Agriculture : Nicolas Sarkozy prône une nouvelle méthode de mise en œuvre des mesures environnementales

actu-environnement.com, Rachida Boughriet, le 8 mars 2010

Agriculture : Nicolas Sarkozy prône une nouvelle méthode de mise en œuvre des mesures environnementales

A l’occasion d’une visite le samedi 6 mars au Salon de l’Agriculture à Paris, le Président de la République Nicolas Sarkozy a demandé  »un changement de méthode dans la préparation et la mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture ». Une  »nouvelle méthode de travail » qui avait déjà été annoncée par le Ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, le 21 janvier lors de la présentation de ses vœux à la presse, afin de favoriser une agriculture  »durable »  »dans le respect des contraintes économiques des producteurs ».

Après être revenu au cours d’une table ronde samedi,  »sur toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire », le Président de la République a rappelé qu’il  »croyait à une agriculture durable », tout en soulignant que les agriculteurs  »seraient les premières victimes des pesticides ». Mais  »il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. Il faut que cela change », a-t-il martelé.

Le chef de l’Etat a également demandé au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et au ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo de réunir dès cette semaine  »un premier groupe de travail autour d’une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture ». Cette nouvelle méthode sera articulée  »autour de trois axes : une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, une étude d’impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société », a précisé Nicolas Sarkozy.  »Je n’accepte plus les distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe où nos agriculteurs, on leur empoisonne la vie tous les jours et les autres, on ne leur demande rien », a-t-il expliqué. Concernant  »les normes environnementales »,  »je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous », a ajouté le chef de l’Etat.

 »Un renoncement majeur au Grenelle » pour les écologistes

Si Nicolas Sarkozy s’est voulu rassurant auprès des agriculteurs, les écologistes ont dénoncé  »un renoncement majeur au Grenelle de l’environnement », à une semaine des élections régionales.  »C’est une remise en cause du Grenelle et même une trahison », a estimé Lylian Le Goff, de France nature environnement. Pour les partis écologistes et les associations environnementales, Lire la suite

42% des Français ont déjà voté écologiste

terra-economica.info, NC, le 4 mars 2010

42% des Français ont déjà voté écologiste

A quelques jours des élections régionales, Terra eco et OpinionWay ont sondé les Français pour mieux cerner leur perception politique de l’écologie. Nous leur avons posé 4 grandes questions, et les résultats sont parfois surprenants.

 L’écologie est-elle un enjeu des régionales ?

Oui pour 70% des Français, l’écologie va peser beaucoup (26%) ou assez (44%) sur le scrutin des 14 et 21 mars prochains. Et qu’ils aient l’intention de voter UMP ou PS, ils sont une majorité – près des deux tiers – à le penser. D’ailleurs, si l’on en juge les politiques menées à l’échelle régionale (voir notre dossier) depuis 10 ans, les élus ne s’y trompent pas : le développement durable touche aujourd’hui tous les étages de la fusée région et les plans climat ont germé un peu partout.

 L’écologie plutôt à droite ou à gauche ?

Ou ni l’un, ni l’autre, ni même au centre ? Vaste question, sur laquelle débattent d’ailleurs Daniel Cohn-Bendit et Luc Ferry ce mois-ci à l’invitation de Terra eco. Nos sondés placent plutôt l’écologie à gauche (37%), mais pas trop (7% pour la gauche de la gauche). Ils sont 34% à la considérer hors du clivage droite-gauche et encore 17% à la situer au centre. En revanche, bien peu nombreux sont ceux sont qui la place à droite (4%), à peine plus parmi les sympathisants de l’UMP (10%). A force d’ouverture, on finirait presque par en douter : mais Jean-Louis Borloo, notre ministre de l’écologie (et plus), il est bien à l’UMP, non ? Certains se souviennent peut-être qu’il avait cofondé Génération Écologie en 1991 avec Brice Lalonde et Noël Mamère. Pas étonnant que les Français aient parfois du mal à s’y retrouver.

