Les éco-quartiers : de la philosophie à l’usage ; quelques retours d’expérience – Conférence-débat le lundi 14 juin à 18h30 à Floirac

Université populaire de l’environnement, communiqué, le 8 juin 2010

Hauts-de-Garonne Développement et la Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, vous invitent dans le cadre de la 5ème édition de la Quinzaine de l’éco construction qui se tiendra du 14 au 25 juin à Floirac et de l’Université Populaire de l’Environnement, à participer à une conférence-débat

Les éco-quartiers : de la philosophie à l’usage ; quelques retours d’expérience

Lundi 14 juin à 18h30 au Centre d’innovation et de formation (CIF) Avenue Jean Alfonséa à Floirac

Avec la participation de :

Grace Yepez-Salmon

Architecte et urbaniste à NOBATEK

Centre de ressources régional dans les domaines de l’aménagement et de la construction durables http://www.nobatek.com/structure.html

Jean-Marc Gancille

Directeur du développement durable du groupe Evolution

En charge du projet Darwin à Bordeaux, 20.000 m² d’entreprises éco-innovantes, d’associations culturelles… http://www.projetdarwin.eu/

Piou Lacoste

Architecte, membre du bureau de l’association H’Nord

Projet d’écoquartier en coopérative d’habitants à Bordeaux 

http://www.hnord.org/doku.php?id=accueil

Pour accéder au CIF http://www.hdgdev.com/contact.php

L’urbanisme des 50 dernières années a vu s’effacer les quartiers des villes denses, au profit de blocs d’appartements et de pavillons éparpillés sur le territoire au milieu de raccordements routiers. Sur cette période, les villes européennes se sont étendues en moyenne de 78 % alors que les populations ne grossissaient que de 33 %. Les conséquences de ce manque total de maîtrise des sols sont aussi graves que peu connues : perte de précieuses terres fertiles, allongement des distances provoquant une explosion du trafic automobile, de la consommation d’énergie fossile et donc du CO2 responsable du changement climatique.

L’utilisation d’énergie pour le logement, la mobilité et l’alimentation représente 70 à 80 % de l’impact écologique de la consommation des personnes. La marée noire dans le golfe du Mexique comme le désastre écologique des pétroles bitumineux, sont symboliques d’un pétrole de plus en plus difficile à extraire. L’énergie va fortement augmenter dans les prochaines années.

C’est dans ce contexte que l’écoquartier cristallise une énorme attention. C’est vrai aussi bien dans des initiatives citoyennes qu’au sein des Lire la suite

Ecoconstruction : De la paille dans les murs

lepoint.fr, Béatrice Parrino, le 2 avril 2009

De la paille dans les murs

Isolants. Rencontre avec Jean-Baptiste Thévard, conseiller en écoconstruction.

Pourtant il y avait un lac, des bâtisses de charme et une verdure chatoyante. Mais rien, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à 400 kilomètres au nord de Montréal, ne séduit, en cet été 2001, l’Orléanais Jean-Baptiste Thévard. Pas question pour lui de prolonger son séjour canadien. Il n’est pas là pour s’installer mais simplement pour aider un oncle et une tante à construire une maison en paille. Ou plus précisément pour donner naissance à un « écohameau » où vit désormais sa famille québécoise, membre du Groupe de recherches écologiques de la batture (GREB). Rien de hippie dans tout ça, juste un projet scientifique-teinté certes d’un brin d’idéalisme- « afin de prouver que la nature peut être gagnante après le passage de l’homme ». Pour Jean-Baptiste Thévard, qui, à l’époque, ne pensait qu’à être éducateur spécialisé, « le déclic n’est venu que bien après. En 2002, aidé de mon beau-frère, j’ai participé à l’agrandissement d’une maison à Saint-Denis-de-L’Hôtel, dans le Loiret. Nous avons utilisé la technique du GREB ». Quelques années plus tard, une association le sollicite pour en savoir plus sur cette méthode. Thévard et son beau-frère accouchent alors d’un livre (1), enfanté par la passion, qui devient profession pour le premier. Si vous souhaitez construire une maison 100 % écolo, c’est à lui qu’il faut vous adresser. Améliorer la ventilation de votre intérieur sans nuire à la température, c’est encore lui. Choisir des matériaux naturels pour le gros oeuvre de votre future habitation, c’est toujours lui. Depuis 2007, parallèlement à son activité d’éducateur, Thévard est aussi conseiller en écoconstruction : « J’organise des stages. Des artisans me sollicitent parce qu’ils ont besoin d’informations, voire de formations, sur les matériaux et comment s’approvisionner. Les architectes, eux, sont soucieux de savoir s’ils peuvent décrocher des devis dans leur budget. Pour les particuliers, il s’agit surtout de se renseigner pour se lancer seuls dans l’aventure de l’écoconstruction . » Chaque année, une cinquantaine de couples français franchissent le pas, alors qu’il est possible, assure Thévard, de construire une maison à 15 euros par jour dans les règles du développement durable.

