NOBATEK. Le centre de ressources dédié à la construction durable s’est installé dans un bâtiment pilote à Anglet

sudouest.com, Philippe Hemmert, le 19 Novembre 2009

NOBATEK. Le centre de ressources dédié à la construction durable s’est installé dans un bâtiment pilote

L’habitat écologique expose sa nouvelle vitrine à Anglet

La côte basque accueille depuis cet été l’un des rares bâtiments aquitain labellisé HQE (haute qualité environnementale). Et d’ici quelques mois, cet équipement devrait être le premier de la région à décrocher la certification BBC (bâtiment basse consommation) très en vogue en Europe du nord, mais encore peu répandue en France.

C’est là une première réalisation très concrète de Nobatek, le centre de ressources technologiques dédié à la construction durable. Autrement dit un laboratoire d’idées – et de solutions – pour rendre notre habitat plus respectueux de l’environnement et plus économe en énergie. Depuis sa création, il y a cinq ans, cette émanation de la fondation espagnole Tecnalia, co-financée en France par la fédération des entreprises du BTP, a d’emblée été sollicitée sur des projets très divers.

Une approche globale

Recherche d’une optimisation thermique dans la rénovation de l’habitat social – une commande de la SEMSIB de Bègles -, valorisation des déchets industriels comme matériaux de remblai dans le BTP au Pays Basque, utilisation maximale du bois naturel dans les schémas de construction au Québec, etc… Ces pistes d’expérimentation ont été les pionnières. Mais la structure a entretemps considérablement étoffé sa panoplie.

Matériaux, systèmes, process, eau énergie, architecture, urbanisme ?.Le centre de recherches présente aujourd’hui une pluridisciplinarité qui lui permet de proposer une approche globale à ses clients. Présent sur de nombreux marchés d’aménagement en Aquitaine, Nobatek développe en cette année 2009 une activité de plus de 2 millions d’euros pour une centaine de projets traités.

« Le secteur du bâtiment absorbe 40 % des ressources énergétiques de la planète, il est donc urgent de réfléchir à des solutions alternatives » répète Jacques Tortos, le directeur de Nobateak, à la tête désormais forte d’une trentaine d’ingénieurs. L’équipe a en effet doublée ses effectifs en juillet dernier, après la fusion avec Ecocampus, une cellule de transfert de technologie de l’ENSAM de Bordeaux.

Innover, le maître mot

Du coup, Nobatek possède aussi un pôle relais dans la capitale girondine, même si son siège social reste à Anglet et offre dorénavant une formidable vitrine de son activité. Car le nouveau bâtiment du centre de recherche, dans les Landes de Juzan, entre Cantau et Montaury, constitue le parfait reflet de sa vocation.

Tout y est passé au crible de l’aménagement durable. L’orientation Lire la suite

Bizi manifeste à vélo entre Bayonne et Anglet

sudouest.com, Camille Ponthieux, le 31 Aout 2009

MANIFESTATION. Samedi, avait lieu une balade à vélo, entre Bayonne et Anglet

Oui au transport écolo

«Oui au Chronobus », « Copenhague J-100 » ou « la planète en danger ». Tels étaient les slogans affichés sur les pancartes du joyeux cortège qui a rassemblé près d’une centaine de cyclistes, samedi après-midi, entre Bayonne et Anglet. L’invitation avait été lancée par le groupe altermondialiste basque, créé au début de l’été, Bizi !. Objectif : défendre les voies de Chronobus, demander leur extension à tout le BAB et promouvoir les transports écologiques.

Les manifestants se sont rassemblés, dès 15 heures, devant la mairie de Bayonne. Leurs motivations étaient très diverses. Bernard et Patricia, deux Bayonnais, avaient pris le Chronobus pour la première fois le matin même. « Il est vrai qu’il va falloir un peu de temps avant que les gens changent leurs habitudes, souligne Bernard. Mais c’est un vrai confort. En cinq minutes, vous reliez le centre de Bayonne à Anglet. Et c’est beaucoup moins cher que la voiture ».

