La transition en chemin – Victor Pachon : « Nous sommes à la fin du modèle TGV »

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 11 décembre 2010

http://www.sudouest.fr/2010/12/10/victor-pachon-nous-sommes-a-la-fin-du-modele-tgv-263681-4018.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20101211-[zone_info]

Victor Pachon : « Nous sommes à la fin du modèle TGV »

Alors que se tient aujourd’hui samedi  à Bayonne une manifestation contre le projet de ligne nouvelle à grande vitesse, Victor Pachon, un des leaders de la contestation explique pourquoi, selon lui, ce projet est inutile et trop coûteux.

Pourquoi manifestez vous aujourd’hui à Bayonne ?

Nous protestons contre un projet ruineux et inutile. Nous avons calculé qu’il allait coûter environ 5000 euros par foyer fiscal au Pays Basque, que l’on soit riverain ou non de la ligne, compte tenu des emprunts que vont devoir faire les collectivités locales. Les études existantes montrent que nous avons la capacité avec des aménagements mineurs à accueillir les trafics affichés par Réseau ferré de France qui sont surévalués.

Vous contestez les estimations de trafic de Réseau ferré de France ?

Oui énormément. C’est une étude diligentée par la  commission du débat public qui le dit. Le bureau d’études suisse qu’elle a mandaté dit que les chiffres du frêt avancés sont trop optimistes et doivent être revus à la baisse. C’est fondamental car ce sont eux qui justifient la création d’une ligne nouvelle pour RFF. Pour arriver au chiffre de 13 millions  de tonnes de marchandises transitant par Hendaye en 2020, ce qui implique un trafic de 20 millions de tonnes à Bordeaux, il faudrait être fin 2010 à 8 millions de tonnes. Alors que nous enregistrons le trafic est au plus bas depuis 30 ans, soit 1,6 millions de tonnes.

La ligne nouvelle ne serait donc pas nécessaire ?

Nous maintenons que pour le Pays Basque, mais c’est aussi vrai ailleurs au sud ou au sud est de Bordeaux, il y a la place pour le fret, les TER et les trains à grande vitesse sur la même voie. Pour Hendaye Bayonne, nous avons 264 trains de capacités quotidiennes et nous  accueillons une cinquantaine de trains aujourd’hui. Même à dix millions de tonnes de frêt soit 5 fois plus qu’aujourd’hui, les lignes existantes répondent aux besoins.

La grande vitesse ferroviaire irrigue toute la France. Pourquoi, au fond, devrait-elle s’arrêter à Bordeaux ?

La grande vitesse ferroviaire est morte aujourd’hui. Nous sommes à la fin du modèle TGV. En terme associations, CADE, d’aménagement du territoire la grande vitesse est une aberration. Elle va favoriser les grandes métropoles européennes et affaiblir le reste du territoire. Voyez le gigantisme de l’Opération d’intérêt national Euratlantique et son projet 30.000 êtres carrés de bureaux par an pendant 15 ans et la nouvelle ambition métropolitaine bordelaise d’un million d’habitants. Il n’y aura pas de magie. Les populations et les emplois de Bayonne, de Mont de Marsan, de Dax, d’Agen ou d’Angoulême vont être aspirés demain par la métropole bordelaise. Même Toulouse est aujourd’hui inquiète de l’essor bordelais. C’est pourquoi Martin Malvy met autant de conditions à son engagement financier. Le défaut majeur du modèle TGV est qu’il assèche le territoire autour des métropoles. Parfois même les métropoles ne sont pas gagnantes avec la grande vitesse comme Reims, aujourd’hui desservie, et qui Lire la suite

Entre 13 000 (police) et 20 000 manifestants (organisateurs) anti-LGV à Hendaye : Le forcing des anti-LGV et La charte européenne d’Hendaye est signée

 sudouest.com, Pierre Sabathié, le 24 Janvier 2010

En savoir plus [PORTFOLIO] Les images de la manifestation anti-LGV à Hendaye

TRANSPORTS. 15 000 opposants venus de toute la région ont participé samedi à la première manifestation transfrontalière entre Hendaye et Irún

