Êtes-vous plutôt béton ou cannabis ?

http://www.sudouest.fr/2010/12/10/maisons-en-chanvre-263373-2277.php

sudouest.fr, Gaëlle Richard, le 10 décembre 2010

Êtes-vous plutôt béton ou cannabis ?

Une filière économique en train de naître : le Cannabis sativa pour l’habitat

Le chanvre, transformé, est associé à la chaux pour créer un béton bio.

Il paraît que les trois petits cochons ont oublié un matériau pour construire leurs maisons. L’on dit même que ce serait le maire de Lagraulet qui le fabriquerait. Nicolas Méliet cultive, depuis cette année, 80 hectares de Cannabis sativa. Du chanvre. Celui de Lagraulet pousse en bio et est destiné à la construction.

Son compère, Pierre Amadieu, également agriculteur bio et gérant de la société Start Hemp, en produit 120 hectares. À eux deux, ils peuvent fournir la filière naissante de chanvre bio pour la construction. Avec le soutien du sénateur maire de Fleurance Raymond Vall et de son équipe, des tables rondes se succèdent, réunissant les acteurs de la production, de la transformation et de l’utilisation.

Du champ au chantier

Comment naît une filière économique ? « Eh bien, chacun de ces protagonistes explique ce dont il a besoin, résume Nicolas Méliet. Et tous les autres font en sorte de répondre à ces besoins. »

Depuis juillet dernier, la filière du chanvre bio destiné à la construction est ainsi en train de voir le jour. Demain, à la mairie de Lagraulet, table ronde et démonstration clôtureront la mise en place de ce réseau de professionnels.

L’idée de Nicolas Méliet et consorts consiste à mettre sur pied un circuit court. La production de Cannabis sativa de Lagraulet sera utilisée pour la construction de maisons à Lagraulet. Tout au plus dans le Gers. Mais on est loin du manque d’ambition. Le but est de s’attribuer un marché local en éliminant les intermédiaires, de manière à ce que chaque protagoniste soit dignement rémunéré. Du champ au chantier, directement.

Pour le chantre du chanvre, les atouts de cette plante ne sont plus à démontrer. « Il s’agit d’un très bon isolant phonique et thermique, affirme Pierre Amadieu. Il est en outre un bon Lire la suite

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Vers la décroissance : quelles actions ? Essai de classification

apeas.fr, Christian Araud, auteur dans la revue Entropia, le  20 juillet 2010

http://www.apeas.fr/Vers-la-decroissance-quelles.html

Vers la décroissance : quelles actions ? Essai de classification

Face à la crise climatique et à la fin du pétrole bon marché, toute personne convaincue qu’on va « dans le mur » à belle allure peut se poser la question concrète suivante : « Que faire pour ralentir, éviter l’obstacle, ou amortir le choc ? »

Une réponse typique se trouve dans le livre de Matthew Stein [1] dont le sous-titre est très explicite : A Manual for Self-Reliance, Sustainability, and Surviving the Long Emergency (un manuel pour l’autonomie durable et la survie pendant la longue situation d’urgence). Dans ce manuel de savoir-survivre à l’usage des nouvelles générations, l’auteur énonce à la fin de son ouvrage quelques actions, individuelles ou collectives, pour participer au changement nécessaire :

– conservation, recyclage,

– action collective,

– acheter local,

– diète adaptée,

– action politique,

– restructurer les affaires,

– remplacer les ampoules électriques,

– choisir une automobile peu consommatrice,

– aller en bicyclette, prendre le train, covoiturage,

– réduire le chauffage et la climatisation de l’habitat,

– installer des systèmes d’énergie renouvelable chez soi,

– développer ses capacités personnelles d’autonomie,

– participer à des communautés autonomes.

Cette liste est sans doute assez représentative de ce qui s’énonce dans les articles consacrés à ce qu’il faudrait faire pour répondre aux défis posés par le changement climatique. En fait, c’est un peu un inventaire à la Prévert. Il est indéniable que chacune des pistes proposées, si elle était mis en œuvre, serait « bénéfique pour la planète » en utilisant un cliché courant chez les chantres du « développement durable ».

Nous ne sommes pas dans une réflexion « compréhensive » sur la décroissance, tout en ayant une série d’indications concrètes sur ce qui serait « utile » de faire pratiquement pour traduire dans la réalité quelques-unes des idées des objecteurs de croissance. Par ailleurs du point de vue de la personne « active » (ou voulant le devenir), cette liste est fondamentalement hétéroclite.