Xavier, lui, aime se déplacer à vélo et tient à soutenir la création de nouvelles pistes cyclables : « Il y avait un gros manque jusqu’à ce que les voies de Chronobus soient créées. Surtout pour une zone aussi touristique. Aujourd’hui, nous sommes plus sécurisés. »

« Dans le sens de l’histoire »

Après avoir habillé les vélos aux couleurs de l’association, le cortège s’est élancé en direction des allées Paulmy, face à des automobilistes plutôt circonspects.

« Il faut qu’il y ait une réelle prise de conscience qu’il faut changer d’attitude maintenant, explique Xabier, un des militants de Bizi !. Beaucoup parlent de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique. Tout le monde s’inquiète mais quand il s’agit de la pratique, il n’y a plus personnes. Cette balade servira à montrer l’exemple et à couper l’herbe sous le pied de ceux qui se plaignent du Chronobus. »

Le 7 juillet dernier, les voies de Chronobus avaient été inaugurées, provoquant un tollé général, notamment chez les commerçants. « C’est sûr, certains aménagements sont aujourd’hui nécessaires pour améliorer le dispositif, note l’adjoint à l’urbanisme à la mairie d’Anglet Jean-Pierre Voisin, à l’accueil des manifestants samedi. Mais nous sommes persuadés que notre démarche va dans le sens de l’histoire. À terme, au moins trois lignes de Chronobus devraient voir le jour. »

Une bonne nouvelle pour les manifestants qui ont demandé la création d’une Lire la suite

Attac Anglet 26 mars : Justice sociale et crise écologique

lejpb.com, Claire Deruy / présidente d’Attac Pays Basque, le 24 mars 2009

Agir à toutes les échelles pour sortir de la crise globale actuelle !

Pour Attac (Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens), la crise actuelle est une crise globale financière, économique et sociale mais aussi écologique et alimentaire ; elle se déploie à toutes les échelles, locale, nationale, européenne et mondiale ; il est donc vain de prétendre trouver des solutions uniquement à une de ces crises ou à un seul échelon.

C’est pour montrer l’interdépendance des crises et donc des solutions que Attac Pays Basque a programmé le jeudi 26 mars à 20 heures à la Maison pour Tous d’Anglet une conférence intitulée Justice sociale et crise écologique : quelles solutions pour l’Union Européenne ? et qu’elle participera aussi le samedi 28 mars à 10 h 30 autour des halles de Bayonne à la journée internationale de protestation contre le G20 décidée par le Forum social mondial.

Dans la conférence du jeudi, Geneviève Azam, enseignante-chercheuse en économie solidaire à l’Université de Toulouse et membre du conseil scientifique d’Attac France, montrera que les solutions à la crise écologique ne se feront pas au détriment de la Justice sociale ! En effet, l’Union Européenne, si elle veut faire face à la crise écologique, devra non seulement remettre en cause l’économie productiviste mais aussi la mise en concurrence sociale des peuples que le principe de «concurrence libre et non faussée» provoque. Au nom de ce principe, les salaires, les conditions de travail, les prestations sociales et les services publics sont revus constamment à la baisse tandis que la surexploitation des ressources naturelles, l’emploi de produits chimiques et les transports délirants des marchandises entre site de production et de consommation se poursuivent.

Geneviève Azam insistera sur la nécessité d’en finir avec une société de consommation, forcément soutenue par l’endettement des ménages puisque le pourvoir d’achat est en berne ; on doit fonder une société de consommations collectives, par exemple en remettant en cause le tout-voiture au profit d’une ambitieuse politique de transport collectif ; elle interrogera aussi les illusions de la «croissance verte» qui laisse intact le mythe productiviste et proposera de véritables politiques alternatives à l’échelle européenne, en insistant sur la nécessité de relocaliser réellement l’économie afin que les citoyens se réapproprient les conditions et les choix de production.

Le samedi 28, c’est de l’échelle mondiale dont il sera question lors de la manifestation contre le G20 ; mais chacun a pu hélas voir les conséquences locales de la crise financière mondiale ; la crise économique, sociale, écologique, Lire la suite

Carmantrand : Notre planète va mal, c’est à chacun d’agir

Sud-Ouest, Christophe Berliocchi, le 6 mars 20009

ENVIRONNEMENT. Le Royal diffuse le 14 mars « Nos enfants nous accuseront », suivi d’un débat animé par Daniel Carmantrand, spécialiste des questions environnementales

« Notre planète va mal, c’est à chacun d’agir »

 «Si l’on n’agit pas pour préserver notre environnement, d’ici 50 ans, Anglet sera sous l’eau ! Notre planète est très malade. Mais rien n’est encore inéluctable, à condition de se réveiller, et d’agir chacun à notre petite échelle. »

Daniel Carmantrand, qui vit au Pays Basque n’est pas un écologiste radical. Son action, à travers l’association qu’il a créée Planet it’s up to you est plutôt d’informer et éduquer.

