L’association Taca teste une méthode pour calculer le bilan carbone des familles

sudouest.com, Gilles Guitton, le 23 Novembre 2009

BÈGLES. L’association Taca teste une méthode pour calculer le bilan carbone des familles

A chacun son carbone

Il n’y a pas foule en ce samedi, à la bibliothèque de Bègles, au rendez-vous proposé par l’association Taca (pour taxe carbone). Du coup, Jean Sireyjol, son président, a tout le temps d’expliquer comment on calcule son propre bilan carbone domestique. C’est à cela que sont conviés les participants : objectif Copenhague, bien sûr.

Impossible de résumer ici la méthode, mise au point par Jean-Marc Jancovici, cet expert en réchauffement climatique, co-auteur du « bilan carbone » de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). L’exercice révèle quelques surprises. Un des testeurs, pourtant écolo, mesure ainsi qu’habiter seul dans une maison de 180 mètres carrés, c’est très mauvais. En revanche, tel autre, qui partage 35 mètres carrés à deux, « chauffé par les voisins » peu économes en calories, va voir sa note carbonique s’élever « grave » dans sa future échoppe. Vivons petit…

Jean Sireyjol, qui a fait le calcul pour son couple, a renoncé à aller visiter leur fille au Brésil : catastrophique pour son bilan. Plus d’avion : « Ça change aussi toutes nos destinations de vacances. » La peur de l’avion résout le problème. Vivons proche plutôt que lointain. Qu’est-ce qui ne va pas ? La viande rouge, à cause notamment du méthane produit par les vaches. « Mais il faut quand même des vaches pour le lait, non ? », objecte un des testés.

Concerner tout le monde

Et les tomates, tiens : « Acheter un kilo de tomates produites sous serre, c’est comme consommer un litre d’essence. » Haro sur le raisin d’Italie. « Mais pourquoi c’est moins cher ? » s’indigne un testé : « Il faut des taxes aux frontières. » Taca a une autre logique : « Que ce soit de Provence ou d’Italie, c’est presque pareil. Il faut taxer le carbone, mais avec redistribution. »

Au rayon vins, le bilan inclut la production du verre, et les transports. Buvons en Bordelais (il y a pire !) et en vrac… Même l’eau minérale est très chère en gaz à effets de serre. Il faut aussi économiser sur l’ordinateur ou l’électroménager. Ce qui n’empêche pas Taca d’être très actif sur Internet : on peut faire son bilan carbone à partir de son site (1). Il faut ses factures de gaz et d’électricité, son kilométrage, et une estimation de ce que l’on consomme en produits alimentaires, vêtements et chaussures… Moyennant quoi, « on sait où on peut agir individuellement ».

Car le président de Taca, qui milite pour que les communes proposent ces bilans à leurs administrés, est convaincu d’une chose : « Il faut bien sûr que les entreprises et les politiques réduisent. Mais si on veut diminuer par quatre, les émissions de gaz à effet de serre, il faut que Lire la suite

Découvrez le site et les actions de l’association taca Agir pour réduire tes émissions de CO2 et demander une TAxe CArbone avec redistribution

 taca, le site,  novembre 2009

taca Agir pour réduire tes émissions de CO2 et demander une TAxe CArbone avec redistribution

Accueil

Les evenements

Contact

taca agir pour Copenhague

Lire pour comprendre Copenhague

taca en 4 pages et 1 video

Bilan Carbone Personnel

Greve de la Faim pour Copenhague

Signer pour Copenhague

Picnic sans carbone et journée 350.org

Films et photos du picnic sans carbone du 4 octobre 2009

Images du 24 octobre journée mondiale avec 350

Le film du picnic du 17 mai 2009

Le picnic de nov 2008

Des témoignages brûlants

Les citoyens du monde hyperconcernés !

Superbe Video de Lester Brown

2 videos à voir pour agir Lire la suite

Comment concilier rêve pavillonnaire et ville durable ?

lemonde.fr, Grégoire Allix, le 12 novembre 2009

Comment concilier rêve pavillonnaire et ville durable ?

C’est devenu le leitmotiv des urbanistes et des élus : il faut densifier la ville, éradiquer la banlieue pavillonnaire et son cortège de déplacements automobiles. Mais voilà, sondage après sondage, la maison individuelle reste le rêve de plus de 80 % des Français et 65 % de nos concitoyens se hérissent au seul mot de densité.

Ce grand écart entre le modèle idéal des professionnels et les aspirations de la population est l’objet de l’exposition « Villes rêvées, villes durables ? », présentée à l’Espace Fondation EDF, à Paris, avec l’Institut pour la ville en mouvement. « Le cauchemar de l’étalement urbain, c’est le rêve de maison de beaucoup de gens« , résument les commissaires de l’exposition, les urbanistes Taoufik Souami et Eric Charmes, maîtres de conférence à l’Institut français d’urbanisme et chercheurs au CNRS.

La densité n’est pas la panacée, remarquent les deux auteurs. « Des études norvégiennes montrent que les habitants des zones très denses utilisent certes peu leur voiture en semaine, mais partent davantage en week-end. C’est ce qu’on appelle l’effet barbecue. Le bilan carbone de leurs déplacements est finalement équivalent à celui des habitants de la périphérie« , explique Eric Charmes.

Les écoquartiers, qui bourgeonnent en France vingt ans après les pionniers d’Europe du Nord, sauront-ils faire rêver avec leur modèle d’habitat collectif aéré et économe en énergie ? S’attardant dans les rues d’Hammarby Sjöstad à Stockholm, l’exposition rappelle que si ces quartiers ont du succès, « c’est aussi parce qu’ils ont développé des espaces urbains agréables et une grande qualité de vie« , au-delà de la préservation de l’environnement.

Défi aux urbanistes

Autre rêve aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où le New Urbanism dépoussière l’esprit villageois : maisons accolées, rues agréables aux piétons, pastiches d’architectures traditionnelles, boutiques. Modèles : les villes de Celebration, en Floride, et Poundbury, en Angleterre. « Ces villes donnent des boutons aux architectes à cause de leur esthétique néovillageoise, mais elles réussissent à faire accepter un habitat individuel dense, avec un mode de vie avant tout urbain, estime M. Charmes. En traitant la densité par l’architecture contemporaine, comme le fait la France, on ne dépasse pas le stade expérimental. »

Réussir la ville peu dense, créer de la centralité en périphérie, introduire de l’urbanité dans les zones pavillonnaires, c’était le défi lancé aux urbanistes par le chercheur François Ascher, à qui doit être décerné le Grand Prix de l’urbanisme 2009 à titre posthume, le 24 novembre.

Des urbanistes dont il regrettait qu’ils « ne se saisissent pas de ce thème, car ils n’acceptent pas que Lire la suite

Energie grise, la face cachée de l’éco-construction

novethic.fr, Philippe Chibani-Jacquot, le 28 octobre 2009

Energie grise, la face cachée de l’éco-construction

Le secteur du bâtiment vit à l’heure de la réduction des consommations d’énergie, via les incitations fiscales et la réglementation thermique. Mais un facteur important de réduction des émissions de gaz à effet de serre reste en marge des politiques publiques : l’énergie grise.

