importer une bonne partie – environ 30% – de ses denrées biologiques. De quoi aggraver leur bilan carbone et diminuer l’intérêt même de produire en bio. Et cette tendance s’aggrave cette année : les importations représentent plus de 38% des produits bio consommés en 2009. Pire, 40% de ces importations concernent des « produits pour lesquels la France a une forte vocation naturelle mais manque de volume », selon les chiffres de l’Agence bio, qui vient de publier son dernier rapport.

Pour s’approvisionner en aliments verts, la France importe en effet 25% de son lait, 30% de sa charcuterie ou encore 65% de ses fruits et légumes labellisés, alors qu’elle pourrait en produire une bonne partie. « La demande a crû plus rapidement que l’offre en raison de la durée de la période de conversion [des exploitations] », avance l’Agence bio. « La faiblesse de notre production n’est pas due à la lenteur de la conversion mais au manque de volonté et d’incitations politiques avant 2008 », rétorque Dominique Marion, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB). D’après lui, le passage au bio dure « aussi longtemps que dans les autres pays européens », c’est-à-dire « entre trois et quatre ans selon les types de cultures ». La France paierait en fait aujourd’hui le retard accumulé entre 2003 et 2006, lorsque le nombre d’exploitations augmentait très peu voire diminuait comme en 2004.

De plus en plus de conversions au bio

Aujourd’hui, la dynamique semble repartie à la hausse. En 2009, tous les mois, 300 agriculteurs se sont engagés dans le bio. Et le nombre total d’exploitations a augmenté de 24% : du jamais vu depuis les balbutiements du secteur à la fin des années 1990. Et le nombre d’agriculteurs en conversion vers le bio s’est accru de 86% par rapport à 2008, notamment grâce aux aides de l’Etat. Dans ce contexte, L’Agence bio assure que « les achats extérieurs sont appelés à diminuer à partir de 2011 dans le secteur du lait et un peu moins vite dans le secteur des céréales et dérivés ».

Reste que l’augmentation de la production devra être très importante pour atteindre les objectifs du Grenelle premier du nom. Le texte préconise 6% de la surface agricole utilisée (SAU) consacrée au bio en 2010 et 20% en 2020. Selon Dominique Marion, l’objectif n’est pas atteignable. « Il faudrait réorienter complètement la politique agricole européenne », assure-t-il. Après la hausse historique de la production en 2009, la part du bio dans la SAU totale ne se hisse en effet aujourd’hui qu’à 2,46%. A peine quelques grains de blé dans le silo.

Sources de cet article

 Le rapport de l’Agence bio

 Pour en savoir plus sur les conversions au bio

SUR LE MÊME SUJET

Huile de palme : bientôt des Kit Kat sans goût de (…)

Le dilemme eau du robinet-eau en bouteille

Haschich ou héro : qui pollue le plus ?

Les nouvelles frontières du commerce équitable

Etude sur la qualité des produits bio : un faux débat sur les avantages du bio, une vraie escroquerie intellectuelle

fnab.org, Communiqué de presse, le 6 août 2009

Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France

Etude sur la qualité des produits bio (American Journal of Clinical Nutrition) : un faux débat sur les avantages du bio, une vraie escroquerie intellectuelle

Résumé

– une étude tronquée, des résultats volontairement faussés ;

– une confusion créée chez les consommateurs ;

– une stratégie des « ennemis du bio » à décoder dans un second temps ;

– une publication qui intervient à un moment où le bio n’a jamais été aussi en vogue.

Position et argumentaire

La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique des régions de France – syndicat professionnel qui porte la parole des producteurs bio français – considère que l’étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition constitue une quasi-escroquerie intellectuelle compte tenu des sérieuses et nombreuses lacunes relevées, notamment en matière de protocole de recherche, qui disqualifient les prétentions scientifiques poursuivies par l’étude. Ces insuffisances n’ont pas empêché – dans un premier temps – une reprise sans recul de certaines des conclusions les plus « sensationnalistes » de l’étude.

