CNAR environnement : 9 fiches pratiques à destination des associations environnementales

CNAR environnement, avril 2010

En 2009, le CNAR Environnement a réalisé 9 fiches pratiques synthétiques. Vous y trouverez des conseils, des éclairages, des pistes à creuser, concernant la gestion de l’emploi et de l’activité des associations en environnement.

Les sujets traités dans ces fiches sont :

 Fiche 1 : « Une analyse du profil économique et financier d’une association d’éducation à l’environnement »

 Fiche 2 : « Mettre en place des outils de gestion au sein d’une association d’éducation à l’environnement »

 Fiche 3 : « Une démarche pour accompagner un réseau associatif dans la mise en place de référentiels communs de gestion »

 Fiche 4 : « Pour une gestion associative pérenne dans le secteur de l’environnement : l’enjeu de la constitution de fonds propres et de réserves »

 Fiche 5 : « La valorisation comptable du bénévolat associatif dans les associations de protection de la nature et de l’environnement »

 Fiche 6 : « Un test d’auto-évaluation pour évaluer des associations ou des projets de créations d’emploi dans le domaine de l’environnement »

 Fiche 7 : « Une démarche d’animation territoriale pour la création d’emplois dans l’environnement »

 Fiche 8 : « L’emploi associatif dans le secteur de l’énergie : enjeux, structures et activités »

 Fiche 9 : « L’analyse financière dans les associations de l’environnement : quelques repères et préconisations »

L’ensemble des acteurs de l’environnement, et notamment les associations de l’environnement, trouveront dans ces fiches de nombreuses informations et de nombreux conseils qui leur seront, nous l’espérons, fort utiles.

Le CNAR Environnement est animé par un collectif national d’organismes agissant dans le secteur de l’environnement :

• le Comité de Liaison Energies Renouvelables, www.cler.org

• France Nature Environnement, www.fne.asso.fr

• le Réseau Ecole et Nature, www.ecole-et-nature.org

• les Réseaux Territoires Environnement Emplois, www.reseau-tee.net

• l’Union nationale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement, structure porteuse du CNARE au nom du collectif coordinateur, www.cpie.fr

Ses missions ?

Mobiliser les acteurs de Lire la suite

Education au développement durable : « Réinterroger la nature de nos rapports à l’environnement »

vousnousils.fr, Laura Houeix, le 24 février 2010

EDD : « Réinterroger la nature de nos rapports à l’environnement »

Ré-orienter la sensibilisation au développement durable vers une éducation à l’environnement, telle est la proposition d’Yves Girault, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle. Rencontre avec ce chercheur qui prône un retour à la nature.

Alors que les initiatives fleurissent pour éduquer les plus jeunes au développement durable, quel est votre avis, en tant que chercheur, sur la manière dont est abordé ce sujet ?

Je pense tout d’abord que nous avons beaucoup perdu en passant d’une éducation à l’environnement, à une éducation au développement durable. En effet l’éducation au développement durable s’inscrit exclusivement dans le cadre d’une éthique anthropocentrée pour laquelle la seule valeur attribuée aux entités naturelles est une valeur instrumentale. La nature devient un moyen pour parvenir aux fins fixées par les êtres humains. L’éducation relative à l’environnement était plus riche puisque cette approche anthopocentrée était complétée par trois autres : une approche biocentrée, permettant d’appréhender la faune et la flore ; écocentrée pour aborder le fonctionnement des écosystèmes et enfin sociocentrée pour inscrire la problématique de l’environnement dans un contexte social, économique et politique. Aujourd’hui, même si beaucoup d’initiatives prises dans le milieu scolaire et associatif sont tout à fait louables, il est difficile de nier le fait que de très nombreux projets éducatifs privilégient une approche comportementaliste (tris des déchets, économie d’énergie) parfois même moralisatrice au détriment d’un enseignement pluridisciplinaire, qui permettrait aux élèves de réinterroger la nature de nos rapports à l’environnement, tant sur des aspects éthiques que sociologiques, économiques…

Y a-t-il une ou des approches plus adaptées ?