« Dans le cas de la construction d’un immeuble de bureau de 1500 m2, le bilan carbone passe d’une dette de 500 kg de CO2 /m2 à un crédit de 300 kg de CO2 /m2 selon le scénario de construction. De la construction conventionnelle à la plus écologique », explique Luc Floissac, conseiller environnemental et chercheur à l’Ecole nationale d’architecture de Toulouse. Ce spécialiste de l’éco-construction a élaboré le logiciel « Cocon » qui permet, notamment, d’évaluer l’énergie grise d’un bâtiment, c’est-à-dire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) avant même qu’il n’ai dégagé un gramme de CO2 du fait de son usage. Le calcul prend en compte les émissions de GES dues à la production des matériaux1, la construction elle-même, l’entretien, la durabilité des matériaux et leur valorisation en fin de vie…

35 ans de pollution évitée

Pour exposer un cas concret, la rénovation d’un immeuble ancien de 285 m2, destiné à accueillir trois logements sociaux dans la banlieue de Toulouse, a été l’occasion pour l’équipe de Luc Floissac, d’évaluer les différentes stratégies de construction en recoupant l’énergie grise, la performance énergétique mais aussi le coût financier de l’opération (incluant la taxe carbone). Résultat : une réhabilitation conventionnelle aurait produit l’équivalent de 204 kg de CO2 /m2 contre 35,5 pour la solution d’éco-construction mise en œuvre qui allie le feutre de bois et le liège. A raison d’une pollution de 5 kg de CO2/m2 et par an du à l’usage des logements, il faudra 35 ans pour que la rénovation écologique produise autant de GES que la seule rénovation du même immeuble selon des techniques conventionnelles. La solution mise en oeuvre aurait pu être encore réduite, notamment en préférant des fenêtres en bois, plutôt qu’en PVC. Mais ce type d’arbitrage a permis de réduire au minimum le surcoût du aux éco-matériaux.

Début de reconnaissance

Jusqu’à maintenant, les politiques publiques ne se sont attachées qu’à la réduction de la consommation énergétique du fait de l’usage du bâtiment pour atteindre l’objectif de division par quatre des émissions de GES du secteur à l’horizon 20501. L’effort, porté par des incitations fiscales à la rénovation et la création de normes dites basse consommation pour le neuf est justifié2, mais risque de voir ses résultats minimisés du fait de l’usage exclusif de matériaux industriels énergétivores (monomurs de béton, fenêtres en PVC…).

Selon un rapport sur les éco-matériaux des Amis de la Terre publié en 2009, la part de marché des isolants écologiques (chanvre, paille, ouate de cellulose…) stagne Lire la suite

Consommation écologique, écologie dans les têtes, ruée sur les AMAP et liens écolos sur le web

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 12 Septembre 2009

Le développement durable se mesure aussi à l’aune des comportements individuels. Le tour des bonnes résolutions, sans douleur pour le budget

Cinq manières de réussir sa rentrée écolo

1 Les étiquettes je regarderai

La vogue de « l’écologiquement correct » ne facilite pas la consommation vertueuse, bien des produits s’autoproclamant plus verts que le voisin de rayon. L’écolabel européen et la marque NF Environnement ont tous deux le mérite du sérieux. Ils garantissent le respect d’un cahier des charges qui vise à restreindre l’impact sur l’environnement de quelque 600 articles non alimentaires. À l’heure de la rentrée, on trouve ainsi le logo NF Environnement apposé sur des colles de papeterie, des cahiers ou des produits textiles.

Pour le reste, la mention du bilan carbone (mesuré en émission de gaz à effet de serre) ou de l’empreinte écologique (mesurée en surface au sol) demeure embryonnaire. Deux enseignes, Leclerc et Casino, ont adopté ce type d’étiquetage.

Par ailleurs, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a lancé au printemps dernier une expérience sur l’étiquetage de 10 produits pilotes – jus d’orange, eau minérale, T-shirt en coton. Un accord avec le ministère de l’Écologie prévoit une expérimentation plus large, sur 300 produits. La loi Grenelle 1 du 3 août dernier pousse dans le même sens à l’horizon 2011.

Dans l’intervalle, il n’est pas interdit de s’abîmer les yeux dans la lecture des étiquettes pour faire la chasse aux cauchemars écologiques. L’huile de palme, par exemple, qui dégouline dans les aliments industriels et les cosmétiques. La Malaisie et l’Indonésie, ses deux principaux producteurs, détruisent joyeusement leurs forêts primaires pour favoriser l’installation d’immenses exploitations qui signent la mort de la biodiversité tropicale.

2 Localo-local j’achèterai

Que vous fassiez vos courses à Condom, à Libourne ou à Dax, que vaut-il mieux choisir à votre avis ? Une poire comice du Sud-Ouest, une passe-crassane de la même région de production ou une poire importée du Chili qui aura effectué 11 650 kilomètres entre le pied des Andes et le marché de Rungis ? Encore un effort, la réponse n’est pas extrêmement difficile à trouver…

L’étiquetage du pays d’origine étant obligatoire pour le frais, il suffit de lever le nez pour bannir de vos assiettes le melon charentais du… Maroc qui précède le « vrai » en tout début de saison, les tomates pleines de flotte d’Almería ou le raisin rosé d’Égypte qui voisine ces temps-ci avec un chasselas bien de chez nous.

La plupart du temps, se limiter à des fruits et légumes de saison permet d’éviter l’écueil. Mais l’expérience prouve que, même en juillet-août, mettre la main sur une aubergine française dans la grande distribution peut relever de l’exploit olympique. Il vaut mieux se rabattre sur les marchés, où les circuits de commercialisation sont en général plus courts, du producteur au consommateur. Voire embrasser la cause des Amap (lire ci-contre).

3 La chasse au superflu je ferai

52 % des émissions de gaz à effet de serre du quidam moyen proviennent des objets qu’il possède. Plus exactement de l’énergie qu’il a fallu utiliser pour la fabrication et le transport desdits objets. Selon l’Ademe Lire la suite

Climat : les Britanniques prennent le pas sur leurs leaders

 planette-terra.fr, Karine Le Loët, septembre 2009

Climat : les Britanniques prennent le pas sur leurs leaders

Marre d’attendre que les leaders se décident. Les Britanniques ont décidé de prendre les choses en mains en s’engageant individuellement à réduire leurs émissions de 10% dès 2010. Tiendront-ils leurs promesses ?

12 779 personnes, 416 entreprises et 133 institutions. Voilà à quoi ressemblait, hier, le flot de Britanniques engagés dans la campagne 10:10. Lancée le 1er septembre par une poignée d’activistes environnementaux et soutenue par le quotidien The Guardian, celle-ci a un objectif simple : pousser le maximum de Britanniques à réduire leurs émissions de 10% dès 2010 et s’ériger en exemple pour le reste du monde.

