Le sommet de Cancun sur le climat s’ouvre sans grand espoir

lemonde.fr, NC, le 29 novembre 2010

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/29/le-sommet-de-cancun-sur-le-climat-s-annonce-laborieux_1445512_3244.html

Le sommet de Cancun sur le climat s’ouvre sans grand espoir

Plus de 190 pays se retrouvent lundi au Mexique pour tenter de redynamiser la lutte contre le changement climatique.

L’ONU cherche à donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique. A partir du lundi 29 novembre, jusqu’au vendredi 10 décembre, 194 pays se retrouvent à Cancun, au Mexique, pour la 16e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Ils vont ainsi tenter de parvenir à un accord visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre et tourner enfin la page de Copenhague, après l’échec de décembre 2009.

Quel est l’objectif du sommet de Cancun ?

L’enjeu de cette 16e conférence, surnommée COP16, est le même que celui de la 15e qui s’était tenue à Copenhague : fixer les règles de l’après-Kyoto. Car le protocole à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adopté à Kyoto le 11 décembre 1997, fixait des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et principalement de CO2, par rapport au niveau de 1990, pour la période 2008-2012.

Entré en vigueur en 2005 et ratifié par 183 pays, le traité arrive à échéance le 31 décembre 2012. A Cancun, les délégations doivent plancher sur les bases d’un nouvel accord, pour s’engager à des objectifs pour la période 2013-2020.

Qui va participer aux négociations ?

Les délégations des 194 pays membres de la CCNUCC ont rejoint la station balnéaire mexicaine pour participer aux négociations qui se tiennent au centre des congrès et au Moon Palace, un complexe hôtelier en bord de mer. Mais cette fois, ce ne sont plus les chefs d’Etat et de gouvernement qui conduisent ces délégations, comme pour Copenhague, mais les ministres de l’environnement.

Selon les associations écologistes, cette nouvelle organisation pourrait alléger la pression sur le sommet et faciliter les débats. Les négociations seront orchestrées par la Costaricaine Christiana Figueres, nouvelle secrétaire exécutive de la CCNUCC, qui succède au Néerlandais Yvo de Boer. La délégation européenne sera menée par Joke Schauvliege, la ministre  de l’environnement flamande, tandis que Brice Lalonde se chargera des négociations pour la France.

Quel avait été le bilan de Copenhague ?

Le 18 décembre 2009, après douze jours de négociations, la COP15 s’était soldée par un bilan des plus décevants : un accord non contraignant, signé par seulement 140 pays et obtenu par des négociations de couloirs entre une vingtaine de chefs d’Etat, au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine. Son contenu est par ailleurs loin d’être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées : s’il réitère la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la « coopération » pour limiter les émissions « aussi tôt que possible ».

En France, comme partout ailleurs dans le monde, associations et partis écologistes avaient dénoncé cet Lire la suite

La nouvelle donne du ministère de l’écologie

novethic.fr, Véronique Smée, le 15 octobre 2010

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La nouvelle donne du ministère de l’écologie

Nathalie Kosciusko-Morizet est nommée ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement dans le nouveau gouvernement annoncé dimanche 14 novembre. Elle devient numéro quatre du gouvernement mais n’est pas ministre d’État, contrairement à Jean-Louis Borloo, qui quitte le gouvernement.

François Fillon a nommé Nathalie Kosciusko-Morizet ministre de l’Écologie. Elle était auparavant secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique. Agée de 37 ans, elle a occupé la fonction de secrétaire d’Etat à l’écologie de juin 2007 à janvier 2009, date du dernier remaniement. Beaucoup avaient évoqué à l’époque sa nomination à l’économie numérique comme une « punition » , après ses prises de position et ses critiques contre les lobbies lors du vote de la loi sur les OGM, dont elle s’était finalement excusée sous la pression du Premier ministre, François Fillon.

Député de l’Essonne avant son entrée au gouvernement, elle a également été rapporteur de la Charte de l’environnement à l’Assemblée nationale et a participé au processus du Grenelle de l’environnement.

