Lettre ouverte – LGV: Les Conseillers Généraux de Gironde vont-ils signer un chèque en blanc ?

Information à faire circuler

Coordination des Associations Vigilance LGV, communiqué, le 21 juin 2010

BP 3 – 33720 LANDIRAS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LGV: Les Conseillers Généraux de Gironde vont-ils signer un chèque en blanc ?

Lors de la prochaine séance plénière du Conseil Général de la Gironde, le jeudi 24 juin , le Président Philippe Madrelle  doit  proposer aux Conseillers Généraux l’approbation, dans la plus totale opacité, du protocole d’intention pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne).

Extrêmement surprises par le soutien apporté par le Président du Conseil Général de la Gironde aux projets qui menacent de dévaster le territoire du département et contre lesquels se sont élevés de nombreux élus, les associations réunies au sein de la Coordination Vigilance LGV dénoncent :

– qu’il soit demandé aux collectivités territoriales de s’engager sur des pourcentages de montants de travaux dont les estimations sont approximatives selon les propres termes de Philippe Madrelle

– que les représentants des partenaires au financement, Etat, Régions, Conseils Généraux, CUB et Communautés d’agglomération aient signé une charte de confidentialité portant sur toutes les informations relatives à la préparation du contrat de concession,

– que dans ces conditions, il soit demandé aux Conseillers Généraux de voter l’approbation d’un protocole dans l’ignorance des informations essentielles à la formation de leur jugement.

– que le Président Philippe Madrelle, et lui seul, soit proposé pour signer la convention, sans que les Conseillers Généraux n’aient plus à se prononcer, portant ainsi une grave atteinte à leur représentation démocratique.

C’est pourquoi les associations  adressent une « LETTRE OUVERTE » à tous les Conseillers Généraux de la Gironde, leur demandant de refuser de signer ce protocole qui risque d’entraîner le département dans des difficultés financières sans précédent.

Contact Presse : Denise Cassou – Tél 05 56 62 99 57

LETTRE OUVERTE  

Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux de Gironde

Que diriez-vous d’un smicard ayant du mal à nourrir et à loger sa famille s’il décidait, un beau matin, de prendre un crédit sur cinquante ans pour s’acheter une rutilante voiture de sport vantée par la publicité et dont le prix, déjà excessif, peut encore doubler après la signature du contrat de vente ? Vous diriez, à juste titre, que cette personne est totalement irresponsable ! 

Et pourtant c’est ce qu’envisage de vous proposer votre président Philippe Madrelle puisque, lors de la séance plénière du 24 juin prochain, il va vous demander de Lire la suite

Le printemps de la Maison de l’environnement

sudouest.fr, Julien Rousset, le 27 avril 2010

Le printemps de la Maison de l’environnement

Doublement du nombre d’associations membres, rénovation des locaux : la méconnue Maison de la nature et de l’environnement veut s’ouvrir, et gagner en visibilité.

Connaissez-vous la MNE, Maison de la nature et de l’environnement ? Non, ou à peine, et cela n’est pas étonnant : ce réseau, qui regroupe une trentaine d’associations s’occupant d’environnement, souffre d’être peu visible, et d’avoir longtemps paru replié sur lui-même. D’ailleurs, il n’a pas encore de ligne téléphonique.

Cette plate-forme occupe pourtant des locaux de 400 mètres carrés au 3 de la rue de Tauzia, dans le quartier de la gare Saint-Jean. Des locaux « un peu glauques » de l’aveu même de leurs occupants. Passé un hall d’entrée qui plaira aux amateurs de pénombre, apparaît la vaste salle principale, pas mieux éclairée ; elle sert de cœur battant pour la MNE, accueillant réunions, séminaires, assemblées générales… Autour de cet espace commun rayonnent les bureaux où les associations travaillent et stockent du matériel.

31 assos membres

Ce QG compte 31 « associations membres », plus ou moins impliquées dans son activité quotidienne. Ce nombre a doublé en deux ans (1), si bien que la MNE a gagné, l’an dernier, un étage de cet immeuble qui lui prête la mairie. « La Ville ne nous demande pas de loyer. C’est une aide précieuse. Nous devons juste, à partir de cette année, payer les fluides », précise Dominique Hofmann, vice-présidente de la MNE.

Ces locaux seront bientôt rafraîchis. Cette fois avec l’appui du Conseil général : Jacques Respaud s’est engagé sur une subvention de 40 000 euros. Un accès handicapé va être aménagé, les issues de secours remaniées, un coup de pinceau général apporté, et le chauffage sera révisé de sorte à remplacer les actuels radiateurs électriques, pas vraiment appropriés à une Maison de l’environnement.