Le forcing des anti-LGV

Entre 13 000 et 15 000 personnes. La manifestation anti-LGV, organisée hier à Hendaye, a réuni plus de monde que le premier mouvement lancé à Bayonne le 17 octobre dernier (10 000 personnes environ). Les associations hostiles aux lignes ferroviaires nouvelles, à l’origine de cette nouvelle mobilisation, affichent le sourire. « Je suis très satisfait de la journée, confie Victor Pachon, président du Cade (collectif d’associations de défense de l’environnement). La déclaration européenne (lire ci-dessous) et cette forte mobilisation sont un signal fort envoyé à tous ceux qui s’obstinent aveuglément pour les LGV. S’ils persistent, il faudra qu’ils assument de passer contre l’avis de la population. »

À deux mois des élections régionales, il vise implicitement les élus qui se prononcent en faveur de la LGV. « Notre consigne, c’est de ne donner aucune voix à ceux qui sont pour la LGV », assure le patron du Cade. Les élus présents à la manifestation partageaient l’analyse. « La population se mobilise de plus en plus, constate Jean-Louis Laduche, maire d’Ascain. Cela nous conforte dans notre idée que la population soit entendue et sonne comme un sérieux avertissement au président de Région. »

Dans le cortège, les manifestants venus de tout le Sud-Ouest ne se cachaient d’ailleurs pas pour dire que la LGV influerait leur vote dans deux mois. « Oh oui, cela va influer mon vote, cela va même l’influer beaucoup », confie par exemple Alain, de Villefranque (64), dont la maison se situe sur le périmètre d’étude retenu par le comité de pilotage du 11 janvier.

Seule Europe Écologie était représentée par sa tête de liste Monique de Marco. Noël Mamère et Marie Bové étaient également présents. En revanche, les conseillers régionaux du sud du Pays basque, Sylviane Alaux (PS) et Peyuco Duhart (UMP), également maire de Saint-Jean-de-Luz, étaient absents.

Friture sur les lignes

Mais la politique était reléguée au second plan des préoccupations des manifestants réunis à Hendaye. L’annonce du fuseau rétréci à 1 000 mètres, tant pour la ligne Bordeaux-Hendaye que pour la Bordeaux-Toulouse, a motivé les opposants à redoubler d’efforts pour faire entendre leur courroux.

De nombreuses banderoles de Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne ont garni le défilé aux côtés des Basques français et espagnols. « Nous sommes situés dans le fameux triangle des deux LGV, explique Philippe Courbe, maire de Bernos-Beaulac dans le Sud-Gironde. Une quinzaine de maisons sont menacées, alors que nous sommes dans une zone Natura 2000. La vallée est déjà impactée par l’A 65, il y a des enjeux environnementaux, et l’on n’en tient pas compte. »

Jean-Philippe, Romain et Amaelle sont venus de Fargues-sur-Ourbise (47). « On est tous concernés par ce tracé qui va traverser la forêt des Landes. Pourquoi ne pas aménager la ligne existante ? se demande Jean-Philippe. En plus, je ne suis pas convaincu par le rapport qualité-prix. » « Aucune discussion n’est possible, les méthodes de RFF me choquent », complète Amaelle. Ils seront à Nérac le 6 mars pour la première manifestation d’opposants organisée dans le Lot-et-Garonne.

73 tracteurs en tête

Le manque de concertation, l’environnement et l’argent sont les revendications récurrentes des opposants. « Quand on voit tous les milliards que cela va coûter et que Lire la suite

Nouveau front commun des opposants à la LGV : Grande manifestation samedi 23 janvier à Hendaye

sudouest.com, Pierre Sabathié, le 18 Janvier 2010

HENDAYE. Vingt collectifs et associations d’Europe opposés aux LGV se retrouvent samedi matin aux halles pour coordonner leurs actions. Avant la manifestation de l’après-midi

Nouveau front commun des opposants à la LGV

Après le succès de la manifestation du 17 octobre dernier à Bayonne (10 000 personnes), les opposants à la LGV se rassemblent à nouveau samedi à Hendaye. Cette fois, le rendez-vous est organisé par les collectifs et associations mobilisés contre la ligne nouvelle, le Cade (collectif d’associations de défense de l’environnement) en tête. Les élus, qui avaient défilé en tête de cortège à Bayonne, seront également associés et présents à ce deuxième mouvement organisé au Pays Basque.

