Bassin d’Arcachon écologie « entendue, mais pas suffisamment écoutée »

sudouest.fr, David Patsouris, le 22 décembre 2010

http://www.sudouest.fr/2010/12/22/entendue-mais-pas-suffisamment-ecoutee-273348-662.php

Bassin d’Arcachon écologie « entendue, mais pas suffisamment écoutée »

L’association Bassin d’Arcachon écologie a été très active en 2010, notamment sur le dossier du futur pôle de santé qui ouvrira en 2012 à La Teste-de-Buch.

Voilà presque vingt ans que l’association Bassin d’Arcachon écologie (BAE) travaille sur les dossiers environnementaux de la Petite Mer. Jeudi soir, elle dressait le bilan de l’année 2011.

1 Comment travaille l’association ?

Le bénévolat est aussi un sacrifice. Forte d’une grosse centaine de membres, BAE travaille sur des dossiers aussi sensibles que complexes. « Au sein du bureau, nous échangeons des mails tous les jours, explique Françoise Branger la présidente. Il n’y a ni vacances ni jours fériés. Certains membres de BAE sont spécialisés en droit. D’autres ont en main ponctuellement certains dossiers. On essaie de travailler sur les plus urgents. On est toujours sur la brèche. »

La reconnaissance a son revers. Peu à peu depuis 1989, BAE a gagné une réelle légitimité auprès des autorités du Bassin. Du coup, l’association est invitée dans bien des instances. Elle siège au conseil de développement du Pays du bassin d’Arcachon et Val de l’Eyre. Elle participe au comité de suivi du schéma de mise en valeur de la mer, au comité de concertation pour le projet de Parc naturel marin, collabore aux réflexions pour la gestion intégrée des zones côtières lancées par le Département. BAE est aussi membre du conseil de gestion de l’île aux Oiseaux et du comité de gestion des domaines de Certes et Graveyron…

2 Entendue sur le pôle de santé

« Nous sommes parfois écoutés, raconte Françoise Branger, mais pas toujours assez. Si nous l’avions été sur le futur pôle de santé, lorsque nous nous sommes exprimé au moment de l’enquête publique, nous n’aurions pas eu besoin de faire des recours. » Résultat, BAE a été au centre d’une polémique déclenchée par Yves Foulon, président du conseil d’administration de l’hôpital et maire UMP d’Arcachon qui avait jugé ce recours sur le permis « irresponsable ».

« Il fallait absolument préserver le corridor écologique sur ce site inondable et écosensible très proche du canal des Landes, insiste Françoise Branger. Les élus parlent d’environnement, mais les faits sont souvent loin des discours. Ce corridor était identifié par les services de l’état et il n’était pas respecté par ce projet qui aggravait les risques d’inondation et posait problème par rapport à la biodiversité. Notre recours a fait prendre conscience de ces risques. »

Ce fut du travail : « Il y a eu deux mois et demi de négociation, avec Lire la suite

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Conférence débat sur l’avenir du Bassin d’Arcachon le samedi 26 juin de 18h00 à 20h00 à Andernos

Collectif interassociatif du Bassin d’Arcachon, communiqué, juin 2010

Réunion d’information « écocitoyenne » avec le concours d’écocitoyen(ne)s, Associations « Le Betey, plage boisée à sauvegarder », « Les Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon », « Vive la Forêt », des adhérents de « Bassin Arcachon Ecologie », de « La Sepanso »….

Samedi 26 juin 2010

De 18 h à 20 h, à la salle RPA au Port Ostréicole Andernos

Conférence-Débat

Avenir du Bassin d’Arcachon

–          Impacts des projets locaux (SCOT/PADD/PLU)

–          Equilibre écologique du Bassin d’Arcachon

–          Les projets PADD/PLU  et ses impacts :

–          Terminologie, Scot, Plu, Padd, cos

–          Extension du port du Betey,

–          Foret du Coulin et pointe des quinconces

–          Golf immobilier Développement de l’aérodrome

–          Allongement de la jetée,

–          Matoucat et logements sociaux

–          Etalement Urbain

–          Mitage des zones naturelles

–          Les zones écosensibles

Des solutions alternatives existent : vous nous en Lire la suite

Lettre ouverte aux élus et habitants du bassin d’Arcachon et du val de l’Eyre : Contrat de Pays, SCOT… Les élus à contre-courant

capferret.over-blog.com, communiqué, le jeudi 25 février,

Contrat de Pays, SCOT Les élus à contre-courant

Le Pays du Bassin d’Arcachon et du Val de Leyre constitue une entité écologique exceptionnelle du fait de l’étroite interdépendance du Bassin d’Arcachon d’une part avec l’Océan atlantique, d’autre part avec son arrière-pays abreuvé de zones humides et de précieux cours d’eau. L’extrême fragilité de ces milieux nécessite, de toute urgence, une attention particulière et une démarche protectrice liées à la protection de la biodiversité et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Aucun développement n’est concevable sans qu’une place centrale soit faite à la protection de l’intégrité des territoires naturels et à leur rôle pour la préservation du vivant.

