Samedi 18 et dimanche 19 septembre – 4ème EcoFestival de l’Ecocentre du Périgord, de la permaculture, de l’habitat écologique et de la résistance écocitoyenne

Ecocentre du Périgord, communiqué, le 7 juillet 2010

Merci de diffuser largement à vos réseaux

Samedi 18 et dimanche 19 septembre aura lieu le 4ème EcoFestival de l’Ecocentre du Périgord, de la permaculture, de l’habitat écologique et de la résistance écocitoyenne

Il n’y a pas de schéma type de l’auto-constructeur écologique, ni de portrait robot de l’agriculteur biologique; encore moins de formule scientifique pour faire des enfants heureux et des citoyens solidaires.

Simplement il est évident que des choix s’imposent de temps en temps, quelle que soit notre façon de vivre (de se nourrir et de se loger).

Nous somme alors libres ! de décider. Ah ! La bonne nouvelle, mais qu’est-ce qu’on en fait au juste de cette liberté ? Il n’y a pas de recette magique, ni de réponse sous le bon chapeau et encore moins de mode d’emploi…

On voit sans doute des connections se faire, des rencontres s’improviser, des amitiés qui naissent et des actions qui s’engagent.

L’Ecofestival c’est :

– En avant première, le vendredi 17 septembre à 20h30, le dernier film de Coline Serreau au cinéma Le Clair à Thiviers, « Solution locale pour un désordre global »

– Des conférences avec : 

Paul Ariès : « de la décroissance et de la gratuité » et « la révolution alimentaire »

Patrick Baronnet « l’écologie : ça se vit »

Yann Fiévet : « qu’est devenu le concept de consommation responsable face à la consommation raisonnée ? »

Bernard Alonso « permacultez votre vie au sein de votre communauté » (avec un cours pratique)

Bernard Menguy « éco-hameaux / éco-villages »

– Des stands de professionnels et de constructeurs sur les thèmes des énergies, des matériaux, du bois, du chanvre, de l’eau, de la permaculture, de la biodiversité…

– « Le carré des architectes », des professionnels de l’écoconstruction, qui seront là pour répondre à vos questions

– Des ateliers adultes pour apprendre à faire soi même la vannerie, la lessive à la cendre, les murs en paille et la teinture végétale

– Des animations enfants avec la fabrication d’instruments de musique en matériaux recyclés, de l’éducation aux médias, la fabrication de modules en terre, un club nature, la fabrication d’objets avec des briques de lait ou de jus de fruits,…

– Un forum associatif pour rencontrer les acteurs associatifs locaux, connaître les actions menées dans la région

– Des stands d’artisans qui vous présenteront leurs produits locaux, vous feront des démonstrations de fabrication et vendront leurs produits

– Des contes pour enfants et adultes

– Un concert le samedi soir avec « Lentement Mademoiselle », veillée tzigane

– La projection de courts métrages adultes et enfants

– Des visites des modules éco-construits et du jardin expérimental inspiré de la philosophie de la permaculture

– … et pleins d’autres surprises !

L’Écocentre existe depuis 2004. C’est un lieu pionnier vivant de formation autour de l’éco construction et de l’habitat basse consommation ; il est né d’un chantier-école de 6 mois avec des bénévoles, des stagiaires et des professionnels: Aujourd’hui il existe 5 pavillons qui témoignent de différentes techniques de construction saine, dont certaines sont reliées à un système de production d’énergie.

L’association Pégase Périgord est engagée dans les pratiques écocitoyennes et vise à les améliorer à chaque nouvel écofestival. Cela se manifeste à différents niveaux : choix des exposants (locaux de préférence), gestion de la consommation de l’eau sur le site, limitation de la consommation en énergie, gestion des déchets, et la proposition d’animations de sensibilisation ludique à l’écocitoyenneté pour les enfants et les grands.

Ce week-end de fête sera aussi le coup d’envoi de l’Écocentre II. Le bâtiment est en chantier. Il fait appel aux compétences locales en utilisant des matériaux sains. Il sera le nouveau centre de formations professionnelles et sera un fort pôle vivant de compétences, avec une matériauxthèque, une bibliothèque et une librairie de très grande qualité.

L’Écofestival aura lieu cette année sur deux sites :

A l’écocentre, d’une part, où seront particulièrement développées les questions de l’habitat sain et des énergies

Au village de St Pierre de Frugie, distant de 3,5km. A Saint Pierre de Frugie sera présentée la permaculture aux curieux et à ceux qui veulent en savoir beaucoup plus. Nous invitons des producteurs biologiques, des pépiniéristes locaux… Le public pourra participer à des ballades botaniques sur le site et à des animations diverses concernant la biodiversité, les gestes écocitoyens…

Ce festival sera, de plus, l’opportunité de présenter le projet de l’EcoParc de St Pierre de Frugie…

TOUTES LES INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SONT SUR LE SITE DE L’ECOCENTRE

www.ecocentre.org

Marina Soriano & Camille Bourgois

Pour l’équipe de l’Ecocentre du Périgord

En Loire-Atlantique, des stages enseignent un mode de vie écologique, autonome et décroissant

lemonde.fr, Frédéric Potet, le 17 juillet 2009

En Loire-Atlantique, des stages enseignent un mode de vie écologique, autonome et décroissant

Pousser au maximum la logique écologique. Produire soi-même son électricité. Subvenir, grâce à la pluie, à l’ensemble de ses besoins en eau. Se nourrir à partir d’un simple potager. Diviser par huit ses achats de consommation courante… Cela fait trente-cinq ans que Patrick Baronnet et sa femme Brigitte font la démonstration que ce genre de vie proche de l’autonomie totale est possible.

A Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique), ces décroissants de la première heure ont également construit une maison passive tout en matériaux naturels (murs en paille doublés de brique en terre crue, isolation en laine de mouton, ossature en bois…) qui est aujourd’hui le clou des visites et autres stages qu’ils organisent sur place.

Mode écolo oblige, l’endroit ne désemplit pas depuis deux ans.  » Et la crise ne fait que renforcer cet engouement, indique Patrick Baronnet. L’autonomie est perçue à la fois comme un moyen de faire des économies et une manière de remettre en question son mode de vie, en réaction à la société malade qui nous entoure. « 

Liée ou non à la conjoncture, cette notion de  » mal-être  » est palpable dès les premières minutes du stage proposé, ce matin-là à Moisdon, sur le thème  » Projet de maison « . Une vingtaine de personnes a fait le déplacement en pensant trouver des réponses uniquement  » techniques  » à leurs interrogations ; elles se trouvent finalement invitées à expliquer pourquoi elles aspirent à  » vivre autrement « .

Lancé autour d’une tisane sarriette-thym, le tour de table tourne très vite au grand déballage. Une ancienne sérigraphiste  » usée par le travail  » manque de s’étouffer dans ses sanglots. Un apprenti charpentier fulmine contre sa famille qui ne comprend pas son rejet de la société de consommation. Un couple d’archéologues parisiens, radiesthésistes à leurs heures, décrit ses problèmes de voisinage dans le Perche où il a acheté une maison de campagne. Une kiné belge explique s’être essayée à la sophrologie, puis à la  » réharmonisation énergétique  » Et maintenant à l’écologie !

L’après-midi est consacré à la description détaillée des différentes installations du lieu : le chauffe-eau solaire autoconstruit, la citerne enterrée de 8 000 litres, l’éolienne de 18 mètres de haut, les bassins filtrants pour eaux usées…

Le stagiaire en a pour son argent (40 euros la journée) et a même la possibilité de  » passer à l’acte  » en testant les Lire la suite