Bill McKibben, fondateur de la campagne internationale 350.org : Il faut mener des actions de désobéissance civile aux Etats-Unis

 http://www.terra-economica.info/Les-ecolos-americains-pronent-la,12794.html

terra-economica.info, Anne Sengès, le 10 octobre 2010

« Il faut mener des actions de désobéissance civile aux Etats-Unis »

Interview – Radicaliser le mouvement et mettre les corps en première ligne : face au changement climatique, ce sont des impératifs pour la cause écolo aujourd’hui, d’après Bill McKibben, fondateur de la campagne internationale 350.org.

Terra eco : Dans une lettre ouverte aux Américains que vous cosignez avec Philip Radford, président de Greenpeace USA, et Rebecca Tarbotton, du Rainforest Action Network, vous appelez les écologistes à radicaliser leurs actions. Pourquoi ?

Bill McKibben : Nous savions que notre combat contre le changement climatique serait une bataille difficile. Nous affrontons des adversaires qui représentent les industries les plus riches et les plus rentables du monde et dont les profits dépendent justement de leur capacité à utiliser l’atmosphère comme un gigantesque égout libre et gratuit. Et force est de constater que pour le moment, la communauté environnementale n’a pas bâti de mouvement suffisamment grand pour mener un combat digne de ce nom. Nous devons donc remédier à cela rapidement. Ce combat prendra plusieurs formes comme la désobéissance civile et l’action de masse.

Qu’entendez-vous par désobéissance civile et action de masse ?

Par exemple, ce dimanche 10 octobre aura lieu la Global Work Party (journée du travail, ndlr), gigantesque événement annuel qui va rassembler des millions de participants aux quatre coins de la planète. L’an dernier, il y a eu 5 200 « work parties » dans 181 pays et CNN avait alors jugé qu’il s’agissait de la plus grosse journée d’activisme politique de l’histoire. Cette année, nous allons battre ce record avec au moins 7 000 événements dans presque tous les pays. Les gens vont installer des panneaux solaires ou planter des jardins communautaires. Mais il ne s’agira pas de prouver qu’on peut résoudre le changement climatique à coups de panneaux solaires. Nous savons qu’il faut des lois pour le combattre mais nous voulons, par cette action, à la fois faire le bien dans nos communautés mais aussi envoyer un message fort à nos dirigeants : « Pendant que nous retroussons nos manches, que faites-vous ? Pendant que je passe un week-end à suer pour installer des panneaux solaires, vous pourriez au moins vous contenter de faire votre travail et accoucher d’un traité. »

Ce type d’action constitue un moyen de bâtir un mouvement mais il va falloir aussi songer à signaler l’urgence de la situation en n’hésitant pas à mettre nos corps en première ligne. C’est ce que nous entendons par désobéissance civile. Nous savons qu’il est illusoire de croire que nous pouvons anéantir l’industrie fossile – omniprésente dans notre société – via l’action directe. Mais nous pouvons mener des actions symboliques qui permettront de mettre en lumière l’urgence de la crise et prouveront notre engagement à lutter contre le réchauffement de la planète. Le défi sera de faire en sorte que ce type d’actions attire les gens au lieu de les rebuter. D’où la nécessité d’agir dans la non violence. C’est pourquoi nous sollicitons des idées en ce moment : on peut par exemple cibler une centrale à charbon, une ville ou encore la Maison-Blanche.

La marée noire qui a ravagé pendant cinq mois le golfe du Mexique n’a curieusement pas fait pencher la balance en faveur du camp des défenseurs de l’environnement ou incité les sénateurs à adopter une loi sur le climat. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Pour justifier ce qui s’est passé dans le golfe, nos dirigeants se sont contentés de Lire la suite

Les écolos américains appellent à « l’action directe de masse »

Les écolos américains appellent à « l’action directe de masse »

rue89.com, Hélène Crié-Wiesner, le 12 septembre 2010 

http://www.rue89.com/american-ecolo/2010/09/12/les-ecolos-americains-appellent-a-laction-directe-de-masse-165943

Le Congrès des Etats-Unis s’est dégonflé cet été en abandonnant son projet contre les changements climatiques. Tout espoir de voir le pays adopter une législation sérieuse s’est envolé. Dégoûtées, trois organisations majeures de la lutte pour l’environnement en appellent maintenant à l’action directe.

