Agro-carburants : la Banque mondiale censure le rapport

Les agro-carburants responsables à 75% de la hausse des prix alimentaires

La Banque mondiale censure un rapport sur les agro-carburants

Un nouveau rapport, non publié, de la Banque mondiale accuse la course folle aux agro-carburants d’être responsable à 75% de la hausse vertigineuse des prix alimentaires. Cette flambée des prix aurait déjà coûté 324 milliards de dollars aux consommateurs des pays pauvres et pourrait faire plonger 105 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté.

L’économiste de la Banque mondiale Don Mitchell a calculé le prix d’un panier de denrées entre janvier 2002 et février 2008, et mesuré une hausse globale de 140%. Prenant en compte la « chaîne des conséquences », Mitchell estime que sur les 140%, 35% sont imputables à la hausse des prix de l’énergie, des engrais et à la faiblesse du dollar, et 75% aux agro-carburants.

D’après le quotidien britannique The Guardian |1|, le rapport « affirme que la production des biocarburants a désorganisé le marché des produits alimentaires de trois façons majeures. D’abord, [la demande pour les biocarburants] détourne le blé vers l’éthanol et non vers l’alimentation. Ensuite, à l’heure actuelle, presque un tiers du maïs produit aux Etats-Unis sert à la production d’éthanol et environ la moitié des huiles végétales (colza, tournesol, etc.) sont utilisées pour le bio-diesel. Et finalement, cette dynamique haussière a attiré la spéculation sur les céréales. »

Pour leur part, la FAO et l’OCDE estiment à 30% l’impact Lire la suite

Fête de l’humanité : un marché solidaire pour la planète

L’humanité

Un marché solidaire, pour une planète durable…

L’Humanité, en partenariat avec le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE) et le réseau Minga, met en place sur la Fête un petit marché solidaire pour consommer responsable. Cette initiative vise à mettre en lumière les modes de production, le respect de l’équité à chaque étape de la filière pour des produits de qualité qui rémunèrent les travailleurs ; elle vise aussi à s’interroger sur la consommation de masse et les conditions de travail et de revenus des producteurs et des caissières face au poids de la grande distribution ! Optez donc pour le panier champêtre et venez faire des emplettes alternatives au cœur de ce village où des petits producteurs et leurs produits frais du terroir vous attendent. Vous rencontrerez également les réseaux de citoyens, d’entreprises et d’associations qui s’engagent pour des échanges commerciaux locaux ou internationaux basés sur une exigence d’équité… Quels changements des modes de production et du comportement des consommateurs pour développer une économie durable ? Les associations impliquées dans ce projet mèneront des débats tout au long de la Fête pour tenter d’apporter des réponses.

Des débats sur le thème : « Une économie solidaire : à quel prix ? » Lire la suite

Mettez-vous au Bio sans vous ruiner !

livenet.fr, le 2 septembre 2008, par Audrey

Environnement

Mettez-vous au Bio sans vous ruiner !

Pour en savoir plus sur le bio :

http://www.bio-aquitaine.com/

www.annuaire.agencebio.org

www.manger-bio.com

Je lis :« Manger bio, c’est pas cher » – France GUILLAIN. Ed. Jouvence « Manger bio, c’est pas du luxe » – Lylian LE GOFF. Ed. Terre Vivante

L’alimentation est au cœur du débat actuel sur la santé. Les produits « bio » sont synonymes de qualité nutritionnelle, mais aussi…de prix élevés ! Avec la baisse actuelle du pouvoir d’achat, on peut donc penser que manger « bio » est à réserver aux plus aisés financièrement. Pas du tout ! Il est possible de mieux manger et à prix doux…

Ce n’est plus à démontrer, la majorité des achats de produits bio sont motivés par la santé, même si le label AB ne certifie que le respect de l’environnement ! « Le bio c’est bien, mais c’est trop cher ! » estiment néanmoins plus de 85% des français. En effet, en ces temps de baisse du pouvoir d’achat, les produits bio, parfois plus de 30% plus chers que des produits « non bio » et font ainsi figures de produits de luxe.

Pourtant, les ventes continuent d’augmenter d’environ 10% par an car, en achetant malin, il est possible de manger bio de manière économique : Meilleure qualité, meilleure rentabilité ! Si on se borgne à une simple comparaison des prix entre produits bio et produits conventionnels, c’est sûr, le bio est désavantagé ! Mais, les produits bio ont heureusement d’autres avantages dont des atouts économiques. En premier lieu, Lire la suite

Histoire d’une coopérative verte et solidaire

Le 1er Juillet 2004, la France ouvre le marché de l’électricité à la concurrence. Les opérateurs historiques perdent leur monopole, tout nouvel entrant peut alors proposer de l’électricité à des structures professionnelles. On bascule ainsi d’un modèle réglementé dans lequel le service énergétique est assuré par une entreprise publique, vers un modèle libéral où des entreprises privées se partagent la fourniture d’électricité. La volonté d’Enercoop est de proposer une troisième voie, de forme privée mais d’intérêt public.

Ce bouleversement profond de l’économie de l’énergie intervient dans un contexte énergétique peu serein :

Le vaste programme nucléaire mis en place par les pouvoirs publics dans les années 1970 à la suite des chocs pétroliers a mis la France dans une situation de surcapacité. Pour écouler la production, les consommateurs sont encouragés à consommer; la France aborde le XXIe siècle dans un état d’ébriété énergétique.

La centralisation de l’électricité en France mène à des pertes liées au transport de l’électricité et gaspillages causé par l’inadéquation entre les moyens de production et les besoins de consommation.

Le programme d’investissement massif dans l’énergie nucléaire se fait aux dépens du développement des énergies renouvelables, qui souffrent d’un manque cruel d’investissement.

Les ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) se raréfient de plus en plus rapidement.

Cette situation mêlant ébriété énergétique, surproduction nucléaire et centralisation poussée favorise le dérèglement climatique et la prolifération nucléaire.

Le projet Enercoop

Face à l’urgence de la situation et à la libéralisation inéluctable du secteur de l’électricité, des acteurs de l’économie sociale et solidaire et des énergies renouvelables se réunissent Lire la suite

Vive l’eau du robinet !

Le Point N°1871, 24 juillet 2008, Alexander Holroyd

Champions du monde de la consommation d’eau en bouteille, les Français commencent à se mettre au robinet. En 2007, les ventes de Cristaline ont chuté de 5,1 %, celles d’Evian de 5,7 % et celles de Vittel de 8,5 % ! Une descente aux enfers que rien n’enraye et qui dure depuis cinq ans.

Tout a commencé lors de la canicule de 2003. « Forcés par les ruptures de stock, les Français se sont remis à l’eau du robinet et en ont constaté la qualité, analyse Monique Chotard, directrice du Centre d’information sur l’eau. Ils y sont ensuite restés fidèles. » Aujourd’hui, 67 % d’entre eux affirment boire de l’eau de réseau, contre 59 % il y a cinq ans.

Un mouvement qui s’est accentué ces deux dernières années avec la crise du pouvoir d’achat. Lire la suite

Huitres et moules du Bassin interdites à la consommation

Il y a 2 semaines, les résultats des tests effectués par l’IFREMER sur des huîtres et des moules prélevées sur le banc d’Arguin avaient déjà conduit le préfet à interdire la pêche, le ramassage, le transport, l’expédition et la vente de l’ensemble des coquillages de cette zone. Depuis l’arrêté préfectoral du 7 août, c’est désormais la quasi-intégralité des huîtres et des moules du bassin d’Arcachon qui sont interdites de ramassage, stockage et consommation, suite à la détection de la présence d’une algue toxique. Lire la suite