« Je suis là pour éveiller les consciences », dit cet architecte et conférencier, qui interviendra au Royal le samedi 14 mars à 9 h 30 après le film de Jean-Paul Jaud, « Nos enfants nous accuseront » (1).

« Sud Ouest ».- Vous sentez-vous proche de Nicolas Hulot ?

Daniel Carmantrand. Je soutiens bien sûr son engagement, car notre planète est malade. Il s’était beaucoup investi avant le Grenelle de l’environnement, là on le voit moins, je crois savoir qu’il est touché, car cela n’a pas donné grand-chose en réalité. Le combat écologique n’est pas que politique, je crois davantage aux actions de prévention et d’information, auprès des enfants notamment.

Vous êtes engagé dans ce combat depuis combien de temps ?

Depuis tout petit, j’ai toujours été sensibilisé par la nature, l’environnement. J’ai été marqué par le livre d’Yves Coppens quand j’avais 13 ans, il disait que l’homme ne pouvait évoluer qu’en tenant compte de son environnement. Je voulais être vétérinaire, j’ai fait des études d’ingénieur agronome avant de devenir architecte ! J’ai beaucoup voyagé et des séjours à Madagascar m’ont, par exemple, profondément marqué quant à la préservation de notre planète.

L’état de la planète et la crise actuelle ne sont pas dissociables ?

Tout est lié, au moment où la Terre est malade, la crise économique, sociale et humaine n’a jamais été aussi forte. Il faut relire « Effondrement » de Jared Diamon, un livre référence où il explique le déclin des sociétés, comme les Mayas, qui n’ont pas su maîtriser leur croissance en respectant l’environnement. Elles n’ont pas pris le recul nécessaire et l’ont payé cash.

Vous ne croyez pas à l’action des politiques ?

Les politiques sont soumis à la pression des lobbies et en terme d’écologie, les dossiers n’ont pas vraiment avancé ! Aujourd’hui, les consciences s’éveillent, les gens sont en train de prendre la mesure du problème, on le voit avec le succès du bio. Je pense que les politiques et les lobbies ne pourront que suivre la pression populaire.

Sinon que va-t-il se passer ?

On court à la catastrophe ! Lire la suite

DD au Pays Basque

Le journal du Pays Basque, Antoinette Paoli, 4 septembre 2008

Des projets de développement à tendance très durable dans les communes

Depuis les dernières élections municipales, bon nombre de nouvelles équipes y vont de leur projet de développement durable. Le mot est tendance, et pourrait vite devenir un grand sac fourre-tout, dans lequel on y jetterait pêle-mêle l’environnement, les questions sociales, le transport et autres. Certaines collectivités ont échoué à mettre en oeuvre des politiques publiques innovantes de développement durable, ou bien d’autres l’ont réduit à une politique environnementale. Il faut dire que les chantiers en cours sont vastes et ambitieux, car les défis du XXIe siècle sont grands. Alors accès d’opportunisme ou vraie prise de conscience ?

Les communes d’Anglet et d’Urrugne planchent sur des chantiers à long terme où l’ambition affichée, voire l’utopie, est de révolutionner les modes de vie, former les jeunes générations, mieux communiquer, créer des ponts entre les communes et les citoyens grâce notamment à la démocratie participative.

Anglet avec son «Agenda 21» et la commune d’Urrugne réfléchissent donc à des projets dits «transversaux» dans le jargon institutionnel, ce qui signifie appliquer le développement durable à différents domaines de la cité. En s’appuyant sur la prise en compte globale des problématiques, on agit sur le local. La nouvelle équipe de Jean Espilondo à Anglet, a pris le taureau par les cornes, sous la houlette de Bernard Marti, en charge de ce vaste programme : c’est le premier agenda 21 local du département ; Lire la suite