Le VCub arrive : Bordeaux et son agglo feront du vélo en libre-service – Inauguration le 20 février aux Quinquonces à 14h00

aqui.fr, Isabelle Camus, le 17 février 2010

Le VCub arrive : dès le 20 février, Bordeaux et son agglo feront du vélo en libre-service

A quelques jours du lancement du nouveau réseau Tram et Bus de la Cub – l’acronyme Tbc faisant déjà partie du langage courant – focus sur la mise en place des vélos en libre-service qui vont accompagner la mutation des transports sur Bordeaux et sa périphérie. Clément Rossignol, vice-président CUB (Vert) en charge des déplacements doux et des mobilités alternatives connait le sujet. C’est son bébé. Il est bien placé pour en parler et dévoiler le mode de fonctionnement d’un système qui, rajouté à celui existant de la Ville de Bx, devrait permettre d’endiguer significativement le flot des voitures, faciliter les déplacements de la vie courante, compléter l’intermodalité et désaturer l’espace urbain et atmosphérique.
Vcub ou V3, comme m3 ou mètre cube, V graphique d’un logo évoquant les ailes des 1ers avions de l’aéropostale du début du XXème siècle, les sigles se mélangent pour mieux signifier tant l’appartenance que la démarche du projet : développer un réseau de vélos sur la ville et ses 27 communes afin de réduire les émissions de CO2. La CUB réinvente les déplacements cyclables et piétons sur 700 km, dans le cadre de sa politique globale sur la mobilité.

Aqui ! : Bordeaux est en train de ressembler à Paris avec ses stations de vélib. Chez nous ce sera le Vcub. Quel  est son mode d’emploi ?

 Clément Rossignol : 1545 vélos, disponibles tout le temps, dans 139 stations réparties de manière stratégique pour permettre aux usagers de se déplacer le plus rationnellement possible.  Proches d’un arrêt de bus, du tram ou d’une gare. Dans un premier temps, il faut adhérer au service VCub. Ce qui est possible dans les 4 agences de Gambetta, aux Quinconces, St Jean et à la Buttinière, à l’une des 80 bornes, sur internet, avec la connexion WAP de son portable ou en téléphonant à  Allovcub *. Outre la gratuité pour un trajet de moins de 30mn, 2 formules  : une occasionnelle et ponctuelle (1 € les 24 h ou 5 € les 7 jours).  Une autre, longue durée, avec 2 abonnements possibles : Vélo (7 € adhésion mensuelle ou 25 € adhésion annuelle) ou Tbc/Modalis + vélo (4 € adhésion mensuelle ou 15 € adhésion annuelle) avec des avantages (tarifs préférentiels et gratuité) pour encourager et développer le réflexe de se rendre sur son lieu de travail autrement qu’en voiture, en combinaison avec le tram, le bus ou le train.

 Aqui ! : quelle est la fiche signalétique du VCub ?

Clément Rossignol : C’est un vélo français, fabriqué dans l’usine de cycle de Machecoul, près de Nantes. Equipé d’un cardan, il évite de s’en mettre plein les mains, comme avec une chaine. Il pèse 17 k, possède 3 vitesses, un panier qui peut contenir 15 kg de charge. Les lumières à l’avant et à l’arrière, sont allumées en permanence. 

Il est recommandé de s’y prendre dès à présent pour se pré-abonner et éviter les embouteillages qui ne manqueront pas, il faut l’espérer, de se produire dans la mise en route d’un système  qui ambitionne de modifier le rapport de force entre autos et vélos. Il sera inauguré Lire la suite

Le Vélib’ bordelais s’appellera VCUB et comptera 139 stations : Télécharger la liste des stations

sudouest.com,Yannick Delneste, le 2 Décembre 2009

TRANSPORT. Le système de vélos en libre-service sera mis en place le 22 février prochain sur Bordeaux mais aussi plusieurs communes de la première ceinture de l’agglomération.

Le Vélib’ bordelais s’appellera VCUB et comptera 139 stations

Télécharger le fichier (.pdf) de la liste des futures stations de vélo

Après le Vélib’parisien, le Vélo’v lyonnais ou encore le VélôToulouse… de Toulouse (bravo !), voici donc le VCUB sur l’agglomération bordelaise. Le nom n’est pas très sexy, on souhaite d’ailleurs du courage aux visiteurs extérieurs pour comprendre : VCUB ou V 3 la typographie sera double pour nommer le système de vélos en libre-service mis en place le 22 février prochain sur Bordeaux mais aussi plusieurs communes de la première ceinture de l’agglomération.

