Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie sur la CUB

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie dans la CUB.

Le constat est simple : une énorme part des déchets arrivant en déchetterie ou collectés dans la rue pourraient être re-utilisés avant même de songer à les recycler. Toutes sortes d’objets, peu ou même pas abîmés peuvent ainsi être nettoyés, réparés, remis en état, ou détournés de leur usage pour être revendus à bas prix ; ce faisant, on économise la matière première et l’énergie nécessaire à la fabrication des produits neufs, et la pollution engendrée par leur “recyclage”, leur enfouissement, ou plus généralement leur incinération (pour la majorité des déchets de Gironde). Il s’agit de rajouter une étape préliminaire dans le traitement des déchets, de prendre en compte la valeur utilitaire et/ou esthétique de certains objets jetés et la possibilité de les réparer pour leur donner une nouvelle vie.

Les principaux objectifs et intérêts d’une recyclerie/ressourcerie sont :

– l’information et la sensibilisation sur la gestion et la réduction des déchets

– la collecte et la revalorisation d’objets

– le tri poussé du non réparable

– la création d’emplois

– la vente d’objets usuels à prix réduit

– la possibilité de création artistique à partir de déchets

Des ressourceries fleurissent un peu partout en France et ailleurs, pourquoi pas ici ?

Si le projet vous intéresse, nous pouvons nous réunir pour une AG de création de l’association le Lundi 29/09/2008 à 19h à la MNE Bordeaux-Aquitaine (3 rue Tauzia).

Adresse mail temporaire : recyclhop@free.fr

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

La voix du Nord, mercredi 17 septembre 2008, Alexis Constant

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

Arcelor, numéro1 mondial de l’acier, a réalisé 7,5milliards d’euros de bénéfices nets en 2007.

La justice pense avoir mis au jour un circuit de « blanchiment » de millions de tonnes de déchets toxiques impliquant Arcelor-Dunkerque, trois autres sociétés et un douanier. Par le biais de fausses déclarations, Arcelor est suspecté d’avoir dissimulé aux autorités une partie de ses résidus industriels classés dangereux pendant plus de dix ans et s’être enrichi au détriment de l’État. Une information judiciaire a été ouverte pour corruption, concussion, faux et usages de faux documents administratifs, exportation non déclarée pour élimination dans l’Union européenne de déchets nuisibles.

Depuis la fin du mois de juin, les douanes de Dunkerque font profil bas. La justice exige que toute la lumière soit faite pour tirer au clair une affaire qui pourrait entacher cette administration, d’habitude si tatillonne dans ses missions de recouvrement.

Lorsque les douaniers ont franchi, sur la pointe des pieds, la porte du procureur de la République, pour confesser qu’une enquête sur un trafic de déchets toxiques dormait dans un tiroir depuis trois ans, ça a jeté un froid. Quand ils ont annoncé que ce circuit de « blanchiment » – des dizaines de millions de tonnes – a coulé des jours heureux pendant près de dix ans, le froid est devenu polaire.

Enquête internedes douanes

Les relations ne se sont pas réchauffées quand le parquet a réalisé que la longue liste de délits relevés par les douanes frisait la prescription. Une information judiciaire a été ouverte sur-le-champ. Le parquet de Dunkerque ne souhaite pas communiquer, ne confirmant, ni n’infirmant les faits.

L’enquête, réalisée par les douanes et bouclée en 2005, aurait révélé que dès 1993, Sollac, le Rubis Terminal – entrepôt d’hydrocarbures situé sur le port de Dunkerque -, une société de traitement des déchets (la SONOLUB), un courtier portuaire, ainsi qu’un agent des douanes, auraient conclu un « marché » douteux, mais profitable.

Le coût du traitement des déchets industriels représente une charge onéreuse pour les industries lourdes. À l’époque, les responsables de Sollac ont flairé le bon filon quand la SONOLUB, entreprise de valorisation des déchets, implantée en Seine-Maritime, aurait proposé de lui racheter son fioul dit « naphtaliné ». Un produit classé dangereux, toxique, cancérogène, normalement très encadré par la législation et qui résulte du nettoyage des installations du sidérurgiste.

L’aubaine, c’est que la SONOLUB aurait promis à Sollac que le traitement de ce déchet ne lui coûterait pas un centime. Mieux encore, à l’aide d’un montage frauduleux, les industriels auraient trouvé le moyen de récupérer la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Lire la suite

Ecologie. Le B.a.-ba des gestes à adopter d’urgence

Paris-Match, le 3 Septembre 2008, Emilie Blachère

Ecologie. Le B.a.-ba des gestes à adopter d’urgence

Ecolo, la chasse au gaspi est ouverte. Au bureau, à la maison, au supermarché, vous ne savez par où commencer? Suivez le guide.

