La transition en chemin – Victor Pachon : « Nous sommes à la fin du modèle TGV »

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 11 décembre 2010

http://www.sudouest.fr/2010/12/10/victor-pachon-nous-sommes-a-la-fin-du-modele-tgv-263681-4018.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20101211-[zone_info]

Victor Pachon : « Nous sommes à la fin du modèle TGV »

Alors que se tient aujourd’hui samedi  à Bayonne une manifestation contre le projet de ligne nouvelle à grande vitesse, Victor Pachon, un des leaders de la contestation explique pourquoi, selon lui, ce projet est inutile et trop coûteux.

Pourquoi manifestez vous aujourd’hui à Bayonne ?

Nous protestons contre un projet ruineux et inutile. Nous avons calculé qu’il allait coûter environ 5000 euros par foyer fiscal au Pays Basque, que l’on soit riverain ou non de la ligne, compte tenu des emprunts que vont devoir faire les collectivités locales. Les études existantes montrent que nous avons la capacité avec des aménagements mineurs à accueillir les trafics affichés par Réseau ferré de France qui sont surévalués.

Vous contestez les estimations de trafic de Réseau ferré de France ?

Oui énormément. C’est une étude diligentée par la  commission du débat public qui le dit. Le bureau d’études suisse qu’elle a mandaté dit que les chiffres du frêt avancés sont trop optimistes et doivent être revus à la baisse. C’est fondamental car ce sont eux qui justifient la création d’une ligne nouvelle pour RFF. Pour arriver au chiffre de 13 millions  de tonnes de marchandises transitant par Hendaye en 2020, ce qui implique un trafic de 20 millions de tonnes à Bordeaux, il faudrait être fin 2010 à 8 millions de tonnes. Alors que nous enregistrons le trafic est au plus bas depuis 30 ans, soit 1,6 millions de tonnes.

La ligne nouvelle ne serait donc pas nécessaire ?

Nous maintenons que pour le Pays Basque, mais c’est aussi vrai ailleurs au sud ou au sud est de Bordeaux, il y a la place pour le fret, les TER et les trains à grande vitesse sur la même voie. Pour Hendaye Bayonne, nous avons 264 trains de capacités quotidiennes et nous  accueillons une cinquantaine de trains aujourd’hui. Même à dix millions de tonnes de frêt soit 5 fois plus qu’aujourd’hui, les lignes existantes répondent aux besoins.

La grande vitesse ferroviaire irrigue toute la France. Pourquoi, au fond, devrait-elle s’arrêter à Bordeaux ?

La grande vitesse ferroviaire est morte aujourd’hui. Nous sommes à la fin du modèle TGV. En terme associations, CADE, d’aménagement du territoire la grande vitesse est une aberration. Elle va favoriser les grandes métropoles européennes et affaiblir le reste du territoire. Voyez le gigantisme de l’Opération d’intérêt national Euratlantique et son projet 30.000 êtres carrés de bureaux par an pendant 15 ans et la nouvelle ambition métropolitaine bordelaise d’un million d’habitants. Il n’y aura pas de magie. Les populations et les emplois de Bayonne, de Mont de Marsan, de Dax, d’Agen ou d’Angoulême vont être aspirés demain par la métropole bordelaise. Même Toulouse est aujourd’hui inquiète de l’essor bordelais. C’est pourquoi Martin Malvy met autant de conditions à son engagement financier. Le défaut majeur du modèle TGV est qu’il assèche le territoire autour des métropoles. Parfois même les métropoles ne sont pas gagnantes avec la grande vitesse comme Reims, aujourd’hui desservie, et qui Lire la suite

Le dimanche 10/10/10 – Retrouvons-nous à ALTERNATIVA à Cap Sciences Bordeaux de 10h10 à 19h

Le dimanche 10/10/10   Retrouvez-nous à ALTERNATIVA à Cap Sciences de 10h10 à 19h       

AlternativA, c’est un temps de rencontres et de débats, un événement festif organisé à  Bordeaux par le Collectif Climat Gironde, à Bayonne  par l’association Bizi !, à Pau par le collectif CocliPau, le dimanche 10 octobre, journée d’action mondiale en faveur du climat.

AlternativA, c’est le lieu où les alternatives s’exposent, se créent… c’est un espace de transition écologique et sociale vers le monde de demain…

Les effets du changement climatique se précisent et pourtant, le Sommet de Cancun prévu en décembre s’engage, comme celui de Copenhague, dans une impasse.  

Notre système économique, social et démocratique est profondément en crise. Il remet en cause aujourd’hui les conditions mêmes de survie de l’espèce humaine sur notre planète. Mais envisager cette crise comme un possible levier de changement, reprendre du pouvoir sur notre avenir, c’est le défi que nous voulons relever.

Place à l’action locale et au penser global, place à l’inventivité, à l’imagination, au travail solidaire et au plaisir de faire ensemble !

Rendez-vous à Cap Sciences le dimanche 10/10/10 à partir de 10h10

Collectif Climat Gironde : http://collectifgirondecopenhague.eklablog.net   

Contacts : alain.blanc22@orange-ftgroup.com  et brigthomas@free.fr

Le 10/10/10 : ce qui vous attend !

Le matin accueil-café : 10h10 rencontre avec les associations présentes, ateliers-débats  sur les quais : déambulation avec la Batucada Zumbi Rei    

12h30 Apéro-repas avec la fanfare rock  La Collectore  (buvette et brasserie bio sur place)

L’après-midi  rencontre avec les associations, atelier-débats récréation musicale avec Éric Brocard projection du film « The Story of stuff »

17 h Débat « Travailler plus pour (se) détruire plus ? » avec la participation du philosophe et sociologue Daniel Cerezuelle.

