« Entre-deux-Mers 2030 : quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? »le Jeudi 20 mai à 20h30 au Centre Culturel de Créon

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, le 12 mai 2010

Le Comité de liaison de l’Entre-deux-Mers et la Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, vous invitent dans le cadre de l’Université Populaire de l’Environnement, à participer à un cycle de deux conférences-débat sur le thème de « L’Entre-deux-Mers en 2030 ».

La deuxième de ces conférences-débat publique aura lieu : « Entre-deux-Mers 2030 : quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? »

Avec la participation de deux architectes bordelais spécialistes de l’éco-construction

Marc Lasaygues et Olivier Lehmans

La conférence débat sera précédée de la diffusion d’un film documentaire de Matthieu Lietaert « Vivre en co-habitat »

La première conférence « La construction du paysage et de l’urbanisme dans l’Entre-deux-Mers » a eu lieu le 25 mars à Créon avec la participation de Jean-Claude Hinnewinkel, professeur honoraire de géographie de l’Université de Bordeaux 3 et François Gondran, Directeur du service départemental de l’architecture et du patrimoine de la Gironde. Elle a été précédée de la diffusion d’un film documentaire de Pierre Pommier, « La vigne de Montgirard » qui évoque la vie au fil des jours au cours de l’année 1977 à Cénac, village de l’Entre-deux-Mers à l’est de Bordeaux.

Ville et humanité

En 1800, environ 3 % de la population mondiale vivait en ville, en 1900 près de 14 % et pour une population totale de 6,4 milliard d’urbains, on table sur 70 % en 2030. Avec l’usage intensif des ressources énergétiques fossiles et suivant la formule de l’historien Lewis Mumford, le monde entier est « devenu une ville », ou plutôt, une constellation en réseau de pôles urbains démesurés. Ils forment les nœuds de l’espace économique mondialisé, avec pour finalité l’accélération permanente de la production et de la consommation de biens et de services.

Nous habitons désormais des milieux artificiels, hypersophistiqués, enveloppés d’outils, de claviers, de rues et de places, de réseaux et d’écrans qui, petit à petit, effacent de nos perceptions la présence de la nature et la consistance réelle de la planète. Les relations entre pôles urbains sont devenues aujourd’hui plus déterminantes que les relations entre ces pôles et leurs arrières pays. Cette évolution est en train de faire disparaitre les circuits économiques entre la ville centre et sa campagne périphérique.

Le cocktail que constituent : croissance démographique exponentielle, concentration urbaine, environnement techno-scientifique de plus en plus complexe et fragile, fin de l’énergie bon marché et de nombreuses ressources naturelles, incapacité à contrôler le changement climatique, incapacité à résoudre les injustices sociales (nord/sud comme nord/nord), incapacité à repenser la relation homme/nature… ne comprend-il pas les ingrédients d’une crise écologique et sociale majeure, qui assombrit très sérieusement notre avenir commun ? Pour ne citer que des exemples récents, l’analyse des causes et/ou des conséquences de la tempête Xhyntia, de l’irruption de l’Eyjafjöll ou de la marée noire dans le golf du Mexique ne révèle-t-elle pas les limites de ce modèle de développement ? L’espèce humaine ne serait-elle qu’une espèce invasive tropicale en train de détruire sa niche écologique !?

Flux et reflux des modèles d’urbanisation

Dans l’ensemble que constitue l’agglomération bordelaise, le bassin d’Arcachon, le libournais, le langonnais et le Médoc, il y a ici comme sur tous les territoires plusieurs Lire la suite

Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines

sudouest.com, Arnauld Bernard, le 12 Novembre 2009

ECOPÔLE. Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines

« Pas de la construction mais de l’habitat »

En octobre, une réunion était organisée à Périgueux entre différents acteurs économiques, pour étudier les futurs aménagements du quartier du Gour-de-l’Arche. Dans l’hypothèse d’un projet pilote d’éco-quartier, les « écopôliens » du Pays de Montaigne-Montravel étaient de la partie. Depuis qu’ils travaillent sur cette problématique, les membres de cette association commencent à avoir une certaine expertise dans la région.

Pour eux, l’éco-construction, ce n’est pas seulement un mot à la mode, c’est l’utilisation de nouveaux matériaux, mais aussi de nouveaux procédés dans la conception d’un habitat.

Jean-Philippe Geoffriau, un membre de l’association, résume : « Avant, l’objectif, était de monter vite avec des matériaux pas chers. Nous, on adapte parfois des techniques anciennes à la construction d’habitats modernes. Cela peut entraîner un surcoût, mais ça tient plus longtemps, et l’économie en énergie est considérable. »

L’écopôle, c’est donc la réunion d’acteurs autour de ces valeurs. Il y a des architectes, des ingénieurs, des paysagistes, un bureau d’études, des conseillers en traitement et en valorisation des déchets organiques, un charpentier, un maçon, un plasticien, un électricien, des communicants ? Tout ce petit monde participe au même projet : la construction d’une zone artisanale sur-mesure.

Une zone sur-mesure

Bertrand Quattrocchi, ingénieur environnement en habitat bio, est impatient : « Nous avons mis en place une charte. L’objectif est de minimiser son impact sur l’environnement et pour cela, on mutualise nos moyens. Nous n’avons pas encore d’espace physique, mais ce sera l’étape suivante. D’habitude, les collectivités sont à l’initiative de la création des zones artisanales, mais là, c’est un groupement local qui essaye de mobiliser les politiques autour d’un projet, une zone écoresponsable. Ce sont donc les futurs usagers qui conçoivent la zone, en fonction de leurs besoins. Tout, des locaux à l’assainissement, serait de l’éco-construction. Le lieu serait aussi pédagogique, avec de la formation, des ateliers ?

