Les jardins d’aujourd’hui et le Conseil général 33 développent « L’art du compost »

sudouest.com, Jordane Capelot, le 15 Septembre 2009

L’art du compost

Au Jardin botanique se déroule une initiative à la fois ludique et pratique. L’association Les jardins d’aujourd’hui a mis en place, depuis l’année dernière, des journées de formation pour apprendre à bien réussir son compost.

L’initiative est placée sous l’égide du Conseil général et reçoit le soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Durant toute une journée, l’objectif est d’apprendre à réussir à faire du bon compost.

Le concept vient tout droit du Canada et de la Belgique, qui selon Jean-Paul Collaert, maître composteur, « sont en avance dans ce domaine ».

L’objectif ? Réduire les déchets organiques présents dans nos poubelles pour le recycler, afin d’obtenir un humus de qualité. Pour Jean-Paul Collaert, le but est aussi « d’anticiper le moment où l’on devra payer le poids de notre poubelle pour qu’elle soit collectée ».

L’action a débuté l’année dernière, et déjà 102 personnes ont suivi les conseils avisés du maître composteur. La formation est gratuite (prise en charge par le Conseil général de la Gironde) et s’adresse à toutes les personnes qui sont intéressées par l’acquisition de ce savoir vert.

« Les seules conditions à respecter, sont d’être de la Gironde et d’avoir envie de parler par la suite de ce que l’on a appris », précise Jean-Paul Collaert. La journée d’apprentissage au compostage se découpe en deux temps. La matinée est réservée à la partie théorique, et l’après midi à la pratique. Les personnes ayant suivi cette formation se voient récompensées du titre reconnu par l’Ademe de « guide composteur », qui leur confère le droit moral et donc le devoir de parler autour d’eux du compostage.

Ces guides d’un type nouveau « sont Lire la suite

Castillon la Bataille veut sa déviation

Sud-Ouest, Jean-Paul Vigneaud, le 14 Février 2009

CASTILLON-LA-BATAILLE. Le Conseil municipal demande la remise en route rapide du dossier et de la concertation

Castillon veut sa déviation

 

On pensait les débats sur les projets routiers et autoroutiers en Gironde en sommeil pour longtemps. Eh bien non ! Voilà celui sur la déviation de Castillon-la-Bataille qui redémarre.

Cela fait vingt-cinq ans que l’on parle de cette voie de contournement sur la D 936 (Bordeaux-Bergerac), bientôt dix ans que l’on écrit qu’elle « va se réaliser » et aujourd’hui tout est remis en question. C’est Philippe Madrelle, lui-même, qui a annoncé l’arrêt des démarches aux élus du canton de Castillon, réunis à Sainte-Colombe, mi-décembre. « Nous ne pouvons pas aller à l’encontre des communes et des associations qui y sont opposées. » Les membres de la Sepanso et de l’association de défense de la vie et de l’environnement autour du pas de Rauzan ne pouvaient pas mieux espérer. Depuis des mois, ils ferraillent contre le projet. Avec deux recours devant le tribunal administratif à la clé.

Pour les élus, en revanche, l’annonce de Philippe Madrelle a eu l’effet d’une douche froide. « Abandonner le projet, ne serait-ce que quelques mois, c’est le condamner définitivement. Il faut absolument le relancer », déclare Michel Holmière, maire (proche de l’UMP) de Castillon-la-Bataille. Ce dernier en a marre de voir passer les voitures et camions dans Castillon. « 35 000 véhicules par jour, c’est non seulement un bruit insupportable mais aussi des risques d’accident permanents. »

Une motion

Aussi, a-t-il relancé le débat en faisant voter par l’ensemble du Conseil municipal une motion demandant au président du Conseil général « la reprise de la phase opérationnelle du projet » et réclamant « la mise en place d’un processus réel de concertation permettant des aménagements qualitatifs, de nature à satisfaire les communes riveraines du projet. »

