Le changement climatique s’accélère selon un rapport du WRI

sciences.blog.liberation.fr, NC, le 17 juillet 2009

Le changement climatique s’accélère selon un rapport du WRI

Alors que les experts du GIEC ont entamé le processus d’écriture de leur prochain rapport complet (ARA-5, prévu pour 2014), le World Ressources Institute propose une compilation d’études publiées entre 2006 et 2008 dans des revues scientifiques.

Il en ressort que les émissions de gaz à effet de serre continuent de croître et que les signes du changement climatique montrent une accentuation rapide. Voici quelques éléments marquant de ce rapport.

Les émissions de gaz carbonique se poursuivent depuis 2000 à un taux quatre fois supérieurs aux décennies précédentes.

Après une stabilisation restée un peu mystérieuse, les taux de méthane atmosphérique ont repris leur croissance.

La température moyenne annuelle en 2008 en fait la 9ème (ou dixième) année la plus chaude depuis 150 ans, malgré des conditions froides dans l’océan Pacifique tropical et un soleil dont l’activité était au plus bas depuis que les observations par satellites ont commencé (1978).

La banquise arctique a montré durant l’été 2008 une diminution de même ampleur que celle survenue en 2007. Une telle diminution de la surface de la banquise estivale n’était pas attendue avant 2030 par les modèles climatiques.

Plusieurs études régionales (Himalaya, Alpes) montrent une accélération de la fonte des glaciers de montagne. La calotte Groenlandaise à perdu Lire la suite

Climat : Le feu à la banquise

La dépêche, O.A., le 13 Septembre 2008

Climat. Le feu à la banquise

Les glaces de l’Arctique fondent plus vite que prévu. Pour la première fois, le pôle Nord n’est plus relié à la terre ferme.

On se réjouit souvent des premières fois. Premier baiser, première voiture, première fois sur la lune…

Mais il en est certaines qui sont inquiétantes, comme celle de ce début septembre : le pôle Nord est pour la première fois en eau libre. On peut désormais faire le tour complet de cette calotte en bateau.

Jusqu’à présent, la couche de glace de la banquise n’avait jamais cédé simultanément le long des côtes sibériennes et canadiennes. Le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC) vient de révéler que c’était chose faite.

Selon Étienne Berthier, glaciologue au CNRS (Legos) de Toulouse, « ce phénomène est une réponse au changement climatique global, et on peut être pessimiste ». Certains experts prédisent la disparition complète de la banquise aux alentours de 2020.

« On avait depuis 20 ans une décroissance linéaire » de la banquise, témoigne le chercheur toulousain. « 2007 avait été très déficitaire (NDLR : le record absolu de fonte des glaces, 40 % de moins que la superficie moyenne des vingt dernières années) on ne s’y attendait et on pensait à un artefact. Force est de constater que 2008 confirme cette accélération. Ceci noircit le tableau pour l’avenir ».

La fonte de la banquise du pôle Nord ne joue pas de rôle direct dans la montée du niveau des océans (l’eau occupe la même place que lorsqu’elle était glace). En revanche, elle intervient dans le réchauffement climatique. « Il renvoie l’énergie solaire, alors que l’eau la garde. Donc en remplaçant la banquise par des mers, on amplifie le réchauffement général ».

Pour Étienne Berthier, la disparition des glaces au pôle Nord « doit être prise comme un signal d’alarme. Lire la suite