L’habitat collectif de demain : écolo, coopératif, intelligent et solidaire ! et Helvètes underground

mescoursespourlaplanete.com, le 29 avril 2010 et liberation.fr, Laure Noualhat, le 13 octobre 2007

http://www.mescoursespourlaplanete.com/Actualites/L_habitat_collectif_de_demain___aecolo__coopaeratif__intelligent_et_solidaire___836.html

http://www.liberation.fr/cahier-special/0101113044-helvetes-underground

L’habitat collectif de demain : écolo, coopératif, intelligent et solidaire !

Depuis sa création il y a une dizaine d’années, la coopérative suisse INTI existe et s’attire régulièrement l’intérêt de la presse pour son caractère innovant (voir notamment cet article de Libération) : cet immeuble jaune de dix-huit appartements,  du 2 au 6 pièces, est un modèle d’habitat coopératif. Né dans les années 70 en Scandinavie, puis étendu sur la côte Ouest américaine sous le nom de co-housing puis en Allemagne ou en Suisse, ce type d’habitat remet en cause le sacro-saint modèle de l’habitat individuel, avec une touche d’écologie en plus – puisqu’il part du principe qu’un certain nombre de pièces voire d’objets peuvent être partagés, ce qui dispense les habitants de la nécessité de disposer chacun de la même chose chez soi. Ainsi, chez INTI, une pièce au sous-sol sert,  selon les âges et les envies, de dortoir, de studio de répétition ou de salle de jeux ; un appartement est réservé à une association qui fait cohabiter cinq personnes âgées dans ce 80 m2,  avec médecins et infirmiers qui passent régulièrement ; un potager est également disponible en partage, ainsi qu’une buanderie dotée de six machines (lave et sèche-linge), réservables sur planning, des cours de taï-chi, un local à vélos,  une voiture en auto-partage, une terrasse en toiture,  et une grande salle commune au rez-de-chaussée (équipée d’une cuisine, d’une grande table et d’un salon pour fêtes, repas, concerts…). A noter : sur le toit, outre la terrasse, 140 m2 de panneaux solaires produisent de l’électricité que la coopérative loue à une opérateur spécialisé (Inti ne se fournit pas en solaire car l’eau chaude et le chauffage de l’immeuble proviennent de l’usine d’incinération plantée à proximité).

Et INTI fait école dans l’hexagone : à Villeurbane, dans le Rhône, des citoyens sont réunis depuis 2005 au sein de l’association « Village Vertical ». Cette coopérative d’habitants fait construire un ensemble de logements écologiques dont ils deviendront locataires (pour le loyer attractif de 12€/m2/mois) et gèreront les parties communes dans un esprit de solidarité et de vie collective. La construction,  d’un budget avoisinant les 2,3 millions d’euros pour quatorze logements,  devrait démarrer en 2010 pous installation en 2012. A Lyon, plusieurs autres quartiers sont actuellement en discussion pour le développement d’initiatives du même type. Au total, on ne compterait pas moins de 50 projets d’habitat coopératif en France, notamment dans le Maine-et-Loire (Angers) ou le Finistère (Loperhet).

Helvètes underground

A Confignon, les habitants de l’immeuble jaune partagent l’abri antiatomique, la table de ping-pong, la buanderie et les panneaux solaires. Cette «coopérative d’habitation», sise près de Genève, préfigure l’immeuble collectif de demain.

NOUALHAT Laure

Sur les dix-huit boîtes aux lettres de cet immeuble jaune canari, dix-huit autocollants «Pas de pub» qui annoncent la couleur. Ici, on refuse d’être pollué par les prospectus. Dans le canton de Genève, la coopérative d’habitation Inti («soleil» en quechua) a fait sortir de terre l’un des prototypes de l’habitat collectif de demain : l’immeuble écolo, coopératif, intelligent et social. Il se présente sous la forme d’un Lire la suite

Baromètre MACIF de la mobilité durable 2009

ressources-solidaires.org, Julie Terzulli (Macif), le 14 septembre 2009

Baromètre MACIF de la mobilité durable 2009

Baromètre Macif 2009 de la mobilité durable réalisé par Opinion Way, en partenariat avec le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, entre le 24 et le 31 juillet 2009 auprès d’un échantillon de 1 541 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

52% des Français se déclarent prêts à utiliser de manière régulière un mode de transport alternatif (covoiturage, auto-partage, vélo…), en particulier les 18-24 ans (64%) et les habitants de communes rurales (60%).

Le covoiturage est le mode de déplacement alternatif le plus connu des Français (91%) devant le vélo-partage (83%). 26% ont déjà pratiqué le covoiturage et 11 % le vélo-partage.

Seuls 37% des automobilistes français se sentent en sécurité lorsqu’ils se déplacent en vélo.

