Mardi 23 mars – 20h30 : Conférence d’Erik Orsena au CAPC « Dernières nouvelles de la rareté »

Bordeaux, Communiqué, mars 2010

Rencontre éco-citoyenne avec Erik Orsenna

Le mardi 23 mars 2010 à 20h30

Au CAPC, 7 rue Ferrère à Bordeaux

Nouvelle rencontre éco-citoyenne avec Erik Orsenna, économiste, écrivain et ancien conseiller du président François Mitterrand. Il vient à la rencontre des Bordelais pour animer un débat intitulé « Dernières nouvelles de la rareté ». A la suite de ses ouvrages sur le golf Stream, le coton et l’avenir de l’eau, Erik Orsenna fait le point sur les vraies et fausses raretés d’aujourd’hui.

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Le jour ou le Mexique fut privé de tortillas

Le Monde diplomatique, Mars 2008, Anne Vignat

Entré en vigueur il y a quatorze ans, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) a eu des effets dévastateurs sur l’agriculture du Mexique. Les productions américaines (subventionnées) ont inondé ce pays et ruiné des millions de petits paysans. Mais la situation va encore s’aggraver car, depuis le 1er janvier 2008, la libéralisation des échanges agricoles entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, déjà fort importante, est devenue totale. Pourtant, les trois pays ont décidé de poursuivre dans cette voie.

Premier janvier 2008, zéro heure. Sous une grande banderole Sin maíz no hay país (« Sans maïs, pas de pays »), des milliers d’agriculteurs mexicains forment une chaîne humaine à Ciudad Juárez, poste-frontière avec les Etats-Unis. C’est l’anniversaire de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) du 1er janvier 1994, entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis. Les paysans manifestent contre la libéralisation totale des échanges agricoles qui prend effet en ce début 2008. Désormais, le maïs, les haricots, le sucre et le lait en poudre, produits de base de l’alimentation des Mexicains, ne sont plus taxés à l’importation.

Dans plusieurs villes, on réclame la renégociation de l’Alena. Selon les organisations paysannes, le bilan de cet accord est sans appel : « Deux millions d’emplois agricoles perdus, deux millions d’hectares en jachère, et huit millions d’agriculteurs mexicains obligés d’émigrer aux Etats-Unis », résume M. Víctor Suárez, directeur de l’Association des entreprises commerciales rurales. Une réalité que la chercheuse américaine Laura Carlsen exprime ainsi : « Chaque heure, le Mexique importe pour 1,5 million de dollars de nourriture et, au cours de cette même heure, trente fermiers mexicains passent aux Etats-Unis (1). » Lire la suite