Pour marquer une solidarité et des intérêts communs, les organisateurs ont invité une vingtaine de collectifs mobilisés contre ce projet, de la région (notamment Sud Gironde, Landes et Lot-et-Garonne), mais aussi de Bretagne, de Poitou-Charentes, du sud-est, et au-delà de nos frontières, avec la venue d’Italiens et bien sûr d’Espagnols.

Ainsi, samedi matin, dès 9 heures, les représentants de ces associations vont plancher aux halles d’Hendaye pour confronter leurs expériences, présenter leurs différentes méthodes de lutte, « afin d’être plus efficaces dans nos interventions à l’échelle nationale et européenne et d’analyser les différentes démarches juridiques », explique Victor Pachon, président du Cade.

Pays Basque espagnol

« Il faut une riposte forte et importante contre ce projet destructeur, et plus généralement contre cette accumulation (aéroport de Fontarabie, élargissement de l’autoroute, Pasajes) qui rend la vie impossible aux gens qui habitent dans ces zones », souligne Didier Rouget, d’Ustaritz.

« Le tracé choisi est prévu depuis vingt ans, j’ai une carte de 1998 où l’on voit que le fuseau n’a pas changé d’un iota. Les leurres n’ont pas fonctionné, et ne fonctionneront pas », constate Pontxo Tellier, d’Urrugne.

Ascain n’est plus touché par le passage de la LGV, mais son collectif « LGV ni Ascain ni ailleurs » réaffirme sa solidarité contre ce projet par la bouche de Fredika Irigoyen Da Veiga. Le syndicat LAB qui participe également à l’organisation de cette journée, insiste sur « l’endettement colossal qui sera demandé aux collectivités locales » alors que « l’infrastructure sera dans les mains d’un consortium privé car RFF n’a plus les moyens d’entretenir convenablement ce qui existe déjà », signale Géronimo Prieto.

Le Pays Basque espagnol sera également représenté par le biais de la coordination « AHT gelditu elkarlana » pour « mettre en évidence que les gouvernements espagnol et français supportent le même projet imposé à tous », précise Mikel Alvarez.

La grogne enfle dans la région

La réunion de travail du matin donnera lieu à l’élaboration d’une motion commune qui sera présentée à toutes les parties intéressées par ce dossier, élus compris. Ces derniers seront d’ailleurs invités à Lire la suite

Manifestation anti LGV de Langon : « La vitesse, c’est dépassé »

sudouest.com, César Compadre, le 29 Novembre 2009

LANGON. Girondins, Landais, Basques ou Lot-et-Garonnais, ils étaient 1 800 hier à manifester contre les futures LGV

« La vitesse, c’est dépassé »

De mémoire de Langonnais on n’avait vu une manifestation telle dans la sous-préfecture du Sud-Gironde. Certes, nous étions loin des 10 000 mécontents rassemblés à Bayonne le 17 octobre, mais les anti-LGV ne désarment pas. Au contraire, ils s’organisent.

C’est en effet l’épineux dossier des futures lignes à grande vitesse ferroviaires devant desservir le Sud-Ouest qui a mobilisé hier matin. Le tronçon Tours-Bordeaux (ouverture à l’horizon 2016), mettant la préfecture girondine à deux heures de la capitale ; comme les lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, espérées vers 2020.

Mais sans attendre que « les bulldozers soient à l’ouvrage dans les salles à manger », et maintenant que des hypothèses de tracés sont dévoilées, le marteau-pilon des critiques était de sortie.

Des nombreux élus en tête de cortège aux fédérations de chasseurs, des écologistes aux associations de défense de l’environnement, des riverains des futurs tracés envisagés aux citoyens se disant engagés, ce fut une surenchère de propos plus durs les uns que les autres pour rejeter les futures lignes à grande vitesse voulues par la plupart des grandes collectivités locales et des acteurs économiques.

Le désert rural

« Écoles et postes ferment dans nos campagnes transformées en désert et on dépenserait des milliards pour quelques minutes gagnées entre Bordeaux et Toulouse ? Aménageons les voies existantes », plaidait le responsable de Très Grande Vigilance en Albret, association récemment créée en Lot-et-Garonne.

