Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon

Futura-Sciences, Jean Etienne, mai 2009

Effondrement spectaculaire des populations d’abeilles au Japon

Alors que le phénomène de disparition des abeilles semblait épargner le Japon, c’est un effondrement de 50% du nombre de colonies qui vient d’y être constaté.

Détectée pour la première fois aux Etats-Unis en 2006, le phénomène appelé syndrome d’effondrement des colonies semble faire suite à la réduction la réduction inhabituelle du nombre d’insectes pollinisateurs (car guêpes et bourdons sont aussi affectés). Comme une pandémie, il s’est rapidement étendu en Europe puis à Taiwan.

Les causes de cette surmortalité, qui prend des proportions préoccupantes, restent pourtant mystérieuses. Ou plus exactement, rien ne permet de faire émerger, parmi la quarantaine de causes potentielles pointées du doigt par l’Afssa, un facteur particulier. Aussi, face à cet inconnu, l’ampleur que vient de prendre le phénomène au Japon inquiète.

Un sondage récemment effectué sur 2.500 apiculteurs membres de la Japanese Beekeeping Association a montré que 25% d’entre eux avaient subi des « pertes soudaines d’abeilles » à grande échelle.

« Il y a eu des pertes d’abeilles à petite échelle depuis maintes années, mais un effondrement massif comme celui qu’a connu les Etats-Unis en 2006 est très inhabituel », s’alarme Kiyoshi Kimura, du National Institute of Livestock and Grassland Science, insistant sur l’importance d’étudier soigneusement le phénomène au Japon.

Au-delà du miel

Amateurs de miel, comme toutes les populations humaines de la planète, les Japonais en consomment plus qu’ils n’en produisent. Le point le plus inquiétant pour les agriculteurs nippons est la répercussion de la raréfaction des abeilles sur la pollinisation des cultures, indispensable pour une grande variété de fruits et légumes abondamment cultivés dans le pays.

Selon Osamu Mamuro, éleveur d’abeilles et fournisseur de ruches dans un but de pollinisation, les populations d’abeilles se sont brusquement réduites au point qu’il pense devoir réduire de moitié ses livraisons, mettant ainsi en difficulté une bonne partie de ses clients agriculteurs. « Si cela continue, ce sera la fin de mon commerce », constate-t-il.

En tout état de cause, la situation annonce déjà une augmentation significative des denrées alimentaires dans l’éventualité où les fermiers seraient contraints de polliniser manuellement, ou si les fournisseurs Lire la suite

L’abeille a des serial killers aux trousses

Sud-Ouest, Jacques Ripoche, le 22 Mars 2009

ENVIRONNEMENT. Entre varroa, virus et pesticides, l’abeille meurt de plus de quarante causes identifiées. Les apiculteurs le vivent au jour le jour. Exemples en Lot-et-Garonne

L’abeille a des serial killers aux trousses

«C’est surprenant de ne pas vouloir accepter que les insecticides tuent les abeilles, c’est même fait pour ça. On peut s’étonner qu’il en reste encore ! », ironise Maurice Coudoin. L’apiculteur de Verteuil-d’Agenais (47), vétéran de la lutte contre les pesticides et les OGM, balaye d’une phrase définitive la hiérarchie des causes de surmortalité des abeilles établie par l’Afssa : « Le varroa, tous les apiculteurs sérieux le maîtrisent ! »

Le varroa est un acarien qui s’accroche à l’abeille et lui prélève le sang. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient de désigner « ennemi numéro 1 » ce parasite venu d’Asie dont la présence dans l’Hexagone est attestée depuis 1982 (lire entretien ci-contre). Mais Maurice Coudoin n’en démord pas : « Quand vous voyez une colonie dynamique à l’automne et qu’elle meurt durant l’hiver, il ne faut pas chercher bien loin : pesticides ! »

M. Coudoin possède plus de 600 ruches, ce qui en fait l’un des plus gros apiculteurs de la région. Elles sont disposées dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour de son exploitation. Le premier miel de l’année, le miel de colza, arrivera d’ici quelques semaines. Les conditions actuelles ne lui paraissent pas trop défavorables : « On n’atteindra pas les 30 à 50 % de mortalité déjà connus, mais on restera bien au-dessus des 10 % » (le taux « normal »), estime-t-il.

