Bernos-Beaulac. Le maire Philippe Courbe réactive un vent de fronde anti-LGV

sudouest.com, Lascurreges, le 22 décembre 2009

BERNOS-BEAULAC. Le maire Philippe Courbe réactive un vent de fronde anti-LGV

Cette LGV dont ils ne veulent pas

 «Il y a l’itinéraire grand gabarrit, le gazoduc, l’A 65, la LGV et maintenant, cerise sur le gâteau, on nous annonce une nouvelle ligne à haute tension. Il ne nous manque plus que le deuxième aéroport de Bordeaux. » Philippe Courbe a envie de pousser un coup de gueule, à l’idée de voir sa commune lacérée et balafrée par tout un tas d’infrastructures. Le maire socialiste de Bernos-Beaulac qui a le soutien de son Conseil municipal rappelle ici les raisons pour lesquelles il s’oppose en particulier au projet de LGV.

Des atteintes irréversibles

« L’opposition locale est importante et sous-estimée par RFF. Il y a derrière ce projet une réelle atteinte à la qualité de vie doublée de nuisances et préjudices à l’environnement et au patrimoine. Les impacts sont de plusieurs ordres. Il y a une atteinte à la biodiversité et aux espèces endémiques sur des zones classées Natura 2000, dans les vallées de la Gouaneyre et du Ciron. On va hypothéquer la vulnérabilité des captages de nos eaux de sources gérées par le Syndicat des eaux et de l’assainissement du Bazadais. Et puis, il y a un impact sur la forêt à un moment où l’on parle de la régénérer. »

Le maire de Bernos-Beaulac ajoute à ces éléments tous les arguments d’ordre économique, considérant que « ces investissements vont mettre en faillite les finances régionales et ne prennent pas en compte les déficits d’exploitation des A 65 et de la LGV, qui vont entraîner une hausse de la fiscalité, au-delà d’une sous-évaluation du coût des travaux ».

Un signal à Alain Rousset

Bref, Philippe Courbe note au passage l’abstention des Verts à la dernière séance plénière du Conseil régional sur le grand projet ferroviaire. Lui aussi privilégie la LGV sur des lignes existantes et priorise un réel développement du ferroutage, voire même du cabotage pour le transport des marchandises plutôt que de valoriser la grande vitesse au profit de quelques voyageurs privilégiés.

La campagne des régionales est lancée. Et même si Philippe Courbe considère « qu’Alain Rousset est un bon président », il indique qu’il n’en partage pas tous les points de vue au moins sur la politique des nouvelles infrastructures. « Je suis prêt à inviter Alain Rousset et le directeur de RFF, ici sur le terrain », lance le maire de Bernos-Beaulac : « Je leur montrerai par exemple que la vallée de la Gouaneyre est un endroit magnifique et qu’elle ne mérite pas ce que l’on lui réserve ». Et que l’on ne vienne pas lui parler de gare, de fret ou de service express régional. « On n’en croit pas un mot. Et de toute façon, on n’en veut pas », lui soufflent les conseillers municipaux présents.

Appel à la résistance

Aujourd’hui, une voix s’élève dans le pays bazadais. Philippe Courbe aura sans doute besoin d’ici peu de compter les maires qui voudront le rejoindre dans ce qui pourrait être un appel à la résistance, sans occulter le droit de faire des propositions.

Ce sera sans doute difficile, si l’on considère que Lire la suite

M6 : A 65 l’autoroute destructrice

M6, le 5 avril 2009

La chaine M6 a diffusé dimanche soir, un reportage décapant sur le projet d’autoroute A65, première autoroute verte de l’après-grenelle.

Chapitre 3 : A65, l’autoroute destructrice – Chapitre 7 : les verdicts

Pour visionner l’émission sur internet, âmes fragiles Lire la suite

Le terminal méthanier et l’A 65 dans le collimateur des assos

20minutes.fr, FC, le 12 janvier 2009

Le terminal méthanier et l’A 65 dans le collimateur des assos

Des projets girondins jugés « Grenello-incompatibles ». L’Alliance pour la planète, qui regroupe quatre-vingts associations écologiques dont Greenpeace et WWF, vient de mettre en ligne sur son site Internet* une carte de France de projets « en contradiction totale avec l’esprit et les mesures du Grenelle de l’environnement ». En ligne de mire, l’implantation d’un terminal méthanier au Verdon porté par la société 4Gas depuis trois ans. « Un projet extrêmement dangereux pour le dernier estuaire naturel d’Europe, classé Natura 2000 », rappelle Philippe Lucet, le secrétaire général de l’association Une pointe pour tous, qui regroupe aujourd’hui 5 500 adhérents.

Début décembre, la société 4Gas s’est vu infliger un sérieux camouflet par le préfet de Gironde qui a jugé son dossier « non recevable en l’état ». En cause : l’installation envisagée d’une partie de ses bureaux à 100 m de l’océan Atlantique, ce qui est interdit par la loi littoral. Autre projet contesté : la future autoroute Pau-Langon (A 65) dont la mise en service est prévue en octobre 2010. Selon l’association Sepanso Aquitaine, le niveau de trafic actuel entre Pau et Langon (5 000 à 6 000 voitures par jour) ne justifie pas la construction d’une voie autoroutière, qui, pour être rentable, doit « comporter un flux quotidien de 20 000 véhicules ».

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