Sondage LH2 pour le Comite 21 : Pour vivre mieux et être plus heureux il faudrait …

comité21.org, Sondage LH2, le 21 février 2010

Sondage LH2 pour le Comite 21

Dans un contexte général anxiogène ou se mêlent incertitudes sociales, craintes environnementales et défiance vis-à-vis des institutions économiques, politiques ou scientifiques, les Français manifestent massivement a travers le sondage LH2 pour le Comite 21 leurs besoins d’authenticité et de repères.

Pour vivre mieux  et être plus heureux il faudrait …

· réinstaurer des règles de politesses et de savoir vivre pour 95% des Français et 64% qui sont tout à fait d’accord avec cette idée,

· avoir un projet clair pour la France pour les 20 prochaines années pour 82% des Français et 50% qui agréent tout a fait cette pensée,

· disposer d’un mode de vie plus en lien avec la nature pour 91% des Français et 42% qui sont tout a fait d’accord avec cette assertion,

· passer moins de temps a consommer  pour 65% des Français dont 28% qui se retrouvent tout a fait dans cette affirmation

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Infos 21 – Spécial rapports développement durable

cdurable.info, Dorothée Briaumont, le 4 octobre 2009.

Infos 21 – Spécial rapports développement durable

Rapports développement durable : vers une standardisation ? Comme chaque année, le Comité 21 passe au crible les rapports de développement durable de ses entreprises adhérentes afin de mieux valoriser leurs initiatives. Le cru 2008 se distingue de celui de 2007 à la fois sur la forme et sur le fond.

Sur la forme, les rapports sont mieux structurés. Un certain nombre d’enjeux clés, pour la plupart déjà présents dans les rapports 2007 (achats durables, sécurité, mobilisation des équipes, biodiversité, dialogue avec les parties prenantes, etc.), se distinguent plus clairement, rendant les comparaisons plus aisées entre rapports. Cela est évidement lié à la pénétration des standards de reporting comme la GRI 3 [1], qui tendent à les harmoniser.

Par ailleurs, les entreprises font de plus en plus appel à un cabinet d’audit pour faire certifier les informations délivrées dans leur rapport. Cela peut s’interpréter comme la mise au même niveau stratégique des informations financières et extra-financières ou comme une garantie contre l’accusation de greenwashing.

D’une manière générale, le dialogue avec les parties prenantes se renforce et s’affiche. Il peut prendre plusieurs formes : panel de citoyens, consultation, concertation avec des parties prenantes. Le Comité 21 vient de publier une note méthodologique assortie de retours d’expérience. Les entreprises traduisent par ces démarches leur volonté d’écouter leurs attentes, ce qui se traduit par la prise en compte de nouveaux enjeux.

Parmi les domaines mis en avant figure la biodiversité qui s’affirme comme un enjeu de plus en plus stratégique et un terrain propice aux partenariats avec les associations. Par ailleurs, le contexte de crise explique sans doute la mise en oeuvre d’actions BOP [2] visant des populations précaires (accès à l’énergie, à l’eau, par exemple). L’éducation au développement durable se développe à travers des sites internet, des brochures, des conférences. Le thème de la diversité a pris de l’importance avec la création en 2008 par l’Etat d’un Label dédié. Enfin, le marketing durable fait une timide percée dans certains rapports.

Le projet de loi Grenelle 2 prévoit l’extension de l’obligation de fournir des informations en matière de développement durable à toutes les entreprises, sauf les PME, et aux collectivités locales. Anticipant sans doute ces futures dispositions, quelques collectivités publient déjà un rapport développement durable.

De grands témoins viennent compléter ces éléments d’analyse et nous apportent leur vision d’experts : Michèle Pappalardo, Lire la suite

Comité 21 : Tirer les leçons de la crise

actu-environnement.com, S Fabregat, le 29 juin 2009

Tirer les leçons de la crise

Le Comité 21 a présenté un rapport sur la crise, ses enjeux, contradictions et opportunités :

Une occasion de transformer en profondeur l’économie et les questions de gouvernance. Pour autant le green business constitue-il La solution ? Pas si sûr !

Le Comité 21, comité français pour l’environnement et le développement durable, créé au lendemain du sommet de Rio, a présenté un rapport rédigé par son comité de prospective sur les crises financière, économique, écologique et sociale. Pour sa présidente, Bettina Laville, le temps de crise est un catalyseur qui révèle que derrière ces différentes crises, il y a une crise de civilisation. Si l’ensemble de ces crises n’ont pas forcément la même origine pour les observateurs, le Comité 21 juge néanmoins qu’elles sont la conséquence d’un système qui n’évalue pas les risques que son fonctionnement génère, qui ne tient pas compte du fait qu’il peut aboutir à une destruction supérieure au bénéfice immédiat qu’il procure. L’ubris, c’est-à-dire la démesure, est à l’origine du contexte actuel. Nous ne sommes pas les premiers à le dire mais ce discours reste encore original aujourd’hui. Pourtant, il y a un problème d’immoralité dans notre système, dont il faut complètement refonder les bases, analyse Bettina Laville. Aujourd’hui pourtant, la première réponse apportée à la crise ne suggère pas une transformation du système mais une adaptation :

L’économie de marché n’est pas remise en cause. Pour le comité 21, ce n’est pas le capitalisme qu’il faut refonder mais le fonctionnement entier de nos sociétés. Stimuler et sauvegarder l’économie, comme on l’entend actuellement, revient trop souvent à repousser l’échéance du changement requis, pour être contraint finalement à laisser se produire sans contrôle le nécessaire processus de destruction créatrice.

