Cantau : Le Centre de ressources technologiques spécialisé dans la construction durable Nobatek dans ses murs

sudouest.com, Philippe Hemmert, le 24 Juillet 2009

Nobatek dans ses murs

ENVIRONNEMENT. Le Centre de ressources technologiques spécialisé dans la construction durable vient d’investir son nouveau siège à proximité de Cantau

Ce devait être un bâtiment exemplaire et d’évidence, il l’est. Le nouveau siège de Nobatek, à l’arrière de Montaury et près de Cantau, est à l’image de la vocation de ce centre de ressources technologiques dédié, à la construction durable.

La quinzaine d’ingénieurs, actuellement opérationnels chez Nobatek, étaient jusque-là hébergés dans une petite bâtisse vétuste, voisine de Bernain. Ils viennent d’emménager dans un immeuble qui rompt avec les habitudes.

D’emblée, la grande verrière qui fait office de paroi sur le côté sud de l’immeuble frappe le regard. Elle est destinée à emmagasiner de la chaleur en saison froide, de manière à limiter les besoins en chauffage du bâtiment.

Se présentant sous la forme d’un cube compact, l’intérieur est un vaste milieu ouvert, très peu cloisonné, de manière, là aussi, à éviter la déperdition d’énergie. Les trois niveaux sont séparés par des dalles de béton volontairement apparent, car le matériau laissé brut conserve de la sorte une forte inertie thermique.

Innover est, on l’aura compris, le maître mot des lieux. On retrouve ce souci dans l’isolation du bâtiment, réalisée de l’extérieur. C’est en effet sur l’enveloppe externe des murs qu’a été posée la laine de verre. Celle-ci est ensuite recouverte d’un bardage en pin des Landes. Cette façade en bois attire d’emblée le regard et confère un aspect résolument moderne à l’ensemble.

« La conception du bâtiment traduit une nouvelle philosophie de vie », se réjouit Caroline Coste, ingénieur en charge du projet de construction de ce nouveau siège social. « Elle ne s’exprime pas au travers des matériaux, qui restent relativement classiques, mais par la recherche de nouveaux procédés et de nouvelles technologies. »

Économe en énergie

Nobatek mène, on le sait, de multiples projets, à l’échelle régionale, dans le domaine de l’aménagement durable. Il coulait donc de source que ses propres locaux soient remarquables en termes de qualité environnementale.

On retrouve cet objectif dans une multitude de parti pris innovants, loin de constituer des coquetteries. Ainsi le mobilier lui-même est-il entièrement réalisé en pin des Landes, tandis que les boiseries des passerelles et les escaliers sont en chêne. Du local et non de l’exotique.

Dans les espaces de travail, Lire la suite

Déclinaison alsacienne pour le Grenelle de l’environnement

libestrasbourg.fr, T.C., le 14 mai 2009

Déclinaison alsacienne pour le Grenelle de l’environnement

ECO-TERRE – Le Grenelle de l’environnement ? « Rassurez-vous, il n’est pas mort. Il est en marche. » C’est la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, qui le dit. Mercredi, elle était à Strasbourg pour signer avec la région Alsace la première « convention » d’application du Grenelle. Ce « pacte écologique », baptisé « Réussir la transition énergétique en Alsace« , court sur la période 2009-2012.

Les objectifs sont triples : réduire fortement les consommations énergétiques des constructions neuves, accélérer la rénovation du parc de logements actuel et développer les énergies renouvelables. Les moyens sont incitatifs. La région offre ainsi en plus des aides de l’Etat une prime de 3000 euros, dans la limite de 200 dossiers par an, pour les particuliers qui acquièrent un logement neuf répondant aux normes « bâtiment basse consommation » (moins de 50 kWh/m2/an). Elle prévoit aussi des aides aux bailleurs pour le logement social neuf ou issu d’opérations d’acquisition-amélioration (jusqu’à 50 euros par m2). Pour la rénovation du parc social actuel, la région lance un appel à projets de 500 logements par an pour lesquels elle apportera une aide permettant de ramener le taux d’intérêt des prêts à 0 % (contre 1,9 % dans le dispositif prévu par l’Etat).

Le conseil régional prévoit également de « sensibiliser et mobiliser » les acteurs locaux dans le cadre des appels à projets pour la construction de centrales de cogénération alimentées à partir de biomasse et « d’accompagner cinq projets de géothermie profonde à l’horizon 2015« . Elle compte encore lancer un programme d’équipement des lycées en solaire photovoltaïque, là où « ce sera possible ».

Pour l’appui financier de cette convention, l’Ademe et le conseil régional bénéficieront en Alsace d’un budget annuel de 19,2 millions d’euros. Au plan national, le Grenelle de l’environnement dispose de « 19 milliards d’euros sur trois ans auxquels s’ajoutent 5 milliards du plan de relance », précise Chantal Jouanno.

« Territorialiser » le Grenelle par le biais de ces conventions régionales est la clé de sa réussite, argumente le président UMP du conseil régional, Adrien Zeller, partisan d’une plus large décentralisation : « Le développement durable est en train d’imprégner tout notre développement régional. La croissance verte est un élément majeur de la sortie de crise que nous préparons. Chaque convention sera adaptée au contexte, au terrain, à la nature des acteurs. Ici, on n’a pas d’éolien, mais on a la géothermie« .