« Ce n’est pas un refus parce que les rails passeraient chez nous. Nous avons des contre-propositions pour repenser nos manières de vivre : la vitesse, c’est dépassé », a argumenté le maire de Landiras (33). « La France n’a plus les moyens de ses ambitions et le Pays basque serait défiguré par une nouvelle ligne », analysait un médecin d’Ascain (64) portant la banderole du Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade). Après la réception d’une délégation par le sous-préfet, deux mobilisations sont annoncées : le 23 janvier à Lire la suite

Lot-et-Garonne : Les anti-LGV s’activent

sudouest.com,  Mathilde Curien, le 20 Novembre 2009

TRANSPORTS. Mécontents de ne pas être conviés à la réunion du Conseil général concernant la LGV, Très Grande Vigilance en Albret poursuit ses actions

Les anti-LGV s’activent

Quelques semaines après la création de votre association TGV (Très Grande Vigilance en Albret), où en êtes-vous ?

Charle d’Huycetter (président).

Nous sommes en effet une association très jeune. Nous avons décidé de nous concentrer sur trois axes : appel aux adhésions, structurer notre collectif et entreprendre des actions ainsi que des réunions d’informations. Un site internet est aussi en train d’être réalisé.

Vous comptez beaucoup de membres ?

C.H. En ce qui concerne les adhésions, nous n’avons pas encore eu le temps de tout trier, mais une semaine après notre première réunion d’information, plus de 100 personnes avaient déjà payé leur cotisation. Si 100 adhérents se joignent à nous par semaine, cela fera du monde à la fin de l’année ! (rires).

Vous n’avez pas l’impression de prendre le train en marche ? Cette LGV est prévue depuis longue date…

Catherine Aime (vice-présidente). Nous sommes montés au créneau dès que nous avons eu les informations ! Avant cela, nous étions tous persuadés que le train passerait en vallée de Garonne. Les riverains ont vraiment l’impression d’avoir été tenus à l’écart. Encore aujourd’hui, je suis sûre que si l’on fait l’expérience de se rendre en vallée de Baïse et que l’on interroge les habitants, certains tomberaient de très haut !

Vos actions se multiplient : pose d’une pancarte sur le rond-point de Feugarolles, participation à la grande manifestation du 28 novembre à Langon, etc.

C. H. Nous voulons définitivement compter dans le débat. Nous avons également fait la démarche de nous fédérer avec d’autres associations comme Landes Environnement Attitude, LGPE, Sepanso ou le CADE du Pays basque. Nos élus prennent de grandes décisions sans consulter la base. Mais c’est nous qui les élisons et nous qui allons financer ces grands projets.

Justement, qu’aimeriez-vous dire à vos élus ?

C.A. Qu’on leur en veut un peu tout de même. Si l’on regarde à nouveau leurs programmes, il n’est, à ma connaissance, aucunement fait mention de cette LGV ! Et surtout nous aimerions qu’ils Lire la suite

LGV : Des voix contre les nouvelles voies

sudouest.com, Jacky Sanudo, le 13 Novembre 2009

TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s’opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales un cheval de bataille

LGV : Des voix contre les nouvelles voies

L’été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de l’environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se sont élevées pour s’opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.

Certains ne voient en eux que des « nimbys », ces « ronchons » qui ont adopté la position éthique et politique qui consiste à ne pas tolérer de nuisances dans leur environnement proche. D’autres les soupçonnent de vouloir revenir à l’âge des diligences, d’être des apôtres de la décroissance, des altermondialistes allant à l’encontre de la modernité…

« Ces qualificatifs utilisés par ceux qu’on gêne sont un moyen d’éluder le débat. Je ne suis pas technophobe mais technocritique. Il y a des limites au progrès si on ne fait plus cas de l’humain. Il faut savoir s’arrêter. Trois heures entre Paris et Bordeaux, c’est bien suffisant. Pourquoi lancer un projet pharaonique et ruineux pour gagner 50 minutes ? » s’interroge le chercheur Simon Charbonneau, un des chefs de file du mouvement.