Dans une première tentative de classification, en me plaçant sur un plan plus descriptif que philosophique, avec une approche résolument pragmatique, je distinguerais volontiers quatre niveaux, de plus en plus éloignés de « l’acteur » et donc embrassant un champ de plus en plus vaste.

Ces niveaux sont :

L’action personnelle et immédiate dont on est le seul maître, compatible avec l’environnement général, la société dans laquelle on vit, mais néanmoins Lire la suite

L’Abeille – première monnaie locale en France : Villeneuve sur Lot en a la primeur

objecteursde croissance-lr.fr, Administrator, le 9 février 2010

L’Abeille – première monnaie locale en France

Villeneuve sur Lot en a la primeur

La révolution économique est en marche, il n’est nullement besoin d’attendre « la moralisation » du capitalisme promise par notre président, une poignée de citoyens se prennent en charge pour relocaliser l’économie, ils créent leur monnaie !

Lorsque l’on arrive aux abords de la Halle de Villeneuve sur Lot, c’est l’agitation à l’entrée du marché couvert de la ville. Ce samedi 23 janvier est un jour important pour les membres de l’association « Agir pour le Vivant », c’est le lancement officiel de « L’Abeille », première monnaie locale en France. Dans ce goulot d’étranglement ça se bouscule, on y trouve des panneaux explicatifs et de nombreuses et nombreux bénévoles pour vous expliquer comment ça marche. Ensuite, si cela vous intéresse vraiment, vous pouvez vous diriger vers Hélène qui vous fera remplir le bon d’adhésion à l’association, encaissera vos euros et vous remettra vos premières coupures de l’Abeille. Le stand ne désemplit pas de toute la matinée, en plus des clients habituels au marché local, de nombreux curieux, des journalistes de TV régionale, l’évènement est bien couvert, grâce notamment à un article paru 4 jours plus tôt dans la Dépêche du Midi. J’interroge Viviane qui vient acheter des « abeilles », qu’est-ce qui vous motive dans cette démarche ? : j’achète pas mal bio, je veux manger des produits du terroir, participer à l’économie locale, moins de trajets c’est moins de pollution, c’est aussi un acte citoyen.

Brigitte Balavoine et Françoise Lenoble m’expliquent qu’avant de se décider à « battre monnaie », elles planchaient sérieusement sur l’application de la monnaie « SOL » lancée par Patrick Viveret. Cette monnaie SOL n’est pas une vraie monnaie alternative car elle ne fonctionne qu’avec une carte A+, ce qui a amené bien des réticences, ses conditions d’utilisation sont limitées lorsqu’on veut faire du « local ». Son usage très sophistiqué ne correspondait pas vraiment à une application dans la proximité, qui est un des objectifs importants du projet. Ce qui les a décidé à la création d’une vraie monnaie locale, c’est la rencontre avec Philippe Derruder auteur du livre « Rendre la création monétaire à la société civile ». A contribué également à prendre cette décision, c’est l’appui d’Hervé Ricard, gérant de la bio-coop locale, qui s’intéresse depuis longtemps à la question.

Cette monnaie, dont les appellations officielles sont « monnaie locale complémentaire » ou « bons d’achat », se présente sous la forme de coupures de 1, 2, 5, ou 10 abeilles valant respectivement 1, 2 5 ou 10 euros. On échange ses euros contre des abeilles que l’on pourra utiliser pour payer ses achats auprès des producteurs ou commerçants locaux adhérents à l’association « Agir pour le vivant » et ayant signé un contrat d’engagement. Ceux-ci doivent respecter la charte de l’association au mieux de leurs possibilités, achat de matières premières locales, bio ou s’inscrivant dans la démarche du bio etc… Actuellement, l’association compte seulement une quinzaine d’adhérents professionnels, mais leur nombre devrait croître assez rapidement, plusieurs dossiers sont en cours, certains membres sont très enthousiastes, ils en parlent beaucoup autour d’eux, il y a une vraie dynamique. On y trouve des maraîchers, producteurs de fruits, de céréales, boulangers, éleveurs, producteurs de vin, commerçants bio, produits de santé, naturopathe, couture, vêtements, livres etc… et peut-être bientôt un café à Villeneuve sur Lot. Un petit détail, lorsque la somme à payer ne tombe pas rond, on complète avec des euros. Les producteurs et commerçants recevant ces abeilles peuvent les dépenser auprès des autres professionnels adhérents et ainsi les abeilles vendus par l’association ne sortent pas du circuit local. Les professionnels doivent déclarer les ventes comme si elles étaient réalisées en euros.

