La crise relance le thème de la décroissance

lemonde.fr, Sylvia Zappi, le 14 novembre 2009

La crise relance le thème de la décroissance

Jusqu’alors cantonnées à des économistes en marge ou d’écologistes radicaux, les théories des décroissants (remise en cause de l’accumulation matérielle comme source d’épanouissement et de la croissance économique à tout prix) progressent. Des Verts à la gauche radicale, elles font des adeptes.

Il y a deux ans à peine, la thématique effrayait. Parler de sobriété économique était synonyme de limitation du progrès, un nouveau jansénisme triste. On raillait ceux qui voulaient revenir à la bougie comme on avait moqué les premiers écologistes et leur lait de brebis bio. Même les Verts se méfiaient du mot, le jugeant trop « raide ». A l’automne 2006, Yves Cochet, alors candidat à la candidature pour la présidentielle, avait perdu la primaire interne ; son discours ouvertement décroissant avait fait peur à ses camarades.

Depuis, la crise a sévi, la récession est là. La critique d’un système économique fondé sur la seule croissance des biens et de la consommation est générale. L’opinion n’y croit plus et d’aucuns découvrent la théorie de la tempérance. Selon un sondage IFOP-Sud-Ouest (réalisé les 8 et 9 octobre auprès de 955 personnes), 27 % des Français se disent « prêts à changer en profondeur leur mode de vie et à restreindre leur consommation de manière significative« . 53 %, en revanche, concèdent n’être prêts qu’à « des efforts limités ».

« On sent la montée en puissance de comportements écocitoyens et d’une consommation plus sobre mais ce n’est pas encore la décroissance« , tempère Jérome Fourquet, directeur de l’IFOP. « Plutôt que de décroissance, il s’agit d’une autre croissance. Les Français ont envie d’un mode de consommation en harmonie entre ce qu’ils estiment bénéfique pour la société et ce dont ils ont besoin« , complète Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA-opinions. Le succès des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP, un réseau d’achat du producteur au consommateur) le confirme.

Les Verts l’ont compris mais essaient de présenter leur projet décroissant sans endosser les habits de Cassandre. Ils prônent désormais une « décroissance sélective et équitable » pour « diminuer l’empreinte écologique et améliorer le niveau de vie pour le plus grand nombre« , selon les termes de Pascal Canfin, député européen. « La décroissance du PIB, avec la crise, on y est et cela va continuer. Il faut un projet plus sobre, plus délocalisé et plus démocratique« , plaide M. Cochet. Pour lui, cela passe par des jardins partagés, des énergies écologistes de proximité, de l’achat « local » ou la limitation drastique de la vitesse sur autoroutes. Voire, la limitation des naissances…

« ÇA BOUGE »

Les autres partis politiques ont plus de mal à interroger leur doxa héritée du siècle du progrès et de la croyance dans l’inépuisable « croissance des forces productives » comme horizon humain. La droite préfère parler de « croissance verte », slogan repris par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie.

A gauche, on interroge plus profondément le modèle. Les think tanks s’y mettent. Terra Nova a Lire la suite

18 avril à Pellegrue, 2èmes rencontres eco-citoyennes

L’atelier Zef, Communiqué, le 30 mars 2009

Ecofestival de Pellegrue

2èmes rencontres éco-citoyennes

Samedi 18 avril 2009

Actions locales vers une simplicité choisie

Chers zamis, chères zamies, belles zâmes,

Le programme nouveau est arrivé !!!

La journée s’organise et le temps d’imprimer un pré-programme que déjà d’autres énergies se joignent à nous !

C’est le cas de Céline Bosc de la Compagnie « Le Temps des Gens » qui viendra se suspendre dans son tissu pour quelques acrobaties très, très poétiques.
C’est le cas également de Nonukatall qui sera présent pour présenter une vidéo explosive sur l’habituation à vivre dans la catastrophe : « Ceci est une simulation ».

Puis de Caroline Biard avec « Les contes en tissus ». Une animation sous la tente berbère de Sémia pour les bouts de choux de 1 à 6 ans.

Et nous attendons avec impatience l’accord d’Alexandre Jollien pour projeter une vidéo percutante sur la richesse potentielle d’une plus grande visibilité du handicap dans notre société.

Bref, déjà en chemin, plus que jamais ensemble, faisons tous écho à l’Ecofestival !

