Conférence débat sur l’avenir du Bassin d’Arcachon le samedi 26 juin de 18h00 à 20h00 à Andernos

Collectif interassociatif du Bassin d’Arcachon, communiqué, juin 2010

Réunion d’information « écocitoyenne » avec le concours d’écocitoyen(ne)s, Associations « Le Betey, plage boisée à sauvegarder », « Les Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon », « Vive la Forêt », des adhérents de « Bassin Arcachon Ecologie », de « La Sepanso »….

Samedi 26 juin 2010

De 18 h à 20 h, à la salle RPA au Port Ostréicole Andernos

Conférence-Débat

Avenir du Bassin d’Arcachon

–          Impacts des projets locaux (SCOT/PADD/PLU)

–          Equilibre écologique du Bassin d’Arcachon

–          Les projets PADD/PLU  et ses impacts :

–          Terminologie, Scot, Plu, Padd, cos

–          Extension du port du Betey,

–          Foret du Coulin et pointe des quinconces

–          Golf immobilier Développement de l’aérodrome

–          Allongement de la jetée,

–          Matoucat et logements sociaux

–          Etalement Urbain

–          Mitage des zones naturelles

–          Les zones écosensibles

Des solutions alternatives existent : vous nous en Lire la suite

ARCACHON. Les huîtres seront désormais soumises à un test chimique

sudouest.com, Chantal roman, le 2 Janvier 2010

ARCACHON. Les huîtres seront désormais soumises à un test chimique

Le test de la souris a vécu

Les douze coups de minuit de l’année 2010 n’avaient pas encore sonné, jeudi soir, que déjà tous les ports ostréicoles étaient au courant : le fameux test souris était abandonné au profit du test chimique. Autant dire que les voeux de bonne année, envoyés par textos de cabane en cabane, ont tous salué la bonne nouvelle. Une mesure appliquée, bien évidemment, à tout le littoral français, mais qui réjouit avant tout le bassin d’Arcachon, dont les fermetures ont été récurrentes depuis cinq ans (lire ci-contre).

Olivier Laban, président de la Section régionale conchylicole, explique : « Nous avons eu la communication officielle par un courrier du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, daté du 31 décembre. Aussi ai-je voulu annoncer tout de suite la nouvelle aux collègues. Nous l’avons envoyée, par SMS, sur les téléphones portables, comme nous l’avons fait tout cet été lors de l’annonce des résultats des tests hebdomadaires. Ces fameux SMS qui terrorisaient la profession chaque semaine… »

Un grand ouf

Exit, donc, le test souris, contesté depuis des années par les ostréiculteurs ? « Il existera toujours, mais ne sera plus prédominant dans les décisions de fermeture des bassins ostréicoles, précise Olivier Laban. Ce seront les résultats des tests chimiques qui en décideront. Mais le maintien du bio test sur souris permettra d’être vigilant quant à l’apparition éventuelle de nouvelles toxines émergentes. » (1)

Dès ce mois de janvier, dans le cadre de la surveillance mensuelle des huîtres et des moules, c’est donc le test chimique qui servira d’indicateur. « Avec des prélèvements effectués le 16 janvier pour un résultat donné le 22 janvier », selon le président Laban.

On imagine volontiers que les ostréiculteurs ont poussé hier un grand ouf de soulagement. « Nous avions grand espoir, dit encore Olivier Laban. Bruno Le Maire avait réaffirmé à plusieurs reprises que le test chimique serait appliqué au 1er janvier, la France pouvant obtenir une dérogation dans le cas où ce nouveau test ne pourrait être validé à temps par les tous les pays européens. Mais voir enfin noir sur blanc la décision entérinée, c’est autre chose… Et nous allons pouvoir nous consacrer à des dossiers autrement essentiels pour le Bassin, à savoir le réensemencement des parcs ostréicoles afin de pallier le manque de stocks. »

« Le ministre a tenu parole »

Hier, Marc Druart, ancien président des ostréiculteurs, ne cachait pas non plus sa joie. Il faut dire qu’il avait démissionné de la présidence, n’en pouvant plus de se battre contre « des moulins à vent ». « Aujourd’hui, je suis heureux, dit-il. Et pour les ostréiculteurs, et pour Olivier Laban qui a repris le combat. Ce n’était pas facile. Il a fallu trois ministres, Dominique Bussereau, Michel Barnier et enfin Bruno Le Maire, pour arriver à obtenir le test chimique ! Et je dois dire que Bruno Le Maire est le seul à avoir tenu sa parole. Il a pris ses responsabilités, il a fait son boulot. »