Une autre voie propose l’abandon des règles économiques actuelles et des comportements des agents économiques pour une société de la décroissance, de la sobriété. Pour le Comité 21, cette proposition est davantage une aspiration éthique qu’une proposition économique et n’est pas assortie d’un appareil théorique et instrumental à l’échelle internationale. S’il faut refonder une doctrine économique qui assoie la richesse sur les valeurs des réseaux tant immatériels que solidaires, l’environnement peut-il être le nouveau moteur de croissance et de compétitivité ?

Le mythe de la croissance verte

Si la lutte contre le changement climatique constitue un véritable vivier d’emplois (le green business est un marché mondial déjà supérieur à 1.000 milliards d’euros soit l’équivalent de l’industrie aéronautique ou pharmaceutique), le Comité 21 reste prudent quant à l’idée qu’une croissance verte constitue la solution à la crise. Une telle présentation est positive en ce qu’elle montre que le monde économique a enfin compris les effets dévastateurs de la croissance carbonée et la nécessité de changer la structure des investissements. Mais elle peut aussi, lorsqu’elle ne s’accompagne pas de vraies transformations, illustrer la confiance abusive à perdurer au moyen de simples adaptations techniques qui semble ainsi aller dans le sens des propos récents tenus par Nicolas Hulot. L’écologiste a rappelé Lire la suite

Et si les écoles se mettaient au développement durable ?

rue89.com, Magdeleine Walger, Reporters d’espoirs, le 26 mars 2009 

Et si les écoles se mettaient au développement durable ?

L’éducation au développement durable (EDD) semble être devenue l’une des priorités du ministère de l’Education nationale qui multiplie, depuis plusieurs années, les circulaires et directives allant dans le sens de sa généralisation. Le but : faire des écoliers d’aujourd’hui, les vrais « éco-citoyens » de demain.

Mais au final, sur les 67 000 établissements scolaires recensés en France, la grande majorité n’a pas encore adopté de moyens significatifs allant dans ce sens. Et pour cause : s’investir dans l’EDD n’est pas de tout repos.

L’idée : La « démarche E3D » une tendance difficile à mesurer

Dès 2004, l’Education nationale demande aux écoles, collèges et lycées d’intégrer progressivement les différentes notions du développement durable dans les contenus pédagogiques. Depuis 2007, elle les encourage également à se lancer dans des démarches globales appelées « démarches E3D » (établissement en démarche de développement durable), qui visent à faire changer en profondeur les comportements et pratiques de l’ensemble de la communauté scolaire.

Trier ses déchets, réduire sa consommation d’énergie ou de papier, mais aussi savoir faire preuve de solidarité et d’esprit de coopération avec ses camarades ou ses collègues, sont autant de thèmes que l’école du XXIe veut pouvoir favoriser tout au long de l’apprentissage scolaire.

Cette irruption du DD dans le domaine scolaire ne date pas d’hier. Depuis une dizaine d’années déjà, des établissements ont commencé, seuls ou avec l’appui de leur région ou de leur académie, des expériences pilotes en matière de ce que l’on appelle aussi « Agenda 21 scolaires ».

Parmi les organisations qui soutiennent et accompagnent la mise œuvre de ce type de projets, le Comité 21 et l’Office français de l »éducation à l’environnement en Europe (OF-FEEE) recensent à elles deux environ 1 200 initiatives en France. Mais toutes ne sont pas égales : cela peut aller de la création d’un jardin potager dans la cours d’école ou de la mise en place d’une cantine bio, à la réalisation d’un plus vaste plan d’actions agissant sur tous les aspects du développement durable (environnementaux, sociaux et économiques).

Des chiffres à relativiser donc, d’autant plus que l’Education nationale n’a pas à ce jour de réelle visibilité sur le nombre global d’établissements engagés en démarche E3D.

Les modes d’enseignement classiques sont bouleversés

« Une démarche E3D est un processus long qui nécessite au minimum deux ans pour donner les premiers résultats et qui repose sur la mobilisation de tous les acteurs d’un établissement : direction, enseignants, élèves, intendance, mais aussi personnels techniques (cantinières, personnel d’entretien) », précise Michel Valentin, haut fonctionnaire au développement durable au sein du ministère de l’Education.

C’est pourquoi, elle pose de réelles questions en termes d’engagement, de méthodologie mais aussi de coût. Sur la question de la pédagogie par exemple, Lire la suite