Si toi, si toi, si toi yen …

…Le 18 avril, à Pellegrue, viens !

Plus d’infos : Lire la suite

38% des foyers ont un comportement éco-citoyen

actualites-news-environnement.com, Jean-Charles BATENBAUM, le 23 mars 2009

Les Français et l’écologie, seuls 38% des foyers ont un comportement éco-citoyen.

Sur 400.000 des internautes interrogés, 93% se déclarent concernés par l’écologie, mais seuls 38% des foyers Français ont un véritable comportement éco-citoyen !

Selon une étude comportementale d’Acxiom sur l’écologie, sur 400.000 des internautes interrogés, 93% se déclarent concernés par l’écologie, mais seuls 38% des foyers Français ont un véritable comportement éco-citoyen !

A l’occasion du salon Produrable les 25 et 26 mars 2009, Acxiom, s’est s’intéressé de plus près aux comportements écologiques des foyers français. A l’heure où l’écologie et le développement durable sont au cœur des préoccupations de la plupart des pays occidentaux, la prise de conscience des enjeux pour la planète semble être l’affaire de tous.

Selon l’une de ses études online, réalisée auprès de 400 000 internautes, Acxiom met en avant les 38% de foyers les plus concernés par ces défis environnementaux ; ceux qui agissent réellement à leur échelle, en adoptant des gestes simples pour recycler, pour réduire leur consommation d’énergie…

Profils de ces foyers français au comportement « éco-citoyen » : Sur les 38% des foyers qui se disent très concernés par l’environnement, deux familles PersonicX,  sont surreprésentées : les « Solos », adultes vivant seuls avec ou sans enfants à charge et les « Empty Nesters », foyers avec enfants en âge de quitter la maison.

Concernant les Solos, les plus sensibles à la cause environnementale sont les « Dynamiques solos » (adultes seuls, vivant au cœur des grandes villes, dégagés des soucis financiers et matériels : ils tentent de consommer « intelligemment », de manière plus qualitative que quantitative) et les « Eco solos » (adultes seuls qui, grâce à des arbitrages précis, parviennent à dégager un budget loisirs conséquent).

Côté Empty Nesters, les « Mature Village » et les « Cosy boomers » se sentent très concernés par les enjeux écologiques (ces 2 segments représentent près de 100 000 foyers français). Ayant fait le choix d’habiter à la campagne ou de s’y installer pour préparer leur retraite, les « Mature Village » sont des couples proches de la soixantaine, aux revenus moyens, dont les centres d’intérêts et les loisirs sont principalement consacrés à faire de leur maison un foyer agréable et confortable.

Les « Cosy Boomers », impatients d’être à la retraite, bénéficient quant à eux de plus de temps et d’un meilleur pouvoir d’achat du fait notamment du départ des enfants de la maison. Ils se recentrent également sur leur habitat, lieu de vie et objet.

Des habitudes simples pour préserver l’environnement ? Pour le Français au comportement « éco-citoyen », protéger l’environnement correspond à des gestes simples du quotidien. Plus de 97% d’entre eux ont opté pour le tri sélectif de leurs déchets ménagers ; 93% tentent de limiter la consommation d’énergie, en privilégiant notamment les ampoules à basse consommation, en régulant automatiquement les thermostats …

Afin de lutter contre la surconsommation d’eau – 150 litres d’eau potable sont consommés par jour et par Français -, 94% de ces foyers éco-citoyens optent pour une réduction de cette consommation : préférence donnée aux douches plutôt qu’aux bains, chasses d’eau à deux vitesses, réduction des débits des robinets… Autant de gestes simples et primordiaux pour préserver une ressource vitale.

94% des foyers éco-citoyens prêts à lutter contre la surconsommation d’eau ! Pour près de 75% de ces foyers, certains gestes dits « anti-pollution » font largement partie de leur réflexion pour protéger l’environnement : acheter des produits d’alimentation locaux et de saison, pour éviter une pollution notamment liée aux transports, réduire ses déplacements en voiture et privilégier les transports alternatifs (vélos, rollers…) ou encore la marche à pieds. Ainsi, si 66,4% de ces éco-citoyens utilisent la voiture comme moyen de transport quotidien, la marche (pour 56% d’entre eux), le vélo (pour 31%) et les transports en commun (pour 24,4%) sont de plus en plus plébiscités.

66% des foyers éco-citoyens sensibilisés aux défis des énergies renouvelables Lire la suite