Tout a commencé par un « coup » médiatique. Le 1er septembre les Britanniques étaient appelés à se présenter en masse à la Tate Modern – l’ancienne centrale électrique de Londres reconvertie en musée d’art moderne. Là, contre une signature en bas d’une liste, les candidats à l’effort sont repartis avec un petit médaillon à l’effigie de la campagne et forgé dans la carcasse d’un boeing 747. Ils ont aussi reçus un petit carton rose mentionnant leur promesse : « Moins prendre l’avion », « Baisser le chauffage », « Manger moins de fromage »… Aux portes de la Tate Modern, deux groupes anglais portaient la fête sur les bords de la Tamise. « J’espère que vous allez tous atteindre votre engagement de 10%. Je vous achèterai une pinte, si vous arriverez à 20 ! », s’exclamait John McLure, le chanteur de Reverend and The Makers.

Westwood et McCartney

10% ? « Une broutille », soulignait dans les colonnes du Guardian, Franny Armstron, réalisatrice de L’Âge de la stupidité et initiatrice de la campagne. « Ça revient à changer des ampoules, baisser le chauffage, conduire un peu moins et isoler – avec des méthodes gratuites – sa maison. » La jeune femme a appelé le peuple britannique à prendre les devants à quelques mois du sommet sur le climat de Copenhague. Depuis, la mayonnaise médiatique a pris. Des stars – les stylistes Vivienne Westwood et Stella McCartney, l’acteur Colin Firth, l’humoriste Rory Bremner, le réalisateur Mike Figgis – ont ajouté leurs noms aux 12 milliers d’anonymes engagés dans la campagne.

Mais comment être sûr qu’ils tiendront bien leur promesse ? « Nous avons des partenariats avec la majorité des compagnies d’énergie britanniques, explique Daniel Vockins, l’un des organisateurs de la campagne. A partir de 2010, les Britanniques pourront voir en haut de leur facture leur baisse de consommation par rapport à 2009. » Mais comment estimer l’état de son gaspillage alimentaire ou de son taux de recyclage ? « C’est vrai que les efforts individuels sont difficiles à mesurer. Mais pour aider les gens à réduire leurs émissions, nous avons mis à leur disposition des conseils sur notre site », confie encore Daniel Vockins. Pas de quoi remplacer un bilan carbone individuel mais une chance de guider les Britanniques dans le sens de la sobriété. Exemple de conseils distillés sur le site : Lire la suite

Chantal Jouanno à Bordeaux le 4 septembre pour un débat public : déplacements, zones humides, agenda 21 et économies d’énergie

DIREN Aquitaine, communiqué, le 27 août 2009

Le succès du Grenelle de l’Environnement passe par la mise en œuvre de mesures concrètes et par le changement de comportement des Français.

Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, souhaite aller au devant des Français en organisant, dans chaque région de France, une réunion publique pour faire le point sur les politiques territoriales issues du Grenelle Environnement et leur impact sur la vie quotidienne.

Elle sera à Bordeaux le 4 septembre prochain pour un débat public qui aura lieu à l’Athénée municipal à 18h (place Saint Christoly).

 Quatre thèmes ont été retenus :

– Les déplacements et leur bilan carbone : grands projets LGV du Sud-ouest, et déplacements de proximité

– Les zones humides au cœur de biodiversité régionale

– La dynamique des Agendas 21 en Aquitaine

– Les économies d’énergie dans l’habitat,

en présence de Lire la suite

L’eau sera-t-elle le prochain carbone ?

mescoursespourle planete.com, NC, le 24 juillet 2009

L’eau sera-t-elle le prochain carbone ?

On le dit beaucoup, et une étude récente du « Food Ethics Council » (Conseil de l’éthique alimentaire, en anglais) vient renforcer cette hypothèse : l’eau pourrait être le prochain sujet environnemental qui fait mal, après le carbone et le changement climatique.

Et tout comme le carbone n’en finit pas de mettre au défi les produits que nous consommons au quotidien (de bilan carbone en étiquette CO2), l’eau pourrait bien devoir être prise en compte assez vite par les fabricants et les consommateurs soucieux de réduire l’impact de la consommation sur la planète.

Or les quantités d’eau nécessaires pour fabriquer des produits de consommation courante sont tout bonnement astronomiques : il faut par exemple 140 litres d’eau pour produire une tasse de café, 16 000 litres pour produire 1 kilo de viande de bœuf, 3500 à 5700 litres pour 1 kilo de poulet et 1330 litres pour un kilo de pain, d’après Food Ethics Council.

Dans un contexte où l’eau commence à manquer à la surface du globe, ces chiffres prennent une importance toute particulière.

Et le bilan est tout aussi hallucinant : dans les pays occidentaux, nous consommons chaque année 1 m3 d’eau pour boire, 100 m3 pour des travaux domestiques divers… mais 1000 m3 au détour de la nourriture que nous mangeons.

La solution ?

D’abord Lire la suite

J’ai testé pour vous l’écologie au quotidien

lemonde.fr, Frédéric Potet, le 17 juillet 2009

J’ai testé pour vous l’écologie au quotidien

C’est l’histoire d’un type qui, un soir, en rentrant du boulot, lance à sa femme :  » Chérie, il faut sauver la planète.  » Carrément ! Ce type n’est autre que… ma pomme – expression (fruitière) appropriée s’il en est. Ma pomme est, au départ, un écologiste  » théorique  » : en accord avec les grands principes environnementaux, mais moyennement regardant sur leur application au jour le jour ; familier avec les terminaisons en  » able  » (équitable, durable, raisonnable, responsable, soutenable, renouvelable…), mais coupable de ne pas passer plus souvent à l’acte. Ma pomme est propriétaire (depuis peu) d’une maison mal isolée, roule dans une voiture vieille de bientôt dix ans, trie ses déchets sans toujours faire très attention, aime traîner sous la douche et oublie souvent d’éteindre ses appareils électroménagers.

Sauver la planète ? Oui, bien sûr ! N’est-ce pas le message dominant du moment ? Partout – à la radio, dans le métro, sur les paquets de céréales, dans les magazines (comme Le Monde 2) –, il n’est question que de  » gestes citoyens  » et d' » éco-attitude « . Pas un jour ne passe sans que nous soient chantés les mérites des maisons passives et des panneaux photovoltaïques. Impossible de regarder tranquillement les réclames à la télévision sans entendre parler de développement durable – pour un peu, la pub nous demanderait presque de réduire nos achats, ce qui serait bien le comble ! Résister à cet épanchement d’exhortations et de grands sentiments relève, au choix, de l’exploit ou du déni. Alors, chiche ! Adoptons les recommandations tambourinées quotidiennement. Bio-responsabilisons-nous. Testons la  » vie écolo  » à la micro-échelle d’un foyer moyen (deux adultes, deux enfants). Dans la mesure du possible, s’entend.

EMPREINTE. Ce qui compte, en priorité, c’est de voir d’où l’on part. Faire un diagnostic environnemental de son propre mode de vie. Plusieurs outils existent pour cela. Premièrement, l’ » empreinte écologique «  individualisée que l’association WWF (World Wide Fund for Nature) vous propose d’établir sur Internet en quelques clics. Une dizaine de questions vous est posée afin de savoir si vous êtes plus surgelés que produits frais, plus mazout que bois de chauffage, plus voiture individuelle que transports en commun… A la faveur d’on ne sait quel algorithme, le résultat est alors mesuré en hectares, l’empreinte écologique se définissant comme une estimation de la superficie nécessaire à un individu pour répondre à ses besoins en ressources naturelles.