« Contre-pouvoir »

Pour l’instant surtout fréquentée par les salariés des associations, ou par leurs bénévoles, la MNE veut s’ouvrir sur l’extérieur. Elle le fait déjà depuis deux ans via l’Université populaire de l’environnement, cycle de rencontres délocalisées à l’Utopia ou à l’Athénée municipal…

Les animateurs de la MNE projettent de créer un site Internet qui serait « la référence en matière d’environnement à l’échelle régionale » ; ils prévoient également la mise en place d’un centre de documentation, où reposeront par exemple les archives des associations membres, et souhaitent la transformation de la MNE en vrai « centre de ressources ».

Tout cela nécessite des moyens. La MNE fonctionne avec trois fois rien : elle n’a pas Lire la suite

Aquitaine : Programme Régional d’Etude de la Migration des Oiseaux

LPO Aquitaine, Organbidexka Col Libre, Communiqué, le 17 juillet 2009

Programme Régional d’Etude de la Migration des Oiseaux

Depuis le 15 juillet, les équipes de la LPO Aquitaine et d’Organbidexka Col Libre sont en place sur les sites de migration dans le cadre de l’Observatoire Régional de la Migration des Oiseaux.

A Organbidexka, Larrau, Pyrénées Atlantiques, jusqu’au 15 novembre comme depuis plus de trente ans, les ornithologues présents seront à même de fournir les informations indispensables à la mise en place d’un observatoire de l’évolution des populations d’oiseaux et de l’impact du réchauffement climatique global sur celle-ci.

Ce travail s’intègre dans un cadre national au programme coordonné par la Mission Migration pilotée par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et dans un cadre européen au réseau Euromigrans piloté par la Fundacion Migres basée à Algeciras en Andalousie.

A Lindux, Banca, Pyrnées-Atlantiques, cette année et après près de vingt années d’interruption du suivi en période estivale, le suivi débutera dès le 15 juillet afin de qualifier l’évolution des passages migratoires sur ce site depuis le début des années 1990. Il se poursuivra jusqu’au 15 novembre. 

La réussite de ce programme encadré par des ornithologues professionnels dépend étroitement de l’apport des bénévoles qui peuvent participer à celui-ci. Pour cela, il est préférable de vous inscrire au préalable notamment si vous souhaitez bénéficier du logement gratuit mis à votre disposition à Organbidexka dès le 15 juillet, à Lindux à partir du 15 septembre. A Lindux avant cette date, l’hébergement se fait sous tente.

En septembre, le programme s’étoffera encore avec l’ouverture du site du Cap Ferret, Lège Cap-Ferret, Gironde au 1er du mois et de celui du Col de Lizarrieta, Sare, Pyrénées-Atlantiques.

Le programme est soutenu financièrement par le FEDER, la Région Aquitaine, la DIREN aquitaine et les Conseils généraux de la Gironde et des Pyrénées-Atlantiques.

N’hésitez pas à transmettre ces informations à vos contacts

Pour tout contact Lire la suite

Collectivités et CUB : Maintenir la ceinture verte de l’agglo bordelaise

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 21 Juillet 2009

AGRICULTURE. Comment sauver la zone maraîchère le long des jalles, laissée peu à peu à l’abandon ? Les collectivités montent au créneau, proposant formation et réaménagement

De l’engrais pour les légumes

Ils sont une quinzaine aujourd’hui sur Eysines. Cent cinquante, il y a un siècle. Ils souffrent, des prix imposés par la grande distribution, de marges de plus en plus faibles. Et pourtant les maraîchers en bord de jalles travaillent beaucoup.

Ceux qui vont partir à la retraite dans les prochaines années n’ont, pour la plupart, personne pour reprendre leur exploitation. La situation n’est pas nouvelle. 50 % de la zone n’est plus exploitée aujourd’hui.

Face à cette situation, la profession est aujourd’hui partagée entre laisser mourir l’activité ou relever le défi de la pérenniser. Cette dernière option est celle des collectivités locales. En premier lieu, la ville d’Eysines qui veut la redynamiser. Elle est aujourd’hui suivie par les communes voisines où s’étend la vallée maraîchère : Bruges, Blanquefort, Le Taillan et Le Haillan.