Aujourd’hui, on sépare zone industrielle, zone artisanale et zone d’habitat. Nous, nous sommes dans une démarche intégrale. Pourquoi pas y organiser des manifestations, de l’événementiel ? »

La signature de la convention de partenariat avec la Communauté de communes est imminente. Le Conseil général a également assuré son soutien. Il ne reste finalement plus qu’à trouver un terrain.

« Depuis un an, je trouve qu’on assiste à une montée de la demande écologique, Lire la suite

Energie grise, la face cachée de l’éco-construction

novethic.fr, Philippe Chibani-Jacquot, le 28 octobre 2009

Energie grise, la face cachée de l’éco-construction

Le secteur du bâtiment vit à l’heure de la réduction des consommations d’énergie, via les incitations fiscales et la réglementation thermique. Mais un facteur important de réduction des émissions de gaz à effet de serre reste en marge des politiques publiques : l’énergie grise.

« Dans le cas de la construction d’un immeuble de bureau de 1500 m2, le bilan carbone passe d’une dette de 500 kg de CO2 /m2 à un crédit de 300 kg de CO2 /m2 selon le scénario de construction. De la construction conventionnelle à la plus écologique », explique Luc Floissac, conseiller environnemental et chercheur à l’Ecole nationale d’architecture de Toulouse. Ce spécialiste de l’éco-construction a élaboré le logiciel « Cocon » qui permet, notamment, d’évaluer l’énergie grise d’un bâtiment, c’est-à-dire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) avant même qu’il n’ai dégagé un gramme de CO2 du fait de son usage. Le calcul prend en compte les émissions de GES dues à la production des matériaux1, la construction elle-même, l’entretien, la durabilité des matériaux et leur valorisation en fin de vie…

35 ans de pollution évitée

Pour exposer un cas concret, la rénovation d’un immeuble ancien de 285 m2, destiné à accueillir trois logements sociaux dans la banlieue de Toulouse, a été l’occasion pour l’équipe de Luc Floissac, d’évaluer les différentes stratégies de construction en recoupant l’énergie grise, la performance énergétique mais aussi le coût financier de l’opération (incluant la taxe carbone). Résultat : une réhabilitation conventionnelle aurait produit l’équivalent de 204 kg de CO2 /m2 contre 35,5 pour la solution d’éco-construction mise en œuvre qui allie le feutre de bois et le liège. A raison d’une pollution de 5 kg de CO2/m2 et par an du à l’usage des logements, il faudra 35 ans pour que la rénovation écologique produise autant de GES que la seule rénovation du même immeuble selon des techniques conventionnelles. La solution mise en oeuvre aurait pu être encore réduite, notamment en préférant des fenêtres en bois, plutôt qu’en PVC. Mais ce type d’arbitrage a permis de réduire au minimum le surcoût du aux éco-matériaux.

Début de reconnaissance

Jusqu’à maintenant, les politiques publiques ne se sont attachées qu’à la réduction de la consommation énergétique du fait de l’usage du bâtiment pour atteindre l’objectif de division par quatre des émissions de GES du secteur à l’horizon 20501. L’effort, porté par des incitations fiscales à la rénovation et la création de normes dites basse consommation pour le neuf est justifié2, mais risque de voir ses résultats minimisés du fait de l’usage exclusif de matériaux industriels énergétivores (monomurs de béton, fenêtres en PVC…).

Selon un rapport sur les éco-matériaux des Amis de la Terre publié en 2009, la part de marché des isolants écologiques (chanvre, paille, ouate de cellulose…) stagne Lire la suite

Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne

Conseil général de la Gironde, Communiqué, le 21 septembre 2009

Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne

Toute association et tout citoyen (e),  peuvent y émettre leurs observations ou répondre aux questions posées, en ligne, relatives aux thématiques suivantes :

– transport et planification urbaine

– habitat, bâtiment, éco-construction

– industrie et énergies renouvelables

– agriculture, viticulture et forêt

– prévention et valorisation des déchets

– littoral et tourisme

– précarité énergétique et santé

Pour accéder au livre vert Lire la suite

Ecoconstruction : La maison en paille et en bois, ils y croient

ouestfrance-immo.com, Élodie Dardenne, le 14 août 2009

La maison en paille et en bois, ils y croient

Les temps ont changé, l’écologie est devenue la préoccupation de tous. Hier fantaisie d’une poignée de privilégiés, aujourd’hui la maison écologique est dans l’air du temps. Rencontre.

Cornillé, petit village d’à peine 700 âmes. C’est ici que Madeleine et Gérard David, ont décidé de se lancer dans un nouveau projet « une maison passive, qui produit sa propre énergie, et qui est également saine et écologique ». Ce projet, ils en rêvaient pour leur retraite, alors ils ont contacté l’association Empreinte, basée à Messac et spécialiste de l’habitat écologique.

Former à la construction des maisons passives

Empreinte, qui œuvre pour la promotion d’un habitat passif et écologique, propose à des particuliers des conseils pour lancer leur projet d’habitation « on invite souvent les gens qui ont un projet de visiter d’autres chantiers et de se former ensuite lors de stages pour découvrir le travail et surtout éviter que de grosses erreurs soit commises », explique Fabrice Auvé, président de l’association créée en 2004.