Si NKM conserve deux secrétaires d’Etat qui lui sont rattachés -Benoist Apparu, qui demeure secrétaire d’État au Logement, mais plus à l’Urbanisme; et Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse qui devient secrétaire d’Etat aux Transports à la suite de Dominique Bussereau-, elle perd en revanche Valérie Létard, en charge des technologies vertes auprès du ministère, qui quitte le gouvernement. Enfin, l’ex-secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno est nommée secrétaire d’Etat aux sports.

Un portefeuille plus restreint

Lors du précédent remaniement, le portefeuille de Jean-Louis Borloo (numéro 2 du gouvernement) avait été élargi à la Mer, aux technologies vertes et aux négociations climatiques. Quatre pôles opérationnels avaient été définis : transports, aménagement du territoire, politiques énergétiques, ressources naturelles et biodiversité. Ce n’est plus le cas dans les nouvelles attributions du Ministère : l’énergie est confiée à Eric Besson, nommé ministre de l’Industrie, de l’énergie, de l’économie numérique. L’aménagement du territoire intègre le portefeuille de Bruno Le Maire, désormais ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire.

Critiques des écologistes

S’ils saluent la compétence de NKM et son courage politique, le fait que l’énergie soit retirée du nouveau ministère fait l’objet de vives critiques de la part des écologistes. « Pour l’avenir des énergies renouvelables, c’est catastrophique », a déclaré Arnaud Gossement (Droit et Environnement). « Il y a des forces hostiles à nos propositions, le monde de l’industrie fossile et nucléaire. Ils ont gagné ce soir », a également déclaré à l’AFP le directeur-général du WWF Serge Orru. Le parti de Corinne Lepage CAP 21 a indiqué dans un communiqué que Lire la suite

Développer les filières courtes d’écomatériaux – Guide à destination des collectivités territoriales

amisdelaterre.org, Cyrielle Den Hartigh, communiqué, le 3 juin 2010,

Développer les filières courtes d’écomatériaux – Guide à destination des collectivités territoriales

Les Amis de la Terre publient un nouveau guide sur le développement des écomatériaux, avec le soutien de plusieurs associations de collectivités territoriales. Y sont proposées des pistes d’actions pour soutenir l’émergence de filières locales d’écomatériaux et leur utilisation dans les constructions et réhabilitations de bâtiments : soutien aux professionnels, aides aux particuliers, sensibilisation, information, politiques d’achats publics notamment.

Le dernier projet de loi Grenelle 2, qui doit encore passer en commission mixte paritaire, aborde du bout des lèvres la question des écomatériaux dans ses articles 4 et 71. Aucune mesure concrète n’y est proposée qui pourrait réellement soutenir le développement des écomatériaux dans la construction et la réhabilitation des bâtiments. La seule réelle avancée est que le mot « écomatériaux » existe maintenant dans un texte ayant une valeur juridique. En savoir plus.

Pour Martine Laplante, Présidente des Amis de la Terre, « Les solutions sont dans les territoires : initiatives citoyennes, associations locales, actions des collectivités territoriales. Nous ne pouvons pas attendre que les solutions viennent des avancées législatives. Nous mettons donc toute notre énergie dans le soutien à ces initiatives locales, respectueuses de l’environnement et intégrées dans un développement social au bénéfice de tous. »

Bois, paille, chanvre, lin… les écomatériaux font de plus en plus parler d’eux. Mais il est encore complexe de se les approprier et des les utiliser sans information adéquate ou ressources financières suffisantes. Le guide Développer les filières courtes d’écomatériaux (1) donne des clefs aux collectivités territoriales pour soutenir l’émergence et la structuration de filières locales d’écomatériaux pour les constructions et rénovations de bâtiments.

Exemples concrets et explications pratiques sont détaillés pour les thèmes suivants :

– Le soutien aux acteurs professionnels ;

– Les incitations à l’amélioration de l’habitat ciblées sur l’utilisation des écomatériaux ;

– Les achats publics et l’utilisation des écomatériaux par les collectivités territoriales ;

– L’information et la sensibilisation du grand public et des professionnels ;

– La structuration et le soutien aux filières courtes d’écomatériaux.