Marc Druart garde cependant une amertume : « Je ne peux pas oublier l’annonce faite le 6 septembre 2006 par Dominique Bussereau à propos de deux personnes décédées « après avoir mangé des huîtres ». La suite a bien sûr innocenté les huîtres, nous n’en avions jamais douté, mais je l’avoue, j’en garde un souvenir très amer. Cela nous a fait très mal. À tous. »

(1) Le bio test consiste à injecter des extraits de glandes digestives de coquillages à des souris. Si deux souris sur trois meurent dans les vingt-quatre heures, les coquillages sont interdits à la vente.

La qualité des eaux en question

L’abandon du test de la souris ne va pas magiquement résoudre tous les problèmes du Bassin. Le plan d’eau subit les conséquences d’une pression démographique galopante. Entre 1999 et 2006, le Bassin a gagné 18 000 habitants, pour un total avoisinant désormais les 130 000. Plus d’habitants, c’est plus de rejets d’eaux usées, plus d’espaces bitumés et plus de ruissellement et de pollution dans le milieu marin.

La tendance se poursuit. Dans une note datée de 2008, les services de l’État estiment que le Bassin gagnera à ce rythme Lire la suite

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

sudouest.com, Chantal Roman, le 28 Décembre 2009

ENVIRONNEMENT. La présidente Françoise Branger fait le point sur les dossiers en cours

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

C’est en 1989 qu’est née l’association Bassin d’Arcachon Écologie : « Le nombre d’adhérents de BAE ne cesse de croître et l’association est de plus en plus sollicitée », relève Françoise Branger, présidente de l’association depuis cinq ans.

Une association apolitique où se retrouvent différentes sensibilités : « Beaucoup travaillent sur des dossiers, d’autres ouvrent des blogs, d’autres encore nous apportent des renseignements », explique la présidente. Les adhérents ont pour souci la protection de l’environnement du bassin d’Arcachon et le respect de sa biodiversité. De plus, BAE anime, durant l’été des visites à la découverte pédagogique de l’environnement du Bassin (1).

À l’occasion de ces vingt ans de combat écologique, de réussites aussi, Françoise Branger fait le point sur divers dossiers d’actualité.

1 Maîtriser l’urbanisation

« Le Scot, schéma de cohérence territoriale est à l’étude. C’est un enjeu énorme. Nous participons aux débats du Scot et contribuons aux commentaires écrits des propositions et documents présentés. Nous y remarquons de graves manquements quant à la prise en compte de l’environnement et de la limitation des ressources, en eau particulièrement. Les premières analyses sont inquiétantes et nous refusons une urbanisation galopante, consommatrice d’espace. Il faut préserver les habitats naturels, les paysages, coupures d’urbanisation, les trames vertes, la sauvegarde les espaces proches du Littoral.

Le Bassin est saturé sur terre comme sur mer et cela met en péril ses fragiles écosystèmes. De trop nombreux projets de lotissements menacent les dernières coupures d’urbanisation. Les extensions d’activités nautiques sont de nature à perturber le biotope marin.

2 Parc naturel marin

« Bassin d’Arcachon Écologie disposera en 2010 d’une stagiaire qui travaillera sur cette thématique. Mais le parc marin ne doit pas être un pur outil de développement. Si développement il peut y avoir, c’est dans la restauration des ressources du Bassin. Il nous faut devenir impérativement économes des écosystèmes.

