La révolte citoyenne gagne du terrain en Allemagne : les actions de «désobéissance civile» se multiplient

lefigaro.fr, Patrick saint Paul, le 15 octobre 2010

 http://www.lefigaro.fr/international/2010/10/15/01003-20101015ARTFIG00608-la-revolte-            citoyenne-gagne-du-terrain-en-allemagne.php

 La révolte citoyenne gagne du terrain en Allemagne

Soutenues par les Verts, les actions de «désobéissance civile» se multiplient. 

Un vent de fronde souffle sur l’Allemagne. L’activité économique retrouve son niveau d’avant la crise. Le chômage s’apprête à tomber sous la barre des 3 millions, soit une baisse record. Mais cela n’empêche pas l’inquiétude et le mécontentement de gagner les rues, alors qu’un mouvement de «révolte citoyenne» attisé par des maladresses du gouvernement gagne du terrain. Nés de la mouvance protestataire antiatomique et pacifiste, dans les années 1970, les Verts surfent sur cette vague : d’après les sondages, les écologistes de Die Grünen, issus du Flower Power allemand, sont désormais la deuxième force politique du pays, derrière la CDU d’Angela Merkel et devant les sociaux-démocrates du SPD.

À Stuttgart, cela fait des semaines que les opposants au projet de construction d’une nouvelle gare ultramoderne campent sur le chantier pour le bloquer. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants antinucléaires ont déjà protesté contre le projet du gouvernement de prolonger la durée de vie des centrales atomiques. Depuis cette semaine, ils préparent un nouveau combat contre les transports de déchets nucléaires Castor, prévus début novembre en Allemagne. Les anti-Castor allemands s’étaient rendus célèbres dans les années 1990 en s’enchaînant sur les voies ferrées, n’hésitant pas à couler leurs chaînes dans le béton pour empêcher le passage des convois de déchets atomiques.

Cours de résistance passive 

Ils ont d’ores et déjà annoncé leur intention de saboter les chemins de fer, en retirant les pierres entre les rails, pour paralyser le transport de déchets allant à l’usine de retraitement de Gorleben, prévu le 6 novembre. Un député du parti d’extrême gauche Die Linke juge légitime cette action de «désobéissance civile». Les élus Verts appellent à bloquer les rues pour empêcher ces transports. Quelque 30 000 manifestants sont attendus autour de Gorleben à partir de début novembre pour «organiser la résistance». La police, qui juge «inquiétante l’érosion de la compréhension du droit par les partis politiques et leurs représentants », a prévu de déployer 16 500 fonctionnaires pour sécuriser le transport. Depuis jeudi, le parquet de Lüneburg (Basse-Saxe) étudie la possibilité d’engager des poursuites contre ceux qui incitent à retirer des pierres des voies ferrées.

Le bras de fer entre les manifestants et la police ne manquera pas d’écorner un peu plus l’image d’une chancelière qui semble avoir perdu pied. Début octobre, plus de 100 manifestants avaient été blessés lorsque les autorités ont fait usage de gaz lacrymogènes et de lances à incendie pour disperser plusieurs milliers de personnes après des heurts autour de la gare de Stuttgart. «Je souhaite que de telles manifestations se déroulent sans violence. Il faut toujours chercher à éviter Lire la suite

Allemagne : Rai-Breitenbach, village énergétiquement indépendant

novethic.fr, Claire Stam à Francfort (Allemagne), le 24 novembre 2009

Allemagne : Rai-Breitenbach, village énergétiquement indépendant

Autosuffisante, la commune de Rai-Breitenbach,produit électricité et chauffage à partir de copeaux de bois, sans émissions de carbone. Alors que les tractations diplomatiques précédant Copenhague s’avèrent difficiles, le concept des villages énergétiquement indépendants « Bioenergiedörfer », gagne toujours plus de terrain en Allemagne.

