Gers : chantier participatif pour la construction d’une maison en paille

sudouest.com, Marion Lagravère, le 26 Aout 2009

CHANTIER. Pour construire sa maison en paille, Sébastien Mel a choisi de faire appel à des bénévoles. Un chantier participatif sur lequel les apprentis ouvriers viennent s’initier aux techniques de l’écoconstruction

Les 87 petits cochons

Les murs sont faits de paille mais ce n’est pas la maison des trois petits cochons. Sur la commune de Catonvielle, Sébastien Mel construit la demeure dont il a toujours rêvé de ses propres mains, aidé par des ouvriers bénévoles. Le principe est simple : un chantier participatif, où chaque bénévole est là pour apprendre les techniques de cette écoconstruction en paille.

Pour le propriétaire, une main-d’œuvre à disposition. Pour les ouvriers, une formation qui leur permettra un jour de construire leur propre maison.

Écologique et économique

C’est sur un autre chantier participatif que Sébastien a appris à faire des murs de paille. Employé par une compagnie d’assurance, son travail n’a rien à voir avec la construction. Il a trouvé ce système par hasard, « encherchant des matériaux ni trop chers, ni trop difficiles à utiliser, qui soient adaptés aux bricoleurs du dimanche. »

Une solution économique pour la construction, mais aussi pour la vie future. Cette maison en paille permet de réduire très fortement les besoins de chauffage ou de climatisation. En effet, un mur en paille enduit de terre autorégule l’humidité du bâtiment. Un concept écolo, tant au niveau des matériaux qu’à celui de la consommation d’énergie. « C’est le moyen d’avoir un bon isolant sans se ruiner, explique Sébastien. C’est très sain. »

De la paille qu’il a ramassée lui-même, la terre du jardin, et seulement du sable à acheter et le tour est joué. « Le plus cher aura été les fondations en bois. Là j’ai dû faire appel à des professionnels. Pour ce qui est des murs de paille, ils sont très peu à utiliser cette technique, et le budget aurait été trop important. La seule solution pour moi était d’avoir recours au chantier participatif ».

Il avait trouvé l’idée de la maison en paille sur Internet, c’est donc tout naturellement qu’il a utilisé ce moyen pour faire connaître son chantier et trouver des bénévoles en créant un blog (1).

Il accueille quatre personnes, chaque semaine de chantier. Toujours présent lors des travaux, il calque les semaines de chantier sur ses congés, en fonction des personnes disponibles pour travailler avec lui. Pour le moment, 87 bénévoles de 18 à 70 ans se sont succédé. Leurs motivations et leurs origines sont diverses.

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