« Il y a un léger mieux, du moins en Lot-et-Garonne », concède-t-il. Pour des raisons qui vont dans le sens de son « antipesticisme » militant : « On a diminué l’enrobage des semences et l’on n’utilise plus le Gaucho et le Régent depuis trois ans. »

Il en faudra toutefois davantage pour apaiser le sexagénaire, engagé désormais dans le combat contre le Cruiser, temporairement autorisé sur les semis de maïs : « Les sols restent gavés de matière active, les épandages produisent des cocktails de résidus qui s’accumulent d’une année sur l’autre. »

Signalements peu fiables

À quelques kilomètres de là, à Pardaillan (47), son jeune confrère, Thomas Mollet, 36 ans, est plus nuancé : « Le varroa, j’y fais très attention. J’espère que je le maîtrise mais le traitement n’est pas toujours efficace à 100 % et il y a un problème de disponibilité de molécule. »

Entre le varroa et les pesticides, Thomas Mollet ne choisit pas. Il pense que la surmortalité des abeilles, phénomène mondial, repose sur un ensemble de causes et non une seule. Pour autant, il lui semble qu’il faut pousser beaucoup plus loin les investigations : « Je ne mets pas en doute la sincérité de l’Afssa quand elle dit ne pas être en mesure d’infirmer ou de confirmer leur rôle. Mais, sur le terrain, un apiculteur voit bien quand une intoxication est due aux pesticides. En fait, il y a un très mauvais fonctionnement de la surveillance. Il y a une différence entre le nombre de signalements et la réalité des intoxications. Il y a des problèmes dans le prélèvement et l’acheminement des échantillons. »

Entre souci et plaisir

Thomas Mollet reste toutefois optimiste : Lire la suite

Les végétariens sont moins touchés par le cancer

lefigaro.fr, Anne Jouan, le 17 mars 2009

Les végétariens sont moins touchés par le cancer

Si les végétariens ont un régime alimentaire plus sain pour l’organisme, ils sont aussi généralement non-fumeurs, ne boivent pas d’alcool et pratiquent une activité physique régulière. L’incidence du cancer diminue de 11% chez les personnes qui ne consomment pas de viande. Toutes les pathologies sont concernées à l’exception de celles du colon et de la prostate.

Le régime végétarien serait un rempart contre le cancer. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par une équipe d’épidémiologistes de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) dans The American Journal of Clinical Nutrition.

Son principal auteur, le professeur Timothy Key, a passé au crible les comportements alimentaires de 63 500 hommes et femmes britanniques depuis les années 1990. Il en ressort que l’incidence de cancer en général est moins élevée – de l’ordre de moins 11 % – chez les personnes qui ne consomment pas de viande. Tous les cancers, quelle que soit leur localisation – seins, poumons, cerveau, foie, gorge… -, sont concernés par cette diminution, sauf paradoxalement ceux du côlon (pour les deux sexes) et de la prostate chez l’homme.

«C’est normal, relève Bernard Guy-Grand, vice-président de l’Institut français pour la nutrition (IFN) et ancien chef de service à l’Hôtel-Dieu (Paris). Généralement les végétariens ne fument pas, ne boivent pas et pratiquent une activité physique, autant d’éléments connus pour leurs effets protecteurs en matière de cancer.» Une analyse confirmée par Marina Touil­laud, docteur en santé publique à l’Inserm, spécialisée en nutrition, hormones et cancer. «Si l’incidence du cancer du poumon est divisée par trois pour les végétariens, c’est tout simplement parce qu’ils ne fument pas !», observe la chercheuse.

La nouveauté de cette étude, c’est de montrer que, malgré tout, les végétariens présentent plus de risques que les autres de souffrir d’un cancer colorectal alors que l’on a longtemps pensé que ce type de cancer était dû notamment à une consommation excessive de viande rouge.

Biais statistique

«Ces résultats sont pour le moins surprenants, déclare au Figaro le Dr Nadia Slimani, du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de Lyon. Selon elle, le nombre de cas de cancer du côlon de la population étudiée est trop faible (62 cas) pour en déduire que les végétariens sont moins sujets que les autres à ce cancer. Ces résultats seraient donc imputables à un biais statistique. «Sans compter que l’étude ne prend pas en compte des facteurs comme l’alcool ou la pratique d’une activité physique alors que l’on sait pertinemment qu’ils peuvent jouer un rôle pour le cancer colorectal», tempère encore Mazda Jenab, du Circ.

Un point de vue que partage Marina Touillaud, de l’Inserm, qui insiste : «On sait que la consommation de viande rouge augmente le risque de cancer colorectal, que le poisson fait baisser ce risque et que la viande blanche ne le modifie pas.» Sur ce point, les résultats de l’étude britannique ne sont donc pas significatifs.

Il convient de s’en tenir à ce que l’on sait déjà en matière de viande rouge. En 2007, l’Institut national du cancer (l’Inca) et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) relevaient que la consommation de viande rouge et de charcuterie est associée à une augmentation du risque de cancer colorectal.