« fraîche en été, chaude en hiver »

Depuis peu, avec Laurent Boulain, un ex-stagiaire, Jean-Baptiste Thévard dirige une entreprise d’écomaçonnerie, Ac-ces, qui compte 10 salariés. Et la paille, héritage canadien oblige, est leur produit d’appel, à l’instar d’une quinzaine d’autres constructeurs français. Dans son bureau d’Orléans, Thévard convoque l’Histoire pour convaincre des avantages de ce matériau. « Fraîche en été, chaude en hiver », s’enthousiasme, dans un reportage consacré à la première demeure française de paille, La Science et la vie , en 1921. La paille est insérée dans les murs comme isolant à la place de la traditionnelle laine de verre, et l’ossature est en bois. « Les risques que la paille pourrisse sont minimes. Et une botte se change simplement », dit Thévard. Pourtant, si cette technique rencontre du succès auprès des écologistes ou des alternatifs, seules 1 000 maisons de paille existent aujourd’hui en France. Et Ac-ces n’a lancé que deux projets en 2009. « Les blocages sont encore nombreux pour que la paille prospère. Très peu d’artisans connaissent cette technique. Et la garantie décennale ne s’applique pas sur de telles constructions. Mais surtout, il y a toujours un blocage culturel : dans l’inconscient subsiste l’image du feu de paille, sans parler de l’histoire des « Trois petits cochons », parue en 1933 . » Des tests Lire la suite

L’éco-construction ? il faut en vouloir !

NaturaVox, le 10 septembre 2008, la green team d’Ecolo-Info

L’éco-construction ? il faut en vouloir !

L’éco-construction n’en n’est qu’à ses débuts en France, et en tant que particulier il est très difficile : 1) de s’informer clairement, 2) de trouver un archi réellement cohérent sur le sujet (avec une pensée globale), 3) de trouver des éco-matériaux – et qui plus est, locaux, et 4) de trouver des spécialistes pour réaliser la construction. Cette affirmation est volontairement forte, mais elle part d’un constat et d’un vécu personnel récents… que je retrouve aussi autour de moiOlivier a même décidé d’arrêter son projet d’éco-construction quand on lui a donné le devis répondant à ses exigences… 100% plus cher que son budget… forcément, ça calme !

Reprenons donc un peu les basiques…

1 – L’information

L’information sur l’écoconstruction ne manque pas, mais il faut savoir la trouver et passer du temps à la chercher…

Côté bouquins je n’ai pas de revue de livres à vous proposer, mais il en existe beaucoup, accessibles dans les magazines comme Castorama ou Leroy Merlin en principe. Ainsi que dans les boutiques écolos et certaines librairies, naturellement. En ligne, Alternastyle propose une belle sélection d’ouvrages, ainsi que l’association Oïkos.

Dans votre cheminement, si vous n’y connaissez rien, le site de l’ADEME est l’un des mieux pour saisir l’essentiel en peu de temps. Dans le genre très bien fait et très complet, il y a aussi le portail de l’habitat durable Voizo : il a ouvert il y a peu de temps et continue à s’améliorer – vous y trouverez des articles présentants clairement les différentes alternatives. Domsweb référence aussi depuis longtemps les solutions existant en termes de construction durable. Et Maison Eco n’est pas mal non plus !

Enfin, le mieux lorsque l’on envisage de construire et/ou de rénover consiste à aller se renseigner sur des foires expo ou des salons. A Bordeaux par exemple, lors de la foire internationale en mai dernier, tout un espace était consacré à l’habitat durable : le Creaq (Centre Régional d’éco-énergie Aquitaine) Lire la suite

A quand les maisons écolos made in France ?

Eco-Life le 8 septembre 2008, Gaëlle Courcoux

A quand les maisons écolos made in France ?

8 septembre 2008. – En France, les bâtisseurs écolos doivent encore trop souvent faire appel à des matériaux et équipements étrangers, faute de matériel français. Le coût écologique du transport généré démolit alors leurs efforts en faveur de la nature.

Maisons écologiques, passives et à énergie positive : des concepts encore trop étrangers aux Français. Et pour cause ! L’éco-construction n’en est qu’à ses balbutiements dans l’Hexagone. De fait, pour construire un bâtiment autonome en énergie, les maisons passives, et a fortiori un bâtiment à énergie positive, les Français se trouvent confrontés à quelques difficultés. Ils doivent souvent faire venir les matériaux et équipements de l’étranger, parfois de l’autre bout de la planète, réduisant du même coup les bénéfices environnementaux.

La Maison Zen, inaugurée en novembre 2007, est la première maison à énergie positive réalisée en France. A titre d’exemple, les panneaux photovoltaïques du toit viennent d’Allemagne, les triples vitrages d’Autriche et la pompe à chaleur du Japon. « Bien sûr, nous avons d’abord cherché des équipements français, mais nous n’en n’avons pas trouvé », regrette Yann Usseglio, consultant pour le cabinet d’études Cythelia spécialisé dans les énergies renouvelables et maître d’oeuvre de la Maison Zen.

« Le Grenelle de l’Environnement a créé le buzz »

Mais la France rattrape à toute vitesse ses voisins européens. Lire la suite