18h30 Et après ? Lire la suite

Appel aux associations pour participation au Forum Alterrnativa le 10/10/10 à Bayonne, Bordeaux , Pau…

​Collectif Copenhague, communiqué, septembre 2010

Appel aux associations pour participation au Forum Alterrnativa le 10/10/10 à Bayonne, Bordeaux , Pau…

Votre travail représente une des nombreuses alternatives concrètes  existant dés aujourd’hui et préfigurant le monde de demain, la société que nous voulons et devons construire si nous voulons éviter le pire en matière de changements climatiques.

​C’est à ce titre que nous avons le plaisir d’inviter votre association à être présente au forum ALTERNATIVA qui sera organisé à Bordeaux, comme à Bayonne, Dax, Pau… le dimanche 10 octobre 2010 dans le cadre de la journée internationale de mobilisation pour le climat du 10/10/10 http://www.350.org/fr en perspective des négociations de Cancun en décembre.

​Alternativa constituera un espace de transition vers le monde de demain. Il aura lieu à Cap Sciences, au Hangar 20, quai de Bacalan à Bordeaux.

​On pourra ainsi voir quelles sont les réalisations et alternatives concrètes (AMAP, jardins partagés, agriculture paysanne, écoconstruction, autopartage, commerce équitable, éducation à l’environnement, économies d’énergie, déplacements doux, pédibus, banque éthique, recyclerie…) permettant dès aujourd’hui à chacun (individus, collectivités, associations et entités diverses) de diminuer concrètement ses émissions de gaz à effet de serre.

​Les participants découvriront quelles pratiques alternatives existent et s’engageront à en adopter une, ou deux, ou trois dans l’année qui vient.

​Cet espace sera également un lieu d’échanges, de rencontres, de convivialité, agrémenté d’animations musicales, de spectacles de rue… Tout cela aura des allures à la fois de fête et de mobilisation populaire, de village post-carbone et convivial, de salon des alternatives existantes…

Nous proposerons des Lire la suite

LGV basque : la médiatrice annoncera mardi que ce n’est pas gagné

eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 30 avril 2010

LGV basque : la médiatrice annoncera mardi que ce n’est pas gagné

Mardi 4 mai, Mme Meaux annoncera aux élus et à la presse les conclusions auxquelles elle est arrivée : si le projet ne sera pas remis en doute, on sera loin des déclarations rassurantes des pro-LGV.

Le projet de nouvelles voies LGV en Pays Basque nord connaitra un nouvel épisode ce mardi 4 mai 2010, avec la convocation à 17h à la sous-Préfecture de Bayonne de tous les élus concernés par son tracé, puis par une convocation de presse à l’ensemble des médias.

C’est à cette date que Marie-Line Meaux communiquera officiellement ses premières conclusions quant aux conditions dans lesquelles ce projet peut s’inscrire, et non sur sa remise en question, comme elle l’avait clairement exprimé dès sa prise de fonctions à Bayonne, après sa nomination par le Premier Ministre François Fillon.

« Ce projet de nouvelles voies a été acté au niveau gouvernemental, je suis là pour voir comment intégrer au mieux ce projet en Pays Basque, et il n’est pas question de revenir sur l’opportunité de toute autre hypothèse alternative« , avait-t-elle déclaré le 4 février dernier à la sous-Préfecture de Bayonne.

Chargée d’écouter l’ensemble des acteurs de ce dossier vivement combattu par une grande partie de la population sur son tronçon Bayonne-Biriatou, Mme Meaux n’a pas failli à cette partie de sa mission, ayant effectivement reçu nombre d’élus et d’associations depuis deux mois.

Malgré tout, les nombreuses incohérences du tracé défendu par l’opérateur Réseau Ferré de France (RFF) et les difficultés quant à parvenir à un taux de 60% de lignes enterrées en Pays Basque nord tel que mis en avant par les élus pro-LGV vont compliquer la tâche du rapport final qui doit être rendu à Matignon le 31 mai prochain.

Soulevée de maintes fois par le collectif d’opposition aux nouvelles voies du CADE, il existe bien une différence considérable de hauteur au niveau de la jonction entre la LGV Sud-Atlantique et le Y basque venu de la péninsule ibérique, ce qui obligera un des opérateurs à revoir sa copie : vu l’avancement des travaux en Pays Basque sud, il appartiendra donc à la France de relever ses voies LGV, rendant ainsi caduque ce chiffre de 60%.

Dans le meilleur des cas, le taux de voies enterrées tournerait autour de 40%, et il s’agira pour beaucoup d’entre elles de voies décaissées et non recouvertes qui déboucheront ensuite (avec un niveau phonique qui sera comparé à celui des cloches des vaches sur les zones agricoles) sur des ouvrages aériens qu’il sera difficile de ne pas remarquer : l’Adour et la Nive devront être franchies avec un nouveau pont ferroviaire d’une vingtaine de mètres de haut.

Dans ce paysage grandement modifié, l’opérateur RFF n’échappera donc pas à quelques Lire la suite

Manifestation à Nérac – Samedi 6 mars – NON aux lignes LGV – OUI au TGV sur les lignes existantes

Coordination Vigilance LGV, Communiqué, le 2 mars 2010

Message à faire circuler

Manifestation à Nérac 

Samedi 6 mars

NON aux lignes LGV

OUI au TGV sur les lignes existantes

DEUX BUS partiront de 

 – LANDIRAS: 8h45 place de l’église – Inscription 05 56 62 50 28, 05 56 62 50 28 et 05 56 25 41 42

 – BERNOS-BAULAC: 9h devant le stade – Inscription 05 56 25 41 42

Après les manifestations de Bayonne (12 000 personnes), Langon (3 000) et Hendaye (15 000) la prochaine mobilisation contre les projets de Lignes Nouvelles à Grande Vitesse aura lieu à Nérac samedi 6 mars.

Car aujourd’hui c’est de toutes parts que les habitants du Sud-Ouest s’élèvent contre ce projet insensé.

La Coordination Vigilance LGV appelle à participer en nombre à cette manifestation.

Lors de la manifestation de novembre 2009 à Langon, des centaines de personnes sont venus du Lot-et-Garonne pour grossir le cortège des opposants aux voies nouvelles

A notre tour d’exprimer notre solidarité !