Je regrette que des élus du Siba n’aient pas accepté l’inventaire scientifique proposé lors du dernier conseil. Cela aurait permis de savoir où on en est. »

3 Des priorités

« On nous accuse d’être ennemis du progrès. Or, le progrès que nous souhaitons est celui, très urgent, d’un meilleur respect de l’environnement. La sauvegarde et la restauration de la diversité biologique sont parmi nos priorités. Oui, nous nous opposons à l’accroissement ininterrompu de l’afflux de population, à l’avancée inextinguible de l’urbanisation, à la constante extension des voies routières et autoroutières, au perpétuel développement du nombre de places de ports et d’anneaux de mouillage. Quant au photovoltaïque, nous n’y sommes pas favorables s’il est synonyme de déforestation, alors que tant d’espaces, comme les toitures sont disponibles et pourtant inutilisés pour l’implantation de panneaux solaires. »

4 Des partenaires

« Bassin d’Arcachon Écologie est membre de la Sepanso, de la Coordination environnement du bassin d’Arcachon (Ceba), du Collectif déchets girondin, mais aussi du Collectif aquitain contre les rejets en mer, de la Coordination bassin d’Arcachon. Nous sommes aussi partenaires de l’Association contre le contournement autoroutier de Bordeaux, du collectif Gironde Copenhague luttant contre le changement climatique d’origine Lire la suite

Jean Jouzel : L’été andalou sera dans le Sud-Ouest avant la fin du siècle

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 19 Octobre 2009

L’été andalou chez nous avant la fin du siècle

RÉCHAUFFEMENT. Le climatologue Jean Jouzel était la semaine dernière à Arcachon pour brosser l’évolution du climat régional au cours du XXIe siècle. Chaud devant

A 62 ans, Jean Jouzel est sans doute le plus médiatique des climatologues français. Vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS en 2002, il est mondialement connu pour ses travaux sur les glaces de l’Antarctique et du Groenland, qui participent à la reconstitution du climat passé de la Terre.

La semaine dernière, ce Breton a fait escale à Arcachon, à l’invitation de la Direction départementale de la jeunesse et des sports de Gironde, qui y organisait un colloque, « Développement durable et littoral ». Au cours de son exposé au Palais des congrès et ensuite lors d’une rencontre avec la presse, Jean Jouzel s’est efforcé de dessiner les contours du climat qui s’installera sur le sud-ouest de la France dans la seconde partie du XXIe siècle. Ça va être chaud…

1 Le réchauffement est inéluctable

« Le réchauffement global est sans équivoque. Onze des douze dernières années sur le globe ont été les plus chaudes depuis 1860. Ce réchauffement est pour l’instant limité à un peu moins de 1 degré. Cela s’est notamment traduit, au cours du XXe siècle, par une hausse de 15 à 20 centimètres du niveau des océans, du fait de la fonte des glaces et de la dilatation des océans.

On sait que le réchauffement va se poursuivre. Le climat des années 2020-2030 se traduira par une température en hausse de quelques dixièmes de degré supplémentaires, ce qui n’est pas neutre. Il sera tributaire des gaz à effet de serre, d’ores et déjà présents dans l’atmosphère. Quoi qu’on fasse subir au climat au cours des années à venir, les effets n’en seront pas perceptibles immédiatement. En revanche, les efforts à produire dans les deux prochaines décennies seront essentiels pour la définition du climat de la fin du siècle. Il ne s’agit plus des générations futures. Mais de celle de nos enfants ou de nos petits-enfants. »

2 La canicule devient la norme estivale

« Le sud-ouest de la France a gagné un peu plus de 1 degré au cours du XXe siècle. La situation ne va pas évoluer de la même façon dans la deuxième partie du XXIe siècle, selon différents scénarios du Giec. On rencontre des incertitudes sur l’ampleur du réchauffement et sur ses caractéristiques régionales.

Si l’on prend le scénario A2 du Giec, le moins favorable, on aurait ici un réchauffement compris entre 4 et 6 degrés à la fin du siècle, ce qui est énorme. L’été 2003 deviendrait la norme. Ce serait un été moyen, de 3 à 4 degrés supérieur à un été de la fin du XXe siècle. Rappelons que l’on n’attribue pas directement la canicule de 2003 au réchauffement climatique, mais ça en donne une bonne image pour la période postérieure à 2050. On aurait un nombre de jours de canicule – des températures supérieures ou égales à 35 degrés – qui excéderait largement un mois. Il faut se rendre compte que l’on parle là d’un climat totalement différent. Paris vivrait à peu près les étés de Séville. Alors, Bordeaux… »

3 La pluie plus rare et plus violente

« Pour les précipitations, on va se retrouver avec une dissymétrie entre la France du Nord et la France du Sud. Pour celle-ci, on s’achemine vers des précipitations estivales de 20 à 40 % inférieures à ce qu’elles sont aujourd’hui. Mais elles seront plus intenses, d’où des risques d’inondations.

