Développement Durable : encore un effort ?!

cdurable.info, Laure Rivory, le 14 mai 2009

Développement Durable : encore un effort ?!

La résistance au changement : une hypothèse pour donner envie de s’encourager mutuellement

Parce que les enjeux du développement durable se situent à un niveau global et éloigné de notre réalité quotidienne, la nécessité du changement peut avoir du mal à nous concerner….une hypothèse pour y voir plus clair..

Deux environnements différents d’action

La résistance au changement et les freins observés concernant l’engagement en faveur du développement durable pourraient provenir du décalage entre deux types d’environnement :

– notre environnement proche, immédiat, concret et familier qui nous concerne dans la vie de tous les jours,

– et l’environnement éloigné et abstrait dans lequel nous devons nous projeter pour envisager les retombées potentielles de nos efforts de changement.

Du décalage entre ces deux environnements pourraient surgir des facteurs de freins et de résistance.

L’environnement dans lequel doit être prise la décision de s’engager en faveur du développement durable est en effet un environnement qui paraît abstrait, lointain et théorique d’une part, et d’autre part il semble entrer en contradiction avec notre environnement et notre mode de vie courant, qu’il faudrait remettre en question avec des efforts (en temps, en argent) et des dérangements.

Cet environnement pour lequel il m’est demandé de me placer à un niveau global, celui de la « planète », est invisible pour moi, et de plus il peut me paraître hypothétique. Les deux environnements, celui que je vis, et celui dont on me demande de prendre conscience, ne se croisent pas forcément.

Un peu d’imagination….

Outre le caractère lointain de cet environnement pour lequel je peux ne pas me sentir concerner, le développement durable pourrait demander un certain sens de « l’imagination » ! Pourquoi ?

Pour identifier ces facteurs de résistance, amusons-nous à rechercher tout ce que nous devons nous dire pour nous convaincre, si nous ne sommes pas déjà convaincus, que le développement durable est une bonne chose.

Pour m’engager en faveur du développement durable, je dois Lire la suite

Ecologie : comprendre le processus de changement

nature-humaine.fr, La Lettre Nature Humaine n°3, janvier 2009

« Ecologie : comprendre le processus de changement »,

La Lettre Nature Humaine n°3, sur l’écologie et les sciences humaines, vient de sortir.

Au programme :

– mieux comprendre ce qu’est le changement

– deuil et crise écologique

– les « sentiments de nature », par l’écrivain et poète Bernard Boisson.

N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions, appréciations, avis et autres, dans le souci d’améliorer cette Lettre.

Bonne lecture !

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Lettre n°1 – Les moteurs de l’action 

Lettre n°2 – Les freins à l’action (partie 1)

Les Lettres de Nature Humaine sont à télécharger gratuitement en PDF, ici : Lire la suite

Nous ne paierons pas pour votre crise !

bastamag.net, Rédaction, le 14 janvier 2009

Nous ne paierons pas pour votre crise

« Le moment du changement est venu ! » C’est le titre de la déclaration adoptée par plus de 150 représentants des mouvements sociaux, des syndicats, des ONG, venant de vingt-cinq pays européens, qui se sont réunis à Paris du 9 au 11 janvier 2009. De cette réunion est sortie « la Déclaration de Paris » que nous reproduisons ici. Elle appelle à faire du G20 de Londres, le 2 avril, un grand moment de mobilisation en Europe, en réponse aux crises financières, économiques, sociales et écologiques.

Nous ne paierons pas pour vos crises !

Plus de 150 représentants [1] de syndicats, de groupements paysans, de mouvements de solidarité internationale, de groupes écologistes, d’ONG de développement, de groupes de migrants, de mouvements confessionnels, de groupes de femmes, de mouvements de “sans”, de mouvements étudiants et de jeunes et d’organisations luttant contre la pauvreté venus de toute l’Europe se sont rassemblé les 10 et 11 Janvier 2009 à Paris afin d’analyser collectivement les crises actuelles, de développer des stratégies communes et de débattre de demandes et d’alternatives conjointes en réponses à ces crises.

Alors que la crise financière et économique s’intensifie, des millions de femmes et d’hommes perdent leur emploi, leur logement et voient leurs conditions de vie se dégrader. Des dizaines de millions d‘entre eux vont s’ajouter au 1,4 milliard de personnes qui vivent déjà dans l’extrême pauvreté. Les crises aggravent la situation sociale, écologique, culturelle et politique dans laquelle vit la majorité de la population de notre planète.

En dépit de l’échec évident et prévisible du modèle économique actuel, les dirigeants politiques répondent en essayant de préserver un système qui est précisément responsable de ces crises. Les gouvernements ont été prompts à offrir leur garantie aux banques, aux grands actionnaires et à leurs alliés du monde de la finance, avec des centaines de milliards d’argent public. Pour résoudre le problème, ils nomment des banquiers et des responsables de multinationales : les mêmes acteurs qui ont suscité ces crises. Les travailleurs, les chômeurs, les pauvres – tous ceux qui sont touchés – n’ont reçu aucune aide dans leur combat quotidien pour joindre les deux bouts et, pour couronner le tout, ils sont maintenant supposés payer l’addition.

