L’énergie de la communauté : Comment Cuba a survécu au pic du pétrole

internationalnews.fr, Megan QUINN, le 5 mars 2006

Comment Cuba a survécu au Peak Oil

Cuba Solidarity Project

L’énergie de la communauté : Comment Cuba a survécu au peak oil

Traduction « à Cuba, on n’a pas de pétrole, mais on a la Révolution » par CSP Diffusion autorisée et même encouragée Merci de mentionner les sources (de pétrole)

From TheWilderness.com 26 février 2006.

A l’Organiponico d’Alamar, un projet agricole communautaire, un collectif de travailleurs gère une grande ferme urbaine, un marché et un restaurant. Les outils manuels et la main d’œuvre ont replacé les machines consommatrices de pétrole. Les engrais sont produits par des vers de terre et le compostage. L’eau est économisée par un système irrigation au goutte-à-goutte et la communauté est approvisionnée par toute une variété de produits sains.

Dans d’autres communautés à la Havane, où la pénurie de terrains se fait sentir pour mener des projets d’une telle ampleur, les habitants ont crée des jardins sur des terrains de parking et ont planté des légumes sur les toits des maisons et dans les patios.

Depuis le début des années 90, le mouvement d’agriculture urbaine a balayé toute l’île, et la capitale est sur le point d’assurer son autosuffisance alimentaire.

Un petit groupe d’Australiens a participé à ces efforts et s’est rendu sur l’île en 1993 pour enseigner les techniques de permaculture, un système basé sur l’agriculture durable beaucoup plus économe en termes de consommation d’énergie.

Cette nécessité d’introduire l’agriculture au cœur des villes a commencé à la chute de l’Union Soviétique et la perte pour Cuba de plus de 50% des importations de pétrole, d’une bonne partie de ses aliments et de 85% de ses échanges économiques. Les transports furent paralysés, la faim fit son apparition et le cubain moyen perdit environ 15 kgs. (30 livres – ndt)

« En réalité, lorsque tout a commencé, ce fut par nécessité. Les gens ont commencé à cultiver des légumes là où ils pouvaient » explique un guide à l’équipe venue tourner un documentaire en 2004 pour montrer comment Cuba avait survécu à la pénurie de pétrole.

Cette équipe était composée, entre autres, de membres de The Community Solution (la Solution Communautaire), une ONG basée à Yellow Springs, Ohio, qui dispense des formations sur le pic pétrolier (peak oil) – le moment où la production mondiale de pétrole entamera son irréversible déclin. Certains analystes pensent que le phénomène pourrait se produire dans les dix prochaines années, ce qui donnerait à Cuba le statut d’un modèle à suivre.

« Nous voulions découvrir ce qu’il y avait chez le peuple cubain et la culture cubaine qui leur permettait de survire en ces temps si difficiles », dit Pat Murphy, directeur exécutif de Community Solution. « Cuba a beaucoup à nous montrer sur la manière de gérer la crise énergétique. »

La pénurie de pétrole n’a pas transformé uniquement l’agriculture cubaine. Le pays s’est aussi tourné vers de petites unités d’énergies renouvelables et a développé un système de transports publics économe, tout en préservant son système de santé par une politique de prévention et l’application de solutions locales qui permet d’économiser les faibles ressources.

L’époque qui a suivi la chute de l’Union Soviétique est connue à Cuba comme la Période Spéciale. Cuba perdit Lire la suite

Baromètre MACIF de la mobilité durable 2009

ressources-solidaires.org, Julie Terzulli (Macif), le 14 septembre 2009

Baromètre MACIF de la mobilité durable 2009

Baromètre Macif 2009 de la mobilité durable réalisé par Opinion Way, en partenariat avec le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, entre le 24 et le 31 juillet 2009 auprès d’un échantillon de 1 541 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

52% des Français se déclarent prêts à utiliser de manière régulière un mode de transport alternatif (covoiturage, auto-partage, vélo…), en particulier les 18-24 ans (64%) et les habitants de communes rurales (60%).

Le covoiturage est le mode de déplacement alternatif le plus connu des Français (91%) devant le vélo-partage (83%). 26% ont déjà pratiqué le covoiturage et 11 % le vélo-partage.

Seuls 37% des automobilistes français se sentent en sécurité lorsqu’ils se déplacent en vélo.