La FNAB – en accord avec l’analyse critique du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (communiqué du 5 août) – rappelle que les résultats des 162 études compilées établissaient un avantage évident en bénéfices nutritionnels pour les produits bio (micro-nutriments) et mettaient en avant leur meilleure densité nutritionnelle (du fait de la plus grande teneur en matière sèche des produits bio) que les produits conventionnels. Elle regrette que la mention « compilation bibliographique » (d’études existantes, parfois elles-mêmes uniquement bibliographiques…) de cette étude ne soit pas précisée : elle n’apporte en fait aucune nouvelle donnée. La FNAB relève également les limites de la démarche « scientifique » : 1/3 seulement des références scientifiques est retenu pour asseoir un résultat  absence (inexplicable) de la non prise en compte des résidus de pesticides (les produits bio en sont exempts) ; absence de toute référence des bénéfices environnementaux de l’agriculture biologique liés à l’interdiction des produits chimiques de synthèse…

La FNAB s’interroge enfin sur l’opportunité d’un tel débat (et ce avec de tels arguments faussés) alors que de plus en plus d’agriculteurs se lancent dans un mode de production biologique, que ces techniques sont même reprises par bon nombre de producteurs conventionnels, que la satisfaction des consommateurs s’affirme et que Lire la suite

L’agriculture bio est-elle prête à sortir de terre ?

eco-life.fr, Anne de Malleray, le 4 mai 2009

L’agriculture bio est-elle prête à sortir de terre ?

La France compte seulement 2% de surface cultivées bio et, face à un marché en pleine expansion, importe près de 50% de sa consommation. Ce retard nous place au 21e rang européen mais les projets de conversion se multiplient Le secteur agricole français est souvent stigmatisé pour ses mauvaises performances en agriculture biologique et son recours aux pesticides dont nous sommes les premiers utilisateurs en Europe. Néanmoins les défenseurs de la filière bio sont optimistes. « Le marché du bio est en hausse de près de 10% en 2008« , souligne Vincent Perrot, délégué général de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique. « Les chiffres officiels seront publiés mi-mai, mais on voit que les surfaces augmentent partout par rapport à l’année dernière ».

Dans la Région Centre par exemple, 17e sur 22 régions pour sa superficie en bio, 100 demandes d’aide à la conversion ont été déposées auprès de la Préfecture cette année. Le nombre d’exploitations bio passerait de 400 à 500 pour une surface bio multipliée par deux, de 2 000 à 4 000 hectares.

On doit cet engouement au déplafonnement des aides octroyées par le ministère de l’Agriculture en janvier 2009. « Jusque là, les aides à la conversion au bio étaient plafonnées à 7600 euros par hectare et par an, soit 38 hectares aidés pour les grandes cultures, ce qui n’était guère incitatif« , souligne Frédric Laloy, chargé de mission sur l’agriculture biologique à la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF). « Le passage au bio, qui concernait principalement les vignobles et le maraîchage, commence à intéresser les grandes exploitations céréalières« . Pour atteindre l’objectif de 6% des surfaces en 2012 fixé par le Grenelle de l’environnement, il fallait convaincre ce type d’exploitation. « La hausse ne concerne pas seulement le Centre, on constate le même effet de levier beaucoup de régions », souligne Frédric Laloy.

– « Si les aides ne sont pas suffisamment incitatives, les agriculteurs ne s’y mettront pas » –

L’engouement est tel que les enveloppes allouées à la conversion, gérées sur le plan régional, ne sont pas assez épaisses. « Nous craignons un replafonnement des aides à cause d’une demande trop élevée« , s’inquiète Vincent Perrot. A raison, puisque la Région Centre, devant l’affluence des dossiers, a décidé de limiter le montant des aides à 20 000 euros par exploitation. Mieux que les 7 600 euros offerts auparavant, mais peut-être pas suffisant pour convaincre les agriculteurs demandeurs d’aller au bout de leur démarche.