Suite à la recommandation de l’ONU de promouvoir le développement durable, nous pouvons observer des positionnements entre deux pôles : l’un adoptant, comme en France, une stratégie autoritaire de généralisation et, à l’autre extrémité, des propositions nationales plus distantes de la prescription onusienne, au sein desquelles le rapport à l’environnement est envisagé dans une perspective socioécologique, plus ample que la seule utilisation rationnelle des ressources. Bien entendu, entre ces deux pôles, on trouve divers positionnements comme en Norvège où cohabitent une éducation à l’environnement et une éducation au développement durable. Les enseignants sont alors libres de s’inscrire dans l’une ou l’autre de ces approches. Quel que soit son propre positionnement par rapport à l’EDD, il semble bien difficile, et certainement prématuré, de proposer cet enseignement très complexe aux jeunes élèves des cycles 1 et 2 du primaire pour qui la notion de temps est déjà un obstacle. Il serait certainement plus pertinent à leur égard de revenir sur une éducation à l’environnement, par le biais des classes vertes, par l’apprentissage du cycle des saisons, par exemple, qui reposent sur le contact direct et l’interaction entre l’apprenant et son environnement pour acquérir des connaissances et surtout permettre de s’imprégner physiquement et affectivement de cet environnement.

Les enseignants ont-ils les ressources et les moyens suffisants pour mettre en œuvre ce projet de sensibilisation au développement durable ?

Il existe à ce jour de très nombreuses ressources sur l’EDD pour aider les enseignants. Cependant, au vu de la complexité de la tâche, la question est de savoir si celles-ci sont suffisantes. Le premier obstacle, Lire la suite

Elections régionales : 10 propositions pour développer l’éducation à l’environnement vers un DD

actu-environnement.com, Rachida Boughriet, le 19 février 2010

Elections régionales : 10 propositions pour développer l’EEDD

A la veille des élections régionales de mars, le Collectif français pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable (CFEEDD) interpelle les candidats et proposent dix mesures  »concrètes » pour développer l’EEDD.

Le collectif propose tout d’abord aux candidats de mettre en œuvre des projets et actions d’EEDD sur le terrain auprès de la population et des jeunes et de mettre en place des débats citoyens sur tous les grands thèmes de l’environnement : climat, biodiversité, eau, pollutions. Le CFEEDD leur propose également de créer les conditions de mise en relation des acteurs de l’EEDD (soutien des réseaux d’éducateurs, plates-formes, espaces de concertation) ou encore de construire une démarche éducative en accompagnement de chaque politique publique  »pour y définir ensemble un volet éducatif ».

Le collectif recommande aussi de développer les partenariats, d’intégrer les notions d’environnement et de développement durable dans toutes les formations professionnelles, de soutenir la formation des animateurs et des enseignants de la maternelle au supérieur, et celle des élus, ou encore de généraliser les démarches de développement durable dans les lycées et les CFA.

Le collectif appelle également à sensibiliser la population aux questions environnementales et de développement durable, à soutenir la professionnalisation et à développer la recherche. Il appelle aussi à consacrer  »un réel budget à l’EEDD », en mettant notamment en place des fonds de financement de l’éducation à l’environnement vers un développement durable à tous les échelons de territoire.

Accéder aux 10 propositions Lire la suite

Alexandra Siarri, « l’inattendue » : Portrait de la N°2, peu connue et non encartée, de la liste Darcos (UMP)

sudouest.com, Julien Rousset, le 24 Novembre 2009

RÉGIONALES. Portrait de la numéro deux, peu connue et non encartée, de la liste Darcos (UMP)

Alexandra Siarri, « l’inattendue »

Elle est peu connue, et n’a sa carte dans aucun parti : Alexandra Siarri figurera, en Gironde, à la deuxième place de la liste UMP, entre Xavier Darcos, numéro un, et Nicolas Florian, numéro trois (1).

Une surprise ? Oui et non : il fallait, en vertu de la parité, une femme. Une femme bordelaise, pour représenter la ville-centre et Alain Juppé. Et une candidate jeune, pour incarner le renouveau dans une équipe dont les piliers sont plutôt… expérimentés – Xavier Darcos, ministre, Nicolas Florian, secrétaire départemental, Jean-Paul Garraud, député…

Une jeune élue bordelaise donc ? Le choix s’est vite orienté sur Alexandra Siarri, 37 ans, entrée en politique lors de la réélection, en 2008, d’Alain Juppé. Encore que la politique lui soit familière depuis l’enfance. « Ma famille compte beaucoup d’agriculteurs, de fibre gaulliste, qui se sont impliqués dans des mandats locaux. »

Internaute militante

À la mairie de Bordeaux, Alexandra Siarri est simple conseillère municipale déléguée, mais elle s’est bâtie une légitimité sur l’éco-habitat ou sur le développement durable. Et sur la forme, son sens du contact et son accent charentais, que certains prennent à tort pour un accent québécois, font mouche. Y compris parmi les opposants à la majorité municipale, qui saluent sa « pêche ». Dynamique, Alexandra Siarri l’est aussi sur le Net : elle a animé sur le web des croisades pour le boycott des fraises espagnoles, des annuaires papier, ou dénoncé dans un blog l’excès de marketing Nespresso…