La stratégie de RFF et des porteurs du projet est de diviser … notre force est l’union et la solidarité !

10h30 : Rendez-vous Lire la suite

LGV : Manifestation à Nérac le samedi 6 mars 2010

Coordination vigilance LGV, communiqué, le 22 février 2010

Manifestation à Nérac le samedi 6 mars 2010

NON aux lignes LGV

OUI au TGV sur les lignes existantes

10h30 : Rendez-vous  devant la gare

11h00 : Manifestation

13h00 : Casse-croûte gascon et animations sous la halle

Après les manifestations de Bayonne (12 000 personnes), Langon (3 000) et Hendaye (15 000) la prochaine mobilisation contre les projets de Lignes Nouvelles à Grande Vitesse aura lieu à Nérac samedi 6 mars.

Car aujourd’hui c’est de toutes parts que les habitants du Sud-Ouest s’élèvent contre ce projet insensé.

La Coordination Vigilance LGV appelle à participer en nombre à cette manifestation.

Les habitants du Lot-et-Garonne Lire la suite

Nouvelle LGV : un gouffre qui nuit au Pays basque

sudouest.com, Eric Mailharrancin, Professeur agrégé d’économie lycée Louis-de-Foix (Bayonne), tribune libre, le 13 Février 2010

Nouvelle LGV : un gouffre qui nuit au pays basque

Comme la réforme des collectivités locales, le schéma national des infrastructures ferroviaires renforce le pouvoir des métropoles régionales. La création de la nouvelle LGV atlantique ne fait pas exception. En Aquitaine, elle bénéficiera à l’agglomération bordelaise qui sera mieux reliée à Paris au nord, à Bilbao et Madrid au sud.

Quand des élus basques invoquent l’argument du développement économique du Pays basque pour défendre la construction d’une ligne nouvelle entre Bayonne et Hendaye, ils sont naïfs ou de mauvaise foi. Le couloir LGV est conçu pour aller vite de Paris à Madrid via Bordeaux et non pour satisfaire les intérêts des zones traversées.

La création d’une gare TGV à Bayonne n’est qu’un leurre destiné à rallier le député Jean Grenet à la cause de la LGV. En effet, il est peu vraisemblable que les trains s’écartent de leur parcours pour desservir Bayonne. Si ce détour était effectué, les TGV n’atteindraient jamais la grande vitesse jusqu’à Hendaye et l’investissement pharaonique de la nouvelle ligne ne serait plus justifié. Quelques TGV de voyageurs transiteront peut-être chaque jour par la gare de Bayonne, mais les autres fileront tout droit à travers les Landes et le Pays basque. En fin de compte, les Basques paieront des impôts pour financer des trains qui ne s’arrêteront pas.

Le scandale du recours aux impôts locaux pour financer la nouvelle LGV

La mise à contribution des taxes locales pour financer la nouvelle LGV est une anomalie antidémocratique qu’un seul de nos conseillers généraux, Alain Iriart, a eu le courage de dénoncer.

Ces impôts sont destinés à créer des services de proximité et non à financer une politique ferroviaire internationale ! Si on poursuit dans cette voie, les taxes locales seront bientôt affectées au budget de l’armée ou de la justice !

Tous les habitants du Pays basque et pas uniquement les riverains de la nouvelle ligne paieront donc le prix fort pour un investissement démentiel aux arguments écologiques non démontrés.

Les dégâts environnementaux de la nouvelle LGV

Le nouveau couloir LGV détruirait des milliers d’habitations, saccagerait les paysages basques en créant une hideuse balafre du nord au sud, avec une enfilade de tunnels et de viaducs en béton. Solution moins coûteuse, l’aménagement des voies existantes éviterait ces dégâts irrémédiables pour l’environnement.

Sur le plan écologique, il est possible que la croissance du fret ferroviaire désengorge le trafic routier et réduise les émissions de carbone dans l’atmosphère. Mais toutes les études montrent que les lignes actuelles sous-utilisées absorberaient une forte augmentation du transport de marchandises.

La limite principale des autoroutes ferroviaires est Lire la suite

Les militants du climat restent mobilisés après Copenhague

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 8 février 2010

Les militants du climat restent mobilisés après Copenhague

Comment rebondir après Copenhague ? La question ne se pose pas seulement aux diplomates et aux gouvernements, mais aussi au mouvement social. Elle a été au coeur des discussions du collectif Urgence climatique, justice sociale, réuni à Paris samedi 6 février. Plus de cent délégués y ont participé, représentant des partis (Verts, Parti de gauche, NPA), syndicats (FSU, Solidaires), associations (Attac, Amis de la Terre, Réseau action climat), et des collectifs locaux (Bordeaux, Rouen, Lille, Marseille, Saint-Nazaire…).

Créé avant Copenhague, Urgence climatique, justice sociale vise à articuler l’enjeu écologique et la question sociale. Il a rejoint pendant la conférence tenue dans la capitale danoise, en décembre 2009, les mouvements internationaux Climate Justice Action et Climate Justice Now, qui ont organisé des manifestations réussies pendant la durée de la conférence sur le thème : « Changez le système, pas le climat« . Mais après le succès militant de Copenhague, le retour à la maison a été décevant.

« Il y a un sentiment d’impuissance dans la population qui pense que l’ONU, c’est le bazar », a résumé Chantal Delmas, du Val-d’Oise. « On subit le contrecoup de l’échec de Copenhague« , juge Sophie Zafari, de la FSU, tandis que la poussée des « climato-sceptiques » pèse aussi sur l’opinion.

