Changement climatique, il y va de la survie de notre espèce

actualites-news-environnement, Pierre Melquiot, le 21 avril 2009

Changement climatique, il y va de la survie de notre espèce selon Ban Ki-moon.

Pour Ban Ki-moon, « les changements climatiques s’accélèrent à une grande vitesse et avec une ampleur qui requièrent l’attention urgente des gouvernements au plus haut niveau ». Pour le Secrétaire général de l’ONU, aucune question que celle du changement climatique « n’est plus essentielle à la survie de notre espèce ».

Face aux changements climatiques, il s’agit désormais de « survie de notre espèce » selon Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU. En ces temps d’instabilité et d’anxiété, le problème de la fonte des glaces sous l’effet du changement climatique « ne doit pas être éclipsé par celui de la fonte des marchés financiers », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon dans une tribune publiée dans le Korea Herald, un quotidien sud-coréen.

L’année 2009, déclarée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) « année du changement climatique », doit absolument donner l’opportunité de trouver des réponses aux défis posés par les changements climatiques mais également d’une croissance économique durable. Pour le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, aucune question que celle du changement climatique « n’est plus essentielle à la survie de notre espèce ».

Ban Ki-moon a insisté sur le fait que « les changements climatiques s’accélèrent à une grande vitesse et avec une ampleur qui requièrent l’attention urgente des gouvernements au plus haut niveau ».

Il a aussi rappelé que les phénomènes observés par les scientifiques, dont l’accroissement de la vitesse de la fonte des glaces au Groenland, se trouvent dans la fourchette haute des prévisions faites en 2007 dans les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (IPCC).

Or si rien n’est fait d’ici 2015, il « sera trop tard pour éviter l’augmentation de la température de plus de 2 degrés Celsius, seuil catastrophique irréversible d’après les scientifiques » a ajouté Ban Ki-moon.

 « Les changements climatiques ne relèvent pas d’un scénario éloigné et futuriste », a rappelé Ban Ki-moon ajoutant pour preuve, que le nombre de catastrophes naturelles a doublé de 200 à 400 par an au cours des 20 dernières années, et que neuf catastrophes naturelles sur 10 sont liées au climat.

Ban Ki-moon a rappelé que si les efforts financiers paraissaient conséquents, il fallait les comparer aux 300 milliards de dollars qui sont consacrés tous les ans à subventionner l’achat d’énergie d’origine fossile, Lire la suite

UICN : L’eau est au cœur du changement climatique

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 3 mars 2009

L’eau est au cœur du changement climatique, selon l’UICN.

Le changement climatique se fera sentir en premier et principalement au travers de l’eau, que ce soit par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, la fonte glaciaire ou l’élévation du niveau de la mer …

Alors que, selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des ses ressources (UICN), deux tiers de la population mondiale subiront des pénuries d’eau d’ici 2025, l’eau est donc véritablement au cœur du changement climatique. Le Forum mondial de l’eau, qui se tient à Istanbul (Turquie) du 16 au 22 mars, réunit plus de 25 000 experts afin de trouver des solutions durables aux enjeux mondiaux de l’eau.

L’UICN demande aux décideurs présents au Forum de s’engager davantage pour protéger l’environnement naturel et de faire un meilleur usage des services offerts par la nature en faveur du développement et de la sécurité humaine.

Les cours d’eau et les zones humides assurent des services vitaux pour l’humanité : eau potable salubre, énergie, moyens de subsistance sains et durables. Pour l’UICN, il est indispensable d’investir dans une bonne gouvernance de l’eau afin d’assurer un avenir durable en la matière, tant pour les pays eux-mêmes que pour les 260 bassins transfrontaliers. 

Pour l’UICN, l’eau est au cœur du changement climatique. « Le changement climatique se fera sentir en premier et principalement au travers de l’eau, que ce soit par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, la fonte glaciaire ou l’élévation du niveau de la mer, » explique Mark Smith, directeur du Programme de l’eau de l’UICN.

 « Des bassins hydrographiques et des littoraux intacts et en bon état de fonctionnement peuvent contribuer à répondre aux impacts du changement climatique. Ils emmagasinent l’eau, régulent les inondations et protègent les côtes. L’investissement consacré à la nature devrait faire partie des politiques d’adaptation au changement climatique. »

Des cours d’eau en bon état réduisent la pauvreté, estime l’UICN. « Afin de réduire la pauvreté de façon importante, nous avons besoin d’eau en quantité suffisante, pour répondre à de nombreux besoins, notamment ménagers, agricoles, industriels, énergétiques et environnementaux », a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.

 « Ceci veut dire qu’il faut réussir à affecter de l’eau à différents usages tout en restant dans les limites de ce qui est disponible. L’UICN aide à réaliser ces arbitrages, c’est l’une de ses tâches centrales. »

L’UICN prédit aussi qu’une crise mondiale de l’eau est en chemin. « La pression Lire la suite