« Machine arrière »

L’auteur de « Résister pour sortir du développement » avance un coût de 15 milliards d’euros pour la totalité du projet. « Je sais bien qu’il a été acté, mais cela ne signifie pas que c’est fait. La mobilisation continue contre ces cabinets d’études qui marchent à fond et ces ingénieurs et politiques qui manquent de bon sens. On espère que l’État fera machine arrière, car la banqueroute le guette », affirme-t-il.

Victor Pachon, instituteur à la retraite de Mouguerre, est à la pointe du combat en Pays basque. Là, peut-être plus qu’ailleurs, ils sont nombreux à espérer que tout n’est pas joué. « Que les choses soient claires : nous ne sommes pas hostiles au ferroviaire. Le fret et les TER (merci la Région) tissent du lien social, pas les TGV. Ces derniers sont un plus pour les grandes villes qui ont pour rêve l’Eurocité. Elles veulent attirer toutes la matière grise avec leurs aéroports, autoroutes et gares TGV. Ces cités du tertiaire grandissent en nous aspirant. Bref, le TGV assèche la province », clame-t-il.

Depuis 1992, il est à la tête du Cade (Coordination des associations de défense de l’environnement), qui regroupe 43 associations. Sa connaissance des dossiers en fait un adversaire convaincant et redouté. La majorité des rapports sur le sujet, français et européens, sont passés entre ses mains. « C’est simple, lors des réunions dans les villages, 90 % des documents que j’utilise pour mon diaporama proviennent de RFF (Réseau ferré de France) et de la SNCF », assure le bretteur. Des documents qui le confortent dans l’idée que « la priorité n’est pas de créer de nouvelles voies mais de moderniser l’existant ».

Selon lui, la LGV est source Lire la suite

Articles eitb et Sud-Ouest sur manifestation anti LGV de 9 600 à 12 000 personnes à Bayonne

eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 17 octobre 2009

Bayonne : des milliers à dire  »Non » à la LGV en Pays Basque nord

La manifestation de ce samedi à Bayonne contre le projet de voies LGV en Pays Basque nord aura été très impressionnante, avec près de 12.000 personnes descendues dans la rue montrer leur opposition.

Point d’orgue d’une contestation populaire emmenée depuis 1996 par le collectif des associations opposées à de nouvelles voies LGV et, plus récemment, par de nombreux élus du Pays Basque nord, la manifestation de ce samedi à Bayonne aura été une démonstration particulièrement impressionnante contre ce projet porté par l’Etat, les « grands élus », et l’opérateur gouvernemental Réseau Ferré de France (RFF).

« Non à la LGV, ni chez nous ni ailleurs ! » aura été le monde d’ordre de la mobilisation de 12.000 personnes (« 9.600 selon les Renseignements Généraux, précisa le porte-parole du CADE, Victor Pachon).

Echarpe tricolore le long du corps, une centaine d’élus – représentant majoritairement les trois Communautés de Commune du Sud Pays Basque à l’origine de la contre-étude indépendante suisse de la CITEC – ont ouvert le cortège à 17h, précédant 28 banderoles au total, représentant les diverses communes potentiellement traversées par ces futures lignes, ainsi que de nombreuses associations constituées en opposition à ce projet jugé « inutile, destructeur d’environnement, et de ressources publiques ».

Y figuraient également le syndicat basque LAB, le collectif d’urgence climatique Bizi (à bord d’une parodie de TGV en carton fonçant « droit dans le mur »), puis les Verts du Pays Basque, le NPA, ainsi qu’une délégation du collectif du Pays Basque sud, « AHT-Gelditu« .

Après plus de deux heures de marche de la salle Lauga à la Sous-Préfecture de Bayonne, les initiateurs de cette manifestation ont exprimé leurs sentiments que, depuis ce 17 octobre, « ignorer la volonté populaire serait une grave erreur« .

Porte-parole de l’unité associative, Victor Pachon a rappelé le chemin parcouru depuis 1996, la succession d’enquêtes et de contre-démonstrations qui, traduit ce jour dans une manifestation d’une rare ampleur, « prouve que le Pays Basque rejette totalement la plaie béante contre son territoire« .

Avant de lancer un « Pas une seule voix aux Régionales pour les candidats pro-LGV ! ».

Représentant les élus, Michel Hiriart, maire de Biriatou et président de la Communauté Sud Pays Basque, a également souligné le Lire la suite