Bien que de sensibilité politique différente, Guy Marty, le conseiller général PS du canton, partage ce point de vue. « Il faut nous remettre autour d’une table, préconise-t-il lui aussi. Pour revoir le projet, faire en sorte qu’il réponde aux souhaits de la population et colle mieux aux nouvelles règles en matière de protection de l’environnement. »

L’élu proche de Philippe Madrelle ne cache pas, toutefois, que la mise au placard momentanée du dossier ne découle pas seulement des oppositions rencontrées. Il y a également des contraintes budgétaires. Au vu de la situation actuelle, le Département a dû revoir ses priorités et donc faire de nouveaux choix.

Ainsi, la déviation de Castillon ne serait pas condamnée mais seulement remise à plus tard. « Plus tard oui, mais relativement vite », souligne Gérard César, conseiller général UMP et président de la Communauté de communes Castillon-Pujols. « Avec Guy Marty, nous sommes sur la même longueur d’onde concernant ce dossier. Nous nous sommes battus pour avoir cette déviation (comme pour celle de Sainte-Foy-la-Grande), nous nous battrons encore pour qu’elle se réalise. »

Pour le sénateur, cette route n’est pas seulement indispensable pour désengorger Castillon-la-Bataille, elle est tout aussi nécessaire pour son avenir. « Les entreprises ont besoin d’axes rapides pour travailler. En plus, en bordure de déviation, nous envisageons de créer une zone d’activité économique. »

Opposants : oui, mais

Francis Ruffié qui, avec Fabian Barnes, anime l’association des opposants de Mouliets, ne se dit pas hostile à une reprise de débat. À une condition tout de même Lire la suite

Le Haillan : Du Festival du film Cistude à la Fête du Printemps

Sud-Ouest, Hervé Pons, le 20 Janvier 2009

LE HAILLAN, FÊTE DU PRINTEMPS. Elle remplacera, sur une journée, le Festival du film nature qui avait trouvé sa place et son public en 10 éditions. Tout est à faire pour assurer au mieux la relève

Une succession difficile

Au Festival du film succédera une Fête de la nature « variée, pour tous les âges ».

Le Festival du film nature Cistude (du nom de l’association de protection de l’environnement installée au Haillan) s’était taillé une place de choix dans le paysage culturel girondin (à Saint-Médard durant 3 ans, puis au Haillan) au cours de dix éditions.

Son aura tenait tant au contenu de la manifestation, qui durait 5 jours, qu’à la notoriété des invités. Quelques noms pour situer : Jean-Louis Étienne chez les aventuriers, Yves Boisset pour les cinéastes, Kent dans le monde de la chanson, Marc Jolivet au nombre des personnalités médiatiques engagées… La liste est longue.

Mais voilà, le Festival du film nature va être rangé dans la malle aux souvenirs. Une « Fête du printemps », basée sur l’écologie et le développement durable, va lui succéder. La jauge de la nouvelle manifestation serait de trois journées… mais la première édition n’en comptera qu’une seule, le 16 mai.

La municipalité, par la voix de la première adjointe Andréa Kiss-Manzanero, évoque une « évolution, un élargissement du festival vers une conception qui privilégie l’humain dans ses rapports avec l’environnement, un angle plus social, voire plus économique. »

« Il fallait renouveler la formule, estime Mme Kiss-Manzanero, mais toujours en maintenant des relations privilégiées avec l’association Cistude. » Elle admet que cette édition sera de transition, pour une montée en puissance d’une manifestation de 3-4 jours.

Quel contenu ?