Nous concernant, la sentence est cruelle : avec Lire la suite

Sauvegarde du climat : c’est maintenant ou jamais

sudouest.com, Jean Sireyjol, président de l’association TACA (1), tribune libre, le 15 Juin 2009

La surprise écologique des élections européennes va-t-elle enfin mettre en marche les partis politiques et les gouvernements pour s’occuper réellement de la sauvegarde du climat ?

Depuis plusieurs années, la réalité du réchauffement climatique a été clairement analysée et expliquée par les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts du climat). Leurs dernières mesures communiquées en mars 2009 montrent que nous sommes dans le pire des scénarios avec une accélération du réchauffement qui, par exemple, entraînerait une augmentation du niveau de la mer comprise entre 1 à 2 mètres d’ici à 2100 (contrairement aux 30 à 60 centimètres précédemment prévus).

Sachons lire entre les lignes : cette façon qu’a le Giec d’avoir l’air de repousser les échéances à 100 ans et qui nous rassure tous, n’est pour lui qu’une prudence de scientifique. Disons 15 centimètres tous les dix ans et allons voir sous le pont de pierre à Bordeaux si nous pourrons nous y promener avec le chien en 2050 !

Face à cette menace, il y a pourtant des solutions, mais c’est tout de suite !

Pour éviter que la couverture qui réchauffe notre planète ne s’épaississe toujours plus, il suffit de diviser par 2 nos émissions de gaz à effet de serre avant 2050 au niveau mondial ! Ce n’est pas la mer à boire !

Pourquoi reculons-nous l’échéance alors que nous n’aurons jamais assez de dollars ou d’euros pour réparer les dégâts sur le climat ? C’est maintenant ou jamais !

Les émissions de gaz à effet de serre, et de gaz carbonique en particulier, sont directement liées au mode de vie de chaque être humain. Dis-moi combien de kilomètres tu fais par an en avion et aussi en voiture, combien tu dépenses pour chauffer ton logement et éventuellement tes résidences secondaires, combien de kilos de viande rouge tu ingurgites, quel est ton budget de biens de consommation, et je te dirai combien de carbone tu émets par an (voir site Web Bilan carbone personnel, validé par l’Ademe).

En moyenne par habitant, les pays riches comme la France émettent de 2 à 4 fois plus que la moyenne mondiale, et 10 à 20 fois plus que les pays du tiers-monde.

C’est pourquoi cette réduction d’émissions au niveau mondial concerne tout d’abord les pays riches ; c’est bien ce qu’a déclaré Jean-Louis Borloo en décembre 2008 : « La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est notre problème et notre responsabilité de pays développé, on n’a pas besoin d’attendre les autres. » Lueur d’espoir, Barack Obama vient de tenir des propos analogues ce 5 juin en Allemagne

Pour nous Français, l’objectif de réduction est Lire la suite

Quels indicateurs pour compenser les faiblesses du PIB ?

journaldelenvironnement.net,  Victor Roux-Goeken, le 1er juin 2009

Quels indicateurs pour compenser les faiblesses du PIB ?

Comment prendre en compte les atteintes à l’environnement, non comprises dans le calcul de la croissance économique ? Dans un avis consacré aux «indicateurs du développement durable» et à l’empreinte écologique, le CESE propose de mettre sur pied une douzaine d’indicateurs, en plus du PIB.

Elaboré pendant la Grande dépression aux Etats-Unis, le produit intérieur brut (PIB) a perdu de sa pertinence. Ne mesurant que les activités transitant par les marchés, il ne dit rien de la qualité de la vie, de la répartition des richesses et des atteintes à l’environnement, relève le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Dans un rapport intitulé «Les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique», Philippe Le Clézio, membre de la section des questions économiques générales et de la conjoncture au CESE, propose à la demande du gouvernement plusieurs pistes pour compenser ces lacunes. Le rapport a été adopté en plénière mercredi 27 mai.

Philippe Le Clézio propose de mettre au point, en concertation avec l’opinion publique, une douzaine d’indicateurs de développement durable, fréquemment mis à jour et soumis au Parlement. Les députés ont d’ailleurs rejeté la proposition de loi de leur confrère Yves Cochet (Verts, Paris) tendant à réduire l’empreinte écologique de la France. Elle prévoyait que la France divise par deux son empreinte entre 2009 et 2025 et une évaluation par les régions avant la fin 2012 (1).

Ces indicateurs pourraient être : le taux de croissance du PIB par habitant, les émissions totales de GES, la part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’énergie, la consommation d’énergie des transports, la productivité des ressources, l’indice d’abondance des populations d’oiseaux communs, les prises de poissons en dehors des limites biologiques de sécurité, l’espérance de vie en bonne santé, les taux de risque de pauvreté après transferts sociaux, les taux d’emploi des travailleurs âgés et l’aide publique au développement.

Avant ce stade, le CESE propose de compléter cette mesure rénovée du PIB par un nombre d’indicateurs réduit: l’évolution des inégalités de revenus, des émissions de CO2 ou de la biodiversité. Le rapporteur s’est aussi exprimé sur l’empreinte écologique (GFN, Global footprint network), Lire la suite

À la recherche de l’indicateur idéal de développement durable

À la recherche de l’indicateur idéal de développement durable

actu-environnement.com, F. Roussel,  le 27 mai 2009

Attendus pour 2010 conformément aux engagements du Grenelle, les indicateurs développement durable nationaux sont à l’étude. La commission Stiglitz et le Conseil économique, social et environnemental proposent deux approches différentes.
Depuis les années 1930, le développement et les progrès d’un pays se traduisent en termes de croissance et de performances économiques illustrées par le sacro-saint Produit Intérieur Brut (PIB). Mais l’émergence sur le devant de la scène des questions environnementales pousse à remettre en cause cet indicateur qui ne prend en compte ni la répartition des richesses ni les atteintes à l’environnement. Comme l’a indiqué le Comité économique et social européen dans un avis adopté et publié en octobre 20081, le PIB est un bon indicateur du rythme de l’économie qui montre les efforts consentis pour gagner plus d’argent, sans se soucier si cela génère des produits et services utiles ou si cela nuit à l’homme et à l’environnement.
Elaboration d’un « PIB vert »

En réponse à cette situation, certains pays développent de nouveaux indicateurs à l’image du Bhoutan, pays d’Asie qui prône son « Bonheur national brut » (BNB) en lieu et place de son « Produit National Brut ». Les pays occidentaux se penchent aussi sur la question des nouveaux indicateurs. En 2007, les représentants de la Commission européenne, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Organisation de la conférence islamique, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de la Banque mondiale ont signé la déclaration d’Istanbul invitant à aller au-delà des indicateurs habituels.

