« Entre-deux-Mers 2030 : quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? »le Jeudi 20 mai à 20h30 au Centre Culturel de Créon

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, le 12 mai 2010

Le Comité de liaison de l’Entre-deux-Mers et la Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, vous invitent dans le cadre de l’Université Populaire de l’Environnement, à participer à un cycle de deux conférences-débat sur le thème de « L’Entre-deux-Mers en 2030 ».

La deuxième de ces conférences-débat publique aura lieu : « Entre-deux-Mers 2030 : quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? »

Avec la participation de deux architectes bordelais spécialistes de l’éco-construction

Marc Lasaygues et Olivier Lehmans

La conférence débat sera précédée de la diffusion d’un film documentaire de Matthieu Lietaert « Vivre en co-habitat »

La première conférence « La construction du paysage et de l’urbanisme dans l’Entre-deux-Mers » a eu lieu le 25 mars à Créon avec la participation de Jean-Claude Hinnewinkel, professeur honoraire de géographie de l’Université de Bordeaux 3 et François Gondran, Directeur du service départemental de l’architecture et du patrimoine de la Gironde. Elle a été précédée de la diffusion d’un film documentaire de Pierre Pommier, « La vigne de Montgirard » qui évoque la vie au fil des jours au cours de l’année 1977 à Cénac, village de l’Entre-deux-Mers à l’est de Bordeaux.

Ville et humanité

En 1800, environ 3 % de la population mondiale vivait en ville, en 1900 près de 14 % et pour une population totale de 6,4 milliard d’urbains, on table sur 70 % en 2030. Avec l’usage intensif des ressources énergétiques fossiles et suivant la formule de l’historien Lewis Mumford, le monde entier est « devenu une ville », ou plutôt, une constellation en réseau de pôles urbains démesurés. Ils forment les nœuds de l’espace économique mondialisé, avec pour finalité l’accélération permanente de la production et de la consommation de biens et de services.

Nous habitons désormais des milieux artificiels, hypersophistiqués, enveloppés d’outils, de claviers, de rues et de places, de réseaux et d’écrans qui, petit à petit, effacent de nos perceptions la présence de la nature et la consistance réelle de la planète. Les relations entre pôles urbains sont devenues aujourd’hui plus déterminantes que les relations entre ces pôles et leurs arrières pays. Cette évolution est en train de faire disparaitre les circuits économiques entre la ville centre et sa campagne périphérique.

Le cocktail que constituent : croissance démographique exponentielle, concentration urbaine, environnement techno-scientifique de plus en plus complexe et fragile, fin de l’énergie bon marché et de nombreuses ressources naturelles, incapacité à contrôler le changement climatique, incapacité à résoudre les injustices sociales (nord/sud comme nord/nord), incapacité à repenser la relation homme/nature… ne comprend-il pas les ingrédients d’une crise écologique et sociale majeure, qui assombrit très sérieusement notre avenir commun ? Pour ne citer que des exemples récents, l’analyse des causes et/ou des conséquences de la tempête Xhyntia, de l’irruption de l’Eyjafjöll ou de la marée noire dans le golf du Mexique ne révèle-t-elle pas les limites de ce modèle de développement ? L’espèce humaine ne serait-elle qu’une espèce invasive tropicale en train de détruire sa niche écologique !?

Flux et reflux des modèles d’urbanisation

Dans l’ensemble que constitue l’agglomération bordelaise, le bassin d’Arcachon, le libournais, le langonnais et le Médoc, il y a ici comme sur tous les territoires plusieurs Lire la suite

Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines

sudouest.com, Arnauld Bernard, le 12 Novembre 2009

ECOPÔLE. Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines

« Pas de la construction mais de l’habitat »

En octobre, une réunion était organisée à Périgueux entre différents acteurs économiques, pour étudier les futurs aménagements du quartier du Gour-de-l’Arche. Dans l’hypothèse d’un projet pilote d’éco-quartier, les « écopôliens » du Pays de Montaigne-Montravel étaient de la partie. Depuis qu’ils travaillent sur cette problématique, les membres de cette association commencent à avoir une certaine expertise dans la région.

Pour eux, l’éco-construction, ce n’est pas seulement un mot à la mode, c’est l’utilisation de nouveaux matériaux, mais aussi de nouveaux procédés dans la conception d’un habitat.