Le contenu de la nouvelle Fête du printemps ? « Une réunion de travail est prévue début février avec les différents partenaires. Les choses ne sont pas arrêtées mais il y aura des ateliers, des rencontres pour tous les âges, et sur plusieurs continents, avec l’Afrique notamment. Que l’on ne nous fasse pas le procès de vouloir aller à l’encontre de l’environnement. Nous allons construire une Maison de l’environnement dans la zone des sources ; nous préparons notre Agenda 21, et nous avons bien l’intention de continuer à travailler avec l’association Cistude. »

L’opposition de droite, avec Laurent Pécout et un de ses colistiers Jean Fourcaud, ne l’entend pas de cette oreille.

« Il y avait un festival qui marchait bien, qui portait loin l’image du Haillan, pour lequel Cistude s’occupait de tout, qui ne coûtait pas grand-chose à la ville (1) avec les subventions qui arrivaient du Département, de la Région, de divers partenaires. Pourquoi alors saborde-t-on aujourd’hui ce festival ? Qu’on ne parle pas d’une évolution ; on ne reprend rien, on repart à zéro » énumère Laurent Pécout.

Pour Jean Fourcaud, il faut arrêter les faux-semblants : « si le festival est sacrifié, comme je le pense, pour des motifs de relation entre le maire et la responsable de Cistude, Christophe Coïc, c’est vraiment dommage. Et ça va à l’encontre de ce qui avait été dit par le maire lors de la campagne électorale, à savoir le maintien du festival. On arrive presque à un an de mandat et rien ne se passe. »

Cistude attend

« Où en est-on du projet de Maison de l’environnement ? Lire la suite

CG33, Appel à projets : Développer l’habitat durable

Conseil général Gironde, le 29 décembre 2008

Appel à projets : Développer l’habitat durable    

Le Conseil Général lance un appel à projets pour la réalisation de logements à basse consommation d’énergie et à faibles charges locatives.

Dans le cadre de sa politique de développement durable et en cohérence avec ses politiques sectorielles et notamment la politique du logement, la politique de l’énergie et la politique d’aménagement du territoire départemental, le Conseil Général de la Gironde a décidé de contribuer à lancer un processus cumulatif de développement et diffusion de savoir-faire en matière d’habitats adaptés à des modes de vie cohérents avec le développement durable.
Un appel à projets a été publié dans ce cadre en juillet 2007. Il a permis la sélection d’un projet, ce qui est insuffisant eu égard aux objectifs de l’expérimentation et, explique cette relance de l’appel à projet.

L’appel à projet a été légèrement modifié en tenant compte de l’expérience du premier projet.

La relance de l’appel à projets vise à inciter à la réalisation de deux à quatre petites opérations expérimentales de deux à six logements en maisons à basse consommation d’énergie et à faibles charges locatives. Ces opérations peuvent éventuellement être intégrées dans des chantiers plus importants.

La mesure incitative consiste en une subvention destinée à compenser, totalement ou partiellement, l’investissement supplémentaire nécessaire pour réaliser ces logements et pour gérer des opérations de taille réduite.

L’appel à projets s’adresse à des maîtres d’ouvrage pour la réalisation de logements sociaux en PLUS et ou PLAI.

Les principaux critères d’évaluation seront d’abord l’économie d’énergie, puis la réalisation selon des procédés et avec des matériaux nécessitant un entretien peu coûteux et permettant la réduction des charges locatives.

Cet appel à projet est complémentaire à celui que la Région Aquitaine, avec l’appui de la Délégation régionale de l’ADEME, a lancé pour la construction de bâtiments aquitains à basse énergie.

Il s’en distingue par la localisation des logements à réaliser dans des bourgs de petites communes et par la taille des projets.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 avril 2009.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez télécharger : Lire la suite

Eco-mobilité à Pessac

Du 16 au 22 septembre 2008, la Ville de Pessac, le Club des entreprises et leurs partenaires (Autocomm, Vélo-cité, CUB, Veolia Transport, CG33, Transgironde, SNCF, Mobilidé, La Poste, ….) organisent stands, animations et jeux pour promouvoir l’éco-mobilité

Venez nombreux, en tram, train, bus ou vélo sur nos stands et participez au grand jeu concours Pessac éco-mobile pour tenter de gagner un vélo à assistance électrique !