Depuis quelques jours, l’aménagement des 139 stations-vélos (1) a démarré. De 12 « bornettes » sur le quai de Paludate à 41 pour celle où on attend la plus grande fréquentation (Victoire, Stalingrad, Peixotto ou Forum à Talence), elles seront toutes construites dans les semaines qui viennent : outre ces points d’attache, chaque station est dotée d’un « totem », borne-client libérant les vélos à distance après règlement.

99 stations à Bordeaux

« Pour la première fois, un système de vélo libre-service est intégré à une délégation de service public », rappelait hier le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse sur le chantier de la station de la Buttinière à Lormont. « Pour la première fois aussi, il se déploie sur l’ensemble de l’agglomération. » 99 stations sur Bordeaux intra-muros (une tous les 300 mètres), 40 en périphérie : les emplacements ont été choisis pour optimiser la multimodalité. 9 sur 10 seront en effet au contact de lignes de tram et de bus.

Ces installations s’accompagnent sur le territoire de 1 050 places-arceaux de stationnement supplémentaires, dont 250 pour le seul pôle de la gare Saint-Jean.

Un vélo de moins de 20 kg

Comment ça va marcher ? Une adhésion à la carte (un jour, une semaine, un mois, une année), le dépôt d’une caution non encaissée et la première demi-heure gratuite, quel que soit l’abonnement souscrit. Les tarifs feront l’objet d’une délibération du conseil de CUB le 18 décembre. 80 stations seront équipées d’un terminal carte bleue. Et pour 31 d’entre elles, Lire la suite

Feltesse – Objectif pour la Communauté urbaine de Bordeaux : un million d’habitants en 2030

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 26 Novembre 2009

AMÉNAGEMENT. Feltesse veut une agglomération millionnaire. Il propose des contrats aux élus de la périphérie

Les élus se prononcent sur l’adhésion à l’Établissement public foncier départemental

Objectif : un million d’habitants en 2030

Les questions d’aménagement et de programmation urbaine ne sont jamais très parlantes. On y décrit souvent ce que sera la ville ou le territoire dans lequel nous vivons dans les vingt prochaines années. Les élus savent qu’il faut rester modeste car souvent dans la vie réelle (pratiques quotidiennes de déplacements, d’achat ou de consommation), les gens déjouent les scénarios des urbanistes même les plus savants.

Le bureau de la Communauté urbaine de ce soir a toutes les chances d’être fondateur. Il fixe le cadre de vie des habitants de l’agglomération bordelaise et au-delà, des vingt prochaines années. Il donne l’occasion au jeune président de la CUB de proposer une nouvelle gouvernance à l’immédiate périphérie de la CUB. Et à son premier vice-président, le maire de Bordeaux de réaffirmer sa volonté de redonner à sa ville un plus grand poids démographique. Les grandes manoeuvres de l’aménagement de l’aire métropolitaine bordelaise de demain commencent donc ce soir à la CUB.

1 Inciter la population à revenir dans la CUB

Formellement le document sur lequel se prononcent les élus ce soir est la contribution de la Communauté urbaine de Bordeaux au Schéma de cohérence territoriale que l’on peut définir comme le plan guide de l’aménagement du territoire des 90 communes de l’aire métropolitaine bordelaise. Il est en cours de révision. Hier matin, Vincent Feltesse a dit vouloir agir enfin efficacement contre l’étalement urbain. Trop d’habitants ont quitté la Communauté urbaine faute de pouvoir trouver une offre de logements satisfaisante. Alain Juppé lui-même veut que la ville centre retrouve un nombre de population voisin de 330 000 habitants, soit plus 100 000 par rapport à la situation actuelle. Vincent Feltesse double la mise en quelque sorte en affichant un objectif d’un million d’habitants, soit 200 000 de plus à l’horizon de 20 ans. « Les emplois, les services, les infrastructures de transport sont sur la CUB, nous faciliterons la vie des gens en leur proposant des logements plus proches », indique Vincent Feltesse persuadé que l’on peut atteindre cet objectif sans toucher à la trame verte de l’agglomération.