Certains restent cependant dubitatifs. A l’image du conseiller régional Vert Jacques Fernique, qui s’interroge sur le sort de la taxe expérimentale alsacienne sur la circulation des poids lourds, évoquée et débattue depuis longtemps mais toujours pas appliquée. « Cette inertie annonce-t-elle Lire la suite

CG33, Appel à projets : Développer l’habitat durable

Conseil général Gironde, le 29 décembre 2008

Appel à projets : Développer l’habitat durable    

Le Conseil Général lance un appel à projets pour la réalisation de logements à basse consommation d’énergie et à faibles charges locatives.

Dans le cadre de sa politique de développement durable et en cohérence avec ses politiques sectorielles et notamment la politique du logement, la politique de l’énergie et la politique d’aménagement du territoire départemental, le Conseil Général de la Gironde a décidé de contribuer à lancer un processus cumulatif de développement et diffusion de savoir-faire en matière d’habitats adaptés à des modes de vie cohérents avec le développement durable.
Un appel à projets a été publié dans ce cadre en juillet 2007. Il a permis la sélection d’un projet, ce qui est insuffisant eu égard aux objectifs de l’expérimentation et, explique cette relance de l’appel à projet.

L’appel à projet a été légèrement modifié en tenant compte de l’expérience du premier projet.

La relance de l’appel à projets vise à inciter à la réalisation de deux à quatre petites opérations expérimentales de deux à six logements en maisons à basse consommation d’énergie et à faibles charges locatives. Ces opérations peuvent éventuellement être intégrées dans des chantiers plus importants.

La mesure incitative consiste en une subvention destinée à compenser, totalement ou partiellement, l’investissement supplémentaire nécessaire pour réaliser ces logements et pour gérer des opérations de taille réduite.

L’appel à projets s’adresse à des maîtres d’ouvrage pour la réalisation de logements sociaux en PLUS et ou PLAI.

Les principaux critères d’évaluation seront d’abord l’économie d’énergie, puis la réalisation selon des procédés et avec des matériaux nécessitant un entretien peu coûteux et permettant la réduction des charges locatives.

Cet appel à projet est complémentaire à celui que la Région Aquitaine, avec l’appui de la Délégation régionale de l’ADEME, a lancé pour la construction de bâtiments aquitains à basse énergie.

Il s’en distingue par la localisation des logements à réaliser dans des bourgs de petites communes et par la taille des projets.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 avril 2009.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez télécharger : Lire la suite

Maisons Passives : premiers labels français

notre-planete.info, Anne Gérin, le 23 décembre 2008

Maisons Passives : premiers labels français

Des maisons françaises ont été labelisées « Maison Passive » en novembre. Il s’agit des premiers labels décernés en France. Cette étape donne au constructeur et au propriétaire l’assurance d’un bâtiment à très basse consommation d’énergie, conforme au projet annoncé.
La maison passive est une construction qui ne nécessite aucun système de chauffage ou climatisation indépendant. A Formerie, dans l’Oise, deux maisons individuelles ont été labellisées «Maison Passive» conformément au label européen de maison passive. « Le label est un moyen fiable pour les maîtres d’ouvrages de savoir si la construction réalisée est bien, comme annoncé, une construction à très basse consommation », souligne Etienne Vekemans, président de l’association La Maison Passive France.

La labellisation assure le respect des critères européens de maison passive : des besoins de chauffage inférieurs à 15 kWh/ m2 annuels, une excellente étanchéité de l’enveloppe (n50 ≤ 0,6 h-1) et une consommation totale en énergie primaire (électroménager inclus) inférieure à 120kWh/m2 annuels.

« Pourquoi fixer la limite à 15 kWh de chauffage / climatisation par m2 et par an ? Rappelle Etienne Vekemans, parce que la pratique (et la théorie) montre que jusqu’à cette valeur, on peut utiliser l’air comme fluide caloporteur. Ce qui permet de s’affranchir d’un système indépendant de chauffage ». La maison se chauffe « toute seule » : les apports du soleil et ceux des habitants, appareils ménagers, etc., pris en compte dans la construction, suffisent à maintenir une température agréable et ce, tout au long de l’année. C’est pourquoi les maisons passives sont aussi appelées les « maisons sans système de chauffage ou climatisation indépendant ».

Une construction très saine…

En 2007, le constructeur Les Airelles, construit ces deux maisons passives avec l’artchitecte Bruno Ridel (En Act Architecture) : « ces habitations utilisent les apports solaires et consomment 10 fois moins que l’habitat des années 90. Leur prix est plus élevé, mais les dépenses annuelles de chauffage sont inférieures à 200 euros annuels pour une surface habitable de 132 m2 », souligne Richard Lefèbvre, des Airelles.

Les matériaux choisis pour la construction sont écologiques : ossature bois, ouate de cellulose pour l’isolation. Les fenêtres sont équipées de triples vitrages, et, pour garantir une bonne étanchéité à l’air, l’ensemble de la maison est enveloppé d’un frein vapeur, film protecteur qui stoppe l’eau et l’air mais laisse la vapeur d’eau intérieure s’échapper pour assurer une hygrométrie stable.

Les murs extérieurs sont recouverts de plaques de gypse et cellulose très rigides qui résistent aux lourdes charges et à l’humidité. Cela apporte une isolation phonique supplémentaire, une excellente protection au feu et une bonne inertie: la chaleur est emmagasinée le jour et restituée la nuit.

Ce sont des panneaux solaires, combinés à une pompe à chaleur, qui fournissent l’eau chaude sanitaire. Un puits canadien, un tuyau d’environ 50 mètres enterré à 1,50 mètre, apporte à l’intérieur de la maison un air réchauffé l’hiver et rafraîchi l’été. Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double-flux assure sa distribution dans les pièces.

… construite avec précision

L’association La Maison Passive France contrôle la qualité et permet la labellisation des constructions passives en France. Lire la suite