« Pour les collectivités territoriales engagées sur des chantiers publics respectueux de l’environnement, les écomatériaux constituent un outil stratégique et incontournable, développe Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Habitat Écologique aux Amis de la Terre. Parce qu’ils sont susceptibles d’apporter des Lire la suite

Les ONG et l’alerte écologique

laviedesidées.fr, Sylvie Ollitrault, le 8 décembre 2009

Les ONG et l’alerte écologique

La préoccupation écologique semble aujourd’hui faire consensus. On en oublierait presque que ce sont des ONG, longtemps perçues comme marginales, qui les premières ont donné l’alerte et porté le mouvement pour la protection de la planète. Retour sur trente années de mobilisations qui ont changé les représentations.

La défense de l’environnement appartient à la catégorie de ces grandes causes mondialisées comme la lutte contre les discriminations ou la promotion des droits de l’homme. Ce qui se joue à Copenhague relève d’un agenda international qui réunit les représentants des gouvernements, les experts internationaux et les organisations non-gouvernementales (ONG). Le rôle de ces dernières en matière de protection de la planète est complexe ; toutefois, depuis l’origine, le cœur de leur action consiste à informer l’opinion publique et à diffuser l’idée que les enjeux environnementaux réclament des décisions d’urgence. Il s’agit pour elles d’alerter l’opinion, de souligner les paradoxes des politiques publiques internationales – notamment les écarts de conduite des États.

Cependant, à l’occasion de cette conférence, on peut constater que les ONG ont peu renouvelé leur répertoire d’action collective, c’est-à-dire les manières et les mises en scènes permettant de porter la plainte ou de défendre un intérêt (en l’occurrence, la défense de l’environnement). Si le scénario est si bien réglé que les acteurs ne font pas preuve d’inventivité, c’est que les organisations sont de véritables professionnelles de la contestation et que leur savoir-faire militant est extrêmement bien rôdé.

Dans la galaxie des contestataires écologistes, certains groupuscules affectionnent l’action directe sans pesanteur organisationnelle (anti-pub, antivivisection, etc.), d’autres réseaux d’obédience anarchiste et antimondialisation peuvent choisir des modes de vie radicalement alternatifs (squatt, retour à la nature). Les partis politiques écologistes, quant à eux, impulsent de nouvelles orientations, relaient des préoccupations notamment environnementales. Tous ces acteurs interagissent, parfois se connaissent, se croisent au moment des grandes mobilisations fédératrices. Néanmoins, les ONG ont un profil tout à fait singulier et incontournable au niveau des négociations internationales. Tour à tour expertes mandatées par les institutions internationales (onusiennes) ou agitatrices maniant l’arme de la mobilisation de l’opinion publique, certaines savent jouer des deux registres tandis que d’autres, en raison de leur histoire, excellent dans l’un plutôt que dans l’autre. WWF, Sierra Club ou IUCN sont reconnus par leurs travaux d’expertise sur les questions de protection, tandis que Greenpeace ou Les Amis de la Terre ont une image de trublion qu’elles utilisent à dessein. Le paysage français de la défense de l’environnement à un niveau planétaire s’est trouvé, depuis le milieu des années 1990, transformé par l’action locale de ces ONG, nées outre-Atlantique, et par l’émergence d’un nouvel entrepreneur en mobilisation, Nicolas Hulot, qui reprend des registres d’action déjà éprouvés mais en y ajoutant son aura médiatique et son style personnel.

Au moment où commence la conférence de Copenhague, cet article se penche sur le dynamisme de la mobilisation écologiste qui, à force de persévérance, a réussi à imposer ses préoccupations sur les agendas internationaux. Les ONG, aux profils si variés, sont parvenues à impulser des orientations environnementales ambitieuses alors que les acteurs politiques locaux peinaient à exiger l’application de ces mesures internationales. Dans un contexte où les questions environnementales sont prises au sérieux par les opinions publiques nationales et où les bonnes volontés politiques s’affichent de toutes parts, les ONG doivent-elles renouveler leur positionnement ? En effet, de nouveaux acteurs se déclarent écologistes (entreprises) et d’autres se disent prêts à réformer dans ce sens (les dirigeants politiques). Par exemple, le style de la Fondation de Nicolas Hulot est-il Lire la suite

Et les lauréats des Prix Pinocchio du développement durable 2009 sont…

prix-pinocchio.org, communiqué, le 25 novembre 2009

Et les lauréats des Prix Pinocchio du développement durable 2009 sont…

Les Amis de la Terre ont décerné hier soir à Paris les prix Pinocchio du développement durable 2009, sur la base des votes des internautes. Cette année, les lauréats sont Bolloré dans la catégorie « droits humains », Total dans la catégorie « environnement » et EDF dans la catégorie « greenwashing ».