2 Plus de logements proches du tramway

La conséquence immédiate de cette ambition pour le moins radicale – rappelons que 750 000 habitants vivent aujourd’hui dans les 27 communes de la CUB – est l’augmentation de la construction de logements. Alain Juppé martèle depuis des semaines que la ville centre a les moyens fonciers de ses ambitions. Avec la Berge du Lac qui démarre, les bassins à flot où tous les promoteurs et bailleurs importants ont pris position, la ZAC Bastide Niel et les nombreuses friches du périmètre de l’Opération d’intérêt national Euratlantique, l’agglomération dispose en son centre d’un nombre de friches sans équivalent dans les métropoles de cette taille en France et probablement en Europe. Sur la périphérie, des espaces existent aussi. Il va falloir que le président de la CUB vende cet objectif à ses collègues maires. Les projets de construction de nouveaux programmes de logements à Saint-Médard, Eysines, Villenave ou Floirac demandent aux maires un sens aigu de la diplomatie.

Celui de Blanquefort le sait, mais il est persuadé que toutes les pistes n’ont pas été étudiées et que l’on peut construire sur les parkings, le campus voire sur les grandes surfaces de périphérie dont l’attractivité faiblit. De beaux débats sont à prévoir. « C’est à proximité des terminus et des arrêts de tramway qu’il faut Lire la suite

Pont Bacalan-Bastide : en route pour un chantier géant

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 9 Octobre 2009

BORDEAUX. Le dernier obstacle juridique sautant, Vincent Feltesse a donné le feu vert à GTM (groupe Vinci) pour lancer la construction du pont levant Bacalan-Bastide. Le chantier débutera en novembre et durera trois ans

Pont Bacalan-Bastide : en route pour un chantier géant

Le pont Bacalan-Bastide sera bel et bien construit. La nouvelle est tombée hier vers 15 h 30, juste après que le président de la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté la requête du « front associatif » qui s’opposait au projet (lire notre édition d’hier).

De façon quasi instantanée, en effet, Vincent Feltesse a fait savoir qu’au vu de cette décision de justice et de l’absence également d’observations négatives de la part du comité du patrimoine mondial (depuis l’envoi d’un dernier rapport), il venait de signer l’ordre de service à destination de GTM Constructions et qu’il souhaitait que l’entreprise engage au plus vite le chantier.

« Nous sommes prêts », répond Gilles Vanbremeersch, directeur de projet à GTM à qui incombait jusque-là la préparation des travaux et qui va devoir maintenant le mettre en musique. De quelle manière ? Pour la première fois, GTM nous révèle son ordre de marche.

1 Début du chantier en novembre

À compter de la mi-octobre, GTM va installer son PC chantier, quai de Brazza, tout près du point de départ du futur pont. 300 mètres carrés de bureaux provisoires vont être construits.

Progressivement ensuite, la société amènera sur place son matériel. Les travaux débuteront vers la mi-novembre. La pose de la première pierre est annoncée par la CUB pour le 21 novembre.

2 Préparation des pièces à Bassens

Simultanément, GTM va ouvrir un atelier de préfabrication de pièces en béton dans la forme de radoube du port de Bassens.

Ici seront conçus les éléments nécessaires pour bâtir les quatre pylônes qui supporteront le tablier levant. Des pièces géantes comme le bas des piles (18 mètres sur 40 mètres à la base, 15 mètres de haut !) ou encore les îlots de protection prévus en amont et en aval de la structure pour éviter que les navires viennent percuter l’ensemble. Les premières pièces des pylônes côté Bastide seront terminées à la fin du printemps prochain pour une pose à compter du mois de juin. Elles seront carrément enfilées dans l’eau et fixées sur un plancher préalablement réalisé en fond de rivière.

3 Des estacades pour travailler sur l’eau

Pour aller travailler au-dessus de l’eau, GTM va bâtir Lire la suite

Trans’Cub – Denis Teisseire : Celui qui dit non au pont levant

sudouest.com, Dominique De Laage, le 6 Octobre 2009

BORDEAUX. Denis Teisseire joue son va-tout demain en cour administrative d’appel

Celui qui dit non au pont levant

A 62 ans, Denis Teisseire livre demain devant la cour administrative d’appel l’une de ses dernières bagarres avec la Communauté urbaine de Bordeaux. Fer de lance du « front associatif » opposé à la construction du pont levant Bacalan-Bastide, ce vieux routard de la contestation associative a conscience de « la pression » qui pèsera demain sur les épaules du juge des référés de la cour administrative.