Le passage au bio n’est pas une sinécure. »Pendant deux ans, Lire la suite

Toulouse 18, 19 avril : biodiversité, résistances et alternatives

ogm31.org, Communiqué, le 28 mars 2009

ÉTATS GÉNÉRAUX TOULOUSE

18 – 19 avril 2009

OGM & BIODIVERSITE – RÉSISTANCES & ALTERNATIVES

Produire et consommer sans OGM

Semer la biodiversité et les résistances

Premiers signataires :

ATTAC – Collectif 66 sans OGM – Amis de la Terre – Semeurs de Biodiversité 34 – Confédération Paysanne – Edmonds Institute (USA) – Ecobâtir – Action Consommation – Collectif anti ogm 09 – Réseaux Citoyens de Saint-Etienne – Transp’ART en CE – Zerogm 42 – FNAB – Nature et Progrès – Amis de la Conf’- collectif 34 sans OGM
Centre Info Environnement – Adéquations – Collectif Vosges Terre sans OGM – Collectif anti OGM 31 – Faucheurs Volontaires – Greenpeace – collectif 28 sans OGM – Confédération Paysanne 31 – Confédération Paysanne 83 – Confédération Paysanne 81 – Vigilance OGM 81 – Réseau Semences Paysannes – Vigilance OGM 33 – Université nomade

Cultures et importations d’OGM – OGM cachés – Nouveaux OGM – Privatisation du vivant – Fichage génétique – Semences paysannes – Maisons de la semence – Droits des paysans – Cantines sans OGM – Souveraineté alimentaire…
Tels sont les principaux thèmes qui seront abordés lors de ces Etats Généraux. Ils se tiendront à Tournefeuille (périphérie toulousaine) les 18 et 19 avril.

Cet événement a vocation nationale a été lancé le 30 janvier par le collectif de personnes et d’associations qui a poursuivi le travail entamé lors des journées « Semons la Biodiversité » des 28 et 29 octobre dernier à Paris, ainsi que par les partenaires de la campagne « Stop-OGM 2007-2008 ».

Il est organisé localement par le collectif anti-OGM31. Il comportera des plénières, des ateliers et une table ronde avec des personnalités politiques.

Les Etats Généraux : pour qui ?

Ces Etats Généraux devraient rassembler plusieurs centaines de militant-e-s avec pour objectifs l’appropriation des connaissances indispensables et l’élaboration collective des argumentaires et outils pour engager les actions à venir.

Mais il a aussi pour objectif d’alerter et d’informer les citoyen-ne-s, paysan-ne-s et décideurs politiques sur ces enjeux. Ainsi les plénières et la table ronde seront largement ouvertes. Les ateliers seront davantage destinés aux militant-e-s mais resteront ouverts à toute personne souhaitant s’informer ou s’engager dans ce mouvement.

Plus d’infos et Inscription individuelle directement en ligne sur Lire la suite

Les cantines scolaires attendent toujours les menus bios

leparisien.fr, FM, le 13 mars 2009

Les cantines scolaires attendent toujours les menus bios

Au salon Cantina*, les professionnels de la restauration collective s’arrachent les cheveux. Tout le monde veut des repas bios mais la production ne suit pas.

«Depuis un an et demi, la demande de bio, dans les cantines, explose. C’est de la folie. » Chargé de mission à la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), Eric Grunewald devrait se réjouir de l’engouement des maires et collectivités locales pour les plateaux-repas bios. Mais les petits producteurs et les professionnels de la restauration collective, qui se sont réunis hier à La Défense (Hauts-de-Seine), au salon Cantina 2009, ont dû mal à répondre à ce marché en pleine explosion.

