Antennes-relais : consensus impossible ?

journaldelenvironnement.net, Victor Roux-Goeken, le 24 mars 2009 

Antennes-relais : consensus impossible ?

Tenir compte d’un potentiel impact sanitaire des ondes, sans mécontenter les opérateurs de téléphonie mobile, ni les associations. C’est l’équation que devra résoudre le gouvernement lors de la table ronde «Radiofréquences, santé, environnement», le 23 avril prochain. Afin d’apaiser les débats parlementaires lors de l’examen du projet de loi Grenelle II.

Augmenter le nombre d’antennes pour réduire les risques sanitaires présumés liés aux ondes électromagnétiques ? C’est une des conclusions à laquelle la réunion «Radiofréquences, santé, environnement» pourrait aboutir le 23 avril prochain. La table ronde a déjà été reportée deux fois pour des raisons d’agenda, selon le ministère.
Bien que plusieurs décisions judiciaires récentes aient invoqué l’«angoisse subie» par la population pour justifier le démantèlement des antennes-relais (1), le délégué général d’Agir pour l’environnement Stéphane Kerckhove estime qu’une augmentation du nombre d’antennes ne posera pas de problème d’acceptabilité «tant que les seuils d’exposition mesurés sont réellement inférieurs à 0,6 volt par mètre». Cette valeur est celle considérée par les associations comme seule susceptible d’écarter tout risque lié aux ondes électromagnétiques.
En attendant, les associations se plaignent du manque d’informations sur les modalités de ces futurs Etats généraux. Discussion dans l’esprit du Grenelle ? Tables rondes ? Colloques ? Les pouvoirs publics eux-mêmes ne le savent pas, de l’aveu d’un représentant du Meeddat. Et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, n’a pas encore rencontré toutes les parties. La table ronde devrait toutefois prendre la forme d’un «Grenelle des fréquences», hors lignes à très haute tension (THT), «le sujet étant déjà suffisamment complexe», indique-t-on au Meeddat.

Sur la téléphonie mobile, le gouvernement a des propositions à faire: restrictions d’usage pour les enfants de moins de 12 ans et vente obligatoire, si l’Union européenne le permet, de portables avec kit mains libres. Des mesures déjà présentes dans le projet de loi de transition environnementale, dit «Grenelle II» (2). La réunion doit aussi servir à apaiser les débats parlementaires.

Le gouvernement n’a pas de position officielle sur les antennes-relais. C’est sur ce sujet que le consensus sera le plus difficile à atteindre. Les pouvoirs publics n’ont pas fait preuve d’une grande diplomatie sur ce sujet sensible pour les associations. «(…) l’hypothèse d’un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ne peut être retenue», Lire la suite

Le DD à l’ordre du jour en Pays Sarladais

Sud-Ouest, le 19 Février 2009

Le développement durable à l’ordre du jour

L’Apeb (Association de protection de l’environnement belvésois) a tenu son assemblée générale jeudi dernier à Belvès.

L’occasion pour le président Daniel Peyrus de rappeler les actions conduites en 2008 et les conférences en particulier sur l’alimentation bio et les énergies renouvelables.

Au cours de l’année 2009, devraient être évoqués certains sujets comme : les antennes de téléphonie mobile, implantées à moins de dix mètres du collège ; les fumées des charbonnières dont on n’est pas sûr que les incinérateurs fonctionnent correctement. Une délégation de l’association a été reçue par le responsable du site, puis par le sous-préfet de Sarlat, avec un représentant de la Sepanso. Tout devrait être fait pour que l’industriel respecte le règlement qui lui est imposé tant pour les fumées que pour la clôture du site.

Un bémol

Des délégations de l’Apeb sont régulièrement reçues par la municipalité avec laquelle elles entretiennent de bonnes relations. Pourtant, le communiqué suivant a été formulé à son adresse : « L’Apeb aurait souhaité qu’au cours de la cérémonie des voeux à la mairie, la crise de l’environnement soit évoquée. Il est urgent pour notre survie et celle de nos descendants de modifier nos comportements, nos sociétés consommant plus que ce que la terre peut produire et rejetant plus que ce qu’elle peut éliminer. Peut-être serait-il opportun de profiter de la crise économique actuelle pour mettre en place une autre politique permettant un développement durable (économie d’énergie, investissement dans les énergies renouvelables, développement, créateur d’emplois, de l’agriculture biologique, par exemple). C’est ce que nous demandons à nos élus locaux. »

Boudin bio

Comment arriver au bio ? Une question qui donnait lieu ensuite à un débat passionné. Si les finalités sont les mêmes, les approches, elles, ne sont pas identiques. Doit-on se permettre d’aller vers un bio progressif sans bouleverser les habitudes, ou bien faut-il trouver le bio tout de suite là où il est proposé ?

Toujours est-il que la volonté commune est de le défendre. Ainsi, l’Apeb a proposé samedi une fête du boudin bio, Lire la suite