« Notre village ne fait plus parti du problème. Si la lutte contre le réchauffement climatique capote, nous n’y serons pour rien », déclare, non sans fierté, Horst Stapp, le maire de Rai-Breitenbach, un village situé au sud de Francfort. Cela fait maintenant plus d’un an que cette petite commune de 900 habitants, située dans l’Odenwald, la région forestière qui s’étend au sud de Francfort, se chauffe et s’éclaire grâce aux copeaux de bois de la région. Ce sont 600 000 litres de fuel et 1 200 tonnes de CO2 qui sont ainsi économisés chaque année.

Un projet qui part de la base

Cinq ans auront été nécessaires entre la visite à Jühnde, le premier village énergétiquement autosuffisant d’Allemagne, et la mise en service de la centrale à cogénération à Rai-Breitenbach en août 2008. Mais contrairement à Jühnde, le projet de Rai-Breitenbach « est parti du bas vers le haut », insiste Horst Stapp. De fait, Jühnde, devenu entre-temps une référence mondiale, est l’aboutissement d’un projet d’étude mené par l’université de Göttingen et encadré à l’époque par le Ministère de l’éducation et de la recherche. Le but de la démarche universitaire était de démontrer qu’il était possible de transformer un village classique en un village autosuffisant, en faisant de Jühnde un modèle à suivre. Un pari gagnant : « Ce qui est faisable à Jühnde l’est également à Rai-Breitenbach », conclut l’ingénieur. 

Or, si Jühnde a pu profiter des subsides de l’Etat prodigués dans le cadre du programme de recherche (environ deux millions d’euros), le village de Rai-Breitenbach n’a pas eu d’autre choix que de s’appuyer sur ses propres deniers. Première étape : convaincre les habitants du village de l’opportunité économique du projet, son coût total s’élevant à 3,5 millions d’euros. Le maire de la petite commune ne s’appesantit pas sur l’énergie qu’il a fallu déployer pour convaincre les 150 ménages… Toujours est-il qu’une coopérative a été créée, chaque ménage ayant versé 4500 euros – auxquels il a fallu ajouter les frais individuels de démontage des chaudières de fuel. Le Land de Hesse a participé à hauteur de 300 000 euros et le canton à 130 000 euros. Les 2,4 millions d’euros restant ont été financés via la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), le pendant allemand de la Caisse des dépôts.

Un projet politique

La coopérative engendre actuellement un chiffre d’affaires de 500 000 euros et fixe elle-même ses tarifs à l’énergie. Pour le moment, le prix du kilowatt/heure est fixé à 11 centimes – contre une moyenne nationale oscillant autour des 20 centimes. « Nous travaillons de manière neutre : nous ne voulons pas Lire la suite

Allemagne : La justice stoppe une centrale à charbon émettant trop de CO2

letemps.ch, Yves Petignat, le19 septembre 2009

Allemagne : La justice stoppe une centrale à charbon émettant trop de CO2

L’installation thermique de Datteln devait être la plus moderne et la plus puissante d’Europe. Les juges estiment qu’elle n’est pas conforme à l’environnement. Une première

C’est la victoire de David contre Goliath. Mais c’est aussi la première fois que les juges avancent des arguments de protection du climat, notamment les rejets de CO2, pour stopper un projet énergétique. Un coup dur pour E.ON et la politique «énergie mixte» préconisée par la chancelière Angela Merkel.

L’un des premiers producteurs d’électricité du monde, le géant allemand E.ON, 93 000 employés, 87,6 milliards de chiffre d’affaires, a dû cesser partiellement la construction de son plus grand projet de centrale thermique à charbon, à Datteln, une petite ville proche de Münster, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Un projet devisé à 1,2 milliard d’euros et qui pourrait être définitivement interrompu.

Retrait du permis

La tour de refroidissement de 180 m de hauteur est pratiquement achevée, alors que s’édifie à son pied l’une des plus puissantes centrales thermiques à charbon, une centrale monobloc de 1055 mégawatts, comparable aux centrales nucléaires. L’installation aurait dû livrer un tiers de sa production à Deutsche Bahn. Mais, vendredi, les travaux des dépôts d’ammoniaque, de charbon et de cendre, ainsi que des installations auxiliaires de machines à vapeur ont cessé, après le retrait d’un permis de construire par l’exécutif du district de Münster.