Match Art de Vivre

Je contrôle ma boulimie d’électricité

Passez un coup de chiffon sur les ampoules, cela améliore leur flux lumineux de 40 %. De plus, en privilégiant les ampoules fluorescentes à basse consommation, vous utiliserez 5 fois moins d’électricité. Autre avantage ? Elles durent 10 fois plus longtemps que les ampoules à incandescence. Alors, pour avoir bonne conscience, suivez ce conseil. Selon Nicolas Hulot, si chaque foyer participe, on fermera quatre centrales nucléaires.

www.fondation-nicolas-hulot.org, www.zone-ecolo.com.

Faites la chasse aux « lumières rouges » et économisez 10 % de votre budget électricité : le coût moyen des veilles est de 15 à 50 euros par ménage et par an. Par exemple, débranchez systématiquement le chargeur de votre téléphone. Une petite astuce pour gagner du temps et de l’argent : investissez dans des multiprises à interrupteur. En un seul geste, tout est éteint.

Je nettoie bio

Les lingettes, à la poubelle ! Leur emploi multiplie par 12 les dépenses et génère par an et par foyer 23 kilos de déchets. En comparaison, les nettoyants classiques en produisent 1,16 kilo. Le choix est vite fait.

Ressortez les trucs de grand-mère : décapez les surfaces émaillées au bicarbonate de soude. Faites briller les vitres avec du vinaigre, c’est efficace et le litre coûte moins de 1 euro.

En partie responsables du trou dans notre couche d’ozone et surtout dangereux pour la santé, les produits contenant des composés organiques volatils (COV) sont bannis des placards. On consulte la liste noire sur www.ademe.fr et on choisit des détachants verts sur www.toutallantvert.com.

Je deviens un pro du tri

Le mode d’emploi du tri est différent dans chaque municipalité. Au préalable, renseignez-vous Lire la suite

Le changement climatique priorité pour 62% des Européens

Actu-Environnement.com, le 12 septembre 2008, R. Boughriet

L’étude en PDF

Eurobaromètre : 62% des Européens placent le changement climatique comme défi prioritaire

Selon le dernier sondage Eurobaromètre, 62% des Européens placent le changement climatique parmi les principaux problèmes mondiaux et estiment que les industries, les citoyens et l’UE ne font pas assez d’efforts dans la lutte contre le réchauffement.

Selon le sondage Eurobaromètre commandé par le Parlement européen et la Commission européenne publié le 11 septembre, 62% des Européens pensent que le changement climatique est l’un des problèmes les plus sérieux auquel le monde est confronté, après la pauvreté (68%) et devant le terrorisme international (53%).

Plus de 30.000 citoyens des 27 États membres de l’UE, des trois pays candidats (Croatie, Turquie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine) et de la communauté chypriote turque ont été interrogés entre les mois de mars et de mai 2008.

Outre le fait que les Européens reconnaissent largement la gravité du changement climatique, 60% des sondés estiment que ce problème  »n’est ni inéluctable ni insoluble ». Ils sont également 56% à penser que la lutte contre le changement climatique pourrait  »avoir une incidence positive sur l’économie ».

Alors qu’ils sont 76% à estimer que les grandes entreprises et les industries n’en font pas assez pour lutter contre le changement climatique, les sondés sont également d’avis que les citoyens eux-mêmes (67 %), leurs gouvernements nationaux (64 %) et l’UE (58 %) ne font pas suffisamment d’efforts.

Ils sont pourtant 61% à dire avoir déjà  »personnellement agi » pour lutter contre le réchauffement (tri des déchets, réduction de la consommation d’énergie, d’eau ou de produits jetables). 44 % des personnes interrogées indiquent qu’elles seraient prêtes à payer plus cher l’énergie produite par des sources émettant moins de gaz à effet de serre alors que 30 % ne seraient pas disposées à le faire (26 % n’ont pas répondu).

Finalement, seuls 7 % des Européens estiment que la menace du changement climatique n’est pas sérieuse. Plus de quatre Européens sur dix se considèrent également mal informés sur ce problème et sur les moyens qui pourraient contribuer à le résoudre. Lire la suite

Le défi français des énergies vertes

Le Figaro, Gilles Bridier, 09/09/2008

Le défi français des énergies vertes 

L’an dernier, la production d’énergie provenant de la force du vent a bondi de 85 %. L’énergie renouvelable ne constitue encore que 6,6 % du total en France. Les Français vont-ils se convertir aux énergies vertes ? Les suites du « Grenelle de l’environnement » de l’automne 2007 poussent dans cette direction, mais il reste à faire. L’an dernier, les énergies renouvelables ont représenté 6,6 % de la consommation totale française d’énergie. Au premier abord, la France n’est pas un si mauvais élève : grâce notamment à ses ressources en bois et en hydroélectricité, sa production d’énergies renouvelables arrive en deuxième position dans l’Union européenne derrière l’Allemagne. Toutefois, on est encore loin des objectifs fixés par Bruxelles pour 2020, qui visent, entre autres, à parvenir à une part de 20 % de renouvelables dans le bouquet énergétique de l’Union.