L’Inca estimait que le risque de cancer colorectal est augmenté de 29 % par portion de 100 g de viande rouge consommée par jour et de 21 % par portion de 50 g de charcuterie consommée quotidiennement. Plusieurs mécanismes peuvent expliquer ce phénomène : Lire la suite

Observatoire des pesticides : un bilan des actions 2006-2008

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 13 mars 2009

Observatoire des pesticides : un bilan des actions 2006-2008

L’Observatoire des résidus de pesticides, placé sous l’égide de l’Afsset depuis 2005, a présenté les résultats de son plan d’actions 2006-2008, à l’occasion d’un colloque qui s’est tenu à Paris les 11 et 12 mars. Le plan 2009-2011 appuiera quant à lui la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018.

Après l’annonce en septembre du plan Ecophyto 2018 –qui vise la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 10 ans (1)-, l’adoption du paquet Pesticides par le Parlement européen en janvier dernier (2) signe le renforcement du contrôle de leur usage. Il était temps. Surtout en France, premier consommateur de pesticides en Europe (77.300 tonnes utilisées en 2007, soit plus de 5 kg/ha/an). La présence de pesticides dans l’environnement et les aliments est en effet attestée par de nombreuses études. Cette contamination généralisée expose tout un chacun à des doses infimes de résidus divers potentiellement toxiques et pose la question de l’impact sanitaire pour la population. De fait, l’exposition à long terme à de faibles doses, bien que difficile à évaluer, est suspectée d’être à l’origine de cancers, de neuropathologies et de troubles de la reproduction ou du développement (3). C’est dans ce contexte qu’est né l’Observatoire des résidus de pesticides (ORP) en 2001, à l’initiative des 4 ministères chargés de l’écologie, de la santé, de l’agriculture et de l’économie. L’ORP a pour mission de caractériser les expositions aux pesticides de la population et des écosystèmes en exploitant les données existantes, et d’identifier les besoins de recherche complémentaires. L’ORP avait notamment vocation à mettre en œuvre deux actions (4) du Plan national santé environnement (PNSE I: 2004-2008). Coordonné depuis 2005 par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), l’ORP rassemble 25 agences sanitaires, instituts, et organismes de recherche.

Le premier plan d’actions (2006-2008), doté d’un budget de 4 millions d’euros, était structuré autour de 22 actions, dont 19 seront finalisées début 2009, les trois autres étant achevées. Des constats et des propositions ont déjà pu être établis. En premier lieu, afin de mieux valoriser les informations existantes, des listes prioritaires en fonction des milieux ont été créées, totalisant 70 substances. Ensuite, plusieurs travaux ont permis de mettre en lumière la présence de pesticides dans des milieux jusqu’alors peu investigués (sols, mer). Ainsi, une étude-pilote menée sur le grand nord de la France par l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Sols, a montré la présence de lindane, un insecticide interdit depuis 1998, dans 100% des échantillons de sols analysés. L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) ont également montré l’importance des dépôts aériens de pesticides dans la mer et sur le littoral.

Parmi les autres résultats marquants figurent ceux d’une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur l’exposition aux pesticides via des aliments réellement consommés, c’est-à-dire après préparation ou cuisson. «On constate que la transformation des produits ne fait pas disparaître les résidus», relate François Veillerette du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), présent au colloque et plutôt insatisfait. «Plusieurs projets intéressants ont été présentés mais leur financement n’est pas encore garanti. En outre, nous n’avons toujours pas la moindre idée de l’exposition de la population générale», souligne-t-il. Face à la lenteur des recherches, MDRGF prône Lire la suite

Christian VELOT, auteur de « OGM : tout s’explique »

inf’OGM, Christophe Noisette, février 2009

Entretien avec Christian VELOT, biologiste et auteur de « OGM : tout s’explique »
Inf’OGM – Pourquoi un nouveau livre sur les OGM ?

CV – Depuis six ans environ que je fais des conférences grand public sur les OGM, j’ai eu de nombreuses demandes pour savoir si j’avais écrit un livre dans lequel on pourrait retrouver l’articulation et le caractère didactique de mes conférences. Il s’agit donc d’un livre que j’ai calqué sur mes conférences et où les supports animés de celles-ci sont ici remplacés par des illustrations humoristiques, à vocation pédagogique, réalisées par Jef Vivant.