 Les personnalités qui incarnent le mieux la pensée écologiste

Sans surprise, en n’en déplaise à Claude Allègre, ce sont les personnalités issues des médias, Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand, qui arrivent en tête. Pour respectivement 41% et 33% des Français, ce sont ces deux hommes d’image qui incarnent le mieux l’écologie. Parmi les personnalités politiques, Daniel Cohn-Bendit explose les scores avec 21%, loin devant José Bové (13%), Jean-Louis Borloo (9%) ou Ségolène Royal (2%), qui s’était pourtant demandée, en septembre dernier et au micro de RTL, si elle ne serait pas la « meilleure candidate écologiste » pour la prochaine élection présidentielle.

 42% des Français ont déjà voté écolo

C’est peut être le résultat le plus surprenant de notre sondage. 42% des sondés déclarent avoir déjà voté – au minimum une fois – pour une liste ou un candidat écologiste dans leur vie. Ce qui démontre l’extrême volatilité Lire la suite

Entretien avec Antoine Waechter: « Ni droite, ni gauche, une nouvelle pensée globale ! »

« Ni droite, ni gauche, une nouvelle pensée globale ! » (entretien avec Antoine Waechter)

europamaxima.com, Maximilien Malirois, le  22 novembre 2009

Conseiller municipal de Fulleren (Alsace), Antoine Waechter est le président-fondateur du M.E.I. (Mouvement écologiste indépendant). Il a été président de la Commission du développement régional d’aménagement du territoire du Parlement européen en tant que député européen de juillet 1989 à décembre 1991. Candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1988 (3,77 %, soit 1 149 897 voix), il a voulu être candidat à l’élection présidentielle de 2002, mais il n’a pu obtenir que 152 parrainages sur un minimum obligatoire de 500.

Antoine Waechter est l’auteur de plusieurs ouvrages, entre autres : Vosges vivantes, avec Daniel Daske (Éditions S.A.E.P., 1972), Animaux d’Alsace, avec Daniel Daske (Éditions Mars et Mercure, 1974) et Dessine-moi une planète. L’écologie, maintenant ou jamais (Albin Michel, 1990).

L’Esprit européen : Pouvez-vous, Monsieur Waechter, présenter brièvement le Mouvement écologiste indépendant ?

Antoine Waechter : Le Mouvement écologiste indépendant est né d’un éclatement des Verts en 1994, lorsque la Gauche prit le pouvoir au sein de cette organisation. Ses animateurs sont des écologistes historiques, qui ont créé l’écologie politique en France en 1973-74.

Le Mouvement écologiste indépendant défend un écologisme affranchi des pensées libérales et socialistes, avec l’ambition de promouvoir une société capable de privilégier la Vie avant toutes autres considérations.

L’E.E. : Dans votre livre Dessine-moi une planète. L’écologie, maintenant ou jamais, vous écrivez que « les références de la pensée écologiste n’ont aucune parenté avec le socialisme ou avec le libéralisme économique, dont les partisans ont en commun la même foi dans les capacités inépuisables de la planète et dans un progrès technologique salvateur, la même adhésion à un économisme dominant et à une conception matérialiste du bonheur, la même quête de puissance ». La pensée écologiste est-elle la théorie du XXIe siècle ?

A.W. : La pensée écologiste est, en effet, au XXIe siècle ce qu’est la pensée socialiste au XIXe siècle et le libéralisme économique au XXe siècle.

L’E.E. : En quoi votre vision de l’écologie diffère-t-elle de celle des partis Verts européens dont certains participent à l’action gouvernementale ?

A.W. : La majorité des partis Verts est culturellement à Gauche : ce parti réduit l’écologisme à sa dimension environnementale, considère qu’il est plus important de devenir ministre que de convaincre l’opinion publique, privilégie les conflits sociaux au détriment d’une recherche d’adhésion majoritaire de l’opinion, et rêve de construire une troisième Gauche.