 « Nous ne disposons pas d’une production suffisante, en France, pour couvrir les besoins des cantines », résume Henri Thépaut, le président de la Fnab. Pour satisfaire aux demandes, les gestionnaires de cantines scolaires sont, du coup, obligés d’importer des produits d’Italie, d’Espagne ou des Pays-Bas. « Une petite collectivité peut, sans trop de difficultés, se fournir localement en bio mais, à partir de 800 ou 1 000 repas par jour, il faut faire venir les produits d’ailleurs », constate Alain Roy, l’organisateur du salon Cantina.
« Réapprendre à travailler avec des produits de saison »

«La production française est nettement déficitaire mais ça n’a pas de sens, à l’heure du Grenelle de l’environnement, d’importer des produits de l’autre bout du monde », estime Nicolas Bailleux. Directeur de la restauration chez Sodexo, qui sert un million de repas par jour, il est de plus en plus sollicité par ses clients pour des menus bios.

Afin que l’offre soit davantage en adéquation avec la demande, le ministère de l’Ecologie a annoncé que les surfaces agricoles bios passeraient de 2 % à 6 % d’ici à 2012. Et alors que le bio ne représente, aujourd’hui, que 1 % des menus dans les cantines, le gouvernement s’est fixé l’objectif de 20 % d’ingrédients biologiques dans la restauration collective publique d’ici à 2012, ce qui laisse perplexe la Fnab.

« C’est louable mais les moyens sont insuffisants, Lire la suite

Le filon juteux du Bio

marianne2.fr, Isabelle Saporta, le 23 Février 2009

Le filon juteux du Bio

Le bio est partout, et notamment au Salon de l’agriculture, dans les hypermarchés, dans les textes de l’Union européenne. Trop de bio tue le Bio…

On devrait s’en réjouir : les gens sont de plus en plus nombreux à écouter les sirènes du Programme national nutrition santé. La crise a achevé de nous inciter à arbitrer entre des cochonneries trop sucrées dont nous savons pertinemment qu’elles sont nocives à notre santé et des produits nutritionnellement très correct comme le bio et les fruits et légumes.
D’après le baromètre CSA-Agence Bio 2008, nous serions déjà tous acquis à la «green attitude» : 85% d’entre nous connaissent la marque AB  et 84% s’en servent comme repère pour acheter. Bien sûr, vertueux que nous sommes, nous privilégions à 91% les produits de saison, et à 80% les productions locales… Et d’ailleurs, si les grandes surfaces sont encore prises d’assaut tous les week-end, ce n’est pas uniquement parce que nous nous payons de mots, mais aussi parce que  la grande distribution s’est engouffrée dans la brèche du Bio, multipliant  sans vergogne les références vertes dans leurs marques distributeurs. Idem pour les hard discounters qui n’auraient laissé passer pour rien au monde une si belle aubaine…

Bref, le Bio est devenu un filon juteux. Et un bon moyen pour redorer le blason de certains produits trop gras et trop sucrés. Ainsi, depuis 6 mois, les biscuitiers, les vendeurs de confitures et de compotes en conserves comme les chocolatiers  se sont comme par miracle massivement convertis au Bio…

Malignes, les marques sont aussi parvenues à détourner les messages du programme national nutrition santé en jouant sans cesse sur l’ambiguïté ! Un récent sondage mené par l’institut BVA avance que 54 % des sondés confondent le sens du message officiel avec le produit promu dans la publicité. Ils sont ainsi 44 % à penser, à tort, qu’une publicité pour un yaourt aux fruits accompagnée du message «manger cinq fruits et légumes par jour», signifie que ce yaourt fournit une portion de fruit. Or les apports en nutriments essentiels d’un yaourt trop sucré ne sont en rien comparables avec ceux d’un fruit frais.