Dans un climat plus chaud, l’évaporation augmente, ce qui rendra central le problème de l’accès à la ressource en eau. Le partage s’annonce Lire la suite

Arcachon le 12 octobre, Colloque « Littoral Aquitain, sports de nature, loisirs, tourisme et DD »

DRJS et CREPS Aquitaine, Communiqué, le 2 juillet 2009

La direction régionale de la jeunesse et des sports et le CREPS d’Aquitaine organisent le 12 octobre prochain au Palais des congrès d’Arcachon un colloque intitulé « Littoral Aquitain, sports de nature, loisirs, tourisme et développement durable »

Attention : colloque gratuit mais inscription obligatoire

Nous vous remercions de bien vouloir faire circuler cette information dans votre réseau…

Toutes les informations et tous les moyens pour vous inscrire, dès maintenant et pour participer à ce temps, très important, d’informations et d’échanges sont sur le site Lire la suite

Arcachon le 12 mars : journée sur « l’eau en partage »

Sud-Ouest, Bernadette Dubourg, le 11 Mars 2009

SIBA. La journée sur « l’eau en partage », demain, au Palais des congrès d’Arcachon, s’adresse à la fois aux scolaires, aux professionnels et au grand public

L’eau du Bassin dans tous ses états

Le Siba organise, demain, au Palais des congrès d’Arcachon, une journée d’ateliers, de débats et de rencontres autour de « l’eau en partage » (voir le programme ci-contre). Décryptage avec le président du Siba et maire de Lège-Cap-Ferret, Michel Sammarcelli.

« Sud Ouest ».

Pourquoi une journée sur l’eau ?

Michel Sammarcelli. Pour permettre à chacun de mieux connaître le bassin d’Arcachon et son état et d’identifier tous les acteurs des différentes activités économiques, ludiques ou touristiques. En clair, tous ceux qui créent des conflits d’usage seront, soit autour d’une table au cours d’un atelier thématique, soit assisteront à des forums, soit encore à la grande soirée débat.

Quel est l’enjeu de cette journée ?

Le bassin d’Arcachon est né de son plan d’eau, milieu extrêmement fragile. Que sera la qualité de l’eau dans 10 ou 20 ans ? Nul ne le sait.

Donc, tous ceux qui créent des conflits d’usage vont pouvoir dialoguer, se concerter et prendre connaissance des véritables enjeux. Ce bassin d’Arcachon est unique, sa richesse et son environnement sont exceptionnels. Préserver sa spécificité est le véritable enjeu de demain. D’où cette journée.

Le Bassin est-il tellement menacé ?

Oui, si les élus laissaient se développer de façon anarchique telle ou telle activité au détriment d’une autre. Le partage est donc nécessaire. Que serait le Bassin sans l’ostréiculture, sans ses villages ostréicoles et ses bateaux plats qui partent le matin sur le plan d’eau pour rejoindre les parcs ? Le Bassin ressemblerait à certaines lagunes méditerranéennes ou ibériques, et cela, nous n’en voulons pas.

Quelles personnes souhaitez-vous particulièrement sensibiliser ?

Tout d’abord nos enfants. Avoir la prétention de transmettre le bassin d’Arcachon sans associer nos enfants serait une erreur. La journée débute d’ailleurs par une participation active de 900 enfants des écoles primaires du Bassin, (CE2, CM1 et CM2) avec la collaboration des inspecteurs de l’Éducation nationale, autour de huit ateliers thématiques.

Il y aura notamment la reconstitution d’un parc ostréicole de 55 m de long sur la plage. Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole, a souhaité s’associer aux enfants pour réaliser avec eux un véritable travail pédagogique.

Et les professionnels ?

Deux forums très ciblés sont organisés à l’attention des bâtisseurs, architectes, urbanistes, géomètres, car la qualité du plan d’eau dépend aussi de l’urbanisation, ainsi qu’à l’attention des agents municipaux en charge des espaces verts que le Siba a sensibilisés à l’utilisation excessive de pesticides. On sait où cela conduit. Ils recevront, d’ailleurs, un guide des bonnes pratiques et un plan de désherbage type.