« S’il nous suit et prononce en conscience le sursis à exécution de la délibération lançant ce projet de pont, il permettra au tribunal d’examiner au fond notre recours en appel d’ici quelques semaines. Sans cela, lorsque viendra cet appel, le pont sera déjà construit. Le rôle de ce juge est à la fois fondamental pour l’avenir de Bordeaux mais pas décisif pour autant », résume Denis Teisseire, qui pèse chacun de ses mots.

Pour les Bordelais de longue date, Denis Teisseire fait partie du paysage. Enfance de bonne famille à Dakar, touché par la grâce écolo à 30 ans, il fut le premier, avant même la fondation de l’association Trans’CUB (en 1988), à proposer la solution tramway en 1986. C’est à l’issue de ce combat sans merci contre le métro Val, suivi de sa croisade contre le contrat de l’eau, qu’il décide d’entrer en politique. Non pour faire carrière mais pour « avoir accès aux informations ».

Déjà, en 1978, il avait fait la campagne de sa compagne d’alors, Dominique Prost, contre Chaban. Aux cantonales de 1994, il se frotte sérieusement à Hugues Martin et manque d’arriver au deuxième tour devant Gilles Savary (PS). Puis se fait élire avec Pierre Hurmic (Verts) et François-Xavier Bordeaux (ex-PS) sur une liste commune en 1995.

Très vite, Denis Teisseire se rebelle contre le tracé du tramway proposé par Alain Juppé. Puis contre l’idée d’un pont fixe au droit de la place des Quinconces. L’image du militant se brouille au contact de la politique et au fil de ses positions radicales.

Logique politicienne

Pourtant, il aura raison une deuxième fois sur le dossier de l’eau, permettant à la CUB une renégociation inespérée avec la Lyonnaise en 2007.

Repris par ses obligations professionnelles à l’issue de son unique mandat, en 2001, il remonte au créneau contre le pont Bacalan-Bastide.

Ses arguments sont connus. Projet mal ficelé, dispendieux, décidé sans concertation. Le commissaire enquêteur suit nombre des arguments de Trans’CUB au moment d’estimer cet investissement « inutile ». Le commissaire du gouvernement aussi lors de l’examen en première instance du recours au tribunal administratif. Pourtant, rien n’y fait. Malgré la menace Unesco habilement utilisée par Teisseire, « l’accord de gestion » Juppé-Feltesse sur le pont levant est inflexible.

« Il est tout à fait injuste d’entendre dire de Denis Teisseire qu’il est pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour », estime Jean Mandouze, le capitaine au long cours pour lequel ce pont est également une ineptie. « Nous avons été Lire la suite

Oecuménique, le « Picnic » sans carbone

sudouest.com, Yannick Delneste,  le 5 Octobre 2009

BORDEAUX. Plus de 500 personnes dont des élus de tous bords ont participé hier au rassemblement de l’association Taca

Oecuménique, le « Picnic » sans carbone

Romain a 11 ans et se tourne vers son père. « Mais Papa, quand on expire, on dégage du gaz carbonique. Ce carbone-là, il est bon ? » Les enfants sont formidables. Hier midi, sur les quais bordelais, Bastien le père s’en est sorti avec un « Regarde la pièce de théâtre, tu vas comprendre », pas franchement glorieux mais efficace. La réussite du pique-nique sans carbone est parfois à ce prix. Il est 13 h 30 près du parc des sports Saint-Michel et à défaut d’être un sommet artistique, la petite pièce de théâtre a le grand mérite de la pédagogie. Une planète aux criantes inégalités environnementales, une Amérique du Nord et une Europe surproductrices de gaz à effets de serre dont la réduction (diviser par 4 en France par exemple) est une urgence absolue.

Un fonds « climat »

Après le premier acte du constat, le second de la réponse : l’association Taca (comme taxe carbone) milite depuis plusieurs années pour son instauration. Sans citer la gouvernementale, Taca (1) rappelle les valeurs de la sienne : avoir le courage d’augmenter d’un euro le litre d’essence, un chèque vert identique pour tous pour la moitié de la taxe, un fonds climat pour aider les plus démunis à s’isoler par exemple, mais aussi la moitié de ce fonds pour aider les pays du tiers-monde à s’équiper durable. À cette heure-là, la troisième édition est d’ores et déjà une réussite : près de 500 vélos ont été comptabilisés, garés sur les nombreuses barrières. Créé à Bègles qui a abrité les deux premières éditions, le pique-nique prenait cette année une dimension d’agglomération avec recentrage sur la ville-centre et démarche de consensus au service de la plus grande mobilisation.