J’ai déjà raconté la radicalisation de nombreux écolos américains. Il semble que le fossé entre « verts radicaux » et « écolos mous » soit en train de se combler tout seul. Les partisans de la discussion (Al Gore et ses disciples) n’ont pu que constater l’échec de leur stratégie.

Outre une reprise acharnée des luttes de terrain -notamment dans les Appalaches charbonnières -, un appel spectaculaire vient d’être adressé aux environnementalistes américains.

Publiée sur Grist, site phare du mouvement vert, cette lettre parue le 7 septembre est signée par le directeur de Greenpeace USA, son homologue du Rainforest Action Network, et par le leader du réseau 350.org. En voici une traduction-adaptation.

Je suis curieuse de voir ce que va donner cet appel, comment vont y répondre les groupes locaux, s’ils vont saisir la perche que leur tendent ces professionnels de la lutte. Car pratiquer l’action directe dans son coin, c’est une chose. A l’échelle des Etats-Unis, c’est un défi autrement complexe.

Chers amis,

Bon sang, quel été ! Les scientifiques viennent d’annoncer que nous venons de vivre les six mois les plus chauds, l’année la plus chaude, et la décennie la plus chaude de l’histoire humaine. Dix-neuf pays ont enregistré des records absolus de température : le thermomètre a grimpé à 54°C au Pakistan, un record en Asie.

Quand on voit l’impact de ces chiffres sur les incendies en Russie, ou sur le Pakistan noyé par des inondations sans précédent, on comprend qu’il n’y a rien d’abstrait dans tout ça.

Cet été, justement, le Sénat américain a décidé de reconduire un accord bipartisan en vigueur depuis vingt ans : l’immobilisme politique face aux changements climatiques. Lesquels, rappelons-le, ne résultent pas d’une quelconque volonté divine.

Nous sommes face aux industries les plus puissantes et les plus profitables du monde : celles qui tirent leurs bénéfices de l’exploitation des combustibles fossiles.

Nous ne les vaincrons pas en restant gentils. Nous devons construire un vrai mouvement, d’une ampleur sans commune mesure avec ce que nous avons bâti dans le passé. Un mouvement capable de contrer le pouvoir financier de Big Oil (pétrole) et Big Coal (charbon). Ce mouvement est notre seul espoir, et nous avons besoin de votre aide.

Honte aux leaders politiques

Quelles sont les priorités ? Dans l’immédiat, en ce moment partout dans le monde, des groupes préparent la Global Work Party du 10 octobre. Ce sera l’occasion de présenter nos solutions concrètes pour résoudre la crise climatique.

On ne se contentera pas de sortir quelques panneaux solaires. L’objectif est de faire honte à nos leaders politiques, de les apostropher : « On fait notre boulot. Et vous ? »

En attendant, dans tout le pays, des avocats et des associations locales abattent un travail d’enfer en combattant Lire la suite

10 octobre 2010, 10/10/10 : AlternativA en Aquitaine à Bayonne, Bordeaux, Dax, Pau… réservez cette date

350.org, Diana, juillet 2010

http://www.350.org/fr/about/blogs/marquez-cette-date-et-allez-voir-le-nouveau-350org

10/10/10 : Réservez cette date (et allez voir le nouveau 350.org!)

Chers amis,

Ces derniers mois ont été incroyables ici à 350.org: des mois de campagne ininterrompue – et nous allons encore passer à la vitesse supérieure. 

A compter d’aujourd’hui, nous sortons le grand jeu et nous nous lançons à l’assaut du 10/10/10, la « Fête Globale du Travail ». Elle a été décrite comme « journée de fête autour des solutions au réchauffement climatique » – et effectivement, il s’agit sans doute de notre meilleure chance cette année de faire pression sur nos dirigeants, tout en s’amusant. Si vous ne connaissez pas encore tous les détails du 10/10/10, lisez ci-dessous la nouvelle lettre d’invitation de Bill McKibben.