Mais l’atmosphère n’était pas au pessimisme. Laurent Hutinet, des Amis de la Terre, a rappelé que « l’analyse écologique est née dans les années 1970 de la critique du système énergétique, indépendamment de la question du changement climatique. Même si le GIEC avait tout faux, cela ne changerait rien : l’explosion à venir des prix de l’énergie va rendre intenable le modèle de la maison et de la voiture individuelles. »

« L’universel, c’est le local »

Et, résumant un avis largement partagé, il a conclu : « Pour mobiliser nos concitoyens, il faut préciser les analyses, mais aussi les solutions : la relocalisation, qu’il faut mettre en oeuvre comme le paradigme universel. L’universel, c’est le local ! » « Mais sans s’y enfermer ! », s’est exclamée Geneviève Azam, d’Attac, selon qui « il faut travailler la question de la transition vers une économie écologique et sociale, et présenter les alternatives crédibles« .

Proposer des alternatives, mais aussi lutter différemment : l’association Bizi de Bayonne a ainsi été présentée comme un modèle – ses représentants étaient absents en raison d’une manifestation conduite le même jour au Pays basque : « Ils sont partis de questions très concrètes sur le transport et le travail le dimanche, a expliqué un militant de Nanterre, et, surtout, ils mènent une lutte joyeuse, pleine d’humour, les gens prennent du plaisir à militer dans ce mouvement qui a un fonds théorique très important. »

L’assemblée a aussi réfléchi au suivi des Lire la suite

Manifestation anti LGV de Langon : « La vitesse, c’est dépassé »

sudouest.com, César Compadre, le 29 Novembre 2009

LANGON. Girondins, Landais, Basques ou Lot-et-Garonnais, ils étaient 1 800 hier à manifester contre les futures LGV

« La vitesse, c’est dépassé »

De mémoire de Langonnais on n’avait vu une manifestation telle dans la sous-préfecture du Sud-Gironde. Certes, nous étions loin des 10 000 mécontents rassemblés à Bayonne le 17 octobre, mais les anti-LGV ne désarment pas. Au contraire, ils s’organisent.

C’est en effet l’épineux dossier des futures lignes à grande vitesse ferroviaires devant desservir le Sud-Ouest qui a mobilisé hier matin. Le tronçon Tours-Bordeaux (ouverture à l’horizon 2016), mettant la préfecture girondine à deux heures de la capitale ; comme les lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, espérées vers 2020.

Mais sans attendre que « les bulldozers soient à l’ouvrage dans les salles à manger », et maintenant que des hypothèses de tracés sont dévoilées, le marteau-pilon des critiques était de sortie.

Des nombreux élus en tête de cortège aux fédérations de chasseurs, des écologistes aux associations de défense de l’environnement, des riverains des futurs tracés envisagés aux citoyens se disant engagés, ce fut une surenchère de propos plus durs les uns que les autres pour rejeter les futures lignes à grande vitesse voulues par la plupart des grandes collectivités locales et des acteurs économiques.

Le désert rural

« Écoles et postes ferment dans nos campagnes transformées en désert et on dépenserait des milliards pour quelques minutes gagnées entre Bordeaux et Toulouse ? Aménageons les voies existantes », plaidait le responsable de Très Grande Vigilance en Albret, association récemment créée en Lot-et-Garonne.

« Ce n’est pas un refus parce que les rails passeraient chez nous. Nous avons des contre-propositions pour repenser nos manières de vivre : la vitesse, c’est dépassé », a argumenté le maire de Landiras (33). « La France n’a plus les moyens de ses ambitions et le Pays basque serait défiguré par une nouvelle ligne », analysait un médecin d’Ascain (64) portant la banderole du Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade). Après la réception d’une délégation par le sous-préfet, deux mobilisations sont annoncées : le 23 janvier à Lire la suite

NON aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne : Manifestation à LANGON le Samedi 28 Novembre à 10 heures

coordination-asso-vigilance-lgv.fr, communiqué, le 12 novembre 2009

NON aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne

Manifestation à LANGON

Samedi 28 Novembre à 10 heures

Départ devant la gare de Langon

Agir maintenant

Manifestation organisée par les élus et les associations opposées aux projets de lignes nouvelles LGV Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse

OUI à l’aménagement des voies existantes

NON aux nouvelles lignes LGV

15 000 000 000 € * pour détruire notre cadre de vie !

L’État, Réseau Ferré de France et certains grands élus veulent nous imposer le projet inutile et destructeur de deux nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse: Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. 

Ne vous laissez pas leurrer par la publicité pour les LGV

Non, la grande vitesse ferroviaire n’est pas une solution écologique, elle consomme beaucoup trop d’énergie.

Non, la construction d’infrastructures nouvelles ne respecte ni la nature ni ceux qui y vivent.

Non, les LGV n’enlèveront pas les camions de nos routes.

Non, les contribuables d’Aquitaine n’ont pas à payer les chantiers inutiles qui vont saccager leur cadre de vie.

Une alternative existe : l’aménagement des voies existantes

Oui, l’amélioration progressive des voies existantes permettra d’accueillir le trafic pendant au moins un demi-siècle.

Oui, la modernisation des voies existantes répond à l’urgent besoin de ferroviaire de proximité.

Oui, le réseau existant Lire la suite

Bayonne – Climat : un forum pour une prise de conscience générale

jejpb.com, Fabienne Oçafrain, le 06 novembre 2009

Climat : un forum pour une prise de conscience générale

Un mois avant la conférence mondiale des Nations Unies à Copenhague, qui se déroulera du 7 au 18 décembre, sur le changement climatique, plusieurs associations ont décidé d’organiser un forum sur cette thématique à Bayonne. Une manière pour les Amis de la Terre, ATTAC, Bizi !, la Fondation Manu Robles-Arangiz et Survie de lancer le compte à rebours devant l’importance et l’urgence de prise de conscience de la population et des politiques quant au devenir de l’humanité et de la vie sur la planète.

En effet, ce soir, dès 20 h 30 au grand amphi de la Faculté de Bayonne, une conférence sera consacrée aux causes et conséquences du réchauffement climatique et à l’importance et les enjeux du Sommet de Copenhague. Tour à tour, interviendront Patric Piro, journaliste spécialisé en environnement, Hervé Le Treut, climatologue, Jean Stéphane Devisse, responsable du pôle Changement climatique et politiques publiques au WWF, et enfin Cyrielle Den Hartigh, chargée de la campagne climat aux Amis de la Terre-France. Tous sont spécialistes et étaleront leur savoir devant le grand public.