C’est Alain Juppé qui a proposé son nom pour la deuxième place de la liste UMP. L’info a été rendue publique ce week-end, et, depuis, c’est l’emballement. « Mon portable ne cesse de sonner », confiait hier la candidate, dont la désignation devra toutefois être validée officiellement samedi par le conseil national du parti. Et si elle l’a eu au téléphone, Alexandra Siarri n’a pas encore rencontré son coéquipier Darcos. « Tout va se mettre en place : l’équipe, le projet, les thèmes de chacun… »

À la CUB comme Marie Bové

Ses envies la portent vers « l’aménagement du territoire », la « recherche », et le développement durable, dans une approche plus globale que la simple défense de l’environnement : « Le développement durable, c’est Lire la suite

17 juin : Assises Aquitaine de l’Education à l’Environnement vers un DD

GRAINE Aquitaine, Communiqué, 5 mai 2009

Le Comité Aquitain d’Education à l’Environnement organise en juin prochain, les Assises Régionales de l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable. Les acteurs aquitains sont invités pour cette occasion, à venir discuter et débattre, des pistes à suivre et des orientations à prendre en matière d’Education à l’Environnement dans notre région. Il s’agit d’élaborer collectivement un cadre stratégique et des méthodes qui permettront de mettre en œuvre une politique d’EE efficace et cohérente à tous les échelons du territoire.

Le 17 juin 2009, c’est au Conseil Régional d’Aquitaine que se réuniront les acteurs départementaux et régionaux.

9h30 – Ouverture en plénière

Accueil

Les enjeux nationaux et la place de l’EE dans le Grenelle II

Le contexte des Assises Nationales

10h30 – Synthèse de l’étude sur l’état des lieux de l’EEDD en Aquitaine

11h00 – Retour sur les phases départementales

12h00 – Buffet

13h30 – Travaux en ateliers

15h30 – Rapport des ateliers – en plénière

16h00 – Recommandations des Assises Régionales en Aquitaine Lire la suite

EEDD : Pourquoi s’emparer des conclusions du Grenelle ?

agoravox.fr, Roland Gérard, le 24 février 2009

Pourquoi s’emparer des conclusions du Grenelle ?

Nous l’avons déjà vu : l’éducation n’a pas eu sa part lors du Grenelle, il faudra y revenir.
Les acteurs de l’éducation à l’environnement vers un développement durable ont toutefois identifié des avancées méthodologiques indéniables. Ces avancées, si elles restent insuffisantes, méritent d’être connues, les acteurs dans les territoires peuvent s’appuyer dessus pour promouvoir la capacité de « faire ensemble ». Il y a, dans les conclusions du comop 34 en particulier, des arguments qu’on aurait tort de négliger.

Les détracteurs peuvent toujours dire, montrer du doigt, critiquer en bloc… Nous serons un nombre certain à affirmer que nous avons acquis des points clés lors du Grenelle. Tous ceux qui, par la discussion et la participation souhaitent s’impliquer dans la lutte pourront y puiser des arguments à poser face à un élu, un préfet, un recteur, un directeur d’administration, un industriel… Et pourtant, ils seront nombreux à dire, ceux qui luttent pour le développement de l’EEDD (éducation à l’environnement vers un développement durable), « le Grenelle n’a rien apporté sur le volet de l’éducation ! » et ils auront aussi raison.

Si nous avons effectivement avancé sur la question de la façon d’agir pour construire la culture écologique de la société, en revanche force est de constater que l’opérationnalité n’est pas là. Il faudra encore du temps. La question de la culture arrive après toutes les autres.

Il faut bien avouer qu’en ce qui concerne l’éducation, les choses avaient plutôt mal commencé. Les associations spécialisées ont eu le sentiment d’avoir été oubliées au démarrage. Elles n’étaient pas présentes parmi les neuf ONG choisies au départ à l’été 2007. Les phases en région ont heureusement rappelé l’importance de l’éducation à l’environnement. Un Comop (comité opérationnel) 26 démarré fort tardivement sur l’éducation a soulevé quelques espérances. Hélas elles ont été vite déçues quand les participants ont constaté que le propos se focalisait sur l’enseignement scolaire.