CONTRAT DE PAYS Bassin d’Arcachon et Val de Leyre 2010-2012

Lors de la session du Conseil de Développement (CODEV) du 06 octobre 2009, en tant que représentants d’associations de protection de la Nature et de l’Environnement siégeant au CODEV, nous avons assistés au projet de contrat de Pays du Bassin d’Arcachon et du Val de Leyre 2010-2012, que nous devons désapprouver, tel qu’il nous a été présenté.

LETTRE OUVERTE AUX ELUS ET HABITANTS DU BASSIN D’ARCACHON ET DU VAL DE L’EYRE.

Depuis leur fondation, la Coordination Environnement du Bassin d’Arcachon (CEBA) et la SEPANSO regroupent les structures associatives qui ont, de par leurs statuts et leurs agréments, vocation sur le Bassin d`Arcachon et le Val de l’Eyre à être reconnues partenaires de l’Etat et des collectivités.

Depuis de nombreuses années, nous faisons prévaloir, tant auprès des services de l’Etat, des Communautés de communes et des collectivités territoriales que le Bassin d’Arcachon et le Val de l’Eyre sont identifiés au plan aquitain, national et auprès de la Communauté Européenne comme un territoire d’exception, aux caractéristiques géomorphologique et hydrogéologique très rares et pour lequel la préservation des écosystèmes, des milieux remarquables, sont à la base de la pérennité d’un extraordinaire patrimoine naturel au sein duquel les activités humaines doivent s’intégrer en respectant la biodiversité et les fonctions évolutives d’un gisement environnemental unique au bord du littoral Atlantique.

A l’issue d’une année de participation dans les commissions thématiques du SCOT, et après transmission de plusieurs rapports au SYBARVAL, nous observons que devant l’affirmation que ce territoire est quasiment unique en Europe du point de vue environnemental, les formulations, les concepts économiques, urbains, touristiques, démographiques, qui nous sont proposés ont tous pour dénominateur commun un projet de développement par lequel les choix et objectifs escomptés sont, à l’évidence, susceptibles de remettre en cause irréversiblement les équilibres fragiles des milieux, des paysages, des sites, dont l’état actuel est déjà profondément perturbé.

Au-delà de l’immense déception causée par l’observation des options qui n’ont cessé de jalonner les exposés fournis, nous sommes aujourd’hui consternés du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) que le cabinet A’urba ose présenter au nom du SYBARVAL, projet où à l’évidence les facteurs accélérateurs d’un aménagement voué à la reconnaissance d’une future super-agglomération ainsi que les aspects démographiques, d’évolution urbaine, touristiques basés sur une consommation « libérée » des espaces, vont profondément mutiler l’identité environnementale et patrimoniale du Pays Bassin d’Arcachon et Val de L’Eyre.

Dès lors, il nous parait primordial de souligner que Lire la suite

Bassin d’Arcachon : La Sepanso et les associations critiquent sévèrement le projet d’aménagement du territoire

sudouest.com, Bernadette Dubourg, le 2 Décembre 2009

SCOT. La Sepanso et les associations regroupées au sein du Ceba critiquent sévèrement le projet d’aménagement du territoire

« Un brouillon à réviser »

 «Nous sommes déçus par le projet de PADD et très mobilisés pour y apporter les modifications qui s’imposent », résument Jean Mazodier, président de la Ceba qui regroupe 17 associations du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre, et René Serrano, au nom de la Sepanso.

« On a salué, en son temps, le travail remarquable de l’État et sa note d’enjeux, rappellent les deux associatifs.

Aujourd’hui, nous désapprouvons les orientations qui sont prises par le Sybarval (Syndicat mixte du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), et nous tenons à le faire savoir, car ce texte doit être revu ». Explications.

1 Ateliers et séminaires

« Nous avons demandé à participer aux différents ateliers et groupes de travail mis en place pour élaborer le projet d’aménagement et de développement durable, préfiguration du futur Scot (schéma de cohérence territoriale).

Il a fallu une forte pression pour qu’on nous accepte. Il faut reconnaître que nous avons été aidés par certains élus.