En France, le groupe de travail n°6 mis en place en 2007 dans le cadre du Grenelle de l’environnement a défini un premier programme d’actions visant à « améliorer et mieux diffuser les indicateurs du développement durable ». Le projet de loi Grenelle 1 prévoit d’ailleurs de disposer en 2010 d’indicateurs du développement durable à l’échelle nationale.
Une commission présidée par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, a été mise en place en 2008 dans ce sens. Elle travaille à l’élaboration d’un « PIB vert » également appelé « Epargne nette ajustée ». Indicateur développé à l’origine par la Banque mondiale, l’Epargne nette ajustée cherche à mettre en évidence le surplus de ressources dont dispose une économie à l’issue d’un cycle de production et de consommation une fois compensée la dépréciation du capital économique humain et naturel. Cet indicateur se base par conséquent sur l’évaluation monétaire des dommages environnementaux et des bénéfices économiques procurés par l’environnement pour les compenser et réajuster le PIB initial. Si cet indicateur présente le mérite de coupler les enjeux économiques, humains et environnementaux, il est le fruit d’une réflexion basée uniquement sur les mécanismes financiers actuels. La commission Stiglitz souhaite le compléter par un indicateur de développement humain et un indicateur d’empreinte écologique.

L’autre approche du Conseil économique, social et environnemental

En parallèle, le Premier ministre a saisi le Conseil économique, social et environnemental en janvier 2009 sur cette question. Dans son avis adopté et publié hier2, le CESE propose une autre approche que celle de la commission Stiglitz. Il recommande de privilégier une logique de tableau de bord intégrant une douzaine d’indicateurs rattachés aux trois piliers du développement durable que sont l’économie, le social et l’environnement. Chaque indicateur serait associé à des objectifs quantifiés et Lire la suite

Jean-Marc Jancovici : « On vit à crédit écologique »

eco.rue89.com, Sophie Verney-Caillat, le 11 mai 2009

Jean-Marc Jancovici : « On vit à crédit écologique »

Dans « C’est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde », Jean-Marc Jancovici nous force à voir une vérité qui dérange : notre économie vit comme si l’énergie était infinie et bon marché. Continuer à l’ignorer, c’est aller au-devant d’un chaos certain. Entretien.

Jean-Marc Jancovici est le « monsieur crise énergétique » de Nicolas Hulot, dont il avait contribué au pacte écologique. C’est à ce titre qu’il a participé au Grenelle de l’Environnement dans le groupe « changement climatique ». Cet ingénieur polytechnicien partage aussi son temps entre l’enseignement, l’écriture, et sa société de conseil en réduction d’impact climatique pour les entreprises, Carbone 4 (fondée avec son co-auteur l’économiste Alain Grandjean). Il a aussi créé les outils permettant de faire son bilan carbone personnel.

Au fil de ses conférences, sur un ton jovial et spirituel, à la limite du moqueur, il répète que ce qu’il avance est « juste destiné à sauver la planète ». Pourquoi ? C’est très logique :

« Le prix de l’énergie conditionne la transformation du monde. Et si on n’a plus d’énergie abondante à un prix faible, l’économie freine. Or le prix du pétrole a été multiplié par dix entre 2000 et 2008. On l’avait tragiquement oublié. »

« En apparence, la vie continue comme avant »

Petite explication pour comprendre le titre de son livre : c’est « maintenant » que la production de pétrole atteint son maximum, avant de décliner. Cette énergie dont toute l’économie dépend ne sera bientôt plus disponible, il est donc urgent de s’adapter.

« Pour un tas de gens, en apparence la vie continue comme avant. Mais si on ne réoriente pas l’économie avec un préavis suffisant, cela se fera de manière spontanée et extrêmement violente. » (Voir la vidéo)

« Pas de repas gratuit »

Qu’on soit prévenu : le seul choix qu’il reste est « entre la souffrance et la mise au régime, mais il n’y aura pas de repas gratuit ». Et puisqu’en économie tout passe par le prix, il faut en donner un à ce qui nous pose problème, donc taxer la consommation de carburant (et donc les émissions de CO2) par le biais de la « taxe carbone ».

Une taxe douloureuse certes, mais qui ferait naître des opportunités. Avec ses recettes, l’Etat pourrait Lire la suite

Allemagne : les produits bio et la neutralité carbone

novethic.fr, Claire Stam à Francfort, le 5 mai 2009

Allemagne : les produits bio et la neutralité carbone

Plus d’un consommateur sur deux achète du bio en Allemagne. Il ne suffit plus qu’un produit soit estampillé bio pour connaître le succès, il se doit d’être le plus neutre possible en carbone. Distributeurs et producteurs s’adaptent de manière différente, parfois surprenante, et toujours sous le regard critique des consommateurs.

« La super-saucisse sauve le monde ! » proclame l’affiche à l’entrée du supermarché bio. « Nous avons réussi ! La saucisse fine d’Ökoland est le premier produit alimentaire au monde à s’être vue attribuer le label Stop-Climate-Change ». Cette interpellation surprenante a le mérite d’attirer le regard des consommateurs soucieux d’environnement. Car les sigles ne manquent pas sur les produits du supermarché entièrement dédié au bio, les clients ignorent même souvent jusqu’à l’existence du label carbone en question.

Il n’empêche, la « superwurst » se vend… comme des petits pains en Allemagne, à en croire Patrick Müller, gérant d’Ökoland, un des principaux distributeurs de produits bios du pays. « Les consommateurs honorent un engagement actif de l’entreprise contre le réchauffement climatique », relève le gérant lors d’une intervention pendant le dernier salon bio à Nuremberg.
Pour faire de sa saucisse un exemple climatique, Ökoland a fait appel à l’agence Agrar-Teg, créée à l’initiative de l’université de Göttingen, qui définit et délivre le label « Stop Climate Change ». Toute la chaîne de production et de distribution est passée au filtre carbone. Comme la consommation d’électricité d’origine renouvelable et les mesures d’économie d’énergie ne sauraient compenser toutes les émissions émises, l’entreprise achète des certificats d’émissions de CO2 et soutient ce faisant un projet de parc éolien en Inde. Patrick Müller estime le surcoût à deux centimes d’euro par paquet.

Pour autant, toutes les marques ne communiquent pas sur le sujet. Les acteurs traditionnels du bio allemand n’ont même pas de label « CO2-Neutral ». Place à la sobriété. Chez Sodasan, fabricant de détergents écologiques, comme chez Demeter ou encore Rapunzel, le message reste le même : le combat contre le réchauffement climatique va de soi. Le consommateur avisé trouvera les informations nécessaires sur les sites de ces pionniers de la consommation bio – qui entendent par ailleurs défendre corps et âmes les origines contestataires du mouvement, issu des années 70.