Ce qui intéresse les acteurs dans les territoires est beaucoup plus vaste puisque c’est tout ce qui a une influence directe sur la culture de la population : l’éducation certes mais aussi l’information, la sensibilisation et la formation. C’est en fait de cela, et de tout cela, dont les forces sociales en mouvement parlent quand elles parlent d’éducation à l’environnement vers un développement durable (EEDD). Bien peu dans notre pays pourront dire ce qu’a apporté à la dynamique globale du Grenelle, ce Comop 26. Le temps nous permettra de dire s’il marquera l’histoire.

Le Comop 34 « Sensibiliser, informer et former le public aux questions d’environnement et de développement durable » a lui démarré encore plus tard. Il semblerait que la question de la culture arrive après toutes les autres et pourtant c’est la vie quotidienne de chacun des habitants de la terre qui accentue ou non le problème environnemental. Et c’est bien selon sa propre culture que l’on mène son existence. C’est bien du fait de leur culture que les Yanomanis d’Amazonie ou les bochimans du Kalahari ont développé des modes de vie respectueux de l’environnement. Espérons que personne ne pense plus qu’il puisse y avoir des cultures secondaires dans l’humanité.

Se consacrant à l’information, la sensibilisation, la formation, en quoi le Comop 34 change-t-il les choses ? Quoi de neuf ?

Tous différents, tous ensembles Lire la suite

Le développement durable à l’école

notre-planete.info, Laure Tréhaurel, le 9 février 2009

Le développement durable à l’école

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé si le développement durable a franchi les portes de l’école. En réalité, il n’existe pas de cours dédié prévu dans les programmes scolaires. L’éducation à l’environnement se passe de théorie, les établissements se mettent directement à la pratique : explication…

Des élèves acteurs de leur enseignement

En 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio, 173 chefs d’Etat avaient adopté l’Agenda 21, programme d’actions en faveur du développement durable pour le XXIe siècle. Il formule des recommandations dans divers domaines : santé, pollution de l’air, logement, pauvreté…. Il ne s’agit donc pas d’une loi à proprement parler, mais d’un engagement.
De ce programme est né en France en 2005 l’Agenda 21 scolaire : les établissements et tous leurs acteurs (en particulier les jeunes) mettent en œuvre un agenda, destiné à apporter des réponses concrètes aux enjeux locaux et planétaires du développement durable. Il n’existe pas de norme ou de modèle applicable par tous les établissements. Chacun d’entre eux exprime son projet selon ses priorités et ses besoins.

A défaut d’imposer une matière dans les programmes scolaires, c’est l’action qui est mise en avant afin d’éduquer nos charmantes têtes blondes au développement durable, à travers des organismes chargés de promouvoir des projets environnementaux concrets, dont L’Ecole agit ! et Eco-école, qui agissent au niveau national. D’autres programmes d’incitation aux projets environnementaux dans les écoles existent, et les projets se multiplient, en particulier au niveau local.

Concrètement, ce sont donc aux établissements scolaires d’effectuer les démarches de lancement de projets, même si le rôle des organismes proposant des concours ou autres moyens de participation est aussi d’assurer une bonne communication et un démarchage efficace.

Des programmes divers et variés

Cet apparent manque de coordination entre tous les établissements scolaires français, du fait de leur libre-choix, peut sembler improductif, et on imagine facilement que le travail des uns empiète sur celui des autres…

« Pas du tout », affirme Claire Bano, l’une des deux chargées de missions au sein de Eco-école, dont l’équipe est complétée d’un responsable. « Bien sûr, nous sommes nombreux à inciter les établissements aux actions en faveur du développement durable. Mais nos méthodes et leurs portées sont bien distinctes. »

Le programme Eco-école est un label décerné aux établissements scolaires qui se mobilisent pour l’environnement, créé il y a quatre ans. Il fait partie des quatre programmes de l’office français de la Fondation pour l’éducation à l’environnement (FEE, ONG internationale). Autre programme de cette ONG destiné aux élèves et étudiants : Jeunes reporters pour l’environnement, dont les participants (âgés de 11 à 20 ans) mènent des enquêtes journalistiques sur des problématiques environnementales locales et communiquent leurs conclusions au plus grand public par le biais d’articles et de reportages photos. Le programme Eco-école a quant a lui recueilli 700 participations en 2008 (400 écoles, 200 lycées et une centaine de collèges), qui ont abouti à 210 labellisations.
Tous ces organismes ont pour objectif commun d’inciter aux actions concrètes et éducatives sur des thématiques environnementales. Tous recueillent Lire la suite