Depuis des années, un agriculteur voisin, Heinrich Greiwing, s’opposait au projet d’E.ON, trop proche de sa ferme. A ses côtés, les organisations écologistes, tels Greenpeace, Bund für Umwelt und Naturschutz (BUND) ou l’Alliance pour le climat, soutenues par de nombreux donateurs, dont le fonds d’investissement anglais TCI. Datteln était devenue la lutte phare contre les projets de ce type.

Multiples infractions

Au début du mois de septembre, les juges d’instance de Münster ont rendu un jugement dont les considérants ne laissaient pas d’autre choix aux autorités locales que de suspendre l’autorisation de travaux en cours. Infractions aux plans d’urbanisme, aux lois sur la protection de la faune et de la flore, aux directives contre le bruit, distances avec le voisinage non respectées, etc. Manifestement, les autorités locales s’étaient fiées les yeux fermés aux assurances d’E.ON, l’un des plus grands employeurs de la région. Mais surtout, relèvent les juges, la centrale, qui devait fonctionner grâce à du charbon importé, contrevient au plan de développement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, lequel précise que «de nouvelles centrales ne pourront être réalisées que si des progrès considérables sont obtenus dans le bilan de rejet du CO2 et d’autres substances touchant au climat».

Manque d’énergie

Or le projet de Datteln, qui multiplie par 350% la capacité de la centrale actuelle et devait émettre à elle seule l’équivalent de 0,73% de l’ensemble du contingent d’émission d’oxyde de carbone de l’Allemagne, ne peut Lire la suite

L’énergie, un enjeu électoral décisif en Allemagne

novethic.fr, Claire Stam, le 28 août 2009

L’énergie, un enjeu électoral décisif en Allemagne

« Atomkraft ? Nein, danke ! ». De manière tout à fait inattendue, le célèbre slogan des militants anti-nucléaire allemands des années 70 ressurgit en pleine campagne électorale. Une panne dans la centrale de Krümmel, au nord de l’Allemagne, suivi de problèmes de stockage des déchets radioactifs a relancé le débat. Partisans et opposants à la sortie du nucléaire, prévue d’ici 2021, s’affrontent alors que les élections législatives du 27 septembre seront déterminantes pour la politique énergétique de l’Allemagne.

« L’enjeu électoral cette année est capital », insiste Thorben Becker, de l’organisation BUND, la branche allemande des Amis de la terre. « Selon le consensus atomique, sept centrales nucléaires sur les 17 que comptent actuellement le pays devraient fermer dans les quatre prochaines années. Il s’agirait alors non plus d’une sortie théorique du nucléaire, mais d’un réel abandon de l’énergie atomique ». C’est en 2000 que le gouvernement « rouge-vert » (sociaux-démocrates et écologistes) négocie le fameux « consensus atomique » avec les plus grands groupes énergétiques du pays qui prévoit la sortie du nucléaire en 2021. Pour compenser la baisse de production d’énergie, le gouvernement de l’époque choisit alors de jouer à plein la carte des énergies renouvelables en adoptant la même année la loi sur les énergies renouvelables (EEG), à l’origine de l’envolée spectaculaire des nouvelles énergies et des technologies environnementales qui y sont liées.  Selon les derniers chiffres du Ministère de l’environnement, les « green jobs » représentent ainsi 1,8 millions de salariés, soit 4,5% du marché national de l’emploi. Près de 250 000 personnes travaillent dans la seule industrie des nouvelles énergies, un secteur largement dominé par les PME. Au final, les centrales nucléaires fournissent autour de 22% de l’électricité du pays, les énergies renouvelables atteignent déjà les 15% – un pourcentage en hausse continuelle, insiste-t-on au Ministère. Or, s’ils arrivent en tête des élections du 27 septembre, les conservateurs allemands entendent remettre en cause la sortie du nucléaire si âprement négociée en rallongeant la durée d’exploitation des centrales nucléaires, certaines vieilles de 25 ans.