De 17 des 27 communes de l’agglo, des « vélobus » sont partis, cortèges de cyclistes convergeant verts les quais bordelais. Tables de pique-nique et stands d’associations les deux-roues et les pedibus. Celui venu en voiture ne le criait pas sur les toits mais était aussi le bienvenu. « Enlevez les élus et leurs familles et vous n’aurez plus grand monde… ». Il est des Brugeais sarcastiques. Le maire Bernard Seurot emmenait un cortège de près de 80 personnes au tee-shirt consensuel où on lisait « Bruges, en vert et avec tous ». Le carbone est-il politique ?

Le maire de Bordeaux Alain Juppé (UMP), le maire de Bègles Noël Mamère (Verts), le président de la CUB et maire de Blanquefort Vincent Feltesse (PS), le président de la Région Alain Rousset… le gratin politique en bras de chemise, tous hérauts de la cause du développement durable et pourfendeurs du vilain carbone. « La taxe carbone est un gâchis », s’énervait Noël Mamère vannant les ralliés tardifs du combat écologique. « Nous sommes à un basculement de civilisation et il va falloir en prendre conscience », soulignait Vincent Feltesse. Mais malgré la belle agora, la chose politique n’a pas pris le pas sur un rassemblement qui se voulait avant tout œcuménique.

Soumis gentiment à la Question par Taca sur leur durable engagement personnel et collectif, les élus rivalisaient alors de certificats de bonne conduite : « Je circule en vélo », insistait Lire la suite

CUB – Vincent Feltesse lance un appel à la « guérilla… naturaliste »

sudouest.com, Michel Monteil, le 21 Septembre 2009

Que fleurissent 50 projets : l’appel à la « guérilla naturaliste » est lancé

Le tram tisse progressivement sa toile, les quais de Bordeaux sont rénovés, la LGV et Euratlantique pointent à l’horizon… Le béton aurait-il fait oublier la nature ? Samedi, au moment même où Alain Juppé répondait à la question « Écologie et urbanisation sont-elles compatibles ? », à Lyon lors d’un colloque organisé par « Libération », le président de la CUB en appelait à Bordeaux à un « projet d’agglomération structurant dans le mode de vie », à une « guérilla naturaliste ». Durant deux jours et demi, 70 architectes, urbanistes, écologues, paysagistes, juristes, ont planché sur « les natures des villes » à l’initiative de la CUB.

Avec quatre ateliers, une séance plénière et des visites sur le terrain pour voir l’agglo sous l’oeil de la nature, du fleuve, des espaces verts, des paysages. « Une partie de campagne », a résumé Claude Eveno, journaliste à France culture. Il a été question du bonheur, du « plaisir d’être ensemble » et de l’« art de l’étalement urbain ». Des hommes de l’art comme Michel Corajoud, Bernard Brunet, Alexandre Chemetoff, Jean Viard, tous impliqués dans des projets urbains sur la CUB, se sont pliés à l’exercice.

Des axes verts

Mener une politique cohérente des espaces naturels (la moitié du territoire de la CUB est classé espace naturel au PLU) exige la prise en compte de divers éléments. D’abord, concilier les positions parfois opposées entre aménageurs et défenseurs de l’environnement. Ensuite, se baser sur l’espace naturel existant. Et puis, tout en prenant acte d’une nostalgie urbaine de la campagne des années 1960 et du désir d’un retour aux racines illustré par le succès des Amap, tenir compte des divers usages : agriculture, tourisme, loisirs… Les maires doivent enfin en finir avec l’idée que la nature constitue « la réserve d’expansion de leurs villes ».

« Aujourd’hui, il y a nécessité de recadrer cet ensemble », note François Barré, président d’Arc en rêve. Alors que la plupart des communes portent des projets en matière d’espaces naturels (écosite du Bourgailh, parc des Coteaux, parc de l’Ermitage, parc des berges de Garonne…), François Barré propose des « axes structurants qui apportent une continuité visuelle de la nature ». Vincent Feltesse veut « faire vite et bien ». Les populations doivent y être associées. Une condition indispensable selon Patrick Bouchain, architecte.

Des appels à projets sont lancés : « Il faut expérimenter en permanence, avoir 10, 20, 50 projets », exhorte Vincent Feltesse. Les tables rondes ont en effet montré de la méfiance face à un grand projet emblématique. Les réalisations seront « mises en réseau », « données à voir aux habitants de l’agglomération ». À l’exemple des Journées du patrimoine, une grande manifestation annuelle ou biennale permettrait de Lire la suite