« Green marketing » contre « green washing »

Car les Lidl, Rewe et autres distributeurs traditionnels ont vite saisi les enjeux du marché bio allemand. Selon les derniers chiffres de la Fédération des produits de consommation biologiques (BÖLW), ce marché a enregistré, en 2008, une hausse de 10% pour atteindre un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros. L’organisation souligne que l’offre nationale se montre incapable de satisfaire une demande toujours plus grande – et ce, alors que la surface agricole allemande dédiée à l’agriculture biologique ne cesse également de croître pour atteindre les 5,6% de la surface cultivable totale (contre 2% en France). Conséquence : l’importation augmente, elle aussi. Or, pour un grand nombre de consommateurs adeptes du bio, les produits importés dégagent un fort parfum de kérosène et donc d’émission de gaz à effet de serre. Ce que n’ont pas manqué de souligner les acteurs du secteur. « Les distributeurs et producteurs bios découvrent la thématique de la neutralité carbone,  alors que l’on aurait pu s’attendre à ce qu’elle aille de soi dans ce secteur », Lire la suite

Jancovici, écolo nouveau genre

lejdd.fr, Soazig Quémener, le 28 Mars 2009

Jancovici, écolo nouveau genre

Jean-Marc Jancovici, polytechnicien, proche de Nicolas Hulot avec qui il rédiger le fameux Pacte écologique, sensibilise patrons et politiques, jusqu’à Nicolas Sarkozy, à l’urgence du développement durable. Avec un style rentre-dedans. Un tiers des entreprises du CAC 40 ont déjà fait appel à ce consultant de 46 ans, inventeur du bilan carbone, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Sur le même sujet

Jean-Marc Jancovici: Les dates-clés

Regard d’airain, cravate bariolée et mèche indocile à la Harrison Ford, Jean-Marc Jancovici aurait pu devenir patron de Vodaphone Europe ou même de la Société Générale. Comme ses camarades de la promo 1981 de la prestigieuse Ecole polytechnique, il causerait aujourd’hui stock-options et parachutes dorés. Oui mais voilà, sous ce visage de premier de la classe se cache l’un des plus brillants cerveaux verts de France. L’une des trois personnes que Nicolas Sarkozy convie à sa table lorsqu’il faut préparer la conférence de l’ONU sur les changements climatiques en décembre prochain.

Un tiers des entreprises du CAC 40 ont déjà fait appel à ce consultant âgé de 46 ans, fils d’un physicien et d’une documentaliste, inventeur du bilan carbone, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Au tableau de chasse de cet homme qui donne une centaine de conférences par an, Veolia, Bouygues, Unibail, et plusieurs entités de LVMH. Activité qu’il étend sur Internet en animant manicore.com, un site tentaculaire fort de ses 3 000 visiteurs quotidiens.

Galaxie Hulot

« C’est sûr, il n’a pas le profil de l’écolo traditionnel, protestataire de gauche avec un système pileux hors de contrôle et un pull jacquard tricoté par maman », sourit Ronald Blunden, directeur de la communication d’Hachette Livres. Ces deux-là se sont croisés dans la galaxie Hulot. Membres de ce premier cercle qui soutient l’animateur de TF1 dans son intense activité de lobbying vert. Blunden, à l’époque chez Calmann-Lévy, a publié en 2004 Le Syndrome du Titanic, livre-manifeste du visionnaire de Saint-Lunaire. Membre actif depuis 2000 du comité de veille de la Fondation Nicolas Hulot, Jancovici a été l’un des rédacteurs du fameux Pacte écologique. Le texte qui a donné le ton des premiers mois de la campagne présidentielle de 2007 et largement inspiré le Grenelle de l’Environnement.

« Il a pour moi l’une des vues sur le sujet les plus justes et les plus complètes de France et même au-delà », assure son ami Jean-Louis Caffier, rédacteur en chef à LCI, notamment en charge des sciences et de l’environnement. « Quand il est entré chez nous, il était connu dans les milieux intéressés par la problématique, ajoute Cécile Ostria, directrice de la Fondation Nicolas Hulot. Il s’est ensuite imposé grâce à ses capacités de communication. »

Un vulgarisateur à qui l’amour des chiffres et de leur analyse ainsi qu’un inimitable ton de père Fouettard ont ouvert très grandes les portes de l’arène médiatique. Le discours de Jean-Marc Jancovici sonne en effet péniblement aux oreilles: soit, graphiques d’évolution de la production à l’appui, l’épuisement du pétrole est programmé; soit le charbon rejette trop de CO2 pour pouvoir être envisagé comme une énergie de repli… Jancovici n’est-il pas un oiseau de mauvais augure? « Non, à présent, nous comprenons collectivement que nous sommes à l’origine d’un changement mais nous avons une grande difficulté à appréhender ce que cela signifie », scande celui qui admet lui-même avoir mis plusieurs années à comprendre l’ampleur du défi.

« Un discours très radical »

Dans son dernier livre, C’est maintenant! Trois Ans pour sauver le monde (Seuil), écrit avec l’économiste Alain Grandjean, il annonce rien de moins qu’une « tempête d’une brutalité inouïe » si les hommes ne réajustent pas leur mode de vie. « Il est probable que rarement dans l’histoire de l’humanité nous aurons disposé d’une telle quantité d’informations sur un désastre à venir. » L’élévation des températures moyennes du globe, et son corollaire, la montée des océans, n’est plus un secret pour personne. Jean-Marc Jancovici, lui, fait entrer l’urgence dans les esprits: « Nous avons tous en tête l’image de la marée qui monte doucement. Au moment où l’eau va commencer à me lécher le gros orteil, je déplace la serviette, et le problème est réglé. Mais il faut remplacer la serviette par des ports, des centrales électriques, des villes. La mer ne va pas monter de manière continue mais va nous jouer des tours comme à La Nouvelle-Orléans. » Sonnez, trompettes de l’Apocalypse !

« Il tient, c’est vrai, un discours très radical, reconnaît Cécile Ostria, mais il fait cela pour interpeller. Cette brutalité intrigue, suscite la curiosité et l’attention. A la Fondation, nous n’avons pas forcément la même manière d’exprimer les choses, nous essayons de ne pas décourager le public. » Un refus des concessions qui atteint son paroxysme lorsqu’il évoque les relais d’opinion de notre société. « On peut être agacé par la persévérance de leur ignorance », lâche-t-il en visant, pèle-mêle, « élus, décideurs économiques et journalistes ». Journalistes « ignares » ou « nuls », selon l’inspiration du moment, mais peut-être pas irrécupérables puisqu’il organise avec Jean-Louis Caffier tous les ans à leur intention une session de formation intensive au pied du mont Blanc, les désormais fameux Entretiens de Combloux.
Des stars de l’info comme « élèves »

Ski le matin, énergie et climat l’après-midi. Parmi les participants des éditions passées, quelques stars de l’info comme Catherine Laborde, Audrey Pulvar et Christine Kelly. Mais impossible de prendre Jancovici en flagrant délit de « fayotage ». « Pujadas aussi est venu, mais de manière trop brève pour qu’il en retire quelque chose », assène-t-il, en se consolant avec la participation de la directrice pédagogique de l’Ecole de journalistes de Lille: « Elle va former les générations futures. » Le consultant à la cravate jaune est reçu sous les ors de l’Elysée. Certains s’en griseraient, lui n’hésite pas à balancer: « Nicolas Sarkozy ne semble toujours pas avoir compris que la croissance dans un environnement dégradé, cela n’existe pas. »
« Jancovici sait qu’il faut reconsidérer ce monde bâti sur une énergie abondante et pas chère. Alors, avec la rigueur du polytechnicien et l’enthousiasme de l’adolescent qui le caractérisent, il considère que l’on est en train de dormir », explique Jean-Louis Caffier. Une intransigeance qu’il s’applique à lui-même. Jean-Marc Jancovici n’a pas mis les pieds dans un avion depuis plus de dix ans. « Il a participé à la conférence de l’ONU sur le changement climatique en Pologne, mais il s’y est rendu en train. Et il ne serait jamais allé à Bali », note-t-on à la Fondation Nicolas Hulot. L’intéressé qui réside en banlieue parisienne, « à 300 mètres du RER » n’est pas non plus un intégriste. Sa femme possède une voiture, et ce père de deux filles accepterait de reprendre l’avion « à condition que l’intérêt du déplacement soit plus important que le préjudice environnemental ».