73% des automobilistes français jugent que le code de la route doit évoluer : double sens cyclable, file réservée au covoiturage, remontée de file pour les deux roues…

Partenaire officiel de la nouvelle Semaine de la mobilité et de la sécurité routière (16-22 septembre) et de la Fête des transports (12-13 septembre), la Macif se mobilise, pour la troisième année consécutive, pour encourager les automobilistes à se déplacer dans des véhicules les moins polluants et les plus sûrs possibles et à utiliser des modes de transports alternatifs à l’auto-solisme (utilisation d’une voiture par une personne seule). La mutuelle organisera de nombreuses actions de sensibilisation dans toute la France auprès du grand public et de ses salariés.

LES 3 ENSEIGNEMENTS DU BAROMETRE MACIF DE LA MOBILITE DURABLE 2009

En tant que premier assureur automobile avec près de 5,7 millions de véhicules assurés, le groupe Macif considère la mobilité individuelle durable comme un enjeu sociétal majeur et s’est engagé depuis près de 4 ans en faveur des modes de transports plus respectueux de l’environnement. Pour la 3ème année consécutive, la Macif publie les résultats de son Baromètre, en partenariat avec le Ministère du Développement durable, pour mieux comprendre et analyser les comportements des Français à l’égard des nouvelles mobilités.

1/ La protection de l’environnement reste prioritaire pour les Français malgré la crise économique La prise de conscience par les Français des problématiques environnementales se confirme d’année en année : pour 51% d’entre eux, la protection de l’environnement reste un enjeu tout à fait prioritaire dans le contexte économique actuel. Ainsi, presque 1 Français sur deux (+6 points par rapport à 2008) déclare que la conscience de polluer pourrait le faire renoncer à l’utilisation de sa voiture pour un autre mode de déplacement, même si le premier facteur de renoncement reste le coût d’utilisation trop élevé de son véhicule.

2/ Une bonne connaissance des modes de déplacement alternatifs à « l’auto-solo » 91% des Français connaissent Lire la suite

Grande Bretagne : Un tiers de bouchons en moins en raison de la crise

7sur7.org, NC, le 7 septembre 2009

Un tiers de bouchons en moins en raison de la crise

Les autoroutes et nationales britanniques ont enregistré, depuis deux ans, près d’un tiers de bouchons en moins en raison de la crise économique, selon une étude publiée mardi.

La hausse du chômage, du télé-travail ou du covoiturage explique notamment ce recul de 31% des embouteillages sur les grands axes du pays, selon cette enquête menée par l’institut Populus pour l’automobile-club AA et la société Trafficmaster spécialisée dans l’information routière.

L’étude estime que la montée du chômage en Grande-Bretagne, qui a atteint en août son plus haut niveau depuis 1996 (7,8%), a entraîné une baisse de 15% des embouteillages aux heures de pointe. Par ailleurs, 20% des quelque 75.000 automobilistes interrogés ont expliqué qu’ils travaillaient plus souvent de chez eux pour limiter les coûts de transport. Ils ont également plus souvent recours aux transports en commun ou au covoiturage.

Le vendredi est le seul jour de la semaine qui a vu une augmentation des bouchons, les Britanniques choisissant de plus en plus de rester dans leur pays pour les vacances ou les week-ends. « Nous rassemblons et analysons des données sur les embouteillages depuis 20 ans et jusqu’en 2007, le problème n’a fait qu’augmenter », a souligné une porte-parole de Traficmaster, Georgina Read. « Mais depuis la crise financière, cette tendance a bel et bien été inversée et depuis deux années consécutives nous assistons à une chute spectaculaire des niveaux d’embouteillages« .

« Cette étude apporte ainsi de bonnes et de mauvaises nouvelles », a pour sa part commenté le président de l’AA, Edmund King. « Les bouchons diminuent, mais Lire la suite

La taxe carbone n’est pas une punition !

lemonde.fr, Mireille Chiroleu-Assouline, Professeur d’économie de l’environnement, université Paris-I Panthéon-Sorbonne et Ecole d’économie de Paris, le 3 août 2009

La taxe carbone n’est pas une punition !

Michel Rocard a présenté, le 28 juillet, les préconisations de la commission qu’il présidait (à laquelle j’ai participé en tant qu’expert), sur la mise en place d’une contribution climat et énergie (CCE). Et déjà, le consensus qui se faisait jour sur la nécessité d’agir contre les émissions de CO2 responsables du changement climatique laisse la place aux résistances traditionnelles face à ce qui est vécu par les contribuables-électeurs comme un nouvel impôt, une punition et une usine à gaz.