L’énergie nucléaire, une énergie « écologique » pour les conservateurs allemands

« Ceux qui soutiennent le rallongement de la durée d’exploitation des centrales nucléaires mettent un frein à une extension rapide des énergies renouvelables dans la production d’électricité », dénonce la Fédération de l’industrie des énergies renouvelables (BEE). « Allons-nous continuer à nous appuyer sur des énergies fossiles de plus en plus rares et de plus en plus chères? Ou bien allons-nous développer de manière conséquente le secteur des énergies renouvelables, et rendre l’Allemagne énergétiquement indépendante ? »

Sensible, le débat sur le nucléaire occupe aussi bien la sphère politique que civile, le quotidien populaire Bild n’hésitant pas à démontrer en sept points les bienfaits de l’énergie atomique. Les partisans de l’atome, conservateurs et libéraux en tête, choisissent pourtant d’adopter un profil bas, soucieux de ne pas offrir d’angle d’attaque dans une campagne électorale jugée jusque-là particulièrement atone outre-Rhin. « Instrumentaliser les événements de Krümmel est vraiment irresponsable », déclare ainsi sans ambages Tuomo Hatakka, le patron du géant suédois Vattenfall et exploitant de la centrale en panne. Certains conservateurs, en voulant déminer le débat, n’hésitent pas non plus à qualifier l’énergie nucléaire d’ « Öko-Energie », une déclaration qui ne manque pas pourtant de faire bondir plus d’un « Grün » qui voit rouge –  et redonne du poil de la bête à des sociaux-démocrates, jusque-là Lire la suite

Eclairage public à la demande – Allemagne : une idée brillante

naturavox.fr, Philippe Ladame, le 7 août 2009

Allemagne : une idée brillante

Une petite commune allemande a fait le choix de l’éclairage public à la demande pour épargner les finances publiques et l’environnement.

Le magazine Time (parmi d’autres) consacre cette semaine un article à la commune de Dörentrup dans le centre de l’Allemagne.

Dans une situation budgétaire délicate le conseil municipal de Dörentrup a décidé, en 2006, de limiter l’éclairage public dans un souci d’économie.

L’un de ses habitants a eu l’idée de demander au service d’électricité de la ville voisine de Lemgo d’imaginer un système d’allumage par appel téléphonique.

Le système qu’ils ont mis au point fonctionne ainsi : un résident (abonné au service, gratuit) compose sur son téléphone un numéro indiqué sur un lampadaire. L’appel part vers un ordinateur de la compagnie d’électricité. L’appelant tape un numéro de code, lui aussi inscrit sur le lampadaire, ce qui provoque l’envoi par l’ordinateur d’un signal à un modem wifi qui allume les lampadaires de la zone. L’ensemble du processus prend deux secondes.

Avant l’installation de ce système, les lampadaires étaient éteints à 11 heures du soir et rallumés à 6 heures.

Depuis la mise en place de ’dial4light’, les lampadaires des rues les plus tranquilles sont éteints dès 9 heures. Et pendant les mois d’été, ils ne sont pas allumés du tout.

La municipalité pense parvenir à une économie annuelle de Lire la suite

Allemagne : Les grands partis aussi se mettent à l’écologie

lemonde.fr, Cécile Calla, le 26 juin 2009

Depuis les élections européennes du 7 juin, les partis du gouvernement allemand de grande coalition n’ont plus qu’un mot à la bouche : l’écologie. Constatant que les idées vertes sont porteuses même en temps de crise, les stratèges des unions chrétiennes CDU-CSU et du Parti social-démocrate (SPD) ont remis ce sujet sur le devant de la scène dans la perspective des élections législatives du 27 septembre. Ils espèrent séduire l’électeur instruit des grandes villes, sensible à la qualité de son environnement.

Le challenger d’Angela Merkel, le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (SPD), qui ne s’était jusqu’à présent pas distingué pour son penchant écologiste, a appelé en début de semaine à la mise en place d’un « New Deal social écologique », reprenant par là presque les termes du « Green New Deal » figurant dans le programme des Verts. Il souhaite la création d’un million d’emplois dans la prochaine décennie grâce aux technologies vertes. Dans le programme électoral des sociaux-démocrates, la protection de l’environnement et la « modernisation écologique » occupent également une place importante.