J’y décris donc ce que sont les OGM, comment on les fabrique, en insistant sur les raisons du caractère aléatoire (et non pas chirurgical comme on se plait à nous le faire croire) de cette technologie. Et surtout, j’aborde chapitre par chapitre les différents domaines d’utilisation des OGM (recherche fondamendale, domaines médicaux et pharmaceutiques, secteurs industriels et l’agro-oalimentaire). Cette approche me permet de montrer en quoi l’introduction des OGM dans les champs et dans les assiettes introduit des riques nouveaux et soulève des questions nouvelles (qui ne sont pas posées — ou en tout cas pas de la même manière — avec les OGM utilisés depuis près de 30 ans en espaces confinés dans les autres domaines). C’est essentiel à mes yeux car ça évite de tomber dans le panneau des amalgames fallacieux si chers aux VRP de la transgenèse généralisée et qui consistent à utiliser la vitrine médicale pour servir des arguments agricoles.

En ce qui concerne l’agroalimentaire, j’essaie d’être exhaustif en décrivant non seulement ce qui se fait déjà (c’est-à-dire essentiellement des plantes-pesticides), mais également ce qui se prépare dans les labos, en particulier avec les animaux destinés à l’alimentation ainsi qu’avec des micro-organismes alimentaires (levures de boulangerie, de brasserie, bactéries et levures œnologiques ou lactiques). Et, je réponds aux arguments « tartes à la crème » : les OGM ont toujours existé dans la nature, les OGM sont incontournables pour résoudre la faim dans le monde, etc.

Enfin, comme le débat autour des OGM en appelle beaucoup d’autres, je termine par quelques éléments de discussion sur divers aspects sociétaux tels que la place de la science dans la société, les dérives technoscientifiques des politiques de recherche, la désobéissance civile. Ce livre doit permettre aux citoyens de prendre part à ce débat de société. Je n’y cache pas mon avis car je refuse de me réfugier derrière une « neutralité » de la science qui n’existe pas. Cependant, conscient que l’information n’est objective que si elle est contradictoire, j’encourage la lecture d’autre point de vue.

 Inf’OGM – Que pensez-vous du débat actuel sur les OGM ? Et depuis 10 ans, comment la connaissance de ce sujet a évolué ?

CV – De toute évidence, il y a actuellement une volonté des défenseurs inconditionnels des OGM de vouloir reprendre la main (rapport de l’AFSSA à quelques jours du vote européen pour tenter d’abroger les moratoires français et grec, l’émission sur France 2 de la semaine dernière et toutes les attaques récentes sur le net et ailleurs à l’encontre des anti-OGM qualifiés de « prophètes de malheur », de « vendeurs de peur », de « khmers verts »).

L’approche de la période des semis pour le maïs n’est sans doute pas pour rien dans cette excitation médiatique. Mais cela ne change rien à l’avis des Français, toujours majoritairement opposés ou réticents à la culture des OGM, Lire la suite

Robin, OGM: Il faut une étude sur plusieurs années

lexpress.fr, Sandra Gérard, le 17 février 2009

OGM: « Une étude sur plusieurs années est indispensable »

La France a obtenu lundi 16 février le maintien de sa clause de sauvegarde interdisant la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto sur son territoire. Réaction de Marie-Monique Robin, journaliste et auteure du « Monde selon Monsanto ».

La France a réussi à maintenir sa clause de sauvegarde interdisant la culture du MON810. Quel est votre sentiment ?

Je suis très heureuse et satisfaite. C’est une décision courageuse de la part du gouvernement français que de défendre cette clause malgré les pressions très fortes qu’il subit de la part des lobbies. J’ai été plutôt surprise de l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) (NDLR : qui considère le MON810 sans danger pour la santé). On ne sait pas sur quoi ils se basent pour faire une telle affirmation, on n’a pas accès aux données brutes qui pourraient confirmer leurs dires. Cette affaire me rappelle celle du MON863, en 2007. Corinne Lepage, présidente du Crii-Gen, une association de lutte contre les OGM, avait dû saisir la Commission d’accès aux données administratives (Cada) pour contraindre l’Afssa à communiquer les données brutes de l’étude qu’elle avait réalisée. Lorsque des scientifiques indépendants se sont penchés sur ces résultats, ils se sont rendu compte qu’il y avait des problèmes avec les rats nourris avec le MON863. Finalement, la Commission européenne a étouffé l’affaire et il n’a pas été autorisé. Aujourd’hui, c’est la même avec le 810. S’il n’existe pas de problèmes sanitaires avec ce maïs, pourquoi alors ne pas fournir ces données ?

La firme Monsanto ne va sûrement pas en rester là. Que pensez-vous qu’elle va mettre en oeuvre pour imposer la culture de son maïs?