Rattrapé par l’industrie qui pourrait bien le galvauder, le label bio est également en passe d’être détricoté par la Commission Européenne. Ainsi, depuis le premier janvier 2009, le cahier des charges Bio est commun aux 27 Etats Membres. Et sans surprise, cette harmonisation, s’est faite, une fois encore, par le bas. L’élevage bio devrait en faire les frais puisque Bruxelles vient d’autoriser une augmentation significative des traitements antibiotiques et antiparasitaires… Désemparés par ce coup de boutoir porté au Bio, la FNAB (Fédération nationale de l’AB), le synabio (syndicat des distributeurs bio) et Bio Consom’acteurs présenteront jeudi prochain au salon de l’agriculture un projet de label plus restrictif afin de pouvoir se distinguer du logo Européen.

Le cynisme libéral est décidément sans limite : Lire la suite

Vers une Agriculture bio locale pour répondre à la demande

Actu-Environnement.com, R Boughriet, le 15 janvier 2009

Vers une Agriculture bio locale pour répondre à une demande accrue des Français

Des mesures du Grenelle 1 et de la Loi des Finances 2009 veulent encourager le développement de l’offre en produits biologiques. Objectif : réduire le déséquilibre production / consommation en favorisant une Agriculture bio locale.

Selon le baromètre 2007 de l’Agence bio, 40% des Français ont consommé au moins un produit bio chaque mois, 23% chaque semaine et 6% tous les jours. 84% des sondés souhaitent que l’agriculture biologique s’étende en France. Pourtant, si la consommation en produits bios continue d’augmenter dans le pays, la production nationale reste peu développée. Ce qui implique qu’une part croissante du marché est couverte par des produits importés des pays européens mais également d’Argentine, d’Israël ou encore de Nouvelle-Zélande. A l’heure actuelle, faute de capacité de production adaptée, manger bio en France n’est pas énergétiquement durable !

Grenelle 1 et Loi des Finances 2009 : des mesures pour développer le bio en France

Dans ce contexte, à l’occasion de la deuxième édition des Assises de l’Agriculture Biologique qui s’était tenue en octobre dernier à Paris, le ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier avait annoncé – dans le cadre de la loi des Finances 2009 – le déblocage d’une enveloppe de 12 millions d’euros supplémentaires par an pendant trois ans afin d’encourager la conversion des exploitations agricoles.

Une augmentation du nombre de producteurs est en effet nécessaire pour faire face à la demande et atteindre l’objectif fixé dans l’article 28 de la loi de mise en œuvre du Grenelle 1 : 6% de surface agricole utile (SAU) bio en 2012 contre 2% actuellement. L’article 42 du Grenelle 1 concernant l’exemplarité de l’Etat prévoit également d’intégrer 15 % de produits biologiques dans la restauration collective en 2010 et 20 % en 2012. Les commandes de restauration collective publique comprendront des produits saisonniers mais aussi ceux  »à faible impact environnemental ».

Par ailleurs, deux autres mesures du Grenelle 1, en faveur de l’agriculture bio, ont été adoptées en décembre dernier dans la loi des Finances 2009 : le doublement du crédit d’impôt et l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (exonération non compensée). Ces mesures devraient ainsi permettre le développement de l’offre locale en produits bio.

La Bio dans les marchés publics de la restauration collective

La faiblesse actuelle de l’offre constitue donc l’un des obstacles rencontrés par les acheteurs publics. Dans une circulaire diffusée en mai 2008, le Premier ministre, François Fillon, a demandé aux ministres et aux préfets de rappeler aux services de restauration des administrations de l’Etat et des établissements publics, l’objectif du Grenelle de 20% de produits bios en 2012. Les restaurants concernés sont ceux des administrations centrales et de leurs services déconcentrés, et des établissements publics sous tutelle, qu’ils soient réservés aux agents de l’Etat et de ses établissements ou ouverts au public, tels ceux des CROUS et des centres hospitaliers universitaires.

Depuis 2004, le code des marchés publics permet la prise en compte des exigences environnementales à différents stades du processus d’achat public. Lire la suite