Nous avons également participé aux deux séminaires des 16 juin et 15 octobre. Nous avons, chaque fois, fait des observations orales et écrites mais n’avons pas reçu un seul mot d’observation sur nos commentaires. Le sous-préfet que nous avons longuement rencontré nous a cependant assuré que nous interviendrions lors de la consultation. Le Scot est un document fondamental, il ne doit pas être élaboré en vase clos. »

2 La population et l’eau

« Le projet, qui privilégie très clairement les aspects économiques et démographiques, va à l’encontre des exigences de l’État quant à la hiérarchisation des priorités et la prise en compte des enjeux écologiques. L’État incitait à limiter l’accroissement de la population à 35 000 habitants de plus d’ici à 2030. Avec le PADD, nous atteignons les 70 000 habitants, soit une augmentation de la population de 4 % par an, c’est de la folie.

On ne sait pas comment alimenter cette population en eau potable. Le Siba ne sera pas non plus en capacité de traiter les eaux usées. Sans parler des risques Lire la suite

Bassin d’Arcachon : Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité

sudouest.com, Chantal Roman, le 23 Septembre 2009

ÉCONOMIE. Prônant un autre mode de consommation, une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne va voir le jour sur le territoire de la Cobas

Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité

 «Voilà plus d’une année que le projet est à l’étude, et nous approchons du but, du moins nous l’espérons. » Vital Baude, président de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne Sud-Bassin (Amap) aux côtés d’Anne-Marie Humbert, Jocelyne Barthélémy et Jean-Paul Dugoujon, fait le point sur ce projet qui, sans être tout à fait finalisé, prend bonne forme.

Car créer une Amap sur le Sud-Bassin, Le Teich, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch et Arcachon, n’est pas une mince affaire : « Nous nous heurtons en effet au foncier, et à son coût sur ce secteur de la Gironde. Car une telle entreprise ne peut se concevoir que si les maraîchers peuvent bénéficier de terres agricoles. »

Circuits courts

Ainsi que l’explique Vital Baude, « il existe deux types d’Amap. Les premières offrent des produits aux consommateurs qu’elles achètent ailleurs et revendent. Les secondes produisent sur place, avec des maraîchers installés dans un secteur bien précis où se trouvent les consommateurs. C’est la deuxième solution que nous avons choisie. Avec des circuits courts entre le producteur et le client, ce qui a pour avantage de limiter les transports en voiture et donc de respecter l’environnement. Et nous nous engageons vers un label bio. »

Et d’expliquer également la dimension « commerce équitable » entre les adhérents d’une Amap et les consommateurs (lire ci-contre) : « C’est aussi un commerce solidaire, les adhérents achetant, sur plusieurs mois, des paniers à coûts fixes, malgré les aléas climatiques qui font qu’une semaine on aura un panier plus ou moins rempli. »

La demande sur le Sud-Bassin : « Elle est forte. Nous avons une trentaine d’adhérents, déjà. Nous sommes d’ailleurs obligés de limiter, pour l’instant, ces demandes. »

Appel aux propriétaires

Cela dit et si les partenaires sont trouvés – trois à quatre maraîchers sont en attente – la recherche de terres agricoles à prix raisonnables, en location notamment, est difficile sur le Sud-Bassin : « Les propriétaires préfèrent donner leurs terres en pâturage, ou carrément les geler. C’est dommage car nous sommes prêts à payer un loyer correct pour ces terrains. Il n’est évidemment pas question d’empiéter sur les sylviculteurs, sachons-le. »

Côté privé, l’Amap lance donc un appel Lire la suite

Serptembre 2009 : Les huîtres du Bassin d’Arcachon à nouveau interdites à la consommation

sudouest.com, Chantal roman, le 10 Septembre 2009

BASSIN D’ARCACHON. Tous les résultats sur les bio tests sur souris connus hier sont positifs. Ce qui entraîne une fermeture de la commercialisation des huîtres et des moules

Les huîtres à nouveau interdites à la consommation

 «Maintenant, ça suffit ! J’appelle à la désobéissance civique et demande à tous les ostréiculteurs de rendre leurs rôles maritimes, de débarquer leur personnel et de ne plus payer les charges. »

Hier, Olivier Laban, le président des ostréiculteurs s’étranglait de colère. Alors qu’il se trouvait à Paris avant de rejoindre Bruxelles où doit se tenir la conférence scientifique sur un nouveau test de contrôle sanitaire des mollusques, il apprenait… que toutes les huîtres étaient interdites à la consommation.

