Que trouve-t-on dans nos poubelles aujourd’hui ? Réponses avec le MODECOM

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 23 juin 2009

Que trouve-t-on dans nos poubelles aujourd’hui ? Réponses avec le MODECOM.

La campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères menée en 2008 a permis d’identifier que 22 % du tonnage global des ordures ménagères résiduelles provient des activités économiques.

L’ADEME a publié les résultats de la campagne MODECOM 2007-2008. L’ADEME a en effet annoncé ce jour les résultats de la campagne MODECOM (Méthode de caractérisation des ordures ménagères), réalisée à la demande du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire dans le cadre du plan national de prévention des déchets.

Couplés aux données issues de l’Enquête nationale 2007 sur la collecte des déchets par le service public en France, ces résultats mettent en avant les progrès réalisés depuis 1993, date de la dernière campagne MODECOM, mais aussi les points d’amélioration à prendre en compte pour alléger nos poubelles et améliorer leur gestion.

L’objectif de cette seconde enquête (la première concernant l’année 2005) était d’interroger l’ensemble des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et les communes indépendantes de plus de 1 000 habitants (2 300 EPCI et 500 communes indépendantes), ayant au moins une compétence collecte et/ou déchèterie afin d’identifier leurs compétences, leur desserte et les flux de déchets collectés pour l’année 2007.

L’enquête a porté sur 5 types de collecte en porte à porte et /ou en apport volontaire :

Collecte d’ordures ménagères résiduelles,

Collecte du verre,

Collecte des matériaux secs,

Collecte des biodéchets et/ou des déchets verts,

Autres collectes spécifiques (encombrants, cartons des professionnels, …), ainsi que sur la collecte en déchèterie.

Les quantités collectées concernent les ordures ménagères au sens large qui comprennent une part non négligeable de déchets produits par les activités économiques pris en charge par le service public. La campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères menée en 2008 a permis d’identifier que 22 % du tonnage global des ordures ménagères résiduelles provient des activités économiques.

Le taux de retour de l’enquête concernant la collecte des ordures ménagères résiduelles est de 96 % (en population). Il a été considéré que 100 % de la population française était desservie par une collecte d’ordures ménagères résiduelles. Le même taux de retour a été appliqué pour les autres types de collecte.

L’ensemble des données de tonnage et de pourcentage de la population desservie a ensuite été redressé afin de passer de données correspondant à 96 % de la population à des données correspondant à 100 % de la population.

Les données de population correspondent aux données 2007 estimées par l’INSEE soit une population française totale de 63 578 000 habitants (y compris les départements d’Outre Mer).

Ce qu’il faut retenir de l’enquête MODECOM selon l’ADEME :

Les apports en déchèteries continuent d’augmenter

De 2005 à 2007, Lire la suite

Création d’une recyclerie ressourcerie à Sarlat

Sud-Ouest,  Séverine Lamarque, le 6 Mars 2009

DÉCHETS. Une recyclerie va bientôt s’installer sur la zone d’activités de Vialard

Sus à l’enfouissement !

Il y a des réalités faciles à oublier. Tellement invisibles. Comme celle des sites d’enfouissement de déchets, souvent méconnus du grand public. Des monstres de ferraille, de plastique et de bois finissent leur vie dans ces centres dits de stockage des déchets ultimes (CSDU). Chaque année, ce sont des dizaines de milliers de mètres cubes d’encombrants ménagers qui sont enterrés tels quels sous terre. Le site de Milhac-d’Auberoche, qui s’étend sur 35 hectares, engloutit ainsi quelque 100 000 m³ de déchets par an. À ce rythme, il sera saturé en 2010.

Ignorance ? Culpabilité refoulée ? À la psychanalyse des consommateurs, une dizaine de personnes ont préféré l’action. L’association Récup’acteurs est née fin février à Saint-Julien-de-Lampon et, déjà, elle accouche d’un énorme projet. Prochainement, elle va créer une « recyclerie-ressourcerie » sur la zone de Vialard, juste à la sortie de Sarlat (1).

Meubles relookés

Cette structure associative triera et collectera tous les déchets qu’elle pourra recycler et revendre (meubles, ustensiles, vaisselle, outillage, jouets, etc.). Elle interviendra sur les six déchetteries gérées par le Sictom du Périgord noir, ainsi que chez les particuliers sur rendez-vous.

Au fil des mois, le tri sera plus sélectif. Les employés, en fonction de leurs compétences, jaugeront mieux quels objets pourront être revalorisés et susceptibles de trouver acquéreur après un relookage. Une activité qui rappelle sensiblement celle des compagnons d’Emmaüs. « La démarche est avant tout environnementale, insiste Bertrand Gazel, porteur du projet. Il faut en finir avec cette logique de consommation effrénée. »

Cet écolo convaincu pointe l’incohérence de l’actuel système, qui a incité les Récup’acteurs à se mobiliser : « Prenez un canapé de 1 m³, composé de bois, de mousse, de tissu, de plastique, de métal et de latex. Certaines de ces matières sont recyclables, d’autres non. Aujourd’hui, on préfère l’enterrer intégralement car cela coûte moins cher que de le démonter. En 2008, en Périgord noir, on a ainsi enfoui 4 655 m3 de matelas et de canapés. »

Pour Philippe Melot, président du Sictom, le syndicat n’a jusqu’à présent pas eu le choix. « Jusque-là, il n’y avait aucune filière de recyclage pour ce type d’encombrants. Il existe dans les déchetteries des containers spéciaux que l’on vide régulièrement à Milhac. La suite n’est pas de notre ressort. » L’enfouissement coûte chaque année au syndicat 2 millions d’euros.

En toute logique, Philippe Melot accueille positivement ce projet synonyme d’économies. Une convention devrait être signée prochainement avec l’association, qui entend tirer une contrepartie de son activité de tri.

Trois emplois créés

Le projet environnemental des Récup’acteurs se double d’un volet social. Lire la suite