Les propositions des gouvernements pour gérer la crise économique qui se déploie ne s’attaquent pas aux autres dimensions de la crise que nous devons affronter aujourd’hui – justice globale, crise alimentaire, crise climatique, crise énergétique – et par là même au besoin de transformer le système économique en un modèle qui nous permettrait de satisfaire les besoins fondamentaux de tou-te-s, de garantir tous les droits humains et de restaurer et préserver les bases écologiques de la vie sur notre planète.

Le moment du changement est venu !

Nous pouvons construire un système qui fonctionne au service des peuples et de l’environnement, un système qui réponde aux besoins de tous, un système basé sur les principes de l’intérêt collectif, de l’équité mondiale, de la justice, de la durabilité environnementale et du contrôle démocratique.

Comme premier pas, des mesures immédiates doivent être mises en oeuvre pour répondre aux impacts sociaux des crises sur les populations, tout en soutenant une transformation écologique de l’économie. Lire la suite

Bx 27 au 29 octobre : Conférence Education pour un DD

Le comité français de la Décennie

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L’EDUCATION POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE

BORDEAUX 27 au 29 OCTOBRE 2008

Sous le haut patronage de l’UNESCO chargé de la mise en œuvre de la Décennie 2005-2014 des Nations Unies de l’Éducation pour un Développement Durable (EDD), et à l’occasion de la présidence de la France de l’Union Européenne, le comité français de la Décennie organise à Bordeaux, du 27 au 29 octobre 2008, une conférence internationale réunissant les acteurs français et étrangers de l’éducation, de la formation et de l’information au développement durable.

OBJECTIFS DE LA CONFÉRENCE

Notre planète est confrontée à de graves menaces, qu’il s’agisse du changement climatique, de l’épuisement des ressources, de la baisse de la biodiversité ou d’une pression démographique chaque jour accrue. Face à ces menaces, l’éducation, la formation et l’information se révèlent essentielles pour doter l’ensemble des citoyens des connaissances et des compétences les amenant non seulement à saisir les enjeux du développement durable, mais surtout à adopter et promouvoir les changements de comportement indispensables pour inverser les modes de vie actuels antinomiques de la durabilité.

Comment l’éducation sous toutes ses formes peut-elle amener l’ensemble des citoyens, à toutes les étapes de leur vie, à être en situation de capacité et de responsabilité pour gérer le présent, tout en étant préparés à faire face à un futur incertain dans une société complexe en perpétuelle mutation ? Telle est la question qui touche à la fois aux acteurs et aux dispositifs mis en œuvre pour développer une réelle démarche éducative.

À la veille de la conférence mondiale du mi-parcours de la Décennie qui se tiendra à Bonn (Allemagne) en mars 2009, la manifestation de Bordeaux réunira les spécialistes français et étrangers de l’Éducation pour un Développement Durable, d’une part, afin de faire le bilan des avancées réalisées durant la période 2005-2008, et de définir les stratégies à mettre en oeuvre pour la période 2009-2014 et, d’autre part, Lire la suite

Climat : Le feu à la banquise

La dépêche, O.A., le 13 Septembre 2008

Climat. Le feu à la banquise

Les glaces de l’Arctique fondent plus vite que prévu. Pour la première fois, le pôle Nord n’est plus relié à la terre ferme.

On se réjouit souvent des premières fois. Premier baiser, première voiture, première fois sur la lune…

Mais il en est certaines qui sont inquiétantes, comme celle de ce début septembre : le pôle Nord est pour la première fois en eau libre. On peut désormais faire le tour complet de cette calotte en bateau.

Jusqu’à présent, la couche de glace de la banquise n’avait jamais cédé simultanément le long des côtes sibériennes et canadiennes. Le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC) vient de révéler que c’était chose faite.

Selon Étienne Berthier, glaciologue au CNRS (Legos) de Toulouse, « ce phénomène est une réponse au changement climatique global, et on peut être pessimiste ». Certains experts prédisent la disparition complète de la banquise aux alentours de 2020.

« On avait depuis 20 ans une décroissance linéaire » de la banquise, témoigne le chercheur toulousain. « 2007 avait été très déficitaire (NDLR : le record absolu de fonte des glaces, 40 % de moins que la superficie moyenne des vingt dernières années) on ne s’y attendait et on pensait à un artefact. Force est de constater que 2008 confirme cette accélération. Ceci noircit le tableau pour l’avenir ».

La fonte de la banquise du pôle Nord ne joue pas de rôle direct dans la montée du niveau des océans (l’eau occupe la même place que lorsqu’elle était glace). En revanche, elle intervient dans le réchauffement climatique. « Il renvoie l’énergie solaire, alors que l’eau la garde. Donc en remplaçant la banquise par des mers, on amplifie le réchauffement général ».