73% des automobilistes français jugent que le code de la route doit évoluer : double sens cyclable, file réservée au covoiturage, remontée de file pour les deux roues…

Partenaire officiel de la nouvelle Semaine de la mobilité et de la sécurité routière (16-22 septembre) et de la Fête des transports (12-13 septembre), la Macif se mobilise, pour la troisième année consécutive, pour encourager les automobilistes à se déplacer dans des véhicules les moins polluants et les plus sûrs possibles et à utiliser des modes de transports alternatifs à l’auto-solisme (utilisation d’une voiture par une personne seule). La mutuelle organisera de nombreuses actions de sensibilisation dans toute la France auprès du grand public et de ses salariés.

LES 3 ENSEIGNEMENTS DU BAROMETRE MACIF DE LA MOBILITE DURABLE 2009

En tant que premier assureur automobile avec près de 5,7 millions de véhicules assurés, le groupe Macif considère la mobilité individuelle durable comme un enjeu sociétal majeur et s’est engagé depuis près de 4 ans en faveur des modes de transports plus respectueux de l’environnement. Pour la 3ème année consécutive, la Macif publie les résultats de son Baromètre, en partenariat avec le Ministère du Développement durable, pour mieux comprendre et analyser les comportements des Français à l’égard des nouvelles mobilités.

1/ La protection de l’environnement reste prioritaire pour les Français malgré la crise économique La prise de conscience par les Français des problématiques environnementales se confirme d’année en année : pour 51% d’entre eux, la protection de l’environnement reste un enjeu tout à fait prioritaire dans le contexte économique actuel. Ainsi, presque 1 Français sur deux (+6 points par rapport à 2008) déclare que la conscience de polluer pourrait le faire renoncer à l’utilisation de sa voiture pour un autre mode de déplacement, même si le premier facteur de renoncement reste le coût d’utilisation trop élevé de son véhicule.

2/ Une bonne connaissance des modes de déplacement alternatifs à « l’auto-solo » 91% des Français connaissent Lire la suite

Comment modifier en profondeur nos comportements ?

ecoloinfo.com, Brendan, le 30 avril 2009

Des girouettes aux panneaux indicateurs : comment modifier en profondeur nos comportements ?

Au niveau mondial, les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2 tandis que la part d’émissions des 50% les plus pauvres n’est que de 7%. Fred Pearce, auteur et journaliste sur les questions d’environnement, s’est appuyé sur ces données du Princeton Environment Institute pour argumenter que le problème de l’empreinte écologique de l’humanité n’était pas tant le problème de surpopulation, mais surtout le problème de la surconsommation. Et qu’à moins de continuer à faire l’autruche et à sa voiler la face, il est absolument nécessaire de s’attaquer à la surconsommation en adoptant et en faisant la promotion de modes de vie plus sobres.

Fred Pearce

Actuellement, les stratégies visant à faire adopter des comportements éco-responsables sont basées sur des techniques du marketing. Le message est calibré pour correspondre aux valeurs dominantes caractéristiques des différents publics cibles. Les particuliers sont ainsi encouragés à changer de comportement pour des raisons de statut social ou d’intérêt financier plutôt que de bénéfice environnemental.

L’échec de l’approche marketing

Un rapport du WWF de Grande Bretagne publié en avril 2008 (Weathercocks and Signposts: The Environment Movement at a Crossroads, “Girouettes et panneaux indicateurs: le mouvement environnemental à un carrefour”) indique que de telles approches peuvent retarder, voire même saper, les tentatives visant à entrainer des changements de comportement beaucoup plus ambitieux. L’importance actuellement portée aux petits gestes simples et faciles peut en effet détourner des comportements nécessaires pour réellement s’attaquer aux crises écologiques et économiques (climat, énergie, eau, biodiversité, etc.).

Pire, l’intérêt marqué pour la consommation verte détourne l’attention des problèmes fondamentaux inhérents au consumérisme. L’échelle des enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés demande pourtant un engagement systémique avec ce problème comme l’a démontré Fred Pearce.

Les schémas de consommation alternatifs (auto-partage, AMAP, etc.) sont importants mais ne peuvent pas être disséminés largement sans d’abord s’attaquer aux motivations portant à la consommation. En effet, l’alter-consommation ne pourra pas présenter de bénéfice environnemental global tant que l’argent potentiellement économisé en consommant mieux sera réinvesti dans d’autres dépenses énergétiques.

C’est la raison pour laquelle les raisons qui mènent à l’adoption de nouveaux comportements ont des implications très importantes pour l’obtention de réelles diminutions des consommations d’énergie et pour la persistence de ces comportements dans le temps. Une personne Lire la suite

Bravo à Autocomm !

Un petit article dans LibéBordeaux, ça ne fait pas de mal! :-)

Allez hop, c’est par là!