Le premier à prendre la parole sera Patric Piro. Journaliste, spécialisé depuis 20 ans dans les questions d’écologie et des relations Nord-Sud, il présentera les enjeux du Sommet de Copenhague et réalisera une présentation globale des causes et conséquences prévisibles du réchauffement climatique. Conséquences que s’attachera de préciser Hervé le Treut. Membre du fameux Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et membre de l’Académie des Sciences, il est aussi directeur de L’Institut Pierre Simon Laplace créé au début des années 90 pour fédérer les activités de six laboratoires de la région parisienne impliqués dans les sciences de l’environnement terrestre et planétaire. Son intervention apportera donc une approche scientifique des conséquences du changement climatique en présentant les prévisions du GIEC. On notera à ce propos que le dernier rapport de ce groupe d’experts publié en 2007 évoque l’inquiétude des scientifiques quant à la hausse probable pour 2 100 de la température moyenne de 2 à 4,5 degrés et une montée du niveau des océans de 19 à 58 centimètres et les conséquences alarmantes de ces modifications.

Et le Pays Basque…

Les conséquences du changement climatique seront-elles les mêmes pour tous les territoires ? Jean-Stéphane Devisse, coordinateur de l’action des ONG pendant le Grenelle de l’environnement en 2007 précisera ce qui va changer au Pays Basque dans les décennies à venir, compte tenu du fait que ce dernier cumule les facteurs à risque : littoral, montagne et position géographique au Sud de l’Europe. Une intervention importante pour Lire la suite

Bayonne les 6 et 7 novembre : Forum sur le changement climatique

sudouest.com, NC, le 4 Novembre 2009

ENVIRONNEMENT. Un forum sur le changement climatique se tiendra vendredi et samedi à Bayonne

Il faut préparer les esprits

Le forum sur le changement climatique organisé à Bayonne les 6 et 7 novembre s’inscrit en pleine actualité. Un mois plus tard, en effet, du 7 au 12 décembre, se tiendra à Copenhague la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Laquelle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en oeuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto qui prend fin en décembre 2012.

Et le forum de Bayonne coïncidera avec la dernière séance de travail avant la Conférence sur le climat. Elle aura pour cadre Barcelone, du 2 au 6 novembre. Ce sera le « dernier round avant Copenhague », comme dit Jean-Noël Etcheverry, de la fondation Manu Robles-Arangiz, organisatrice de la manifestation avec les Amis de la Terre, Attac, Bizi ! et Survie.

Avant Copenhague

Le forum de Bayonne aura pour but, indiquent ces associations, de « transmettre l’information et d’activer la population », afin d’influer sur les chefs d’Etat qui se réuniront à Copenhague. Le forum débutera vendredi à 20 h 30 au grand amphi de la faculté de Bayonne. Les intervenants seront Patrick Piro, journaliste spécialisé en questions environnementales, Cyrielle den Hartigh, des Amis de la Terre, Jean-Stéphane Devisse, responsable du pôle Changement climatique de WWF, coordonnateur de l’action des ONG pendant le Grenelle de l’environnement, et Hervé Le Treut, climatologue. Ils débattront des causes et des conséquences prévisibles du changement climatique, montreront l’importance et les enjeux du sommet de Copenhague.

Le lendemain, à 10 h 30, à l’amphi de l’IUT de Bayonne, Geneviève Azam, maître de conférence en économie, membre du Conseil scientifique d’Attac, exposera les mesures à prendre pour lutter contre ce réchauffement climatique, au Nord et au Sud, qui « met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains et menace d’extinction des millions d’espèces ».

A partir de 14 h 30, au même endroit, Cyrielle Den Hartigh, Jean-Stéphane Devisse et l’agronome Philippe Pointereau présenteront les alternatives locales au changement climatique. Et enfin, à 17 h 30, le mot de la fin (provisoire) appartiendra à Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d’Attac. Il reviendra sur Lire la suite

Articles eitb et Sud-Ouest sur manifestation anti LGV de 9 600 à 12 000 personnes à Bayonne

eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 17 octobre 2009

Bayonne : des milliers à dire  »Non » à la LGV en Pays Basque nord

La manifestation de ce samedi à Bayonne contre le projet de voies LGV en Pays Basque nord aura été très impressionnante, avec près de 12.000 personnes descendues dans la rue montrer leur opposition.

Point d’orgue d’une contestation populaire emmenée depuis 1996 par le collectif des associations opposées à de nouvelles voies LGV et, plus récemment, par de nombreux élus du Pays Basque nord, la manifestation de ce samedi à Bayonne aura été une démonstration particulièrement impressionnante contre ce projet porté par l’Etat, les « grands élus », et l’opérateur gouvernemental Réseau Ferré de France (RFF).

« Non à la LGV, ni chez nous ni ailleurs ! » aura été le monde d’ordre de la mobilisation de 12.000 personnes (« 9.600 selon les Renseignements Généraux, précisa le porte-parole du CADE, Victor Pachon).

Echarpe tricolore le long du corps, une centaine d’élus – représentant majoritairement les trois Communautés de Commune du Sud Pays Basque à l’origine de la contre-étude indépendante suisse de la CITEC – ont ouvert le cortège à 17h, précédant 28 banderoles au total, représentant les diverses communes potentiellement traversées par ces futures lignes, ainsi que de nombreuses associations constituées en opposition à ce projet jugé « inutile, destructeur d’environnement, et de ressources publiques ».

Y figuraient également le syndicat basque LAB, le collectif d’urgence climatique Bizi (à bord d’une parodie de TGV en carton fonçant « droit dans le mur »), puis les Verts du Pays Basque, le NPA, ainsi qu’une délégation du collectif du Pays Basque sud, « AHT-Gelditu« .