Pour Étienne Berthier, la disparition des glaces au pôle Nord « doit être prise comme un signal d’alarme. Lire la suite

L’UE divisée sur la lutte contre le changement climatique

Le Monde, le 17 septembre 2008, Philippe Ricard

L’Union européenne divisée sur les instruments de lutte contre le changement climatique

Les représentants des Vingt-Sept devaient entrer mercredi 17, et jeudi 18 septembre à Bruxelles dans le vif de la négociation du « paquet climat-énergie ». Le chantier est placé parmi les priorités de la présidence française de l’Union d’ici à la fin décembre. Mais les menaces de récession pèsent comme jamais sur les ambitions européennes. « L’ambiance est plus difficile qu’en mars 2007, quand l’environnement économique était meilleur« , observait récemment un haut responsable de la Commission européenne, qui compte sur « l’autorité de M. Sarkozy » pour que le paquet soit adopté sans être trop dilué.

2005 : dans la bourse aux quotas d’émission de gaz à effet de serre lancée en Europe, les quotas sont alloués gratuitement par les pouvoirs publics : les industriels ont la capacité de monnayer leurs seuls surplus.

2013 : ce système d’échange des quotas se fera sur la base de mises aux enchères par les Etats membres. Des quotas gratuits et une mise aux enchères progressives sont imaginés pour les secteurs les plus vulnérables économiquement.

Officiellement, personne ne conteste le triple objectif agréé en mars 2007 par les chefs d’Etat et de gouvernement : 20 % de réduction de gaz à effet de serre, 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation européenne, et 20 % d’économies d’énergie d’ici à 2020. La pression est néanmoins énorme, car la crise économique donne du poids aux arguments des industriels et des nouveaux Etats membres partisans d’alléger le coût de la lutte contre le réchauffement climatique.

La Pologne a fait savoir qu’elle ne soutiendrait pas un accord à tout prix à la fin de l’année. « L’alliance entre les industriels et les nouveaux Etats membres peut contribuer à vider le paquet de sa substance », craint l’écologiste Claude Turmes, un des rapporteurs du paquet au Parlement européen.

« FUITES DE CARBONE »

Au coeur de la bataille figure la bourse d’échange des quotas d’émission de CO2 imaginée par les Européens pour tenir leurs engagements dans le domaine industriel. Pour les nouveaux Etats membres, les tarifs de la tonne de CO2 négociés sur cette plateforme, et leur impact sur les prix de l’énergie, risquent de freiner leur rattrapage économique. Très dépendante du charbon, Lire la suite

Les Français modifient leurs modes de déplacement

Ressources solidaires, lundi 15 septembre 2008, mis en ligne par Julie Terzulli (Macif)

Baromètre Macif de la mobilité durable 2008 en partenariat avec le Ministère du Développement durable : Les Français commencent à modifier sensiblement leurs habitudes de déplacement.

76% des Français se déclarent prêts à changer leur comportement et leurs habitudes en matière de déplacement en vue de lutter contre le réchauffement climatique.

Fait nouveau, 58% d’entre eux ont moins utilisé leur voiture ces derniers mois au profit des transports en commun, et même 66% sur la base des urbains uniquement. Leur motivation principale : préserver leur pouvoir d’achat face à la forte augmentation du coût du carburant.

51% souhaiteraient utiliser un véhicule à énergie propre (hybride ou électrique) de manière régulière et 25% souhaiteraient en utiliser un occasionnellement.

Le groupe Macif participe à la Semaine Européenne de la Mobilité pour la 2ème année consécutive en étant cette année partenaire officiel de l’opération à travers la réalisation du « Baromètre Macif de la mobilité durable ». A cette occasion, le groupe Macif lance « Moto Plus Propre », une nouvelle offre d’assurance pour les maxi scooters électriques.

L’intérêt des Français pour les déplacements alternatifs se confirme en 2008 ; ils considèrent la protection de l’environnement à 53% comme un enjeu tout à fait prioritaire derrière le pouvoir d’achat (70%), la protection sociale et l’emploi.

Une majorité de Français a déjà fait évoluer son comportement en matière de déplacement principalement en raison de la hausse du prix du carburant Ils sont conscients que la lutte contre le changement climatique passe par une modification des comportements et des habitudes de déplacement. Si une part marginale de la population (2%) a envisagé de ne plus avoir de voiture, 58% des automobilistes ont moins utilisé leur véhicule ces derniers mois, au profit des transports alternatifs et notamment des transports en commun. La principale raison invoquée (64%) par les conducteurs est de préserver leur pouvoir d’achat face à la hausse du prix des carburants. Vient ensuite, pour 28% d’entre eux, le désir de moins polluer et de contribuer à la protection de l’environnement. Lire la suite