460 hectares à aménager

« Il y a un bassin potentiel de 800 000 personnes à nourrir avec des produits de qualité sur l’agglomération, relève le premier adjoint au maire, Daniel Dougados. Avec l’explosion des circuits courts, le retour à la vente directe, le pullulement des Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) sur la Communauté urbaine, il ne faut pas louper le créneau. Certes, les maraîchers vont être amenés à changer leurs méthodes de travail, faire de l’agriculture raisonnée, mais ça peut marcher. » Une zone intercommunale d’aménagement foncier vient d’être créée. Sous l’égide du Conseil général, un périmètre de 466 hectares doit être dédié au maraîchage.

Mais il faut l’aménager. Aujourd’hui dans cette zone, beaucoup de propriétés sont morcelées, le réseau hydraulique obsolète et certaines parties, trop humides, devenues inaccessibles pour les engins agricoles. Différentes études ont été menées, des objectifs fixés. Ils seront soumis à enquête publique dans les prochains moins.

Former aux circuits courts

Réaménager ne suffira pas pour convaincre de jeunes professionnels de venir s’installer en bord de jalles. À partir de la rentrée de septembre, une formation, financée par la Région, va permettre à une douzaine de stagiaires de passer un brevet professionnel au lycée agricole de Blanquefort. « L’objectif n’est pas seulement de leur donner les bases du métier mais aussi de les aider à s’installer. » Interpellée par les professionnels de la zone sur le manque de bras à venir dans les prochaines années la députée du Médoc, Pascale Got, s’est personnellement investie dans le dossier.

Elle a convaincu des maraîchers d’Eysines d’être partie prenante dans ce projet. Ainsi des parcelles Lire la suite

Ancienne voie ferrée Bordeaux-Eymet : Un nouvel accès à Bordeaux pour l’Entre-deux-Mers ?

sudouest.com, Jean-Paul vigneaud, le 10 Juillet 2009

TRANSPORT. L’association des usagers de transport du département incite les élus de la CUB à acheter les onze kilomètres de voie ferrée déclassée par Réseau ferré de France

«Nous ne sommes pas là seulement pour protester lorsque cela ne va pas, nous sommes là aussi pour lancer des idées et faire des propositions. C’est ce que nous faisons aujourd’hui ! »

Christian Broucaret, le président de l’Association des usagers des transports de la région Aquitaine (l’Autra, représentation régionale de la Fnaut) et Guy d’Arripe, délégué régional tenaient une conférence de presse hier matin pour suggérer aux collectivités locales d’acquérir «avant qu’il ne soit trop tard »l’ex-voie ferrée la Benauge- Latresne, les premiers kilomètres de l’ex-ligne Bordeaux-Eymet via l’Entre -deux -mers.

Onze kilomètres inutilisés

Cette voie ferroviaire part de Bordeaux-Bastide et va en droite à Lastresne en traversant Floirac et Bouliac. Onze kilomètres de double voie, onze kilomètres abandonnés et inutilisés depuis le début des années 90. Au delà de Latresne, l’emprise de l’ex-voie existe toujours mais elle n’a plus la même fonction. Le passage a été acquis par le Conseil général pour être transformé en piste cyclable, la fameuse piste Roger-Labepie.

Pas d’acquéreur

Pour le tronçon « urbain », aucune collectivité n’a pris un engagement à ce jour. Juste des intentions. D’où l’inquiétude de Christian Broucaret : « La fermeture de la voie a été officialisée le 9 avril, si nos informations sont bonnes, le déclassement définitif est imminent. Réseau ferré de France va ainsi pouvoir vendre très vite. Si la CUB ne réagit pas tout de suite, le terrain va lui passer sous le nez ! »

Il serait bien dommage de laisser s’échapper ce lieu de passage déjà tracé au milieu du tissu urbain.

Cette ancienne voie pourrait devenir le tronçon de transport en commun qui manque dans le secteur : un train-tram, un tram classique ou un busway. Pour capter, notamment, toute la clientèle de l’Entre-deux- Mers, laquelle est bien gênée aujourd’hui lorsqu’elle arrive dans l’agglomération. En effet, il lui faut entrer en ville alors qu’elle pourrait emprunter dès son arrivée à Bouliac le réseau de transport en commun ! Autre avantage : Lire la suite

Climat, il y a urgence : Le CG33 lance six mois de consultation

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 27 Juin 2009

+ 2 DEGRÉS EN 2050, PLANÈTE. Climat, il y a urgence

Limitons les émissions de gaz à effets de serre pour sauver la planète. Le sujet est suffisamment grave pour que le Conseil général de la Gironde emploie les grands moyens. À compter de la fin juillet tous les habitants du département pourront consulter le livre vert du « plan climat énergie de la Gironde » qui propose un état des lieux et des projections sur l’avenir. Ceci fait, les mêmes seront invités à donner leur avis en répondant à 80 questions. C’est la première consultation publique de cette ampleur en Gironde.