 

Jean-Marc Jancovici : Il chauffe sur le climat

liberation.fr, Laure Noualhat, le 30 mars 2009

Il chauffe sur le climat

Jean-Marc Jancovici. L’inventeur du bilan carbone, 47 ans, est obsédé par le réchauffement en cours. Il exhorte les industriels à prendre des mesures.

Prendre rendez-vous avec Jean-Marc Jancovici n’est pas une sinécure. Ce spécialiste des questions énergétiques ne possède pas de téléphone portable. Il répond à ses mails tard le soir ou tôt le matin et ferme les écoutilles durant les week-ends et les vacances qu’il consacre intégralement à sa famille.

Ces jours-ci, l’expert de 47 ans se prête plus aisément à l’exercice, promo oblige. En ce début d’année décisive pour le climat (cette semaine, les négociations climatiques reprennent à Bonn et doivent se conclure à Copenhague en décembre), il vient de publier un ouvrage à destination des élus, des climato-sceptiques, des acteurs économiques, des néophytes, le tout dans un style enlevé et cabotin. Son coauteur est l’économiste Alain Grandjean, qui est aussi son associé dans la société Carbone 4, qui aide les entreprises à engager leur révolution énergétique.

Jancovici s’y prête mais l’exercice du portrait l’inquiète. Il redoute la posture du «Regardez comme je suis beau». Il préfère celle du «Ecoutez comme j’ai raison», qui le pousse à sensibiliser dirigeants, classe politique et décideurs économiques sur l’avenir climatique. Ceux-là apprécient le fait que Jancovici soit l’un des leurs. Ancien de Polytechnique, il leur parle en expert, rigoureux, suivant les strictes lois de la physique qui régissent l’univers.

Son grand fait d’armes est d’avoir inventé le bilan carbone, une méthode qui permet de mesurer les émissions de CO2 de n’importe quelle activité. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a racheté l’outil. Et Jancovici a créé Carbone 4, dans lequel il élabore les plans d’action des acteurs microéconomiques (entreprises, administrations, collectivités locales) mais aussi du gotha industriel (Lafarge, TF1, Bouygues, Veolia…). «Si nos dirigeants restent si peu informés du problème, on n’en sortira pas pacifiquement. Cette condition n’est peut-être pas suffisante, mais elle est nécessaire

Amoureux de San Antonio, il manie les bons mots au point de ne pas laisser de place à l’argumentation de l’autre. Il lit Astérix aux toilettes, considérant ces albums comme «les plus magistraux cours de psychologie qui soient». Il apprécie Tocqueville, est en train de finir Malthus. Gros bosseur très sûr de lui, il énerve un paquet de gens qui le trouvent péremptoire et cassant, un défaut qu’il assume : «C’est la conséquence du manque de temps. Le sujet est si vaste. Par ailleurs, je déteste la mauvaise foi de ceux qui ne lisent jamais les livres qu’on leur a conseillés et à qui il faut répéter 50 fois les mêmes choses.» En bon rhétoricien, il aime renverser les perspectives, répondre aux questions par d’autres questions, et moucher les flemmards en les renvoyant à son site personnel, manicore.com. Un modèle de vulgarisation qui draine 3 000 à 5 000 visiteurs par jour. Il a commis un livre pour béotiens (Le changement climatique expliqué à ma fille). Avec un journaliste de LCI, il a aussi créé les Entretiens de Combloux, où, durant deux jours, les gens des médias viennent s’informer sur l’impact concret des changements climatiques. Il passe une grande partie de son temps à malmener les «journalistes qui manquent de rigueur». Eux ne lui en veulent pas, le considérant comme un excellent client doté de formules chocs, du genre : «A terme, le prix du pétrole sera nul parce qu’il n’y aura plus personne pour en acheter !»

Il vit à Orsay avec sa femme et ses deux filles adolescentes. Ces dernières se fichent encore du climat Lire la suite

CdC de l’Estuaire (33) : Le projet de parc éolien sur les rails

Sud-Ouest, Étienne Beguin, le 27 février 2009

ESTUAIRE. Malgré ses opposants, le député Philippe Plisson reste ferme sur le projet du canton de Saint-Ciers

« Notre projet de parc éolien est bien sur les rails »

On le sait, la Communauté des communes de l’Estuaire a entamé une démarche visant à créer une zone de développement éolien à Reignac, non loin de l’autoroute. La Commissions des sites de la préfecture de Gironde a validé le dossier fin janvier, ce qui en faisait d’ailleurs le seul dossier de ce type déposé officiellement en Aquitaine.

Pour autant, l’horizon de l’éolien semble s’obscurcir quelque peu ces derniers temps. De plus en plus de voix s’élèvent notamment pour dire que le bilan carbone de l’éolien n’est finalement pas si élogieux que cela. Sur un plan plus local, l’annonce du projet porté par la CCE a généré la création d’une association, Vigi-éole, dont les membres s’opposent farouchement à la mise en place d’éolienne dans la région.

Lobby du nucléaire virulent

Philippe Plisson, président de la CCE et député, estime pourtant qu’il faut continuer à avancer dans le domaine des énergies renouvelables : « En ce moment, c’est vrai qu’il y a une espèce de curée contre l’éolien. Le lobby du nucléaire par exemple est très virulent. Et puis il y a ceux qui ont peur de voir leur paysage abîmé par la présence d’éoliennes. Mais jusqu’à preuve du contraire, les éoliennes sont recyclables, ce qui n’est pas le cas des panneaux solaires. » Philippe Plisson a décidé de s’en tenir au Grenelle de l’environnement qui prévoit un objectif d’au moins 20 % d’énergies renouvelables en 2020 dans la consommation globale d’énergie.

« Actuellement, on est loin du compte avec à peine 5 %. Si on veut maintenir un semblant de qualité de vie et ne pas revenir à la bougie, il faut de l’éolien. Pas partout et pas n’importe comment, mais il en faudra. »

Une manière de dire qu’il n’est pas question de laisser tomber le projet du canton de Saint-Ciers. « Notre projet est complètement sur les rails et on va lancer prochainement le choix du développeur », assure Philippe Plisson, qui estime, qu’en fait, il n’y a actuellement « pas d’arguments autres que passionnels ou irrationnels contre le développement de l’éolien ».

