Bassin d’Arcachon : Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité

sudouest.com, Chantal Roman, le 23 Septembre 2009

ÉCONOMIE. Prônant un autre mode de consommation, une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne va voir le jour sur le territoire de la Cobas

Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité

 «Voilà plus d’une année que le projet est à l’étude, et nous approchons du but, du moins nous l’espérons. » Vital Baude, président de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne Sud-Bassin (Amap) aux côtés d’Anne-Marie Humbert, Jocelyne Barthélémy et Jean-Paul Dugoujon, fait le point sur ce projet qui, sans être tout à fait finalisé, prend bonne forme.

Car créer une Amap sur le Sud-Bassin, Le Teich, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch et Arcachon, n’est pas une mince affaire : « Nous nous heurtons en effet au foncier, et à son coût sur ce secteur de la Gironde. Car une telle entreprise ne peut se concevoir que si les maraîchers peuvent bénéficier de terres agricoles. »

Circuits courts

Ainsi que l’explique Vital Baude, « il existe deux types d’Amap. Les premières offrent des produits aux consommateurs qu’elles achètent ailleurs et revendent. Les secondes produisent sur place, avec des maraîchers installés dans un secteur bien précis où se trouvent les consommateurs. C’est la deuxième solution que nous avons choisie. Avec des circuits courts entre le producteur et le client, ce qui a pour avantage de limiter les transports en voiture et donc de respecter l’environnement. Et nous nous engageons vers un label bio. »

Et d’expliquer également la dimension « commerce équitable » entre les adhérents d’une Amap et les consommateurs (lire ci-contre) : « C’est aussi un commerce solidaire, les adhérents achetant, sur plusieurs mois, des paniers à coûts fixes, malgré les aléas climatiques qui font qu’une semaine on aura un panier plus ou moins rempli. »

La demande sur le Sud-Bassin : « Elle est forte. Nous avons une trentaine d’adhérents, déjà. Nous sommes d’ailleurs obligés de limiter, pour l’instant, ces demandes. »

Appel aux propriétaires

Cela dit et si les partenaires sont trouvés – trois à quatre maraîchers sont en attente – la recherche de terres agricoles à prix raisonnables, en location notamment, est difficile sur le Sud-Bassin : « Les propriétaires préfèrent donner leurs terres en pâturage, ou carrément les geler. C’est dommage car nous sommes prêts à payer un loyer correct pour ces terrains. Il n’est évidemment pas question d’empiéter sur les sylviculteurs, sachons-le. »

Côté privé, l’Amap lance donc un appel Lire la suite

Le nouveau protocole de contrôle des huitres à Bruxelles

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Chantal Roman

OSTRÉICULTURE. C’est aujourd’hui que la Commission européenne doit examiner le nouveau protocole de contrôle des huîtres proposé par la France

Le biotest à Bruxelles

C’est ce que l’on pouvait appeler la réunion de la dernière chance. Hier, une délégation des ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, menée par le tout nouveau président Olivier Laban, aux côtés des élus du Bassin que sont Marie-Hélène des Esgaulx, députée, et Yves Foulon, président de la Cobas, ainsi qu’avec Goulven Brest, président du Comité national de la conchyliculture, ont participé à une rencontre à Paris.

Ce rendez-vous a été l’occasion de mettre au point le nouveau protocole de contrôle sanitaire des huîtres, tel qu’il avait été acté par le ministre de l’Agriculture Michel Barnier, lors d’une précédente réunion, en août dernier. Le ministre s’était alors engagé « pour l’élaboration d’un nouveau test de référence communautaire, en remplacement du biotest ».

Cinq contre 24 heures. « Il s’agissait de faire valider nos propositions, en présence des services de l’État, mais aussi des scientifiques, explique Olivier Laban. Or, et si des représentants d’Ifremer étaient là, malheureusement ceux de l’Afssa (agence de sécurité alimentaire) étaient absents. Et c’est le directeur général de la direction de l’Alimentation qui a lu leur avis… »

Les ostréiculteurs, appuyés par les élus, demandent de réduire le biotest (sur souris) actuellement de 24 heures à 5 heures, et le compléter, par mesure de vigilance, par des tests chimiques jugés plus fiables.

« Scepticisme ». « Nous avons eu le sentiment, à l’écoute de l’avis de l’Afssa, qu’ils « ne poussent pas » pour ces propositions, Lire la suite