Quelle place est réservée au grand public ? Lire la suite

900 ha de friches urbaines pour l’avenir de Bordeaux

Le Monde, Claudia Courtois, le 3 mars 2009

900 hectares de friches urbaines pour l’avenir de la ville

L’évolution de la forme, de l’image et de l’usage de Bordeaux a été le pari de la ville et l’obsession de son maire actuel, Alain Juppé (UMP). « Il y a une équation particulière à Bordeaux, reconnaît Bruno Fortier, Grand Prix de l’urbanisme 2002 et urbaniste conseil de la municipalité depuis cinq ans. Alain Juppé est passionné par le sujet. »

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Un an après son élection à la tête de la capitale girondine en 1995, M. Juppé, alors premier ministre, avait présenté le premier acte de son projet urbain. Avec, à la clé, deux révolutions : la construction du tramway, qui désormais quadrille la ville en étoile, et l’ouverture de Bordeaux sur la Garonne. Le but était d’éviter l’étalement urbain sur une vaste zone continue, de Libourne à Arcachon.

Treize ans plus tard, cette première phase est achevée « à presque 100 % », selon le maire de Bordeaux, qui vient de présenter l’acte II du projet urbain. Lundi 2 mars, dans les salons de l’hôtel de ville, devant un parterre d’architectes, d’urbanistes et de promoteurs immobiliers, il a présenté sa vision de la ville « à vingt ans » qui doit servir de base à la concertation avec les professionnels et les habitants. « L’objectif est de faire de Bordeaux une métropole durable à l’échelle humaine, a déclaré M. Juppé. Je suis au début de mon nouveau mandat de maire, il est temps de passer à une autre étape et de faire passer un message de confiance dans cette période de crise. »

Aujourd’hui, Bordeaux et huit communes périphériques comptabilisent 43,8 kilomètres de tramway, transportant 170 000 voyageurs par jour avec, sur certains secteurs, une fréquentation supérieure de 20 % à celle des bus avant l’arrivée du tramway. L’immobilier d’entreprises a connu des années euphoriques jusqu’à fin 2008 et les prix ont retrouvé des valeurs dignes d’une capitale régionale. Enfin, la ville, qui avait perdu 22 % de ses habitants entre 1962 et 2000, a connu une des plus fortes poussées démographiques françaises sur la période 1999-2006 (+ 7 %). La population nouvelle est plutôt jeune, familiale, diplômée, soucieuse de l’environnement et de la vie urbaine. « Les quartiers bourgeois traditionnels n’ont pas bougé alors que les anciens quartiers populaires (Chartrons, Saint-Pierre, la Bastide) se sont « boboïsés », confirme Thierry Oblet, maître de conférences en sociologie à l’université Bordeaux-II, spécialiste des politiques urbaines.

L’acte II du projet urbain de la ville vise à mettre en cohérence des projets pour la plupart déjà connus. Il s’appuie sur une situation unique : de Bordeaux-Nord à la gare Saint-Jean, la ville dispose d’un chapelet de friches, d’anciens terrains industriels ou laissés à l’état sauvage, soit près de 360 hectares le long de la Garonne, 900 en intégrant le bâti existant. Le maire et les techniciens appellent cet axe « l’arc de développement durable » : six zones identifiées avec, pour chacune d’elles, un projet mixant habitat, bureaux et espaces publics. Le tout sous la double contrainte du développement durable et de la mixité sociale, des mentions désormais obligatoires dans tout programme urbain. « Ces friches sont une chance fantastique pour l’avenir de Bordeaux et de l’agglomération, assure Michel Duchène, adjoint d’Alain Juppé et vice-président à la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) chargé de l’urbanisme. Elles sont idéalement placées, souvent à une dizaine de minutes du centre-ville. »

Ce projet s’articule aussi autour des deux futurs franchissements de la Garonne. De nouveaux quartiers doivent sortir de terre, irrigués par un transport en commun en site propre : deux au nord, autour du pont levant Bacalan-Bastide, avec l’aménagement des bassins à flot rive gauche et, sur l’autre rive, la création ex nihilo d’un quartier d’habitations et de bureaux jouxtant un vaste parc longeant les quais.

Au sud, Lire la suite