Car c’est bien là que repose l’originalité du projet : aller se former sur d’autres chantiers pour pouvoir un jour sinon construire complètement sa maison, au moins être capable d’intervenir sur une partie, « construire une maison en paille et en bois ne se fait pas comme ça, il faut apprendre une technique très pointue et les stages permettent cela. Nous sommes deux formateurs et dix stagiaires sur cette maison ».

Gérard et Madeleine David ont décidé de construire à côté de leur première habitation, cette nouvelle maison de 120 m2. Elle devrait être terminée d’ici fin 2010-début 2 011, « nous avons beaucoup d’amis qui sont curieux de ce projet et qui viennent nous aider ». Fabrice Auvé le rappelle, la plupart des maisons sont en partie auto-construites, « certains construisent en un an d’autres prennent leur temps et mettent trois ans ».

Plus de 500 maisons en paille en France

L’origine des maisons de paille n’est pas nouvelle. La plus vieille maison en paille de France date de 1921, « aux États-Unis il y en a de plus vieilles encore ». L’espérance de vie pour ces maisons écologiques tourne autour de 100 ans. En Europe si l’idée a fait son chemin aujourd’hui, pendant longtemps on a négligé cette forme d’habitat, « on compte aujourd’hui à peu près 500 maisons en paille ou projets en cours ». L’association Empreinte regroupe Lire la suite

ATTAC : Programme de l’AlterVillage à Rennes du 11 au 17 août 2009

france.attac.org, Olivier Tétard, le 10 juillet 2009

Programme de l’AlterVillage 2009 qui se déroulera à Rennes du mardi 11 au lundi 17 août 2009.

Extrait : ATELIERS – LE MATIN : ÉCHANGES D’EXPÉRIENCES…

1) Se Nourrir

1.A – Les Circuits courts de distribution : comment contribuer à leur développement ? / jeudi 13, 10h00 – 12h30

AMAP, GASE, SEL… Le nombre et la forme des circuits courts de distribution augmentent. Comment peut-on les recenser ? Comment peut-on aider à leur développement ? Comment peut-on soi-même s’organiser avec d’autres pour en créer ?

1.B – Organisation d’une campagne de boycott / samedi 15, 10h00 – 12h30

Le boycott est un moyen pour tenter d’infléchir les politiques publiques et/ou les comportements des entreprises. Comment organiser une campagne de boycott afin qu’elle soit efficace ? Explicitation des motivations politiques, identification des produits, modification des comportements d’achat du plus grand nombre…

1.C – La Réappropriation des biens de consommation en grande surface / vendredi 14, 10h00 – 12h30

Différentes actions (pique-nique festif en grande surface, récupération de produits alimentaires pour les redistribuer…) visent les magasins des grands distributeurs, dont les bénéfices ne semblent pas connaître la crise alors que le pouvoir d’achat des Françaises-çais diminue. Comment ces actions sont-elles menées ? Quels sont leurs impacts ?

1.D – Promouvoir l’alimentation biologique / dimanche 16, 10h00 – 12h30

Selon la FAO, l’agriculture biologique pourrait sans difficulté nourrir l’ensemble des habitants de la planète, même en tenant compte de l’augmentation de la population mondiale ces prochaines décennies. Pratiques, potentiel, difficultés, et parfois ambiguïtés d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

2) Se Loger

2.A – Constructions écologiques / vendredi 14, 10h00 – 12h30

Un volet important de la lutte contre le réchauffement planétaire. Contrairement à d’autres pays, l’autoconstruction a joué et joue encore un rôle important dans le développement de l’écoconstruction. Ou comment en faire autre chose qu’un nouveau marché.

2.B – Éco-villages et habitat groupé / jeudi 13, 10h00 – 12h30

Habiter autrement, se réapproprier son habitat, donner toute sa place au lien social et à la solidarité, construire des alternatives. Pratiques en France et dans d’autres pays.

2.C – Les Habitats mobiles et légers / dimanche 16, 10h00 – 12h30

Habiter autrement, s Lire la suite

CAPTIEUX – Le hameau recherche ses hôtes écolos

sudouest.com, Cécile Frechinos, le 21 Juillet 2009

CAPTIEUX – Le hameau recherche ses hôtes écolos

CAPTIEUX. La commune s’engage à abriter le premier éco-hameau du département. Pour les initiateurs de cet habitat alternatif, reste à trouver de futurs habitants

 «Captieux, ville d’accueil. » Hubert Bernard et Marc-Alexis Morelle ne vont certainement pas contredire les mots inscrits sur le panneau posté à l’entrée de la commune capsylvaine. À la recherche depuis deux ans d’une municipalité ouverte à leur projet d’éco-hameau, ils ont enfin obtenu une réponse favorable à Captieux.

Mais cela n’aura pas été sans mal. « Nous avons fait des demandes auprès de plus de 50 communes et n’avons reçu que quatre réponses positives », regrettent-ils. Mais aujourd’hui, ils ont oublié ces embûches, bien trop occupés à trouver de futurs habitants à leur hameau.

Éco-hameau, quèsaco ?

On connaissait les habitations HQE (pour haute qualité environnementale) mais le concept d’éco-hameau est, lui, encore chose rare. Et pour preuve, celui de Captieux sera une grande première dans le département.

Imaginez : un petit chemin qui sent la nature, au bout duquel, un parking pour y déposer les véhicules. Plus loin, un véritable musée de l’habitat écologique. Des maisons en bois, en paille ou en terre, coiffées de toitures végétales ou photovoltaïques. De part et d’autre des habitations, des bâtiments et terrains collectifs : vergers, laverie, atelier, salle de jeux. Mutualiser les équipements permet ainsi de réduire le coût environnemental. Mais ce n’est pas là tout l’intérêt de l’éco-hameau. « Notre démarche n’est pas seulement écologique, elle est également sociale et éducative », insiste Hubert Bernard.