Les souris sont donc mortes. Pour les tests sur les moules, déjà interdites la semaine dernière, mais aussi pour les huîtres, à la fois d’Arguin et du Grand Banc, dont la commercialisation était autorisée, la semaine dernière.

Ironie de l’histoire, qui plus est, les huîtres se trouvent pour l’heure en deçà de la période de veille sanitaire. Cette dernière aurait dû prendre fin au 31 août, mais en raison de la positivité des moules, le protocole veut que l’on continue à tester les huîtres.

Cela dit, les professionnels ont eu un mince espoir hier : « Au vu de l’incohérence de la situation, un responsable du ministère de l’Agriculture était d’accord pour que l’on opère immédiatement un nouveau test ce jeudi et que l’on puisse donc rester ouvert jusqu’au résultat de vendredi, explique Olivier Laban.

Mais c’était sans compter avec la direction générale de l’alimentation (DGAL) qui a mis son veto. Résultat ? On est fermé jusqu’à mercredi prochain, au moins. » La rumeur de cette « ouverture « avait d’ailleurs couru de parc en parc aux premières heures de la matinée, hier : « La profession est exsangue, martèle Olivier Laban. Nous arrivons au 15 septembre, date à laquelle on se positionne pour les marchés de fin d’année. Mais comment être crédible vis-à-vis de nos clients ? Ils préfèrent acheter dans d’autres bassins où c’est plus « sûr ». C’est infernal. »

De remarquer également : « Curieusement, alors que le ministre de l’Agriculture nous avait promis une lecture « compréhensive » des résultats des tests, on n’a jamais été autant fermés que cet été 2009 ! Sept fois ! On nous prend pour qui ? »

La colère monte…

Côté élus du bassin d’Arcachon, Michel Sammarcelli, président du SIBA et maire de Lège-Cap-Ferret, ne cachait pas sa colère : « Nous avons Lire la suite

Huitres du bassin : Du test de la souris à celui du rat

aqui.fr, Nicolas César, le 29 juin 2009

Le préfet de Gironde autorise un nouveau test sanitaire pour les huîtres du bassin d’Arcachon

Vendredi 26 juin, le préfet de la Gironde s’est engagé vendredi à utiliser un nouveau test sanitaire sur les huîtres du bassin d’Arcachon, celui expérimenté sur les rats. Si celui-ci se révèle positif, il s’est engagé à autoriser la vente des huîtres et des moules du bassin, interdite depuis jeudi dernier. Un soulagement pour les professionnels.

Pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ces interdictions à répétition sont une vraie plaie. Economiquement, ils y perdent beaucoup, surtout en période estivale. Le manque à gagner est évalué à 10.000 euros en un mois en raison des trois interdictions aux tests sanitaires positifs. A cela s’ajoute une incertitude chronique : « va-t-on être fermés encore la semaine prochaine », se demandent-ils sans cesse ? ». Mais, le pire pour eux, est que régulièrement, il n’y a aucune explication scientifique à cette fermeture. Aucune algue n’est détectée, mais les souris meurent… Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs remettent en cause le test souris. Ce test, européen consiste à injecter des prélèvements d’huîtres à une souris de laboratoire. Si l’animal meurt dans les 24 heures, l’interdiction est prononcée au nom du principe de précaution. A l’origine, le test avait été créé pour détecter une algue toxique, la dinophysis, mais désormais l’interdiction est prononcée même si la cause de la mort n’est pas connue.

Le test du rat expérimenté

Face au mécontement des ostréiculteurs du bassin, le préfet de Gironde, Dominique Schmitt a décidé d’accéder à l’une de leur demandes et d’autoriser à titre expérimental le test du rat. Une décision prise à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’ostréiculture et les élus du bassin à la sous-préfecture d’Arcachon. « J’ai accepté à titre expérimental que si ce test revenait négatif, je modifierai l’arrêté d’interdiction en conséquence », a-t-il promis. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Olivier Laban, le président de la Section régionale conchylicole qui salue « une avancée importante », d’autant que le nouveau directeur de l’Ifremer d’Arcachon, Roger Kantin, s’est montré très ouvert à toute évolution. « C’est à titre expérimental, mais je m’engage avec les éléments des tests sur les souris, des tests sur les rats et des tests chimiques à demander une nouvelle réunion interministérielle pour que ce dossier soit à nouveau abordé et des solutions trouvées, favorables à la fois aux consommateurs et aux professionnels », a précisé Dominique Schmitt. Pour mémoire, le bassin d’Arcachon compte Lire la suite