Si vous connaissez déjà tous les détails, c’est une occasion parfaite pour en informer quiconque ne serait pas au courant. Le nouveau 350.org peut être diffusé en quelques clics sur Facebook ou Twitter; vous pouvez aussi simplement faire passer la lettre de Bill à 10 de vos amis (nous aimons assez le chiffre 10 cette année), et faire ainsi prendre 10 fois plus d’ampleur au mouvement pour des conditions climatiques plus sûres. 

En avant pour le 10/10/10

Cher Monde,

L’année a été rude: en Amérique du Nord, la marée noire a submergé le Golfe du Mexique; en Asie, jamais température aussi élevée n’avait été enregistrée; dans l’Arctique, la fonte des glaces s’est accélérée jusqu’à un rythme jamais vu auparavant; en Amérique latine, des pluies torrentielles ont dévasté des flancs entiers de la montagne.

Et donc, nous allons faire la fête. 

Marquez le 10/10/10 sur votre calendrier: c’est la date. Le lieu, votre lieu de résidence. Le but, agir pour tenter d’enrayer le changement climatique depuis votre ville ou votre collectivité

Nous l’avons nommée « Fête du Travail Globale« , en insistant sur « travail » autant que sur « fête ». A Auckland, en Nouvelle Zélande, aura lieu un gigantesque atelier de réparation de vélos, pour que tous les vélos de la ville soient remis en circulation. Dans les Maldives, des panneaux solaires vont être mis en place sur les bâtiments présidentiels. A Kampala, en Uganda, des milliers d’arbres seront plantés, et en Bolivie des fours solaires vont être installés, et seront mis à profit dans un immense pique-nique écologiquement neutre. 

Nous avons déjà appelé, écrit, pétitionné, manifesté, par tous les moyens possibles pour faire bouger les hommes politiques: ils ont été trop lents; aussi est-il temps à présent de leur montrer que nous disposons des moyens nécessaires pour corser notre action climatique. 

Le 10/10/10 montrera que Lire la suite

350.org : quand Internet mobilise 200 000 citoyens dans le monde contre le réchauffement climatique

cdurable.info, David Naulin, le 25 octobre 2009

Contre le réchauffement climatique, la mobilisation citoyenne s’organise

350.org : quand Internet mobilise 200 000 citoyens dans le monde contre le réchauffement climatique

Le changement climatique pourrait-il susciter le premier mouvement de mobilisation citoyenne mondiale ? A quelques semaines du sommet de Copenhague, certains voient monter une vague de contestation, notamment à travers Internet, pour exiger une véritable action contre le réchauffement de la planète.

350.org : 200 000 membres dans 180 pays sur le terrain

Même si les scientifiques mettent en garde contre les raccourcis entre le réchauffement global en cours et des événements climatiques extrêmes précis ici ou là, ces derniers contribuent à une évolution de mentalités. « Il y a une prise de conscience croissante dans les pays en développement que ce problème à un impact aujourd’hui et qu’ils doivent faire quelque chose. Cette prise de conscience est particulièrement forte en Asie« , explique à l’AFP Yvo de Boer, le responsable climat de l’ONU.

Samedi (24 octobre), une « Journée d’action mondiale » préparée de longue date par le mouvement 350.org, avec quelques 5.000 événements organisés à travers la planète, a démontré que la mobilisation s’amplifie. Conçu par Bill McKibben, un militant écologiste américain, le mouvement 350.org tire son nom d’une mise en garde lancée par l’expert climatique James Hansen qui estime que la concentration de CO2 dans l’atmosphère doit être inférieure à 350 partie par million (ppm) pour éviter des catastrophes en série. La concentration actuelle est d’environ 385 ppm, et les négociations en cours visent à limiter le niveau à 450 ppm.