L’abeille se dévalue de 2% tous les 6 mois et pour continuer à l’utiliser, on doit Lire la suite

Eco-développement – Villes en transition, l’expérience anglaise : Pour des villes moins dépendantes du pétrole

salades-nicoises.net, NC, le 4 janvier 2010

[Article plus complet sur le site d’origine]

Eco-développement : Villes en transition, l’expérience anglaise

Pour des villes moins dépendantes du pétrole

Voir en ligne : http://villesentransition.net

La dépendance de notre société au pétrole est grossièrement sous-évaluée. Un pétrole peu cher a entrainé des bouleversements énormes dans notre mode de vie ces trente derniéres années (nourriture, travail, mobilité, loisirs). Les trente prochaines seront source d’encore plus de changements a notre vie quotidienne.

40 % de notre nourriture est importée. Légumes, fruits et blé le sont a 85 %. Cette dependance sur des produits venus d’aussi loin n’est pas sans risque et a la merci de beaucoup d’aléas. Tout repose sur une chaine d’approvisionnement de plateformes logistiques régionales travaillant en flux tendu, avec peu de réserves et de lieux de stockage, par rentabilité financière. Une menace d’interruption de la chaine met tout de suite en péril l’approvisionnement alimentaire de la population, pouvant entrainer de graves pénuries, puis des troubles etc.

En 2000 durant la greve des routiers en Grande Bretagne, le patron de Sainsbury’s (l’equivalent du group Carrefour chez nous) a contacté dans l’urgence le premier ministre Tony Blair pour l’alerter que les reserves de nourriture de premiére necessité seraient epuisées en quelques jours.

Les supermarchés rationnerent pain, sucre et lait.

Aujourd’hui les réserves mondiales de matiéres alimentaires de première necessité sont au plus bas suite a plusieurs années de mauvaises récoltes et leur prix s’envole faisant l’objet d’une frénésie speculative par la communauté financiére. Cette année de nombreux pays exportateurs ont cessé de l’etre afin d’assurer leur propre souveraineté alimentaire ***.

Le pic pétrolier * c’est pour 2020 estime Fatih Birol économiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie **, les reserves mondiales ont passé un cap, le déclin de la production de pétrole est inéluctable.

En réponse à la double pression du pic pétrolier* et du changement climatique, quelques communes pionnières au Royaume Uni, en Irlande et ailleurs ont adopté une approche fédératrice et globale pour réduire leur bilan carbone et mieux se préparer aux bouleversements qui accompagneront le déclin de la production de pétrole dans les dix ans a venir.*

De la dépendance au pétrole à la résilience des communautés

Bristol (population 416 000 habitants) a été la première grande ville a financer une étude d’impact sur la vie locale ( transport, nourriture, santé, energie, economie, services publics etc) en cas de pic petrolier* et a en tirer des conclusions ( recherche d’autosuffisance alimentaire, relocalisation) pour preparer l’aprés-pétrole.

Bristol en Transition la première initiative d’échelle urbaine, met en réseau, inspire, forme, favorise et soutient les initiatives a l’echelle locale des quartiers et villages – Redland en Transition, Withywood en Transition, etc. – dans leurs propres Initiatives de Transition.

« Les villes en transition sont une manière concrète pour les individus d’agir sur le climat et le défi du pic du pétrole ». C’est ce qu’on appelle un « grassroots movement » mouvement d’autonomisation ** partant de la base, inversant la pyramide decisionnelle.

*Pic pétrolier

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Le pic pétrolier c’est en 2020, estimait Fatih Birol économiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie dans son rapport annuel 2008

(Créée en 1974 suite au premier choc pétrolier, l’AIE Lire la suite

L’écologie au quotidien

la-croix.com, Corinne Boyer, le  14 août 2009

L’écologie au quotidien

Pendant deux semaines, « La Croix » vous présente chaque jour un projet écologique original. Aujourd’hui, une mère de famille de Marseille multiplie les petits gestes, « soucieuse des limites de la planète »

Certains la trouvent extrémiste, d’autres sourient ou l’admirent. Françoise de Butler, elle, se définit juste comme « une femme soucieuse des limites de la planète qui la porte ». Et agit en conséquence pour limiter au maximum son empreinte écologique au quotidien. La liste des « petits gestes » qu’effectue cette mère de famille de 42 ans, vivant à Marseille (Bouches-du-Rhône), est impressionnante.