Consensus et dialogue

Sociale ? Parce que l’éco-hameau doit être le fruit d’un consensus entre tous ses occupants. Pour Hubert et Marc-Alexis, pas question de livrer les maisons clé en main, à l’instar des promoteurs immobiliers. « Nous devons dialoguer, mettre en commun nos envies et nos connaissances pour construire l’éco-hameau qui nous ressemble », explique Marc-Alexis Morelle.

Pour l’heure, il n’existe donc aucun plan, ni même aucune esquisse de cette future bourgade alternative. Seule certitude : elle devra satisfaire des normes écologiques rigoureuses, fixées par une charte.

Utilisation de matériaux sains, récupération, autonomie énergétique… Aucune technique « propre » ne sera négligée.

Un véritable laboratoire

Au contraire. « Nous souhaitons faire de notre éco-hameau un véritable laboratoire, on y testera Lire la suite

Correns : un bien bio village provencal…

mescoursespourlaplanete.com, NC, le13 juillet 2009

Correns : un bien bio village provencal…

Avec les chaleurs estivales, les escapades nature en Provence se multiplient – c’est l’occasion de découvrir, ou de redécouvrir, le premier village bio de France, Correns, une commune de 800 habitants au cœur de la  »Provence Verte », à 15 km de Brignoles, dans le Var. Comment tout cela a-t-il commencé ? En 1997, la culture ancestrale de la vigne sur des parcelles de petite taille, avec une production atypique de vin blanc en territoire Côtes de Provence, avait tendance à s’essouffler. Le risque était que Correns abandonne son activité économique principale (la viticulture) et donc ses terres agricoles pour devenir un village-dortoir déserté par les jeunes et prisé des promoteurs immobiliers. Il fallait trouver un moyen d’accroître la valeur de la production locale et la conversion à l’Agriculture Biologique, adaptée aux petites surfaces, apparut comme une évidence au Maire, lui-même vigneron et ingénieur agronome, alors que l’Etat venait de mettre en place des mesures incitatives à la conversion vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, 95% des terres du village, soit près de 250 hectares, sont cultivées selon les normes de l’Agriculture Biologique : au total, cela concerne 80 agriculteurs dont une cave coopérative, trois domaines viticoles, deux éleveuses de volailles et productrices d’ œufs, un apiculteur, un éleveur de chèvre installé par la commune dont le troupeau permet une bonne gestion de la forêt (dont le risque incendie) et la fabrication de fromages de chèvre, un céréalier, deux maraîchers, un spécialiste des plantes à parfum aromatiques et médicinales. Sur sa lancée, la commune a pris des engagements importants sur l’éco-construction et la Haute Qualité Environnementale (la Mairie a été réhabilitée selon cette démarche, et propose des conseils gratuits lors des demandes de permis de construire des habitants), les cantines bio (un repas bio est servi chaque semaine à la cantine scolaire et le village organise chaque année depuis 2000, le troisième week-end d’août, la Fête de la Bio et du Naturel) et les énergies renouvelables (le chauffage urbain est assuré par une chaudière « bois-énergie » à partir de plaquettes forestières). Plus de dix ans après, l’aventure est un succès : les jeunes sont restés au village, les commerces prospèrent, La Poste est toujours là ainsi que l’école maternelle-primaire (signe de la présence de nombreuses familles), tandis que les gîtes et chambres d’hôtes se sont multipliés (160 lits d’hébergement) pour héberger les touristes attirés par l’étiquette « verte ».

Récompensé plusieurs fois officiellement pour cette politique, le village l’a également été l’an dernier par les bio-people Lire la suite

En Loire-Atlantique, des stages enseignent un mode de vie écologique, autonome et décroissant

lemonde.fr, Frédéric Potet, le 17 juillet 2009

En Loire-Atlantique, des stages enseignent un mode de vie écologique, autonome et décroissant

Pousser au maximum la logique écologique. Produire soi-même son électricité. Subvenir, grâce à la pluie, à l’ensemble de ses besoins en eau. Se nourrir à partir d’un simple potager. Diviser par huit ses achats de consommation courante… Cela fait trente-cinq ans que Patrick Baronnet et sa femme Brigitte font la démonstration que ce genre de vie proche de l’autonomie totale est possible.

A Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique), ces décroissants de la première heure ont également construit une maison passive tout en matériaux naturels (murs en paille doublés de brique en terre crue, isolation en laine de mouton, ossature en bois…) qui est aujourd’hui le clou des visites et autres stages qu’ils organisent sur place.

Mode écolo oblige, l’endroit ne désemplit pas depuis deux ans.  » Et la crise ne fait que renforcer cet engouement, indique Patrick Baronnet. L’autonomie est perçue à la fois comme un moyen de faire des économies et une manière de remettre en question son mode de vie, en réaction à la société malade qui nous entoure. « 

Liée ou non à la conjoncture, cette notion de  » mal-être  » est palpable dès les premières minutes du stage proposé, ce matin-là à Moisdon, sur le thème  » Projet de maison « . Une vingtaine de personnes a fait le déplacement en pensant trouver des réponses uniquement  » techniques  » à leurs interrogations ; elles se trouvent finalement invitées à expliquer pourquoi elles aspirent à  » vivre autrement « .