Jean-Philippe Geoffriau, un membre de l’association, résume : « Avant, l’objectif, était de monter vite avec des matériaux pas chers. Nous, on adapte parfois des techniques anciennes à la construction d’habitats modernes. Cela peut entraîner un surcoût, mais ça tient plus longtemps, et l’économie en énergie est considérable. »

L’écopôle, c’est donc la réunion d’acteurs autour de ces valeurs. Il y a des architectes, des ingénieurs, des paysagistes, un bureau d’études, des conseillers en traitement et en valorisation des déchets organiques, un charpentier, un maçon, un plasticien, un électricien, des communicants ? Tout ce petit monde participe au même projet : la construction d’une zone artisanale sur-mesure.

Une zone sur-mesure

Bertrand Quattrocchi, ingénieur environnement en habitat bio, est impatient : « Nous avons mis en place une charte. L’objectif est de minimiser son impact sur l’environnement et pour cela, on mutualise nos moyens. Nous n’avons pas encore d’espace physique, mais ce sera l’étape suivante. D’habitude, les collectivités sont à l’initiative de la création des zones artisanales, mais là, c’est un groupement local qui essaye de mobiliser les politiques autour d’un projet, une zone écoresponsable. Ce sont donc les futurs usagers qui conçoivent la zone, en fonction de leurs besoins. Tout, des locaux à l’assainissement, serait de l’éco-construction. Le lieu serait aussi pédagogique, avec de la formation, des ateliers ?

Aujourd’hui, on sépare zone industrielle, zone artisanale et zone d’habitat. Nous, nous sommes dans une démarche intégrale. Pourquoi pas y organiser des manifestations, de l’événementiel ? »

La signature de la convention de partenariat avec la Communauté de communes est imminente. Le Conseil général a également assuré son soutien. Il ne reste finalement plus qu’à trouver un terrain.

« Depuis un an, je trouve qu’on assiste à une montée de la demande écologique, Lire la suite

Energie grise, la face cachée de l’éco-construction

novethic.fr, Philippe Chibani-Jacquot, le 28 octobre 2009

Energie grise, la face cachée de l’éco-construction

Le secteur du bâtiment vit à l’heure de la réduction des consommations d’énergie, via les incitations fiscales et la réglementation thermique. Mais un facteur important de réduction des émissions de gaz à effet de serre reste en marge des politiques publiques : l’énergie grise.

« Dans le cas de la construction d’un immeuble de bureau de 1500 m2, le bilan carbone passe d’une dette de 500 kg de CO2 /m2 à un crédit de 300 kg de CO2 /m2 selon le scénario de construction. De la construction conventionnelle à la plus écologique », explique Luc Floissac, conseiller environnemental et chercheur à l’Ecole nationale d’architecture de Toulouse. Ce spécialiste de l’éco-construction a élaboré le logiciel « Cocon » qui permet, notamment, d’évaluer l’énergie grise d’un bâtiment, c’est-à-dire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) avant même qu’il n’ai dégagé un gramme de CO2 du fait de son usage. Le calcul prend en compte les émissions de GES dues à la production des matériaux1, la construction elle-même, l’entretien, la durabilité des matériaux et leur valorisation en fin de vie…

35 ans de pollution évitée

Pour exposer un cas concret, la rénovation d’un immeuble ancien de 285 m2, destiné à accueillir trois logements sociaux dans la banlieue de Toulouse, a été l’occasion pour l’équipe de Luc Floissac, d’évaluer les différentes stratégies de construction en recoupant l’énergie grise, la performance énergétique mais aussi le coût financier de l’opération (incluant la taxe carbone). Résultat : une réhabilitation conventionnelle aurait produit l’équivalent de 204 kg de CO2 /m2 contre 35,5 pour la solution d’éco-construction mise en œuvre qui allie le feutre de bois et le liège. A raison d’une pollution de 5 kg de CO2/m2 et par an du à l’usage des logements, il faudra 35 ans pour que la rénovation écologique produise autant de GES que la seule rénovation du même immeuble selon des techniques conventionnelles. La solution mise en oeuvre aurait pu être encore réduite, notamment en préférant des fenêtres en bois, plutôt qu’en PVC. Mais ce type d’arbitrage a permis de réduire au minimum le surcoût du aux éco-matériaux.

Début de reconnaissance

Jusqu’à maintenant, les politiques publiques ne se sont attachées qu’à la réduction de la consommation énergétique du fait de l’usage du bâtiment pour atteindre l’objectif de division par quatre des émissions de GES du secteur à l’horizon 20501. L’effort, porté par des incitations fiscales à la rénovation et la création de normes dites basse consommation pour le neuf est justifié2, mais risque de voir ses résultats minimisés du fait de l’usage exclusif de matériaux industriels énergétivores (monomurs de béton, fenêtres en PVC…).