Une autre échéance est fixée, en 2010 celle-là : elle concerne les renouvelables dans la production d’électricité, et fixe à la France une part de 21 %. D’ores et déjà inaccessible, cet objectif est repoussé à 2013. Et pour y parvenir, il faut commencer par inverser la tendance : par rapport aux années 1990, la proportion d’électricité verte dans la production totale d’électricité a reculé !

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. D’abord, la progression de la consommation d’électricité a été supérieure à l’augmentation des capacités de production d’énergie « verte ». Ensuite, le système hydroélectrique français constitue une véritable richesse, mais il a ses faiblesses. En 2007, il a fourni 88 % de l’électricité d’origine renouvelable (contre 6 % pour l’éolien, 2,5 % pour les déchets urbains, 2,2 % pour le bois et 0,8 % pour le biogaz et le photovoltaïque). Mais lorsque la pluviométrie est faible et que le niveau des retenues d’eau des barrages est bas, la production baisse. Ainsi, de 2002 à 2005, les turbines des barrages ont été moins mises à contribution.

Un virage amorcé Lire la suite

FNE prépare la rentrée environnementale

Journal de l’environnement, le 8 septembre 2008, par Claire Avignon

France nature environnement prépare la rentrée environnementale

A quelques semaines de l’adoption du projet de loi Grenelle I par le Parlement, France nature environnement cherche à se repositionner dans le débat environnemental, confisqué depuis quelques temps par le gouvernement.

Analyser

Meeddat contre Bercy. Et bientôt majorité contre opposition au Parlement? C’est ce que craint France nature environnement (FNE) pour le projet de loi de programmation Grenelle I, l’exemple du débat musclé sur la loi OGM n’incitant pas à la confiance. «On espère qu’on dépassera les logiques politiques, a expliqué Sandrine Bélier, directrice de France nature environnement (FNE), lors d’une conférence de presse organisé le 5 septembre. Il faut que chaque parlementaire considère le texte en tant que citoyen, que l’on réserve les débats sur les textes d’application. Et là, ce sera beaucoup plus musclé.»

«Ce projet de loi a un seul objectif: que les parlementaires se raccrochent au compromis du Grenelle, continue Arnaud Gossement, porte-parole de FNE. Ils s’y raccrocheront d’autant plus facilement si les acteurs du Grenelle ne font pas pression pour que les parlementaires votent contre des mesures qu’ils avaient soutenues.» Comme le milieu agricole qui pourrait pousser à assouplir la réduction par deux des pesticides d’ici 10 ans. Ou les élus locaux qui voient d’un mauvais œil les mesures relatives aux déchets ou à l’urbanisme.

FNE n’a préparé «que» 33 amendements qui «corrigent à la marge un certain nombre d’approximations qui nous semblent importantes de corriger, indique Sandrine Bélier. Le texte n’est pas idéal mais fidèle à une majorité d’engagements du Grenelle»

En revanche, FNE se prépare à un débat beaucoup moins serein sur le projet de loi de finances pour 2009 et sur le projet de loi Grenelle II dont «l’accouchement se fait dans la douleur», Lire la suite

Ghana : les déchets de la honte

cdurable.info le mercredi 27 août 2008.

Dans un nouveau rapport sorti en août 2008, Greenpeace expose et analyse le sort de tonnes de déchets électroniques toxiques exportés au Ghana. Des vieux ordinateurs et télévision y arrivent en provenance d’Allemagne, de Corée, de Suisse et des Pays-Bas pour y être soi-disant « recyclés » dans de vastes déchetteries à ciel ouvert, où des travailleurs sans aucune protection, dont de nombreux enfants, les trient à la recherche de cuivre et d’aluminium avant de les brûler. Les chercheurs de Greenpeace ont analysé les échantillons de sols non loin de 2 vastes décharges. Phtalates, plomb, cadmium et dioxines s’y trouvent en grande quantité.

Ces pratiques scandaleuses, déjà exposées par Greenpeace en Inde et en Chine, sont très destructrices pour l’environnement et exposent gravement les travailleurs. « Les fabricants doivent éliminer les produits toxiques de leurs produits et en être responsables sur la totalité de leur cycle de vie !, déclare Martin Hojsik de Greenpeace International. Il est inadmissible que les plus grandes compagnies du monde laissent leurs déchets empoisonner les plus pauvres ! »

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