Dans la catégorie « droits humains », c’est le groupe Bolloré qui a reçu le prix avec 35 % des votes pour les conditions de travail déplorables des travailleurs dans les plantations d’huile de palme de sa filiale Socapalm (Cameroun), dont elle est actionnaire majoritaire.

Le groupe Total a quant à lui reçu le prix Pinocchio dans la catégorie « environnement » avec 29 % des votes de cette même catégorie. Les internautes condamnent la multinationale française pour son implication dans le méga-projet pétrolier Kashagan (Kazakhstan), qui s’annonce comme une catastrophe environnementale et sanitaire. Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l’image moderne et éthique qu’il cherche désespérément à se donner, continue à investir massivement dans des projets fossiles polluants et archaïques.

Pour le « greenwashing » enfin, c’est EDF qui remporte le prix avec 42 % des votes de cette catégorie pour sa récente campagne de communication « Changer d’énergie ensemble » qui a coûté plus cher que les dépenses du groupe en recherche et développement dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne représentent elles-mêmes qu’une part infime du chiffre d’affaires du groupe par rapport au nucléaire.

Les Amis de la Terre organisent chaque année les Prix Pinocchio du développement durable pour dénoncer le bilan désastreux de grandes multinationales, en termes économiques, environnementaux ou sociaux. Les multinationales, toujours aussi peu encadrées, ont de plus bénéficié de financements publics sans précédent pour éviter de pâtir de la crise et ce sont les contribuables et les salariés qui doivent assumer les coûts.

Pour Gwenael Wasse, chargé de campagne pour la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre, « malgré les beaux discours, les multinationales continuent à faire ce qu’elles veulent sans être inquiétées, en s’en tenant à des accords volontaires dont l’inefficacité est flagrante. Dans la crise systémique actuelle, il est plus que jamais temps que les décideurs prennent leurs responsabilités et mettent enfin en place des lois contraignantes. Il n’est plus admissible que les intérêts privés des multinationales continuent à primer sur l’intérêt général, l’avenir de la planète et le bien-être de ses habitants ».

Les résultats des votes détaillés par catégorie sont accessibles sur Lire la suite

Verts de rage : les nouveaux militants écolos

naturavox.fr, Samia Ferjani – Ecofaubourgs, le 13 novembre 2009

Verts de rage : les nouveaux militants écolos

Les années 2000 ont vu l’émergence d’un activisme acéphale, festif, non-violent et capable de séduire les médias. Si le droit au logement et la guerre aux affiches publicitaires sont les chevaux de bataille de ce nouveau militantisme, l’écologie mobilise aussi…

Quelle contestation possible dans une société qui se targue d’avoir vu la fin des idéologies ? Une contestation festive, répondent les nouveaux militants. Exit les manifestations et le syndicalisme à la papa, avec sa hiérarchie, ses rites et son formalisme. Pour les activistes nouvelle génération de Jeudi noir, Sauvons les riches ou la BAC (Brigade activiste des clowns), l’engagement doit être aussi léger que spectaculaire. Et pour cause : l’objectif est de frapper les esprits et d’interpeller l’opinion – ce qui revient à faire la une des médias. D’où des actions ponctuelles et à forte portée symbolique, où priment l’humour, la créativité ou l’émotion. L’occupation du Canal Saint-Martin par les tentes des enfants de Quichotte, les fêtes improvisées lors de visites d’appartements aux loyers abusifs et les manifs de droite en sont autant d’exemples.

Comme le droit au logement ou la résistance à la publicité, l’écologie est un thème de prédilection pour ce nouveau militantisme. Ainsi, nombre de collectifs ont fleuri ces dernières années autour de la protection de l’environnement. Revue des troupes.