Lancé autour d’une tisane sarriette-thym, le tour de table tourne très vite au grand déballage. Une ancienne sérigraphiste  » usée par le travail  » manque de s’étouffer dans ses sanglots. Un apprenti charpentier fulmine contre sa famille qui ne comprend pas son rejet de la société de consommation. Un couple d’archéologues parisiens, radiesthésistes à leurs heures, décrit ses problèmes de voisinage dans le Perche où il a acheté une maison de campagne. Une kiné belge explique s’être essayée à la sophrologie, puis à la  » réharmonisation énergétique  » Et maintenant à l’écologie !

L’après-midi est consacré à la description détaillée des différentes installations du lieu : le chauffe-eau solaire autoconstruit, la citerne enterrée de 8 000 litres, l’éolienne de 18 mètres de haut, les bassins filtrants pour eaux usées…

Le stagiaire en a pour son argent (40 euros la journée) et a même la possibilité de  » passer à l’acte  » en testant les Lire la suite

Forêt de Brocéliande : Rencontres Agri-Culturelles du 23 juillet au 2 août

aspaari.unblog.fr, Communiqué, le 2 juillet 2009

Rencontres Agri-Culturelles 2009

Elles se dérouleront du jeudi 23 juillet au dimanche 2 aout. Programme selon ce que chacun voudra y mettre : ceci est une invitation à s’impliquer pour des rencontres agri-politique.

Cuisinage autogéré, bio & végétarien, PAF 2,5 € (prix indicatif par repas) & participation aux frais généreux.

Assemblée chaque soir à 19 h.

Thèmes de discussions envisagés

– Accès au foncier

– NESO (pour un “NESO” consommateur)

– décroissance

– cohérence entre nos idées (nos idéaux ?) & nos pratiques

Au programme

Nuit à la belle étoile dans la forêt avec les enfants, ballade nocturne silencieuse, confiture, décroissance & sobriété heureuse…

– Chantier en éco-bio-construction

– Construction d’une kerterre, isolation en terre-paille

L’association ASPAARI a été créée en 1999 par des porteurs et porteuses de projets agricoles pour faciliter l’installation d’autres porteurs de projet. Progressivement, ASPAARI a mis en place Lire la suite

Multiplication des Agendas 21

developpementdurablelejournal.com, Patrick Cros, le 16 mars 2009

Actions durables : Les Agendas 21 portent leurs fruits

Dopés par le Grenelle de l’environnement, les projets d’Agendas 21 se sont multipliés en France. Fer de lance de cette nouvelle politique, les territoires et les collectivités ont joué le jeu aussi bien en matière d’agriculture, de biodiversité et d’énergie, que de transport et d’urbanisme. Plus d’une centaine de représentants ont été distingués jeudi par Chantal Jouanno, la secrétaire d’État à l’écologie, « en reconnaissance de leur démarche globale » de développement durable « Agenda 21 local ».

« Il faudrait que toutes les collectivités locales instaurent un dialogue avec les habitants, les organisations locales et les entreprises privées afin d’adopter un programme Action 21 à l’échelon de la collectivité ». En 1992, la déclaration de Rio, à l’origine de l’Agenda 21, plantait le décor en matière de développement durable. Dix-sept ans plus tard les projets se sont multipliés en France, en particulier depuis le Grenelle de l’environnement qui leur ont donné un nouvel élan.

Chantal Jouanno a tenu à distinguer, jeudi dernier, les représentants des 101 premiers territoires et collectivités, dont la démarche globale de développement durable a été reconnue « Agenda 21 local ». « Chacun des lauréats s’est vu remettre un diplôme et un trophée attestant de cette reconnaissance par l’Etat de son projet territorial de développement durable, intégrant la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la protection des milieux et des ressources, le développement de modes de production et de consommation responsables, les principes de gouvernance basés sur la participation et les partenariats », commente le Meeddat.

Des actions originales

Parmi les exemples d’actions menées : le projet d’Annecy qui a associé élus, agents de la ville, associations, chefs d’entreprises et habitants. Il a déjà initié des changements importants dans les pratiques internes : achats responsables, plan de déplacements des agents, amélioration de la qualité énergétique des bâtiments, …. Des actions d’éducation et de sensibilisation au développement durable ont été parallèlement menées auprès des entreprises, et en particulier auprès des acteurs du tourisme, un secteur d’activité majeur de la ville savoyarde. Depuis l’automne 2008, les habitants ont également la possibilité de découvrir, sur une carte au sol, leur habitation colorée en fonction de l’intensité de sa déperdition de chaleur. Cette information est complétée par un site Internet, sur lequel chacun peut zoomer sur la toiture désirée et connaître ainsi la performance de son logement en termes d’isolation thermique. Cette démarche sera soutenue par la mise en place d’une politique globale de l’énergie menée par les élus de la ville : un accompagnement méthodologique et financier sera proposé aux personnes souhaitant s’engager dans des travaux d’isolation.

Une nouvelle impulsion

Autre exemple : l’Agenda 21 du grand Alès. Construit en partenariat avec Le Parc national des Cévennes, il a mis l’accent sur un développement économique responsable reposant sur les spécificités locales : la forêt, l’agriculture, les éco-filières. La filière bois-énergie, en particulier, a été valorisée, notamment dans le cadre d’une charte forestière de Pays (constitution d’un pôle d’excellence rurale, développement de débouchés, promotion des petits projets et de bâtiments peu énergivores). Un partenariat avec l’Ecole des Mines d’Alès a également permis le développement du technopôle Alès Myriapolis qui dispose d’un pôle consacré aux éco-entreprises et aux éco-industries. L’éco-construction est aussi promue grâce Lire la suite

L’éclosion prochaine des éco-quartiers français

les.echos.fr, Laurence Boccara, le 26 février 2009

L’éclosion prochaine des éco-quartiers français

D’ici à 2012, plusieurs dizaines d’opérations sortiront de terre. Malgré l’absence d’une définition officielle, ces nouveaux  » morceaux de ville durables  » auront des caractéristiques communes : des immeubles économes en énergie, un habitat mixte, des commerces, des bureaux, des espaces verts, des équipements publics, des transports et des voiries pour gérer tous les types de déplacements urbains.  