Les chrétiens-démocrates ne veulent pas être à la traîne et multiplient eux aussi les déclarations en ce sens. Horst Seehofer, le ministre président de Bavière et patron de la CSU, petite soeur bavaroise de la CDU, souhaite que son parti devienne « aussi vert que possible« . Ainsi, l’écologie figurera en bonne place dans le programme commun des unions chrétiennes qui doit être présenté dimanche 28 juin. Selon la presse allemande, la CDU-CSU annonce un « pacte d’environnement » pour doper les technologies vertes, le développement de voitures électriques et une hausse de la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 30 % d’ici à 2020. La CDU mise sur l’image de la chancelière qui avait fait du réchauffement climatique l’une des priorités de la présidence allemande de l’Europe et du G8 en 2007. Néanmoins, celle qui s’est fait photographier devant les icebergs du Groenland pour alerter sur les dangers du réchauffement de la planète n’a pas manqué de défendre avec hargne les intérêts de l’industrie allemande et particulièrement ceux de la branche automobile lors de la négociation du paquet climat au sein de l’Union européenne en 2008.

Surtout, Mme Merkel risque d’être attaquée par les sociaux-démocrates pendant la campagne pour Lire la suite

Un projet d’écologie sociale dans les zones rurales

bulletins-electroniques.com, Julien Sialelli, le 17 juin 2009

Un projet d’écologie sociale dans les zones rurales

Toutes les structures de gouvernance doivent se mobiliser et définir des alternatives efficaces en réponse aux changements climatiques et énergétiques actuels, ce sont les grands défis environnementaux de la société moderne. Au niveau local, les communes peuvent notamment privilégier les énergies propres au détriment des énergies fossiles. Le projet « EE-Régions : écologie sociale de l’autonomie énergétique » (EE-Regionen: Sozial-Okologie der Selbstversorgung) s’inscrit dans cette volonté et vise à promouvoir et à développer l’utilisation de sources d’énergies propres dans quatre communes test en Allemagne.
Le projet « EE-Régions : écologie sociale de l’autonomie énergétique » est le premier de douze projets de recherche dans le domaine de l’écologie sociale, que le Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF) prévoit de soutenir dans les quatre prochaines années. Avec ce projet, le BMBF souhaite également soutenir de jeunes groupes de scientifiques dans des champs d’étude aussi variés que la biodiversité, les biocarburants, les politiques énergétiques, les initiatives civiles en faveur de la protection de la nature, l’éthique dans les activités commerciales, etc. Le BMBF a mis à disposition des groupes de chercheurs impliqués dans le projet une enveloppe de 22 millions d’euros jusqu’à 2013.

« Avec ces projets, les spécialistes de demain peuvent se qualifier sur une thématique importante pour le futur« , a affirmé, lundi 17 juin 2009, le secrétaire d’Etat au BMBF, Frieder Meyer-Krahmer. Le projet « EE-Régions : écologie sociale de l’autonomie énergétique » doit contribuer à une utilisation effective des potentiels d’économie d’énergie. La conversion aux énergies renouvelables de la part d’un grand nombre de communes constituerait, au niveau national, une avancée considérable dans le domaine de l’approvisionnement en énergie. En formulant de nouvelles approches en termes d’approvisionnement en énergies renouvelables, le projet permettra aux communes de subvenir à leurs propres besoins énergétiques et calorifiques.

L’Université de Fribourg-en-Brisgau, l’Université Hohenheim de Stuttgart et l’Institut d’économie écologique de Berlin participent à ce projet. Les communes choisies pour le projet EE-Régions sont les suivantes : Lüchow-Dannenberg, Schwäbisch Hall, Morbach et Wolpertshausen. Les régions et les communes sélectionnées seront accompagnées et bénéficieront d’un soutien scientifique au cours des quatre années à venir.

Au terme du projet, les connaissances acquises sur les quatre sites test permettront Lire la suite