L’achat d’un chauffe-eau solaire, d’abord ; les placards de la cuisine abritent une armée de bocaux de pois cassés, graines de sésame et autres sucre ou farine achetés en vrac. « Chaque mois, je fais le plein dans un magasin bio. L’achat en vrac limite les emballages », explique Françoise de Butler, qui a investi dans une yaourtière et banni les produits surgelés « au coût énergétique de transport énorme », au profit de légumes de saison bio, achetés au stand d’un producteur d’Aubagne.

Au sous-sol, un arrosoir et un seau permettent de récupérer l’eau du bain de ses deux fils Luchino, 6 ans, et Solal, 4 ans, laquelle, versée dans la cuvette des toilettes, remplace la chasse d’eau. « Chaque utilisation emporte 6 à 12 litres d’eau potable. Lorsqu’on prend conscience du coût de son retraitement, on change ses habitudes », explique Françoise de Butler.

Des solutions « à la portée de chacun »

Pour limiter déchets et rejets toxiques dans l’environnement, elle fabrique sa lessive en râpant 150 grammes de savon de Marseille (biodégradable) dans trois litres d’eau bouillante, tout comme son lave-vitre, mélange d’eau, de vinaigre de vin et d’un soupçon de produit vaisselle. La voiture n’est utilisée qu’« en dernier ressort ».

Pour se rendre en vacances en Bretagne cet été, toute la famille a pris le train, y compris leur véhicule dont le trajet Marseille-Paris sur un wagon a coûté 125 euros. « C’est un peu plus cher, mais c’est moins polluant que de traverser la France en voiture », indique Denis Meshaka, le compagnon de Françoise. « Comme un budget, nous gérons de manière pragmatique notre capital environnement. En agissant ainsi, nous préservons une ressource vitale », explique cet ingénieur de 43 ans.

Plus jeune, Françoise de Butler avouait « ne pas faire attention ». « À l’approche de la naissance de mon premier enfant, j’ai commencé à me poser des questions sur l’alimentation, l’origine des produits, etc. », raconte-t-elle. Petit à petit, elle « tire le fil de la pelote » écologique : « J’ai réalisé que je ne pouvais pas Lire la suite

Des légumes solidaires à consommer au rythme des saisons

midilibre.com, Olivier SCHLAMA, le 23 mars 2009

Des légumes solidaires à consommer au rythme des saisons

Acheter, sous forme d’abonnement, un panier de légumes de saison par semaine : c’est ce que proposent les Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) en plein boom. Le principe, qui permet de partager les risques et le coût des aléas climatiques, est une nouvelle forme de production, généralement bio, plus écolo, qui n’est plus soumise au sacro-saint prix du marché. L’acheteur de ces produits extra-frais devient un « consomm’acteur » éclairé et impliqué. Pour le pionnier des Amap, Daniel Vuillon, ce système répond aujourd’hui parfaitement aux angoisses du consommateur…

Sur la façade, la croix du Languedoc brille même sous le ciel laiteux. En un an, les yeux de Magali Dorques se sont éclairés : 130 familles renouvellent en ce moment le contrat de confiance avec l’Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) qu’elle a créée à Villeveyrac (Hérault) à l’Enclos de la potagère. C’est l’une des 1 500 Amap de France (elles étaient 50 il y a deux ans) ! Une constellation qui remodèle le paysage et ce, en dehors des circuits traditionnels de distribution. « Au début, on se disait, avec Denis, mon compagnon : « ça ne marchera pas ». On passait pour des hurluberlus. » Magali Dorques disposait d’atouts : d’abord 8 hectares de belle argile, parcourus d’un système préexistant d’irrigation unique. Malgré la petite taille de l’exploitation et le peu de mécanisation, c’est une réussite qui ne recourt ni aux subventions ni aux contrats avec une collectivité. « Nous pensons même acheter d’autres terres », espère Magali Dorques, élue récemment présidente de la toute nouvelle fédération régionale des Amap du Languedoc-Roussillon, qui compte déjà dix Amap. Satisfaction suprême, son banquier n’a pas eu besoin de lui prêter un euro.
Pensez donc, une femme qui s’installe en bio sans emprunter ! Magique, le mot d’Amap a déclenché quelques impostures, dérapages et même un engouement institutionnel. Il faut dire qu’il est source d’aides, via le fonds social européen – 1 M€ pour quatre ans dans l’Hérault – par exemple. Pas question que l’État récupère cette réussite. « Les Amap doivent rester des Amap », s’arc-boutent des acteurs du secteur. Comment s’est bâtie cette success story ? En faisant respecter une éthique. « Les vraies Amap qui marchent sont celles qui ont pris le temps de se construire », définit Daniel Vuillon. Premier en France à importer ce concept des États-Unis, il y a bientôt dix ans, à Aubagne puis à Ollioules, cet érudit (lire ci-contre ) dit : « Dans notre ferme, nous nourrissons 210 familles et 170 sont sur liste d’attente. La demande est très forte, surtout des jeunes, d’une nourriture bonne et saine. » Ensuite, la formule (partager l’incertitude de la production) implique naturellement les abonnés dans « leur » exploitation. Et, évidemment, les légumes – mais aussi des oeufs, céréales, du vin, de l’arboriculture, etc. – sont extra-frais : « Habituellement, un chou-fleur bio reste légèrement amer, il se passe du temps. Ici, cueilli la veille au soir, il est sucré ! » Ça fait rêver. L’idée, aussi, c’est qu’il y a trop de produits superflus et trop de superflu dans les produits. « Les gens veulent bien bouffer, consommer local, être des « consomm’acteurs » et voir comment ça pousse. C’est une autre façon d’acheter » , reprend Magali Dorques. Et puis, à Villeveyrac, on n’est pas chez « un distributeur de paniers » , comme on dit d’une Amap qui a mal tourné. Elle ajoute : « Nous gagnons 1 000 € chacun avec mon mari et on dépense 50 % de nos revenus dans l’alimentation bio. C’est un choix. »