Elle va continuer le lobbying en infiltrant le gouvernement, comme cela s’est fait en Allemagne. Au printemps 2007, le ministre de l’Agriculture allemand a demandé au BVSL, l’équivalent de l’Afssa française, d’interdire le MON810 en raison des potentiels dangers environnementaux qu’il présente, notamment sur les insectes dont on a besoin, comme les abeilles. Mais Hans Jörg Bukh, responsable du département des biotechnologies au sein du BVSL, a alors affirmé que rien ne permettait de s’opposer à la culture ou à l’utilisation de ce maïs. Il avait, en 2002, participé à la promotion vidéo d’OGM, financée par Monsanto. Fin 2007, le BVSL a autorisé sa culture…

Concrètement, que connaît-on aujourd’hui des dangers potentiels du MON810 ?

Aujourd’hui on n’a rien, aucune étude sérieuse portant sur l’impact possible sur l’environnement. La seule chose dont nous disposons est cet avis de l’Afssa qui ne se base que sur une recherche de trois mois, pour lequel nous n’avons aucune donnée brute et qui ne concerne que les risques sanitaires… Une étude sur plusieurs années menées par des scientifiques indépendants me semble indispensable.

Pourtant, la clause de sauvegarde va bientôt être à nouveau remise en cause puisqu’au printemps, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) doit statuer sur le renouvellement de l’autorisation du MON810…

Le comité OGM de l’Efsa, chargé de leur évaluation, est composé à 80% de personnes travaillant aussi pour l’industrie des biotechnologies. Il ne peut être indépendant avec des liens aussi étroits. Comment peut-on faire confiance à des personnes qui sont clairement en faveur de ce qu’ils sont censés évaluer ? Lire la suite

Disparition des abeilles : un diagnostic officiel complaisant

univers-nature.com, Elisabeth Leciak, le 19 février 2009

Disparition des abeilles : un diagnostic officiel fort complaisant

La diminution des insectes pollinisateurs s’observe depuis quelques dizaines d’années et, depuis 1998, une mortalité inhabituelle dans les colonies d’abeilles est rapportée par de nombreux témoignages, notamment en France. Pour Apis mellifera, l’abeille à miel domestiquée, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) démontre dans un rapport, daté de novembre mais publié hier, que les causes de mortalité sont multiples. Elle énumère ainsi les effets d’agents biologiques pathogènes comme les parasites, les virus ou les champignons, et les quelque 5 000 déclinaisons commerciales de pesticides (1) susceptibles de provoquer des dommages irréversibles sur les colonies. La dégradation de l’environnement est également une cause énoncée, avec une perte de biodiversité qui limite les ressources polliniques indispensables à la survie de ces animaux, tout particulièrement dans les zones de grandes cultures. L’influence des ‘perturbations climatiques’ apparaît également réelle, tout comme certaines pratiques apicoles, dernière grande famille de causes de mortalité des ruchers relevée par l’Afssa.

Dans la majorité des pays de l’Union Européenne, les colonies d’abeilles domestiques ont montré ces dernières années des taux de mortalité souvent très supérieurs à 10 %, ils peuvent atteindre dans les cas extrêmes 90 à 100 % du cheptel lors de la reprise de l’activité apicole au début du printemps. En France, les taux de surmortalité enregistrés sont de 30 à 35 %. Or, selon l’Afssa, la survie et l’évolution de 80 % des espèces végétales dépendent des abeilles, et s’il faut encore rajouter des chiffres pour insister sur la gravité du problème, des estimations économiques évaluent à plus de 80 milliards d’euros la valeur du service écologique rendu par ces pollinisateurs. Devant l’hécatombe, l’Afssa, dans son rapport, cherche à synthétiser l’ensemble des données disponibles pour mieux décrypter les causes de mortalité, des causes diverses et agissant parfois en synergie.

L’agence recense plus de 40 causes et insiste sur une incidence multifactorielle
Entre prédateurs, parasites, champignons, bactéries et virus, 29 agents pathogènes sont identifiés par l’Afssa. Ils agissent isolément ou de façon concomitante, et les principaux sont l’acarien Varroa destructor, un
parasite qui provoque d’importantes mortalités hivernales, le Nosema cerenae, un champignon affaiblissant la colonie et la rendant très sensible aux autres maladies et encore, le virus de la paralysie chronique.