Cette information-consultation passera dans un premier temps par le Net (www.gironde.fr), dans un second temps par le biais du journal du département diffusé à 600 000 exemplaires et qui parvient dans toutes les boîtes aux lettres. Cette consultation s’étalera sur 6 mois.

Après le vert, le blanc

« Comme d’autres collectivités, nous aurions pu nous contenter de créer des groupes de travail pour faire le point de la situation et définir les actions à engager. Nous avons préféré une consultation générale, comme celles qui sont lancées au niveau européen avant toutes les décisions importantes », précise Gilles Savary, vice-président du conseil chargé de cette mission d’envergure.

L’élu ne rêve pas. Il sait fort bien que tous les Girondins ne participeront pas. Aussi, cette consultation génèrale sera-t-elle complétée par des consultations plus ciblées : les élus, les maires des communes, les organismes socioprofessionnels, etc. Ce qui au bout du compte devrait faire remonter des milliers et des milliers de réponses. Mieux qu’un sondage et suffisant pour rédiger après ce premier « livre vert »… le « livre blanc du climat énergie de la Gironde ».

Un conseil scientifique

Pour accompagner la démarche, le département a, en effet, créé un conseil scientifique où l’on trouve des chercheurs et des experts de haut niveau.

Placé sous le haut parrainage de Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, prix Nobel, ce conseil est présidé par Lire la suite

Le DD dans les Départements

projetdeterritoire.com, Annabelle Boutet, le 15 mai 2009

Le développement durable dans les Départements

L’agence de notation BMJ Ratings a publié les résultats de l’enquête conduite, en partenariat avec KPMG, entre juillet et octobre 2008, auprès des Départements sur leurs pratiques de développement durable. Cette enquête s’inscrit dans la continuité des travaux de BMJ Ratings réalisés auprès des 200 plus grandes villes de France depuis 2000, des Régions depuis 2003 et des Départements depuis 2007.

Légèrement modifié pour intégrer les remarques des répondants de l’année 2007, ainsi que les évolutions politiques, réglementaires et sociétales, en particulier celles liées au Grenelle de l’environnement, le questionnaire a été rempli par 38 Départements, représentant environ 27 millions d’habitants. 64% des répondants sont engagés dans un agenda 21. Les résultats sont présentés par domaines (gouvernance, environnement, cohésion sociale, développement économique et aménagement territorial) et illustrés par des exemples d’actions mises en place par les Départements.

Gouvernance. L’enquête souligne qu’un portage politique au plus haut niveau est une condition déterminante de réussite de la démarche. Les instances de concertation, avec les jeunes, les associations, les entreprises ou les collectivités infra-départementales, ne sont pas systématiques. En revanche, les conseils généraux privilégient l’éducation des jeunes au développement durable en intervenant dans les collèges : « 88 % des Départements incitent (ou ont le projet d’inciter) à la mise en œuvre d’agendas 21 dans les collèges ». Par ailleurs, un peu plus d’un tiers des conseils généraux ont défini une politique d’achats responsables mais la plupart d’entre eux se situent dans une « phase amont » (impulsion de la démarche, sensibilisation interne…).

Environnement. Dans le domaine de l’environnement, les Départements s’intéressent progressivement à la problématique énergétique : 42 % déclarent avoir mis en place un plan de maîtrise de l’énergie, 29 % sont engagés dans un plan climat territorial, 29 % contribuent au développement de filières d’énergies renouvelables. Les actions conduites en faveur de la biodiversité concernent, pour les trois quarts des conseils généraux, la promotion du patrimoine naturel, l’inventaire de la faune et de la flore, et la gestion différenciée des espaces verts. La mise en place d’une trame verte est citée par un quart des Départements.

Cohésion sociale. L’enquête révèle que si les schémas sectoriels sont nombreux (personnes handicapées, petite enfance, gérontologie….), les schémas globaux d’organisation sociale et médico-sociale sont rarement mis en place par les conseils généraux. Des approches ou des actions innovantes sont engagées par quelques Départements telles que l’adaptation des horaires des services sociaux, la prévention et bien-traitance envers les personnes âgées, les haltes garderies itinérantes ou micro-crèches…

Développement économique et l’aménagement territorial. Lire la suite