Après plus de deux heures de marche de la salle Lauga à la Sous-Préfecture de Bayonne, les initiateurs de cette manifestation ont exprimé leurs sentiments que, depuis ce 17 octobre, « ignorer la volonté populaire serait une grave erreur« .

Porte-parole de l’unité associative, Victor Pachon a rappelé le chemin parcouru depuis 1996, la succession d’enquêtes et de contre-démonstrations qui, traduit ce jour dans une manifestation d’une rare ampleur, « prouve que le Pays Basque rejette totalement la plaie béante contre son territoire« .

Avant de lancer un « Pas une seule voix aux Régionales pour les candidats pro-LGV ! ».

Représentant les élus, Michel Hiriart, maire de Biriatou et président de la Communauté Sud Pays Basque, a également souligné le Lire la suite

Non à la LGV, en Pays Basque comme ailleurs !

Bizi !, communiqué, octobre 2009

Non à la LGV, en Pays Basque comme ailleurs !

Le mouvement Bizi ! appelle tous(tes) ses membres et ses sympathisant(e)s à manifester ce samedi 17 octobre à 17H00 à Bayonne contre le projet de LGV.

Ce projet montre à quel point les divers responsables en charge de l’aménagement du territoire et de la question des transports n’ont toujours pas compris ce que seront nos sociétés dans les 5 décennies à venir.

La raréfaction programmée des énergies fossiles et de certaines des principales matières premières, la lutte contre le changement climatique avec l’urgente, indispensable et massive réduction des émissions des gaz à effets de serre vont profondément modifier nos modes de production, de consommation, de transports et d’aménagement du territoire.

Ceux qui pensent qu’on combattra le changement climatique en transférant quelques parts de marché de l’avion au bénéfice d’un TGV de plus en plus rapide n’ont pas pris la mesure exacte des changements à venir. C’en est historiquement fini du « toujours plus loin, toujours plus vite et de plus en plus souvent » en matière de transports. L’heure est à la relocalisation de l’économie et des loisirs, au développement des alternatives au transport (télé-travail, visio-conférences..). On ne peut continuer à aménager le monde demain avec les logiciels datant de celui d’hier. De l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute Pau-Langon en passant par ce projet de LGV, continuer comme avant constitue un véritable déni de réalité qui, au vu de la gravité des catastrophes annoncées si rien ne change en profondeur, est tout bonnement criminel.

Un TGV consomme 3 fois plus par voyageur transporté qu’un train normal, émet largement plus de gaz à effet de serre (par la traction et la déforestation causée alors que le train normal utilise les voies existantes), génère un aménagement du territoire non soutenable.

Bizi se prononce pour le transport des voyageurs par train plutôt que par avion, et celui des marchandises par train ou par bateau plutôt que par la route. Mais la vitesse des trains doit se fixer un objectif maximal de 200 à 220 km / H, et ils doivent passer par les lignes existantes.

Il faut réduire rapidement le volume global des marchandises transportées en faisant notamment de la relocalisation de l’économie -et notamment de la production agricole- une priorité absolue. Pour les marchandises dont la circulation est réellement nécessaire, leur transport doit se faire par containers. Bizi s’étonne du parti pris de préférer à ces derniers les camions entiers sur les wagons Modalohrs (solution autoroute ferroviaire, plus coûteuse et moins intéressante à tous les niveaux que la solution du container) et s’interroge sur Lire la suite

Manifestation contre la LGV samedi 17 octobre 2009 à 17 heures à Bayonne

Le Collectif des Associations de Défense de l’Environnement, les associations opposées aux voies nouvelles et le syndicat LAB, communiqué, octobre 2009

Une délégation du Sud-Gironde va participer à la manifestation de samedi à Bayonne contre les voies nouvelles et pour l’aménagement des voies existantes. N’hésitez pas à vous joindre à elle !

Une manifestation va également être organisée en Gironde, probablement en Novembre … qu’on se le dise !

Manifestation contre la LGV  samedi 17 octobre 2009 à 17 heures à Bayonne (départ de la salle Lauga, en direction de la sous-préfecture). Cette manifestation est organisée conjointement avec les élus opposés au projet (les 29 maires des trois communautés de communes)  et les associations opposées aux voies nouvelles. 

Les décisions de RFF ne sont pas encore prises. Il faut montrer notre mobilisation, au côté des élus qui appellent à manifester. Il faut maintenant franchir cette nouvelle étape, tous ensembles, afin de stopper le projet !

Ci-dessous le tract du CADE (Collectif des Associations de Défense de l’Environnement), des associations opposées aux voies nouvelles et du syndicat LAB 

NON à la LGV !

Oui à l’aménagement des voies existantes !

Depuis des années, l’Etat français et ses complices, les Grenet, Lamassoure, Rousset et autres veulent imposer leur projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV). Ce projet démesuré et qui massacrera notre cadre de vie a pour principal objet de satisfaire les appétits financiers sans limites des grands groupes du BTP (Bâtiments et Travaux Publics) et du lobby ferroviaire.

Depuis 16 ans, les associations s’opposent à ces projets, disent et redisent que la voie ferrée existante est sous utilisée et que sa capacité est très importante. Depuis 16 ans, les soi-disant responsables ont tapé en touche, ont ricané, ont ignoré ces avertissements. 

Et puis, il y a eu, en 2006, à notre demande et choisis par la Commission du débat public, les bureaux d’étude suisses Prog Trans et SMA qui ont confirmé nos analyses sur les surestimations de Réseau Ferré de France (RFF) et sur la capacité de la voie actuelle à accepter le trafic même surestimé de RFF. Cette année, trois communautés de communes représentant 29 communes du Pays Basque ont demandé une contre-étude au cabinet suisse Citec dont la compétence et l’indépendance sont unanimement reconnues. Les conclusions de ce bureau d’étude sont sans appel. Les lignes existantes pourront Lire la suite

Pédaler contre le réchauffement : Bizi organise une traversée à vélo du Pays Basque du 25 au 27 septembre

sudouest.com, NC, le 21 Septembre 2009

ENVIRONNEMENT. Le mouvement Bizi organise une traversée à vélo du Pays Basque français, du 25 au 27 septembre

Pédaler contre le réchauffement

A l’appel de Bizi, créé en juin dernier, mouvement composé de jeunes militants écologistes, altermondialistes, et basquisant, 150 personnes ont manifesté à bicyclette, le samedi 29 août, pour revendiquer le maintien, l’amélioration et l’extension de la voie en site propre Chronobus. Et cela à 100 jours de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 12 décembre à Copenhague et doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en oeuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto qui prend fin en 2012.