La BAD, ou Brigade d’action contre la déforestation

Emanation informelle des Amis de la Terre (une association pionnière en matière d’écologie), la BAD s’est donné pour spécialité la lutte contre la déforestation. Son credo : mettre à jour les causalités à l’œuvre dans la destruction des forêts primaires. « Le problème est lié à la surconsommation, explique Sylvain Angerand, membre de l’association, dans Un nouvel art de militer. Il faudrait consommer moins de viande, moins de papier, s’approvisionner en bois local, prendre uniquement ce que la forêt nous donne. » D’où une série d’actions coup de poing : missions de sensibilisation des consommateurs dans les magasins de meubles de banlieue, plantations « sauvages » d’arbres sur la Butte Montmartre ou la Tour Eiffel, verbalisation d’une société importatrice de bois présumé illégal et apposition de scellés factices sur le stock saisi… L’enjeu est de sensibiliser l’opinion, mais sans la braquer.

Du Carré vert à la Vélorution

Ces dernières années ont vu naître nombre de collectifs affairés à reconquérir l’espace public hypothéqué par la bagnole. Leur modèle : Reclaim the streets. Créée en 1995, cette association anglaise s’est rendue célèbre par l’organisation de street parties, ou fêtes de rue spontanées destinées à paralyser totalement le trafic routier.

Parmi les rejetons du collectif anglais, le Carré vert. Son haut fait d’armes : avoir bloqué le périphérique parisien pour y dérouler un tapis vert de 200 m2 planté d’arbustes afin d’en appeler à un nouveau partage de la voirie. Voir la vidéo ci-dessous (on conseille vivement de couper le son) :

Carré Vert envoyé par DESOBEIR. –

La reconquête de l’espace public est la revendication phare d’un autre groupe de militants : Vélorution. « Nous ne bloquons pas la circulation, nous sommes Lire la suite

Bayonne – Climat : un forum pour une prise de conscience générale

jejpb.com, Fabienne Oçafrain, le 06 novembre 2009

Climat : un forum pour une prise de conscience générale

Un mois avant la conférence mondiale des Nations Unies à Copenhague, qui se déroulera du 7 au 18 décembre, sur le changement climatique, plusieurs associations ont décidé d’organiser un forum sur cette thématique à Bayonne. Une manière pour les Amis de la Terre, ATTAC, Bizi !, la Fondation Manu Robles-Arangiz et Survie de lancer le compte à rebours devant l’importance et l’urgence de prise de conscience de la population et des politiques quant au devenir de l’humanité et de la vie sur la planète.

En effet, ce soir, dès 20 h 30 au grand amphi de la Faculté de Bayonne, une conférence sera consacrée aux causes et conséquences du réchauffement climatique et à l’importance et les enjeux du Sommet de Copenhague. Tour à tour, interviendront Patric Piro, journaliste spécialisé en environnement, Hervé Le Treut, climatologue, Jean Stéphane Devisse, responsable du pôle Changement climatique et politiques publiques au WWF, et enfin Cyrielle Den Hartigh, chargée de la campagne climat aux Amis de la Terre-France. Tous sont spécialistes et étaleront leur savoir devant le grand public.

Le premier à prendre la parole sera Patric Piro. Journaliste, spécialisé depuis 20 ans dans les questions d’écologie et des relations Nord-Sud, il présentera les enjeux du Sommet de Copenhague et réalisera une présentation globale des causes et conséquences prévisibles du réchauffement climatique. Conséquences que s’attachera de préciser Hervé le Treut. Membre du fameux Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et membre de l’Académie des Sciences, il est aussi directeur de L’Institut Pierre Simon Laplace créé au début des années 90 pour fédérer les activités de six laboratoires de la région parisienne impliqués dans les sciences de l’environnement terrestre et planétaire. Son intervention apportera donc une approche scientifique des conséquences du changement climatique en présentant les prévisions du GIEC. On notera à ce propos que le dernier rapport de ce groupe d’experts publié en 2007 évoque l’inquiétude des scientifiques quant à la hausse probable pour 2 100 de la température moyenne de 2 à 4,5 degrés et une montée du niveau des océans de 19 à 58 centimètres et les conséquences alarmantes de ces modifications.

Et le Pays Basque…

Les conséquences du changement climatique seront-elles les mêmes pour tous les territoires ? Jean-Stéphane Devisse, coordinateur de l’action des ONG pendant le Grenelle de l’environnement en 2007 précisera ce qui va changer au Pays Basque dans les décennies à venir, compte tenu du fait que ce dernier cumule les facteurs à risque : littoral, montagne et position géographique au Sud de l’Europe. Une intervention importante pour Lire la suite