« Il faut penser aux générations futures. Certes, le bilan carbone du nucléaire est très bon, mais le bilan écologique nettement moins. Les déchets Lire la suite

Les vins de Bordeaux ont réalisé leur Bilan Carbone©

eco-life.fr, Marie Varasson, le 23 janvier 2009

La filière viticole n’a pas à rougir de son Bilan Carbone©

Après le Champagne, les vins de Bordeaux ont réalisé leur Bilan Carbone©. Du raisin aux verres, le plus émetteur n’est pas forcément celui qu’on croit. Sous la houlette du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), la filière vin de Bordeaux a entrepris son Bilan Carbone©. Un suivi fastidieux des processus de transformation et de production du précieux nectar, réalisé dans le but de « s’adapter aux conséquences du changement climatique et d’apporter des solutions concrètes à tous les producteurs de la région », explique Florent Labadie Œnologue et Responsable Qualité/Environnement aux Vignobles Despagne. Une initiative bien accueillie dans les vignobles, où les accusations de pollution sont le lot quotidien des exploitants. « On m’apostrophe souvent en me disant que je suis un pollueur, qui ne respecte pas la nature« , explique Pierre-Henri, exploitant dans le Médoc. « Avec ce bilan carbone, notre transparence sera totale et lèvera le doute sur de fausses vérités« , ajoute-t-il.

Car en-dehors des pesticides, la filière émet 200 000 tonnes équivalent carbone par an, soit les émissions annuelles de 90 000 Français (2,2 tonnes par personne et par an). De la récolte au verre, neuf postes ont été méticuleusement recensés : fret, déplacement des personnes, matériaux entrants, immobilisation en cave, émissions non énergétiques, fin de vie d’emballage, fin de vie des déchets directs, énergie viticulture et énergie hors viticulture.

Plus gros poste d’émissions, les matériaux entrants – produits chimiques, métaux, papiers carton, plastique, liège, verre et sucre – représentent à eux seuls 43% des gaz à effet de serre émis, soit 85 000 tonnes. Responsable principal, le verre, génère 42 600 tonnes équivalent carbone – soit 49% des émissions des matériaux entrants – tandis que les bouchons de liège n’en représentent que 2%. Le fret (aérien et fournisseur) constitue 18% des émissions du secteur, talonné par les déplacements des personnes à 12%.

– Saint-Gobain a lancé plusieurs programmes de recherches –

Pour réduire ces émissions, le CIVB a édicté une liste de recommandations et cible le verre en premier lieu. Responsables de plus de 21% des émissions totales de la filière, la fabrication et le transport des bouteilles consomment beaucoup d’énergie. Premier fournisseur des exploitants, Saint-Gobain a lancé plusieurs programmes de recherches destinés à réduire les émissions des fours et celles liées au transport de leurs produits. Récoltées à hauteur de 60%, les bouteilles commercialisées par le fabricant sont ensuite recyclées dans leur intégralité. L’entreprise a lancé un programme de recherche pour réduire le poids de ces bouteilles. « Le marché était fortement demandeur de cette innovation », explique Mathilde Hebert, Responsable Développement Marketing de Saint-Gobain Emballage. « Pour les bouteilles tradition, notre cœur de gamme, les recherches ont permis de réduire de 15% le poids du contenant », ajoute-t-elle.

Tandis que l’usine écologique Cameron, dédiée à la production de bouteille, a déjà ouvert ses portes à Pittsburg, aux Etats-Unis, le CIVB promet de réduire les émissions de la filière viticole française de 30 000 tonnes, d’ici à 5 ans. Pour ce faire, les transports par avion et le fret routier sont montrés du doigt. L’objectif pour 2050 est de réduire par quatre les émissions du secteur, tant du côté des viticulteurs que de leurs sous-traitants.

Pour éviter de faire tache, la filière viticole s’adapte. Lire la suite

Grenelle 2 : faisons passer les clignotants de la crise du rouge au vert !

FNE, communiqué de presse, le 7 janvier 2009

Grenelle 2 : faisons passer les clignotants de la crise du rouge au vert !

Le projet de loi « Grenelle 2 » qui décline en mesures concrètes les engagements du Grenelle de l’environnement, a été présenté ce matin en conseil des ministres. Réaction de France Nature Environnement.

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « ce texte est une boite à outils intéressante pour appliquer les engagements du Grenelle de l’environnement et rattraper le retard de la France dans le respect du droit européen. Mais c’est une boite à outils incomplète pour une relance vraiment verte. A titre d’exemple, il faut revoir notamment les dispositions relatives à la gouvernance verte des entreprises : bilans carbone, information environnementale, responsabilité des sociétés mères, lutte contre le « greenwashing », etc… ».

Arnaud Gossement, porte parole de FNE, ajoute : « Certes le texte est globalement conforme au compromis du Grenelle avec ses forces et faiblesses. Mais pour que les clignotants de la crise économique passent du rouge au vert, il faut se servir de la feuille de route du Grenelle. Nous souhaitons que le Grenelle 2 soit dopé et voté rapidement pour devenir un pilier du plan de relance ».

Réactions sur les principales dispositions du projet de loi

Energie. Pour Christian Garnier, vice président de FNE : « Tout en regrettant que les entreprises de moins de 500 salariés ne soient pas assujetties à un bilan carbone, on doit aussi se féliciter de ce que les agglomérations de plus de 50 000 habitants soient tenues d’adopter un plan territorial pour le climat pour  le 31 décembre 2012, comme FNE l’avait demandé lors du Grenelle ».

Bâtiment/urbanisme. Christian Garnier poursuit : « Ce texte contribuera aux économies d’énergie des bâtiments, même si l’on pouvait aller plus loin et plus vite, notamment dans le tertiaire. Côté urbanisme, il  comporte des avancées tout à fait intéressantes en fixant des objectifs environnementaux et énergétiques à la planification territoriale. Autres points positifs : la création des plans climats territoriaux, des schémas de cohérence écologique, l’économie de la consommation d’espace. Au passif : l’absence d’encadrement sérieux pour de très nombreuses communes soumises à de fortes pression d’urbanisation (résidentielle, commerciale ou tertiaire). La lutte pour un aménagement du territoire vert continue !  »

Biodiversité/Trame verte et bleue. Pour Christophe Aubel, pilote du Pôle nature de FNE : «  la trame verte et bleue est le sujet phare du Grenelle en matière de biodiversité,  nous saluons donc le fait que la loi 2 introduise  la TVB dans le droit de l’urbanisme, c’est le seul moyen d’être réellement efficace et c’est donc un acquis important. Mais la TVB ne sera pas faite par la seule loi 2, or nous restons inquiets de la façon dont elle sera concrètement élaborée et gérée: un gros effort d’inventaire de terrain est nécessaire, la question de la gestion et de son financement reste posée, surtout nous serons très vigilants sur la façon dont la TVB devra être prise en compte par les infrastructures ». La loi Grenelle 2 s’inscrit dans la dynamique positive instauré par le Grenelle en matière de Biodiversité, mais cette dynamique doit aussi exister hors l’élaboration des lois ».

Transports. Pour Michel Dubromel, pilote du réseau Transports de FNE : « Ce projet de loi permet de transposer la directive « Eurovignette » et la mise en place d’une redevance Poids Lourds. Mais au-delà de ces dispositions du Grenelle 2 doivent, il reste à mieux financer les modes alternatifs de déplacements par l’instauration d’un surpéage en zones sensibles Lire la suite