Les éco-quartiers essaiment partout en France. S’il n’existe pas encore de réalisations achevées, plusieurs dizaines de projets sont en gestation. En moins de deux ans, de nombreuses communes se sont lancées dans la création de  » leur  » quartier vert. A côté des villes pionnières comme Lyon, Grenoble ou Dunkerque, on trouve Lille, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, etc. Ces initiatives ne sont pas l’apanage des métropoles. Angers, Auxerre, Saint-Etienne, Saint-Jean-de-Luz, l’Ile-Saint-Denis, Bussy-Saint-Georges, Limeil-Brévannes, Béthune ou encore Merville se sont aussi engagées. Est-ce une volonté des élus locaux de construire la ville durable de demain ou un effet de mode qui met en vitrine un éco-quartier ?  » Le quartier durable n’est pas la dernière tendance du moment. Il existe aujourd’hui un cadre législatif « , précise Pierre Kermen, chargé de la mission développement durable à l’université Joseph-Fourier de Grenoble et ancien élu Vert de cette ville. Une des directives du Grenelle de l’environnement précise que d’ici à 2012  » au moins un éco-quartier devrait voir le jour dans toutes les communes dotées de programmes significatifs de développement d’habitat « .

Ecolo mais pas  » bobo « 

Pour encourager l’éclosion de ces  » morceaux de ville  » à l’échelle du territoire, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (Meddat) a lancé le 22 octobre 2008 le concours Eco-Quartiers. Objectif de cette initiative ? Inciter les villes volontaires (1) à présenter et valoriser leurs projets.  » En raison des nombreux dossiers en préparation, le dépôt des candidatures a été repoussé au 30 mars. En juin prochain, 5 quartiers exemplaires seront sélectionnés « , indique-t-on au cabinet de Jean-Louis Borloo. Ces opérations urbaines seront jugées selon 7 critères : la gestion de l’eau, celle des déchets, la biodiversité, la mobilité, la sobriété énergétique, la densité et l’éco-construction. Les municipalités distinguées bénéficieront de l’assistance technique d’équipes spécialisées du ministère.

En attendant un label ou un référentiel officiel, bon nombre de réalisations se baptisent trop vite  » vertes « . Le sont-elles toutes ? Pas toujours.  » Cela tourne parfois à l’autodéclaration et à l’autopromotion « , nuance Pierre Kermen. Reste que la réalisation d’un quartier durable ne se résume pas à la construction côte à côte de bâtiments économes en énergie et bardés des normes, telles que la haute qualité environnementale (HQE), la Très haute performance énergétique (THPE) ou le bâtiment basse consommation (BBC). Chaque programme se doit d’afficher un catalogue étoffé de prestations techniques comme la ventilation double flux, les façades double peau, les isolants en triple épaisseur, des panneaux photovoltaïques sur les toits… Toutefois, cette collection de procédés innovants de construction ne constitue pas une fin en soi.  » La surenchère technologique liée à la quête d’une performance énergétique ne suffit pas à créer un quartier. A trop se focaliser sur la technique, on oublie l’essentiel : penser la ville. Il faut fabriquer un lieu où il fait bon vivre avec du monde dans la rue, des crèches, des transports en commun, des commerces en pied d’immeuble, de l’animation de jour comme le soir, en semaine comme le week-end « , alerte Franck Boutté, directeur de l’agence Franck Boutté Consultants, spécialisée dans la conception et l’ingénierie environnementale.

Un besoin d’adaptation

Outre le fait d’offrir presque toujours Lire la suite

De Castillon à Bx le 29 janvier, le naturel revient au galop

Sud-Ouest, Jean-françois Harribey, le 22 Janvier 2009

CASTILLON-LA-BATAILLE. Spécialisée dans le négoce de matériaux de construction écologiques, Ouestecohabitat s’offre une vitrine à Bordeaux, sous forme de galerie d’art

Le naturel revient au galop

Il voulait être architecte. Parce qu’il ne pouvait pas se payer les études, il sera maçon. Dans le sens de celui qui s’est mis en tête de construire un avenir plus sain, plus humain. Ça rapporte moins, mais ça permet au moins de rêver à un monde meilleur.

Après quelques études commerciales qui l’ont définitivement fâché avec les terminologies en termes de finances, de chiffres d’affaire ou de bénéfices, Gaetan Périssé, 26 ans, fils d’artisan tarbais plus préoccupé des valeurs nutritives du haricot-maïs que des cours de la bourse, s’est lancé avec son frère Ghislain et un ami, François Soustre, dans le négoce de matériaux naturels, durables pour les constructions écologiques, et des économies d’énergie.

Produits d’hier et de demain

Si le Grenelle de l’environnement n’a pas encore fait éclater ce créneau sur le marché du bâtiment, les frémissements de la demande, du moins l’intéressement constaté sur les foires et marchés qu’ils fréquentent pour assurer la promotion de ce type de démarche et de produits, ne fait qu’asseoir leur profonde conviction : ça ira mieux demain. Quand tout le monde aura pris conscience qu’en, pleine crise économique, environnementale et sociale, rien ne vaut le retour et le recours aux produits simples, sains et humains qui se trouvent encore à portée de main.