Notre priorité est de diffuser une culture (sensibilité) écologiste, de convaincre tous les citoyens, que leur origine soit de Droite ou de Gauche, de donner une traduction politique à cette culture, en privilégiant le vivant et la non violence, en refusant les manichéismes. Notre ambition est de Lire la suite

Soutien aux faucheurs volontaires inculpés : conférence mardi 22 septembre à l’Athénée

Vigilance OGM 33, Communiqué, le 21 septembre 2009

Soutien aux faucheurs volontaires inculpés : conférence mardi 22 septembre à l’Athénée et procès en appel de Lugos mercredi 23 septembre

Conférence mardi 22 septembre 2009 à l’Athénée Municipal, Centre Saint Christoly, Bordeaux, à 20h00 et procès en appel de Lugos mercredi 23 septembre à 8h30 en présence des inculpés et de leurs témoins

Intervenants :

Michel Metz, de Toulouse sur les plantes mutagènes (OGM « cachés » ou «clandestins »)

Jean-Pierre Berlan, témoin au procès de Lugos : agronome et économiste, ancien directeur de recherches à l’INRA qui accuse les biotechnologies d’être devenues des « sciences de la mort »

Jean-François Berthellot, témoin au procès, paysan-boulanger dans le Lot-et-Garonne, fait partie du réseau Semences Paysannes.

Jean-Baptiste Libouban, témoin au  procès, fondateur de la Charte des Faucheurs Volontaires, désobéissant et non-violent.

Et José Bové, inculpé

merci de faire passer l’info : Mercredi matin, on vous attend en soutien place de la république à partir de 8h30 – soupe et tartine le midi sur la place !!!

Plus d’infos Lire la suite

Sophie Rabhi-Bouquet : En Ardèche, des branchés de l’écologie construisent leur paradis

leprogres.fr, Christine Beranger, le 15.août 2009

En Ardèche, des branchés de l’écologie construisent leur paradis

Un village vert voit le jour dans le sud du département fait de bois, de paille, de terre… et d’une bonne dose d’utopie

 « Dis maman, elles sont en paille les maisons ? » « Oui, ma chérie, c’est comme celle des Trois petits cochons ! » Bravant la chaleur d’août, ils sont une vingtaine – vacanciers pour la plupart – à découvrir « Le Hameau des Buis », un village écologique en construction au cœur de l’Ardèche méridionale. Chaque vendredi après-midi, l’association à l’origine de ce projet un peu fou propose au public une visite du « lotissement » situé sur la commune de Casteljau à une quarantaine de kilomètres au sud d’Aubenas. Pour s’y rendre, mieux vaut cependant être bien informé car aucun panneau directionnel sur la D104 n’indique encore le futur paradis des écolos : un plateau clairsemé au milieu d’une forêt de chênes surplombant la rivière Chassezac.

Les constructions sont bâties autour des arbres qui étaient déjà présents sur cet hectare de terrain. Vingt logements – du T1 au T4 – sont prévus, principalement en habitat groupé. Esthétiquement, l’architecture de Pierre-Henry Gomez est plutôt séduisante – toitures végétalisées, façades alternant bardages en Douglas brut, enduits de plâtre ocré, verdure – et n’est pas sans rappeler, plus modestement, la maison en bois de l’altermondialiste José Bové.

Mais c’est surtout pour leurs qualités énergétiques et environnementales que ces habitations ont décroché le prix Prébat de la région Rhône-Alpes. D’abord, toutes sont orientées au sud afin de bénéficier du maximum de soleil dans cette partie d’Ardèche qui fleure déjà le Midi. Un mur dit « capteur » – en pierres ou parpaings remplis de sable, doublés d’un vitrage – doit amplifier la chaleur solaire pour réchauffer la maison pendant douze heures. Et quand le mercure affiche 40 degrés comme cet après-midi d’été où les cigales s’en donnent à cœur joie ? « Entrez et vous verrez comme il fait frais à l’intérieur », invite Sophie Rabhi-Bouquet, la fille de Pierre Rabhi, pionnier de l’écologie politique. C’est l’effet « bottes de paille » : un « excellent isolant », selon la jeune femme, initiatrice et responsable du projet. « Pour une maison chaude en hiver et fraîche en été, il faut de bonnes bottes et un bon chapeau car la paille craint l’humidité. Les bottes doivent aussi avoir une bonne étanchéité à l’air », explique-t-elle.