Face aux produits phytosanitaires, herbicides, insecticides etc., agents chimiques potentiellement toxiques pour les abeilles, la synthèse des données faites par l’Afssa révèle qu’une causalité est difficile à démontrer, « il n’est pas possible à l’heure actuelle, de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse qu’une exposition chronique à certains de ces produits puisse jouer un rôle direct ». Dédouanant presque les pesticides incriminés qui ont fait la une de la presse il y a quelques années, le rapport précise que « l’utilisation (en France, N.D.L.R.) de produits phytopharmaceutiques dotés d’un AMM (autorisation de mise sur le marché, N.D.L.R.), dans le respect des bonnes pratiques agricoles, devrait garantir l’absence d’exposition pour les abeilles ». Sur ce chapitre, il est conclu par exemple que « les intoxications aiguës par des produits pulvérisés sont les accidents susceptibles de se produire en cas de non-respect des bonnes pratiques agricoles », néanmoins, on lisait trois pages plus haut que l’analyse des incidents notifiés aux réseaux de surveillance montre que « dans 18 % des cas l’incident fait suite à un usage autorisé ». En fait, Lire la suite

Jouanno, les OGM, « le dentiste » et la « fracture »

tempsreel.nouvelobs.com,  NC, le 12 février 2009

Jouanno, les OGM, « le dentiste » et la « fracture »

Interrogée sur l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui juge que le maïs OGM Monsanto est sans danger pour la santé, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie assure que cela « ne change en rien » la position de France.

L’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), selon lequel le maïs OGM Monsanto est sans danger pour la santé, « ne change en rien » la position de France, a souligné, jeudi 12 février, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno. Avant d’ajouter : « C’est comme si on se basait sur l’avis d’un dentiste pour soigner une fracture du bras ».
L’avis de l’Afssa porte sur la sécurité sanitaire, a rappelé la ministre à l’AFP.
Or « la France n’a jamais dit qu’il y avait un problème sanitaire. Elle a dit qu’il y avait un problème environnemental, de risque de dissémination, de résistance à des produits ou d’impact sur d’autres espèces« , a-t-elle expliqué.

« L’Afssa se prononce sur un sujet qui n’est pas celui de la clause de sauvegarde, donc cela ne remet pas en question la position de la France », a-t-elle ajouté.

Faisant par ailleurs remarquer que le MON810 fait l’objet d’une réévaluation au niveau européen, elle a estimé qu’il serait « totalement illogique de lever la clause de sauvegarde alors qu’on n’a pas finalisé cette procédure de réévaluation ».

« Des risques jugés sérieux pour l’environnement » Lire la suite

OGM : « Il n y a pas assez de science dans ce domaine »

metrofrance.com, Yvon Le Maho, le12 février 2009

OGM : « Il n y a pas assez de science dans ce domaine »

Interview d’Yvon Le Maho, directeur de recherche au CNRS, auteur d’un rapport sur le MON 810 pour le compte du gouvernement.

Le Figaro a publié ce matin des extraits d’un rapport de l’Agence française de sécurité des aliments (Afssa) qui conclut à l’innocuité pour la santé du maïs MON 810. La culture de cette plante génétiquement modifiée est interdite en France depuis l’activation de la clause de sauvegarde demandée par le gouvernement français à l’Union européenne en janvier 2008 et appuyée par un rapport élaboré par le professeur Yvon Le Maho membre de l’Académie des sciences. Dans ses conclusions, le rapport de l’Afssa affirme que le « rapport du Pr le Maho n’apporte aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité sanitaire des maïs portant l’événement MON810 ». Réactions d’Yvon Le Maho.

Comment réagissez-vous à la publication du rapport de l’Afssa ?

J’en ai appris l’existence ce matin dans la presse. Mon rapport a été commandé par le gouvernement à la suite des critiques avancées par la firme Monsanto contre l’avis du comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM. Monsanto affirmait que l’innocuité pour la santé de l’homme et pour l’environnement du Mais MON 810 était prouvée. Mon rapport ne partage pas ce point de vue et relève des incertitudes qui justifient l’invocation du principe de précaution. Concernant les enjeux sanitaires, l’agence Afssa estime que nourrir un nombre limité de rats pendant 90 jours suffit à conclure à l’innocuité de ce produit sur la santé humaine. Moi, je pense que non. Puisque les Français sont inquiets des éventuels effets sur la santé des OGM, qu’on fasse des études plus longues !

L’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) estime que la France n’a pas apporté de preuves qui mettraient en cause l’innocuité du MON 810, pour justifier l’invocation de la clause de sauvegarde…

Comment apporter des preuves scientifiques de la nocivité de ce produit quand les études nécessaires pour le déterminer n’ont pas été faites. La clause de sauvegarde appliquée par la France se base sur des aspects environnementaux. Or, des chercheurs de l’Inra montrent, dans leurs études, que le problème de la dissémination ne peut pas être maîtrisé. Ce qui ne permet pas d’affirmer l’innocuité de ce maïs pour la faune et pour la flore, ni sa nocivité d’ailleurs. C’est pourquoi, mon rapport concluait à la nécessité d’appliquer le principe de précaution.
Comment se repérer alors dans cet affrontement d’avis contradictoires ?