Dans la suite de cette balade, Bizi organise une traversée à vélo du Pays Basque de France, de Mauléon à Bayonne, du vendredi 25 au dimanche 27 septembre. Mattin Ihidope, Marie Larzabal et Iban Grossier, membres de Bizi, ont tenu une conférence de presse jeudi à Bayonne au siège de la fondation Manu Robles-Arangiz. Cette nouvelle action aura pour but, ont-ils expliqué, de « tirer la sonnette d’alarme auprès de la population sur l’urgence absolue à combattre le réchauffement climatique et sur l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que le sommet de Copenhague accouche d’un accord efficace, à la hauteur de la situation, et juste, notamment par rapport aux couches les plus démunies des populations, et par rapport aux pays les plus pauvres de la planète. »

Pour une autre politique

Soucieux de « faire le lien entre le global et le local », ces jeunes militants écologistes souhaitent également que cette traversée à vélo soit « l’occasion de revendiquer haut et fort une autre politique des transports collectifs, que ce soit sur l’intérieur du Pays Basque ou sur la côte (détentrice du triste record du plus grand nombre d’automobiles par foyer dans tout l’hexagone) et sur le BAB ».

Ils plaideront enfin, durant ces trois jours, pour un autre aménagement du territoire et la relocalisation de l’économie, en premier lieu de la production agricole. Ce thème sera au centre de l’étape du vendredi, à laquelle participera Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des Verts et membre du bureau d’Attac France. Après avoir pédalé durant quelques kilomètres, il donnera une conférence le soir à 20 h 30 à la salle Napurrak d’Espelette. L’étape du samedi aura pour cadre Saint-Jean-de-Luz et sera plus particulièrement consacrée à Lire la suite

Interdiction de rassemblement contre les corridas à Bayonne !!

lejpb.com, Jean-Claude Laborde, Membre de FLAC Aquitania, le 9 septembre 2009

Interdiction de rassemblement contre les corridas à Bayonne !!

Monsieur Grenet qui, si on l’écoute bien met l’ordre public à toutes les sauces, l’exhibe comme un fanion. Mais un dérapage de qui ? Pas de notre part, et Il le sait bien.  Nous rappelons que les rassemblements que nous organisons sont toujours des rassemblements pacifiques et ceux des années précédentes, 2007 et 2008, n’ont jamais généré un quelconque comportement de violence pouvant menacer l’ordre public. Les SIDG de Bayonne et services de police peuvent en témoigner. S’il craignait des violences c’est parmi ses amis qu’il doit chercher les fauteurs de troubles et ce sont eux qui doivent être éloignés. Mais conformément à sa logique d’aficionado de corridas, c’est nous qu’il éloigne… Curieux, non !

Le maintien de l’ordre public n’est pour lui qu’un prétexte pour nous éloigner des arènes où ses amis, amateurs comme lui de torture animale mise en spectacle, n’apprécient pas et ne supportent pas qu’une opposition les pointe du doigt au moment de leur entrée dans cette funeste bâtisse, cela génère chez eux une poussée d’urticaire (sic !). Et bien que le droit de manifester et de se rassembler soit inscrit dans la constitution française, Monsieur Grenet ne s’embarrasse pas avec tous ces détails… En tant que premier magistrat de la ville il a en effet tout loisir d’utiliser l’argument du maintien de l’ordre public, mais il a aussi le devoir de justifier le bien fondé de l’utilisation de celui-ci, d’autant qu’en matière de tauromachie, il est à la fois juge et parti, et ses décisions sont loin d’être objectives. Dans notre cas, il n’apporte effectivement aucun élément de preuve justifiant une telle interdiction. Il s’agit bien d’une mesure illégale, autoritaire et anti-démocratique, donc d’un abus de pouvoir.

D’autre part, tout le monde a pu remarquer tout au long de cette période estivale que la mairie a utilisé abondamment tous les moyens de communications publics et privés, panneaux publicitaires, journaux, radio, télés, pour faire la propagande de la tauromachie ibérique, véritable passion de monsieur Grenet. (…) Il s’agit d’une main mise du lobby taurin sur la ville de Bayonne, et, comme si ça ne lui suffisait pas, il interdit maintenant les abords des arènes aux rassemblements d’opposition à la tauromachie, prétextant des troubles éventuels à l’ordre public ! À quand un laisser – passer de groupe, délivré par la mairie ou par l’office du tourisme, pour accéder aux arènes ?

L’arrêt municipal prévoyait le bouclage de tout le quartier des arènes, avec une zone d’interdiction allant de l’avenue des arènes, en passant par l’avenue Dubrocq et l’avenue de la Légion Tchèque, ces limites étant elles-mêmes incluses dans la zone d’interdiction. Comme on le voit l’interdiction de l’Avenue de la Légion Tchèque nous interdisait le trajet pour accéder au centre-ville. Grâce aux différentes interventions de la préfecture, Sous-préfecture, des différents services de police et de la sécurité publique, nous avons obtenu que l’avenue de la Légion Tchèque nous soit accessible. 