Concrètement, les murs extérieurs sont formés de Lire la suite

Europe Ecologie présente ses têtes de listes

cpca.asso, le 3 février 2009

Europe Ecologie présente ses têtes de listes pour les élections du 7 juin prochain

Le 21 janvier dernier, au cours de ses vœux à la presse, Daniel Cohn-Bendit a dévoilé le nom des têtes de liste aux Européennes du rassemblement Europe Ecologie, parmi lesquelles plusieurs personnalités issues du monde associatif.

 Jean-Paul BESSET, journaliste ancien Rédacteur en chef à Politis puis au Monde, proche de Nicolas Hulot, cet ancien de la LCR qui a été chargé de mission auprès de Laurent Fabius conduira la liste Europe Ecologie dans la circonscription Centre / Massif Central ;

 Hélène FLAUTRE, députée européenne depuis 1999, Présidente de la sous commission aux droits humains au Parlement Européen, elle est de nouveau tête de liste pour la circonscription Nord-Ouest ;

 Yannick JADOT, issu du champ de la solidarité internationale, ancien directeur de campagne de Greenpeace France, fondateur et porte parole de l’Alliance pour la planète et l’un des principaux négociateurs durant le Grenelle de l’environnement conduira la liste de la circonscription Ouest ;

 Eva JOLY, magistrate franco-norvégienne retraitée de la Magistrature Française, ancienne juge d’instruction au pôle financier et conseillère du gouvernement norvégien en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière co-conduira la liste de l’Île-de-France aux coté de Daniel COHN-BENDIT ;

Sandrine BELIER, chargée d’enseignement à l’université de Strasbourg notamment sur « démocratie participative et rôle des associations« , ancienne directrice fédérale de France Nature Environnement et représentante des intérêts environnementaux au Grenelle de l’environnement sur les questions de gouvernance et démocratie écologique, elle est tête de liste dans la circonscription Est ;

 José BOVE, Lire la suite

Appel à soutien pour les faucheurs et faucheuses volontaires

Appel à soutien pour les faucheurs et faucheuses volontaires condamnés

Sans gêne, 6 avril 2008

Cela fait dix ans maintenant que la lutte contre la dissémination d’organismes génétiquement modifiés en plein champ a commencé en France. La détermination des militants n’a pas faibli, et leurs rangs se sont vu renforcés : les Faucheurs Volontaires sont aujourd’hui plus de 6 000.

Malgré les menaces de lourdes amendes, voire de peines de prison, ils se sont engagés à affronter un état de non-droit pour exiger la justice et le respect de la volonté citoyenne, pour défendre l’intérêt général et le bien commun.

Comme le précise la charte des Faucheurs Volontaires, dans l’état de nécessité, face à l’invasion des OGM, ils ont fauché des plants génétiquement modifiés comme dernier recours pour que la démocratie reste une réalité. C’est l’impuissance politique et un Etat qui protège des intérêts privés au détriment de l’intérêt général qui les ont fait entrer en résistance pour refuser la fatalité. Car désobéir, « c’est d’abord la défense des principes fondateurs de la démocratie : liberté, égalité, fraternité » (J. Bové, G. Luneau, Pour la désobéissance civique).

La culture d’OGM en plein champ est imposée en force par des lobbies, sans débat démocratique, au mépris des risques sanitaires et environnementaux, de la maîtrise par les paysans de leurs semences, et du droit des peuples à se nourrir comme ils l’entendent. Les Faucheurs Volontaires ont choisi d’agir de façon non violente, à visage découvert et en plein jour, pour répondre à la violence des semenciers face à la vie, et pour encourager une prise de conscience.

Des tribunaux (Versaille et Orléans) ont déjà reconnu et inscrit cet état de nécessité Lire la suite