Choisir une Amap, c’est acheter ce qui veut bien pousser. Pas de fraises en hiver donc… Lire la suite

Acheter bio. Les alternatives à la grande distribution

naturavox.fr, Pauline, consoglobe.com, le 27 février 2009

Acheter bio. Les alternatives à la grande distribution

72 % des consommateurs bio font leurs achats en grandes surfaces, ces dernières proposant des gammes de produits bio élargies et ce, sous leur propre marque de distributeur bio (200 références en moyenne par enseigne).

Malgré cette domination sur le marché bio, les autres modes de distribution bio ne sont pas délaissés. A côté des magasins de grande distribution, vous trouverez donc des magasins spécialisés bio ainsi que des distributions en circuit court (AMAP, marché, sites internet) qui, en supprimant les intermédiaires (grossistes, emballeurs, distributeurs), permettent une meilleure rémunération du producteur et/ou une baisse des prix. A découvrir sur internet ou près de chez vous.

Les magasins bio, le tout bio en un

Représentant 23% du marché bio, les magasins spécialisés bio sont privilégiés par les consommateurs de bio pour l’achat de produits d’épicerie bio et de compléments alimentaires. Ils présentent plusieurs avantages par rapport à la grande distribution :

– vous trouvez toutes les catégories de produits bio regroupées dans un même point de vente (alimentation bio, cosmétique bio, produits d’entretien écolo, compléments alimentaires…). Plus besoin de faire la chasse au logo « AB » et de perdre du temps à trouver le produit bio recherché.

– Ils proposent quelques produits originaux ou peu connus : céréales anciennes, légumes oubliés, multiples variétés d’huiles végétales…

– Ils proposent très souvent des produits d’épicerie bio en vrac (céréales, légumineuses, fruits secs, sucre…) à un prix attractif, qui permettent de faire des économies d’emballage et de réduire le volume de déchets.

– Le personnel des magasins spécialisés bio est souvent plus informé et connaisseur, donc plus à même de vous conseiller.

Seul « bémol » : le prix des produits qui restent plus élevés que ceux de produits des marques de distributeur classique.

De taille très variable (120 m2 en moyenne), beaucoup de ces magasins fonctionnent en réseau, c’est-à-dire qu’ils sont regroupés sous une même enseigne et sont approvisionnés par une centrale d’achat commune.

Au niveau de l’alimentation bio, ils sont souvent riches en épicerie (céréales, huiles), et en produits à base de soja. Vous pouvez également y trouver des produits alimentaires frais, voire surgelés.

Voici les principaux réseaux de magasins spécialisés dans les produits bio et naturels sur le territoire français :

Biocoop : réseau de magasins fonctionnant sur le mode coopératif, créé en 1986. Il comptait 314 points de vente en France au 01 février 2009 répartis dans toute la France, et 8000 produits référencés dont 300 sont également issus du commerce équitable. 

Satoriz  : chaîne de magasins bio existant depuis 1981. Elle compte 23 points de vente implantés dans l’est de la France, et en Rhône-Alpes. Satoriz compte également un restaurant, « La cantine bio » et une centrale d’achat « Satodistri ».

La Vie Claire  : réseau de franchisés créé en 1946. Lire la suite