La tauromachie a un statut spécial à Bayonne car Lire la suite

Bizi manifeste à vélo entre Bayonne et Anglet

sudouest.com, Camille Ponthieux, le 31 Aout 2009

MANIFESTATION. Samedi, avait lieu une balade à vélo, entre Bayonne et Anglet

Oui au transport écolo

«Oui au Chronobus », « Copenhague J-100 » ou « la planète en danger ». Tels étaient les slogans affichés sur les pancartes du joyeux cortège qui a rassemblé près d’une centaine de cyclistes, samedi après-midi, entre Bayonne et Anglet. L’invitation avait été lancée par le groupe altermondialiste basque, créé au début de l’été, Bizi !. Objectif : défendre les voies de Chronobus, demander leur extension à tout le BAB et promouvoir les transports écologiques.

Les manifestants se sont rassemblés, dès 15 heures, devant la mairie de Bayonne. Leurs motivations étaient très diverses. Bernard et Patricia, deux Bayonnais, avaient pris le Chronobus pour la première fois le matin même. « Il est vrai qu’il va falloir un peu de temps avant que les gens changent leurs habitudes, souligne Bernard. Mais c’est un vrai confort. En cinq minutes, vous reliez le centre de Bayonne à Anglet. Et c’est beaucoup moins cher que la voiture ».

Xavier, lui, aime se déplacer à vélo et tient à soutenir la création de nouvelles pistes cyclables : « Il y avait un gros manque jusqu’à ce que les voies de Chronobus soient créées. Surtout pour une zone aussi touristique. Aujourd’hui, nous sommes plus sécurisés. »

« Dans le sens de l’histoire »

Après avoir habillé les vélos aux couleurs de l’association, le cortège s’est élancé en direction des allées Paulmy, face à des automobilistes plutôt circonspects.

« Il faut qu’il y ait une réelle prise de conscience qu’il faut changer d’attitude maintenant, explique Xabier, un des militants de Bizi !. Beaucoup parlent de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique. Tout le monde s’inquiète mais quand il s’agit de la pratique, il n’y a plus personnes. Cette balade servira à montrer l’exemple et à couper l’herbe sous le pied de ceux qui se plaignent du Chronobus. »

Le 7 juillet dernier, les voies de Chronobus avaient été inaugurées, provoquant un tollé général, notamment chez les commerçants. « C’est sûr, certains aménagements sont aujourd’hui nécessaires pour améliorer le dispositif, note l’adjoint à l’urbanisme à la mairie d’Anglet Jean-Pierre Voisin, à l’accueil des manifestants samedi. Mais nous sommes persuadés que notre démarche va dans le sens de l’histoire. À terme, au moins trois lignes de Chronobus devraient voir le jour. »

Une bonne nouvelle pour les manifestants qui ont demandé la création d’une Lire la suite

« Ecovie » salon écolo et citoyen à Bayonne le 30 janvier

lejpb, Antoinette Paoli, le 13 janvier 2009

« Ecovie », le premier salon écolo et citoyen à Bayonne

« En 2009, Bayonne aura enfin son salon écologique et développement durable : «Ecovie», le premier salon au Pays Basque dédié à la vie «écologique» se tiendra du 30 janvier au 1er février.

Plus de 100 exposants, près de 70 ateliers et conférences pour cette première édition qui aura lieu à la Maison des Associations de Bayonne.

Habitat et énergies renouvelables

Avec le leitmotiv «respectons la vie, devenons éco-citoyen», Ecovie suscite la réflexion et l’action : «Ecovie est un salon conçu pour sensibiliser, informer et apprendre à vivre mieux, à consommer différemment et devenir éco-citoyen» souligne Luc Petit, directeur de l’agence de communication Vent d’idées, à Capbreton, concepteur de ce salon.

«On souhaitait présenter au public tout ce qui se fait actuellement dans les domaines de l’habitat durable, des énergies renouvelables».

Six espaces d’exposition seront présentés : éco-habitat, environnement, alimentation bio, santé/ bien-être, tourisme solidaire loisirs verts et un espace institutionnel complétera ces différents pôles.

Pédagogie

«Nous souhaitons que ce salon soit très pédagogique ; par exemple la première journée, le vendredi sera destiné essentiellement aux scolaires, avec de nombreux ateliers pour les enfants». 200 élèves sont déjà inscrits. Un concours de dessin avait été mis en place en novembre sur le thème du tri, en partenariat avec le syndicat Bil Ta Garbi.

Tous les produits proposés par les exposants sur le salon Eco’vie seront présentés à un comité de sélection incluant des organismes comme Lire la suite

Les basques et les béarnais « co-voiturent »

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008

BON PLAN. Tout en réduisant les émissions de CO2 et gaz à effet de serre, le covoiturage permet de faire des économies

Avec internet, le covoiturage c’est simple et pratique

Le projet de se rendre à la Fête de la corniche, le besoin de rallier les campus palois, bayonnais ou à Bordeaux à moindre frais ? Il suffit de consulter le site http://www.covoiturage64.fr du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

Après deux ans d’existence, 737 utilisateurs sont inscrits et 325 : trajets proposés. Le covoiturage créé par le Conseil général connaît un succès qui s’amplifie régulièrement grâce au support internet et à la simplicité du site www.covoiturage64.fr

D’abord mis en place pour satisfaire une demande écologique, en réduisant les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le site répond dorénavant également à une demande économique compte tenu de la forte hausse du prix des carburants.

S’appuyant sur le constat que de plus en plus de personnes optent pour le covoiturage pour effectuer leurs trajets réguliers, entre domicile et travail par exemple, le Conseil général souhaite élargir le public concerné par cette initiative de covoiturage en enrichissant son offre et en visant des besoins de déplacement précis. Cet été par exemple, le Conseil général a communiqué en direction des jeunes souhaitant participer aux Fêtes de Bayonne. Cela a généré moins de voitures et plus de sécurité. Cet été encore, la destination Saragosse a également bien fonctionné. En cette rentrée, ce sont les étudiants qui sont visés : Pau, Bayonne, Tarbes, Toulouse ou Bordeaux constituent des trajets réguliers et très fréquentés qui seront mis en avant sur le site du Conseil général.

Le succès d’un système de covoiturage repose sur la richesse et la variété de son offre, Lire la suite