Comptant sur votre mobilisation, et restant à votre disposition pour tout complément d’informations,

Plus d’informations Lire la suite

Suivi de la migration postnuptiale des oiseaux migrateurs

Initié le 15 juillet 2008, sur le col d’Organbidexka, le suivi de la migration postnuptiale des oiseaux migrateurs, coorganisé par la Ligue pour la Protection des Oiseaux Aquitaine et Organbidexka Col Libre dans le cadre de l’Observatoire Régional de la Migration des Oiseaux, se poursuit, avec l’ouverture ce 1er septembre du camp d’étude la migration du Cap Ferret.

A Organbidexka, la moisson de données est déjà impressionnante avec déjà plus de 35.000 rapaces comptabilisés en migration. Vous pouvez suivre directement au jour le jour l’évolution du comptage sur le http://www.migraction.net grâce à l’installation sur le site même d’Organbidexka d’un système de transmission de données par satellite alimenté à l’énergie solaire. Le suivi se poursuivra jusqu’au 15 novembre.

Au Cap Ferret, le suivi débute ce matin et devrait rapidement fournir son lot d’information précieuse sur la migration d’automne des passereaux et autres espèces. Il se poursuivra jusqu’au 15 novembre

Tant au Cap Ferret que sur le Col d’Organbidexka, l’accueil du public est organisé durant les heures de suivi et nous vous invitons à vous y rendre nombreux.

Horaires

Cap Ferret : du lever du soleil à 16 heures tous les jours

Col d’Organbidexka : du lever au coucher du soleil, tous les jours

Attention, en cas de conditions météorologiques défavorables, l’accueil n’est pas assuré.

L’Observatoire Régional de la Migration des Oiseaux est organisé grâce au soutien de :

– L’Union européenne (programme FEDER)

– La DIREN Aquitaine

– Le Conseil Régional d’Aquitaine

– Le Conseil Général de la Gironde

– Le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

– La Fondation Nature et découvertes.

Contact : Lire la suite

Esp. naturel sensible : le CG33 pourrait acheter l’ile de Paté

Sud-Ouest, le 25 août 2008, Annabelle Georgen

PATRIMOINE. La récente inscription au patrimoine mondial de l’Unesco du fort qui trône sur l’île de Paté soulève de nombreuses questions quant à son avenir

Énigmatique fort Paté

La petite île de Paté, située seulement à quelques centaines de mètres de la citadelle de Blaye, dégage une nette impression d’étrangeté quand on l’observe depuis la rive. Seul le faîte de son fortin ovale, envahi par la végétation, dépasse de la cime des arbres touffus : « Cette île fantasmée et son fort maudit ont toujours fait rêver les chercheurs de trésors », affirme Nicolas Faucherre, expert scientifique attitré du réseau Vauban. Le fait que l’île et son fort appartiennent à des particuliers depuis 60 ans n’y est peut-être pas étranger. L’île a été achetée aux Domaines par un notaire de la région en 1948. Personne n’est donc autorisé à y poser le pied puisqu’il s’agit d’une propriété privée. Ce monument n’est pas le seul site du réseau Vauban à appartenir à des privés. C’est aussi le cas du fort Libéria, à Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales), mais celui-ci est ouvert au public. Préservation. S’il a longtemps été oublié et invisible depuis la terre ferme à cause de la végétation, le fort Paté est désormais en passe de devenir une préoccupation des collectivités. Il a été inscrit le 7 juillet dernier au patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que la citadelle de Blaye et le fort Médoc de Cussac. Les trois ensembles fortifiés constituent le verrou défensif conçu par Vauban au XVIIe siècle. Cette reconnaissance de la communauté internationale soumet les différents propriétaires du verrou Vauban à un « engagement de transmission de ce patrimoine aux générations futures », Lire la suite