« Nous connaissons la durabilité de la pierre de Fontenac pour les murs, le bois des Landes pour les charpentes, comme le sable de la Garonne et ou de la Dordogne : proximité des ressources, énergies renouvelables, matériaux durables, ce sont les bases de l’éco-construction ».

Grossiste

Les anciennes écuries du château de Castillon la Bataille qui ont servi de fabrique de cheminées, d’atelier de mécanique et même de boîte de nuit, abritent aujourd’hui le nid du concept que la société y développe depuis deux ans. Entre ses murs qui ont plus de 150 ans, elle y a regroupé les structures propres d’une maison d’hier, d’aujourd’hui et de demain, avec ses isolations naturelles en fil de chanvre, laine de mouton, l’ouate de cellulose très performante pour les murs et les cloisons, la laine de bois, excellente pour le sol et la toiture, le liège connus pour ses qualités hydrophobes dans les caves mais tout aussi incontournable pour l’isolation phonique. « Des produits respirants, durables qui fonctionnent aussi bien l’été que l’hiver », insiste Gaetan.

La ferme regorge également de produits qu’elle commercialise, liés à l’étanchéité à l’air, aux énergies renouvelables (solaire, éoliens, micro photovoltaïque), aux économies d’énergie (LED pour l ‘éclairage), chauffe-eau solaire, poêle à bois pour le chauffage, récupérateur d’eau, à la décoration et aux finitions, avec toute une gamme de pots de peintures naturelles.

Ouestecohabitat dont le concept oscille entre la maison passive et l’éco-construction reste un grossiste en matériaux naturels et économies d’énergie, qui intéresse les artisans, mais aussi et peut-être, surtout les particuliers qui se lancent dans les travaux. « Mais à 40 km de Bordeaux, l’éco-construction garde peut-être une image bohème et rurale, ou bobo », fait remarquer Gaétan. « C’est pourquoi nous voulions manifester notre présence sur la capitale d’Aquitaine pour prouver le contraire », explique-t-il.

Une galerie d’art en ville

La société a donc ouvert depuis quelques jours un magasin de ville d’un genre tout particulier, « Nature d’éco », cours de la Martinique. « Il s’agit en fait d’une galerie d’art où les matériaux nobles tels que la chaux, la terre, l’huile de lin se côtoient, la laine de mouton faisant office de cimaises, le tout éclairé par une lampe Led de 150 watt d’une durée de vie de 55 000 heures », précise Gaetan.

Il sera inauguré le 29 janvier, Lire la suite

Imaginer collectivement un immeuble écolo à Toulouse

20minutes.fr, Aline Royer, le 16 janvier 2009

Une jeune pousse dans la future salade

Imaginer, puis gérer collectivement un immeuble écolo et éthique en centre-ville. C’est le projet d’un petit groupe de Toulousains qui, il y a tout juste un an, a fondé l’association La jeune pousse. Depuis, une vingtaine de personnes ont rejoint cette coopérative d’habitants en devenir et s’activent pour que leur future habitation voit le jour avant 2012. Le bâtiment devra largement dépasser les normes « haute qualité environnementale (HQE) » en vigueur, comprendre des appartements privatifs mais aussi des parties communes – buanderie, atelier, foyer, chambres d’amis – pour mutualiser l’espace et économiser de l’énergie.

« La volonté d’habiter dans un immeuble sain, bien pensé, à faible impact écologique est un élément fort chez la plupart d’entre nous. Mais il y a aussi un enjeu social : favoriser la mixité sociale et générationnelle », explique Laure Teulières, qui participe à l’aventure.

Familles avec enfants, célibataires, retraités… tout ce petit monde aspire en effet à vivre ensemble au quotidien dans un esprit de solidarité. « Se sentir utile et transmettre son savoir, c’est un besoin très important quand on est retraité », confie Françoise Tétart, qui se voit déjà garder les enfants de ses voisins.

« Il y a un enjeu politique dans ce type de projets qui, pour aboutir, nécessitent d’être soutenus par les élus », argumente Laure Teulières. Et justement, la mairie de Toulouse a proposé à La jeune pousse d’intégrer son projet au futur écoquartier de la Salade. L’association pourrait ainsi y gérer la construction d’un immeuble neuf de vingt à trente logements, utilisant les techniques les plus abouties d’écoconstruction. « Nous accueillons très favorablement cette démarche qui Lire la suite

L’éco-construction ? il faut en vouloir !

NaturaVox, le 10 septembre 2008, la green team d’Ecolo-Info

L’éco-construction ? il faut en vouloir !

L’éco-construction n’en n’est qu’à ses débuts en France, et en tant que particulier il est très difficile : 1) de s’informer clairement, 2) de trouver un archi réellement cohérent sur le sujet (avec une pensée globale), 3) de trouver des éco-matériaux – et qui plus est, locaux, et 4) de trouver des spécialistes pour réaliser la construction. Cette affirmation est volontairement forte, mais elle part d’un constat et d’un vécu personnel récents… que je retrouve aussi autour de moiOlivier a même décidé d’arrêter son projet d’éco-construction quand on lui a donné le devis répondant à ses exigences… 100% plus cher que son budget… forcément, ça calme !