Le mécanisme de la CCE est simple : il s’agit de faire payer aux ménages et aux entreprises le coût du dommage à la planète provoqué par certains de leurs comportements. Prenant de la sorte pleinement conscience des effets et des coûts de leurs actions, ils seront incités à modifier celles-ci. Ainsi la CCE doit-elle établir un « signal-prix » lisible en rendant plus chers les produits dont l’utilisation émet du CO2 afin de pousser les consommateurs ou les industriels concernés à leur préférer d’autres produits ou d’autres pratiques plus propres, ou à économiser l’énergie.

L’efficacité du signal-prix a été démontrée par les consommateurs eux-mêmes, bien malgré eux, lors de la dernière flambée des prix des carburants à la pompe : de nouveaux comportements sont apparus, comme un recours accru aux transports en commun, tandis que naissaient de nouveaux services, tels que les sites Internet de mise en contact pour covoiturage.

Pour que la CCE soit efficace, il ne faut justement pas qu’elle soit indolore : du moins il est absolument nécessaire qu’elle ait un effet visible sur les prix des produits concernés. Les membres de la commission Quinet (économistes, administrateurs de l’Etat, mais aussi syndicalistes, etc.) se sont accordés à défendre une taxe s’élevant à 32 euros par tonne de CO2 dès maintenant mais qui croîtrait jusqu’à 100 euros par tonne en 2030 et 200 euros par tonne en 2050.

Le rapport Rocard, qui s’est appuyé sur ces travaux, ne fait malheureusement plus référence à l’objectif de très long terme… Pourtant, certains experts seraient favorables à un taux encore plus élevé, la Suède appliquant d’ores et déjà une taxe de 105 euros par tonne de CO2. Il serait nuisible à l’efficacité de la CCE de céder à la tentation de fixer un taux initial plus bas, affaiblissant à la fois le signal-prix et l’effet pédagogique du débat en cours.

Il est au contraire indispensable d’appliquer dès maintenant un taux au moins égal à celui préconisé par le rapport Quinet. Et pour obtenir l’acceptation de la CCE par la population, il vaut infiniment mieux s’en tenir à un taux élevé pleinement justifié par la préoccupation environnementale et s’attacher aux conditions de redistribution du rendement de la taxe afin qu’elle ne soit pas envisagée comme un prélèvement supplémentaire.

Parmi les critiques qui s’élèvent, certains se demandent pourquoi Lire la suite

Bruges : Stop au tout auto du 28 avril au 3 mai

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 25 Avril 2009

BRUGES, EXPOSITION. On peut très bien se passer de voiture. Pour y parvenir, rendez-vous sous le chapiteau de l’écomobilité du 28 avril au 3 mai

Stop au tout auto

A la question, « quel est pour toi le moyen de transport le plus doux ? », la petite a répondu : « la plume. » Ses camarades, eux, ont évoqué la marche à pied, le vélo, la trottinette. Des témoignages enregistrés que l’on pourra entendre sous le chapiteau de l’écomobilité.

Il est déjà là, tout blanc, planté sur la pelouse du Grand Darnal. À partir de mardi, M. Chaussure accueillera les visiteurs pour les accompagner entre les différents stands. L’exposition a été imaginée par la compagnie de théâtre les Oiseaux de passage. « L’idée est de sensibiliser les habitants à d’autres moyens de transport que la voiture, indique l’administratrice de la troupe, Lysiane Decoin. Sans la diaboliser, on explique aussi comment on peut l’utiliser autrement, en covoiturage par exemple. »

Témoignages vidéo

L’exposition, impulsée par la mission locale Technowest, n’est pas seulement une vitrine de communication pour ceux qui promeuvent les transports en commun ou les déplacements doux sur l’agglomération. Elle a surtout été conçue à partir de témoignages, retransmis sous forme sonore ou vidéo. « Nous sommes allés interroger les gens dans le train, à bord du tramway, dans les écoles. Ils nous ont expliqué comment ils se déplacent, pourquoi, et ce qu’ils souhaiteraient voir améliorer », raconte Stéphanie Ansquer, comédienne.

L’équipe des Oiseaux de passage, épaulée par des membres des associations Unis-Cités, où oeuvrent des jeunes en service civil volontaire, et Arc-en-ciel (qui forme au Bafa), retranscrit également dans l’exposition des expériences menées pour privilégier les déplacements doux, comme celle du pedibus, mise en place dans le quartier d’Arlac, à Mérignac, ou celle de l’atelier de réparation de vélos à Saint-Médard-en-Jalles.