Je ne suis pas un militant anti-ogm. J’y étais même plutôt favorable. Mais en tant que chercheur, je base mon jugement sur des critères scientifiques. Or, Lire la suite

Le Grand : Pourquoi le rapport AFSSA a-t-il été tenu secret ?

libération.fr, Sylvain Mouillard, le 12 février 2009

«Pourquoi ce rapport a-t-il été tenu secret ?»

Le sénateur UMP Jean-François Le Grand, symbole de la bataille autour des OGM l’an dernier, explique que l’Afssa a rendu un avis selon un protocole qui lui a été imposé, et qui se base sur les réponses des semenciers.

Président de la Haute autorité provisoire sur les OGM, le sénateur UMP Jean-François Le Grand, avait émis, il y a un an, ses «doutes sérieux» sur le Mon 810, une variété de maïs transgénique du semencier américain. Face à sa propre famille politique, il s’était battu contre le poids des lobbies pro-OGM.

Aujourd’hui, il n’est guère étonné de l’avis rendu par l’Afssa, concluant que le Mon 810 ne représenterait pas de danger pour la santé humaine. Selon lui, les protocoles d’évaluation ne sont toujours pas indépendants, même s’il espère qu’ils seront bientôt révisés.

Etes-vous étonné des conclusions de l’Afssa ?

Non, le protocole d’évaluation des impacts n’a pas été changé. L’Afssa a rendu un avis selon un protocole qui lui a été imposé, et qui se base sur les réponses des semenciers. On peut donc craindre pour leur objectivité. C’est d’ailleurs tout à fait logique que Monsanto réponde que ses semences ne sont pas dangereuses. Concernant la méthode, je m’étonne que ce rapport ait été tenu secret pendant trois mois alors que la transparence doit être de mise dans ce genre de dossier.

Les conclusions du rapport Le Maho, qui évoquait il y a un an des risques sanitaires, et sur lequel s’était basé Jean-Louis Borloo pour activer la clause de sauvegarde, vous paraissaient-elles plus légitimes ?

Yvon Le Maho faisait partie de la Haute autorité provisoire sur les OGM. Il avait une vraie autorité scientifique.

Jean-Louis Borloo doit défendre, le 16 février prochain, la clause de sauvegarde française devant la commission européenne.

Quel impact peut avoir cet avis sur sa politique?
Borloo va forcément devoir intégrer cet avis, mais il n’est pas obligé d’en tenir compte. Soit il s’inclinera, soit il dira attendre de nouveaux protocoles. En effet, les ministres de l’environnement de l’UE ont décidé, il y a quelques semaines, de revoir les protocoles d’évaluation des OGM, sous la pression de l’Autriche et de la France. Ces deux pays ont activé la clause de sauvegarde. En Autriche, des études ont montré que le Mon 810 et le Mon 863 provoquaient des troubles chez les souris. Il faut donc une expertise différente, menée par des laboratoires centraux.

Vous avez donc bon espoir de voir des analyses plus indépendantes sur les OGM?

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les OGM. Il s’agit de savoir avant de décider. Lire la suite

Afssa : Le maïs OGM sans danger pour l’homme

Sud-Ouest, Marc Mennessier et Martine Perez, le 12 février 2009

Le maïs OGM est sans danger pour l’homme, selon l’Afssa

EXCLUSIF – Dans un rapport tenu secret, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) conclut à l’innocuité pour la santé de ce maïs OGM dont la culture est interdite en France.

Les agriculteurs français vont-ils être de nouveau autorisés à semer du maïs transgénique MON 810 dès le printemps prochain ? Dans un avis daté du 23 janvier dernier, mais jusque là tenu secret, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient en effet de récuser les arguments contenus dans le rapport du professeur Yvon le Maho, sur lequel la France s’était appuyée, l’an dernier, pour interdire la culture de ce maïs produit par la firme américaine Monsanto, en invoquant la «clause de sauvegarde» auprès de Bruxelles.

«L’Afssa considère que les éléments du rapport le Maho (…) n’apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité sanitaire des maïs portant l’événement (le transgène, ndlr) MON 810», peut-on lire en conclusion de ce document dont Le Figaro s’est procuré une copie. Qu’il s’agisse de la toxicité de la protéine insecticide (CRY1Ab) qui permet à ce maïs OGM de se protéger contre ses principaux ravageurs (la pyrale et la sésamie), d’un lien éventuel avec des maladies à prion (vache folle) ou d’un possible pouvoir cancérigène : les experts de l’Afssa, saisis le 5 septembre dernier par la Direction générale de la Santé (DGS), ont retoqué tous les griefs d’ordre sanitaire, tant vis-à-vis de l’homme que de l’animal, invoqués contre le MON 810.