Reprenons donc un peu les basiques…

1 – L’information

L’information sur l’écoconstruction ne manque pas, mais il faut savoir la trouver et passer du temps à la chercher…

Côté bouquins je n’ai pas de revue de livres à vous proposer, mais il en existe beaucoup, accessibles dans les magazines comme Castorama ou Leroy Merlin en principe. Ainsi que dans les boutiques écolos et certaines librairies, naturellement. En ligne, Alternastyle propose une belle sélection d’ouvrages, ainsi que l’association Oïkos.

Dans votre cheminement, si vous n’y connaissez rien, le site de l’ADEME est l’un des mieux pour saisir l’essentiel en peu de temps. Dans le genre très bien fait et très complet, il y a aussi le portail de l’habitat durable Voizo : il a ouvert il y a peu de temps et continue à s’améliorer – vous y trouverez des articles présentants clairement les différentes alternatives. Domsweb référence aussi depuis longtemps les solutions existant en termes de construction durable. Et Maison Eco n’est pas mal non plus !

Enfin, le mieux lorsque l’on envisage de construire et/ou de rénover consiste à aller se renseigner sur des foires expo ou des salons. A Bordeaux par exemple, lors de la foire internationale en mai dernier, tout un espace était consacré à l’habitat durable : le Creaq (Centre Régional d’éco-énergie Aquitaine) Lire la suite

Les 20 ans d’Horizon vert, 4 et 5 octobre à Villeneuve / Lot

Le 20ème salon de l’écologie et de l’écohabitat, Horizon Vert est en préparation !

Il aura lieu les 4 et 5 octobre 2008, au Parc des Expositions de Villeneuve / Lot (47).

Sa thématique générale, qui guide la déclinaison du programme des conférences, a été définie :

 » Si demain m’était conté ! « … vaste sujet, qui est vous est présentée en détail dans la page Le Salon

Pour la deuxième année :

A l’intérieur d’Horizon vert un vaste espace consacré entièrement à l’écohabitat

pour en savoir plus cliquer sur ce lien

La programmation du cycle de conférences et ateliers est en cours et vous trouverez des mises à jour régulières de l’avancement du programme. Lire la suite

A quand les maisons écolos made in France ?

Eco-Life le 8 septembre 2008, Gaëlle Courcoux

A quand les maisons écolos made in France ?

8 septembre 2008. – En France, les bâtisseurs écolos doivent encore trop souvent faire appel à des matériaux et équipements étrangers, faute de matériel français. Le coût écologique du transport généré démolit alors leurs efforts en faveur de la nature.

Maisons écologiques, passives et à énergie positive : des concepts encore trop étrangers aux Français. Et pour cause ! L’éco-construction n’en est qu’à ses balbutiements dans l’Hexagone. De fait, pour construire un bâtiment autonome en énergie, les maisons passives, et a fortiori un bâtiment à énergie positive, les Français se trouvent confrontés à quelques difficultés. Ils doivent souvent faire venir les matériaux et équipements de l’étranger, parfois de l’autre bout de la planète, réduisant du même coup les bénéfices environnementaux.

La Maison Zen, inaugurée en novembre 2007, est la première maison à énergie positive réalisée en France. A titre d’exemple, les panneaux photovoltaïques du toit viennent d’Allemagne, les triples vitrages d’Autriche et la pompe à chaleur du Japon. « Bien sûr, nous avons d’abord cherché des équipements français, mais nous n’en n’avons pas trouvé », regrette Yann Usseglio, consultant pour le cabinet d’études Cythelia spécialisé dans les énergies renouvelables et maître d’oeuvre de la Maison Zen.

« Le Grenelle de l’Environnement a créé le buzz »

Mais la France rattrape à toute vitesse ses voisins européens. Lire la suite

Rencontre architecture et DD à Bx les 10 et 11 octobre

10 et 11 octobre 2008, à Bordeaux

« Architecture et développement durable », manifestation inscrite dans le programme officiel de la Présidence française de Union Européenne et organisée sous l’égide du ministère de la Culture et de la Communication. Le Forum européen des politiques architecturales, associé au centre d’architecture arc en rêve à Bordeaux, propose une rencontre ouverte à des professionnels de toute l’Europe avec pour ambition de lancer une dynamique d’échanges des savoirs et savoir-faire, en matière d’architecture articulée à l’objectif de développement durable. Il s’agit d’entreprendre un travail critique, produire de nouveaux modes de pensées, générer de nouvelles façons de faire, et nourrir les modes de gouvernance, les politiques architecturales et urbaines.

Pré-programme : Lire la suite

Habitat écologique : Les aides à la loupe

Direct Matin, Martine Picouet le 25 juin 2008

Une cascade d’aides existe pour inciter les ménages a réaliser des travaux ou a s’équiper pour réduire leur facture d’énergie.

La TVA allégée. Les travaux réalises par un professionnel bénéficient en général d’une TVA allégée a 5,5%.

Le crédit d’impôt. Les travaux de chauffage et d’isolation donnent droit a un crédit d’impôt a condition qu’ils soient réalises dans la résidence principale. Le montant varie de 15% a 50% du prix des équipements, hors main-d’œuvre. Ce crédit concerne les équipements achetés entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Le plafond est fixe a 8 000 euros pour une personne seule ou 16 000 euros pour un couple. Il est majore de 400 euros pour le premier enfant, 500 euros pour le deuxième et 600 euros par enfant supplémentaire.

Le crédit d’impôt est accorde quel que soit le niveau d’imposition de l’usager. Les ménages non imposables reçoivent cette somme directement.

Les prêts. Toutes les banques Lire la suite