Selon un rapport sur les éco-matériaux des Amis de la Terre publié en 2009, la part de marché des isolants écologiques (chanvre, paille, ouate de cellulose…) stagne Lire la suite

Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne

Conseil général de la Gironde, Communiqué, le 21 septembre 2009

Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne

Toute association et tout citoyen (e),  peuvent y émettre leurs observations ou répondre aux questions posées, en ligne, relatives aux thématiques suivantes :

– transport et planification urbaine

– habitat, bâtiment, éco-construction

– industrie et énergies renouvelables

– agriculture, viticulture et forêt

– prévention et valorisation des déchets

– littoral et tourisme

– précarité énergétique et santé

Pour accéder au livre vert Lire la suite

Ecoconstruction : La maison en paille et en bois, ils y croient

ouestfrance-immo.com, Élodie Dardenne, le 14 août 2009

La maison en paille et en bois, ils y croient

Les temps ont changé, l’écologie est devenue la préoccupation de tous. Hier fantaisie d’une poignée de privilégiés, aujourd’hui la maison écologique est dans l’air du temps. Rencontre.

Cornillé, petit village d’à peine 700 âmes. C’est ici que Madeleine et Gérard David, ont décidé de se lancer dans un nouveau projet « une maison passive, qui produit sa propre énergie, et qui est également saine et écologique ». Ce projet, ils en rêvaient pour leur retraite, alors ils ont contacté l’association Empreinte, basée à Messac et spécialiste de l’habitat écologique.

Former à la construction des maisons passives

Empreinte, qui œuvre pour la promotion d’un habitat passif et écologique, propose à des particuliers des conseils pour lancer leur projet d’habitation « on invite souvent les gens qui ont un projet de visiter d’autres chantiers et de se former ensuite lors de stages pour découvrir le travail et surtout éviter que de grosses erreurs soit commises », explique Fabrice Auvé, président de l’association créée en 2004.

Car c’est bien là que repose l’originalité du projet : aller se former sur d’autres chantiers pour pouvoir un jour sinon construire complètement sa maison, au moins être capable d’intervenir sur une partie, « construire une maison en paille et en bois ne se fait pas comme ça, il faut apprendre une technique très pointue et les stages permettent cela. Nous sommes deux formateurs et dix stagiaires sur cette maison ».

Gérard et Madeleine David ont décidé de construire à côté de leur première habitation, cette nouvelle maison de 120 m2. Elle devrait être terminée d’ici fin 2010-début 2 011, « nous avons beaucoup d’amis qui sont curieux de ce projet et qui viennent nous aider ». Fabrice Auvé le rappelle, la plupart des maisons sont en partie auto-construites, « certains construisent en un an d’autres prennent leur temps et mettent trois ans ».

Plus de 500 maisons en paille en France

L’origine des maisons de paille n’est pas nouvelle. La plus vieille maison en paille de France date de 1921, « aux États-Unis il y en a de plus vieilles encore ». L’espérance de vie pour ces maisons écologiques tourne autour de 100 ans. En Europe si l’idée a fait son chemin aujourd’hui, pendant longtemps on a négligé cette forme d’habitat, « on compte aujourd’hui à peu près 500 maisons en paille ou projets en cours ». L’association Empreinte regroupe Lire la suite

ATTAC : Programme de l’AlterVillage à Rennes du 11 au 17 août 2009

france.attac.org, Olivier Tétard, le 10 juillet 2009

Programme de l’AlterVillage 2009 qui se déroulera à Rennes du mardi 11 au lundi 17 août 2009.

Extrait : ATELIERS – LE MATIN : ÉCHANGES D’EXPÉRIENCES…

1) Se Nourrir

1.A – Les Circuits courts de distribution : comment contribuer à leur développement ? / jeudi 13, 10h00 – 12h30

AMAP, GASE, SEL… Le nombre et la forme des circuits courts de distribution augmentent. Comment peut-on les recenser ? Comment peut-on aider à leur développement ? Comment peut-on soi-même s’organiser avec d’autres pour en créer ?