Chapiteau itinérant

D’abord à Bruges, le chapiteau se déplacera ensuite à Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles et Eysines, jusqu’à mi-juin. Les autres villes, couvertes par la mission locale Technowest et qui ne pourront accueillir la grande tente, auront la visite d’un triporteur, conduit par l’un des comédiens de la compagnie. Il interviendra dans les écoles, réalisera des micros-trottoirs et diffusera des témoignages sonores dans la rue.

« C’est une exposition évolutive qui va s’enrichir au fil du temps, remarque Lysiane Decoin. Nous espérons aussi que les personnes âgées viendront témoigner des déplacements dans l’agglomération, il y a cinquante ou soixante ans. L’écomobilité est un sujet fort, qui intéresse toutes les générations. Dans ce mot, il y a aussi « éco », donc économie. C’est un thème intrinsèquement lié à des décisions politiques. »

Sous le chapiteau, le public sera aussi invité à monter sur scène et improviser sur le sujet avec l’aide des comédiens. L’espace a été aménagé en différents stands avec à la fois des coins lecture, écriture et des dessins, un musée imaginaire du déplacement, etc. Dans chaque ville, différents débats, animations et rencontres seront ponctuellement organisés. « L’exposition ne doit pas s’arrêter le 14 juin, souligne Stéphanie Ansquer, mais servir Lire la suite

Agenais : Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, le 20 février 2009

Agenais, Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, association agréée protection de l’environnement, souhaite mettre en place une expérimentation de covoiturage domicile/travail sur le Pays de l’agenais
Nous recrutons un(e) chargé(e) de mission covoiturage pour un CAE de 9 mois. La fiche de poste sur demande à info@les2seounes.com

Les candidatures sont  à transmettre à M. le Président au siège de l’association, par courrier ou mail à Lire la suite

Les Français délaissent leur voiture et le vivent très bien

lefigaro.fr, Armelle Bohineust, le 4 février 2009

Les Français délaissent leur voiture et le vivent très bien

Avec l’envolée du prix du pétrole, les conducteurs n’ont pas hésité à moins rouler l’an dernier. Ils sont satisfaits de leurs nouvelles habitudes de transport.

Le comportement des Français face à l’utilisation de leur véhicule va-t-il définitivement évoluer ? C’est la question que se posent les industriels du pétrole. L’automobiliste «semble bien avoir changé d’attitude avec la hausse du prix des carburants», a souligné hier Jean-Louis Schilan­sky, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), en dressant le bilan de l’«exceptionnelle» année 2008.

La hausse des prix du pétrole, qui a atteint un record en juillet, à 147 dollars, avant de s’effondrer et de passer sous les 40 dollars en décembre, a clairement fait baisser la consommation. Celle-ci a reculé de 2,8% en 2008. À peu près stable jusqu’en mai, elle a, sans surprise chuté très fortement en juin (- 9,4%) et en août (- 12,3%). De façon beaucoup plus étonnante, l’utilisation de carburant a de nouveau lourdement reculé en novembre (- 12,3%) alors que le prix du pétrole était déjà retombé sous les 60 dollars.

En fait, les Français n’ont pas hésité à modifier leurs habitudes pour préserver leur budget, explique une étude réalisée mi-janvier par l’Ifop. Près de 60% d’entre eux ont roulé moins vite et 39% avouent changer de station-service pour payer moins cher leur gazole ou leur essence. Attitude plus radicale, 39% des Français assurent avoir pris l’habitude de moins utiliser leur voiture afin de faire des économies. (Lire le sondage)

Pratiquer le covoiturage

Mais le plus «étonnant», constate Jean-Louis Schilansky, c’est que toutes les mesures prises pour limiter le coût de l’essence ou du gazole n’ont pas l’air de peser particulièrement sur le moral des automobilistes.

Les quatre cinquièmes d’entre eux jugent en effet que leurs nouvelles habitudes en matière de transport ne sont «pas contraignantes». Une très large majorité de Français (82%) affirme même que si les prix du pétrole baissaient encore, ils n’utiliseraient pas davantage leur auto. Ces consommateurs assurent qu’ils continueraient, comme ils le font depuis plusieurs mois, à optimiser leurs trajets, faire du vélo ou pratiquer le covoiturage. Ils pourraient aussi conserver l’habitude de faire leurs courses dans les commerces de proximité ou sur Internet et demeurer des utilisateurs assidus des transports en public.

Peut-être est-ce parce que les Français semblent avoir intégré l’envie de protéger l’environnement. C’est la raison principale invoquée, après la hausse des prix du carburant, pour limiter l’usage de leur voiture.

Pourtant le prix semble bien être au centre des préoccupations. Lire la suite