Un coup dur pour le gouvernement français, et notamment pour le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, qui doit défendre, le 16 février prochain devant la Commission européenne, la clause de sauvegarde activée par la France début 2008.

Cette procédure permet à un État membre d’interdire sur son territoire la culture d’une plante transgénique autorisée en Europe, comme c’est le cas pour le MON 810. Mais le pays doit pour cela s’appuyer sur des informations scientifiques validées signalant un risque réel pour la santé ou l’environnement. Ce n’est manifestement pas le cas.

D’autant que l’avis de l’Afssa va dans le même sens que les conclusions déjà publiées le 31 octobre dernier par l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). «Les données fournies par la France n’ont pas apporté de preuve scientifique qui contredirait ce que l’Efsa a déjà dit à propos de ce maïs, à savoir qu’il est sain pour la santé humaine, animale et sans danger pour l’environnement», indiquait le rapport de l’agence européenne.

En clair, les risques de dissémination du transgène dans l’environnement (par le biais du pollen notamment), d’apparition d’insectes résistants au maïs MON 810 ou d’impact négatifs sur des organismes non-ciblés, comme les vers de terre, n’ont pas non plus convaincu la vingtaine d’experts européens mandatés par l’Efsa et rétribués par elle.

La France va-t-elle entrer dans une phase de guérilla judiciaire avec l’exécutif européen, à l’instar de l’Autriche qui bataille depuis dix ans pour empêcher l’importation et la commercialisation d’OGM sur son territoire  ? Le processus enclenché en janvier 2008 avec la publication très médiatisée de l’avis du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM a visiblement du plomb dans l’aile. Les «éléments scientifiques nouveaux» et les «doutes sérieux» invoqués à l’époque par le président de ce comité, le sénateur (UMP) de la Manche, Jean-François Le Grand, peuvent-ils encore être pris au sérieux ? Lire la suite

Le nouveau protocole de contrôle des huitres à Bruxelles

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Chantal Roman

OSTRÉICULTURE. C’est aujourd’hui que la Commission européenne doit examiner le nouveau protocole de contrôle des huîtres proposé par la France

Le biotest à Bruxelles

C’est ce que l’on pouvait appeler la réunion de la dernière chance. Hier, une délégation des ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, menée par le tout nouveau président Olivier Laban, aux côtés des élus du Bassin que sont Marie-Hélène des Esgaulx, députée, et Yves Foulon, président de la Cobas, ainsi qu’avec Goulven Brest, président du Comité national de la conchyliculture, ont participé à une rencontre à Paris.

Ce rendez-vous a été l’occasion de mettre au point le nouveau protocole de contrôle sanitaire des huîtres, tel qu’il avait été acté par le ministre de l’Agriculture Michel Barnier, lors d’une précédente réunion, en août dernier. Le ministre s’était alors engagé « pour l’élaboration d’un nouveau test de référence communautaire, en remplacement du biotest ».

Cinq contre 24 heures. « Il s’agissait de faire valider nos propositions, en présence des services de l’État, mais aussi des scientifiques, explique Olivier Laban. Or, et si des représentants d’Ifremer étaient là, malheureusement ceux de l’Afssa (agence de sécurité alimentaire) étaient absents. Et c’est le directeur général de la direction de l’Alimentation qui a lu leur avis… »

Les ostréiculteurs, appuyés par les élus, demandent de réduire le biotest (sur souris) actuellement de 24 heures à 5 heures, et le compléter, par mesure de vigilance, par des tests chimiques jugés plus fiables.

« Scepticisme ». « Nous avons eu le sentiment, à l’écoute de l’avis de l’Afssa, qu’ils « ne poussent pas » pour ces propositions, Lire la suite

Le test de la souris toujours sur la sellette

 Sud-Ouest, Bernadette Dubourg le 20 août 2008

OSTRÉICULTURE – Deux rencontres sont organisées, aujourd’hui, au ministère de l’Agriculture, sur la mortalité des huîtres et le test de la souris, contesté à Arcachon

La première, technique, décidée après la visite du ministre Michel Barnier, le mois dernier, à Oléron, est consacrée à la mortalité des huîtres. Elle réunira des chercheurs de l’Afssa, l’Ifremer, les diverses directions du ministère et des financiers comme la MSA.

La seconde, plus politique puisqu’elle réunira les élus du bassin d’Arcachon, sera consacrée aux tests de contrôle de la qualité des huîtres, dont le test – très contesté – de la souris, à l’origine de l’interdiction de la commercialisation des huîtres du banc d’Arguin depuis près de quatre semaines, et de l’interdiction des huîtres des autres sites du bassin, durant neuf jours (jusqu’au 15 août). Lire la suite