1.B – Organisation d’une campagne de boycott / samedi 15, 10h00 – 12h30

Le boycott est un moyen pour tenter d’infléchir les politiques publiques et/ou les comportements des entreprises. Comment organiser une campagne de boycott afin qu’elle soit efficace ? Explicitation des motivations politiques, identification des produits, modification des comportements d’achat du plus grand nombre…

1.C – La Réappropriation des biens de consommation en grande surface / vendredi 14, 10h00 – 12h30

Différentes actions (pique-nique festif en grande surface, récupération de produits alimentaires pour les redistribuer…) visent les magasins des grands distributeurs, dont les bénéfices ne semblent pas connaître la crise alors que le pouvoir d’achat des Françaises-çais diminue. Comment ces actions sont-elles menées ? Quels sont leurs impacts ?

1.D – Promouvoir l’alimentation biologique / dimanche 16, 10h00 – 12h30

Selon la FAO, l’agriculture biologique pourrait sans difficulté nourrir l’ensemble des habitants de la planète, même en tenant compte de l’augmentation de la population mondiale ces prochaines décennies. Pratiques, potentiel, difficultés, et parfois ambiguïtés d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

2) Se Loger

2.A – Constructions écologiques / vendredi 14, 10h00 – 12h30

Un volet important de la lutte contre le réchauffement planétaire. Contrairement à d’autres pays, l’autoconstruction a joué et joue encore un rôle important dans le développement de l’écoconstruction. Ou comment en faire autre chose qu’un nouveau marché.

2.B – Éco-villages et habitat groupé / jeudi 13, 10h00 – 12h30

Habiter autrement, se réapproprier son habitat, donner toute sa place au lien social et à la solidarité, construire des alternatives. Pratiques en France et dans d’autres pays.

2.C – Les Habitats mobiles et légers / dimanche 16, 10h00 – 12h30

Habiter autrement, s Lire la suite

CAPTIEUX – Le hameau recherche ses hôtes écolos

sudouest.com, Cécile Frechinos, le 21 Juillet 2009

CAPTIEUX – Le hameau recherche ses hôtes écolos

CAPTIEUX. La commune s’engage à abriter le premier éco-hameau du département. Pour les initiateurs de cet habitat alternatif, reste à trouver de futurs habitants

 «Captieux, ville d’accueil. » Hubert Bernard et Marc-Alexis Morelle ne vont certainement pas contredire les mots inscrits sur le panneau posté à l’entrée de la commune capsylvaine. À la recherche depuis deux ans d’une municipalité ouverte à leur projet d’éco-hameau, ils ont enfin obtenu une réponse favorable à Captieux.

Mais cela n’aura pas été sans mal. « Nous avons fait des demandes auprès de plus de 50 communes et n’avons reçu que quatre réponses positives », regrettent-ils. Mais aujourd’hui, ils ont oublié ces embûches, bien trop occupés à trouver de futurs habitants à leur hameau.

Éco-hameau, quèsaco ?

On connaissait les habitations HQE (pour haute qualité environnementale) mais le concept d’éco-hameau est, lui, encore chose rare. Et pour preuve, celui de Captieux sera une grande première dans le département.

Imaginez : un petit chemin qui sent la nature, au bout duquel, un parking pour y déposer les véhicules. Plus loin, un véritable musée de l’habitat écologique. Des maisons en bois, en paille ou en terre, coiffées de toitures végétales ou photovoltaïques. De part et d’autre des habitations, des bâtiments et terrains collectifs : vergers, laverie, atelier, salle de jeux. Mutualiser les équipements permet ainsi de réduire le coût environnemental. Mais ce n’est pas là tout l’intérêt de l’éco-hameau. « Notre démarche n’est pas seulement écologique, elle est également sociale et éducative », insiste Hubert Bernard.

Consensus et dialogue

Sociale ? Parce que l’éco-hameau doit être le fruit d’un consensus entre tous ses occupants. Pour Hubert et Marc-Alexis, pas question de livrer les maisons clé en main, à l’instar des promoteurs immobiliers. « Nous devons dialoguer, mettre en commun nos envies et nos connaissances pour construire l’éco-hameau qui nous ressemble », explique Marc-Alexis Morelle.

Pour l’heure, il n’existe donc aucun plan, ni même aucune esquisse de cette future bourgade alternative. Seule certitude : elle devra satisfaire des normes écologiques rigoureuses, fixées par une charte.

Utilisation de matériaux sains, récupération, autonomie énergétique… Aucune technique « propre » ne sera négligée.

Un véritable laboratoire

Au contraire. « Nous souhaitons faire de notre éco-hameau un véritable laboratoire, on y testera Lire la suite