Lancé en mars 2008, ce réseau structuré sur Internet revendique 200.000 membres répartis dans une myriade de réseaux de mobilisation citoyenne, dans 180 pays. « Cela a dépassé nos espoirs les plus fous« , explique McKibben à l’AFP, soulignant que deux catégories de « militants » se dégagent : les jeunes ayant fait des études et les personnes appartenant à des groupes religieux. « J’étais informé du réchauffement climatique mais je ne savais pas quoi faire », explique Gan Pei Ling, 22 ans, étudiante à l’université de Tunku Abdul Rahman, en Malaisie, qui a rejoint ce réseau et participait en début de mois aux négociations climat à Bangkok. Comme elle, les centaines de militants de la région qui se sont donné rendez-vous dans la capitale thaïlandaise voient souvent le réchauffement climatique comme une injustice envers les pauvres, et les jeunes. « Les personnes plus âgées ont l’air de Lire la suite

Plus de 150 participants à la journée lionbleu.org à Bordeaux

Plus de 150 participants à la journée lionbleu.org, il est possible de voir une vidéo de la manifestation ici

 sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 23 Octobre 2009

BORDEAUX. Un nouvel événement dénonçant le réchauffement climatique est prévu samedi

Un deuxième coup de sirène

Après le pique-nique sur les quais de Bordeaux rive gauche, le marathon climatique va se poursuivre sur la rive droite. Demain à partir de 11 heures, place Stalingrad à Bordeaux, ceux qui luttent contre le réchauffement climatique se chargeront de transformer l’essai marqué le 3 octobre dernier sur les pelouses du Parc des sports à l’occasion du pique-nique sans carbone.

Une fois encore, il s’agira de faire pression pour la conclusion d’un accord lors de la Conférence internationale sur le climat, qui se déroulera du 7 au 18 décembre à Copenhague sous l’égide des Nations Unies. Samedi, le Collectif Gironde Copenhague 09 (26 structures distinctes) déclinera localement une journée d’action de la campagne mondiale 350.org – en référence à la teneur de CO2 dans l’atmosphère à ne pas dépasser. Il est prévu de construire une arche pour le lion bleu, clin d’œil à la montée des eaux corollaire au réchauffement. Et de tenir la distance (350 minutes) d’un « marathon de l’espoir climatique », soit une prise de parole ininterrompue sur le thème jusqu’à 16 h 50. Une photo collective est également programmée dans l’après-midi.

Urgence climatique

« D’ici Copenhague, il ne se passera pas de semaine sans une action publique. De nombreuses personnes sont sensibilisées dans les cercles initiés, il faut convaincre les autres », estime Pascal Bourgois, qui coordonne l’action à la Maison de la nature et de l’environnement. In fine, le collectif espère que la mobilisation citoyenne pèsera sur les décideurs qui mèneront les négociations à Copenhague. À l’échelon national, ce mouvement initié par les associatifs escompte un million de signatures sur son site Internet copenhague-2009.com

sudouest.com, Patrick Faure, le 25 Octobre 2009

BORDEAUX.

Le Lion bleu face à l’alerte climatique

Vingt-six associations sont membres du collectif Gironde Copenhague, créé en juin dernier. Un collectif se fixant pour objectif « d’alerter sur l’urgence climatique », cela avant le sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre.

Hier, les représentants de ces associations se sont succédé Place Stalingrad, pour une action symbolique autour de la statue du Lion bleu : Lire la suite

Urgence climatique : Manifestation « lionbleu.350 » le samedi 24 octobre de 11h00 à 16h50 sur la place Stalingrad à Bordeaux

Collectif Gironde Copenhague 09, Communiqué, le 14 octobre 2009

lionbleu.350

L’action lionbleu.350 se tiendra le samedi 24 octobre de 11h00 à 16h50 sur la place Stalingrad à Bordeaux.

Elle est organisée par le Collectif Gironde Copenhague 09 : Aquitaine alternatives, ATTAC 33, AutoCool, Bassin d’Arcachon Ecologie, CATA, Cauderes, Confédération paysanne 33, CREAQ, CREPAQ, Droits du piéton 33, Echanges et nature, Ecopol, Greenpeace Bordeaux, H’Nord, Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, Pas de coté, Paysans consommateurs associés Utopia, Une pointe pour tous, Utopia Bordeaux, Réseau Mille-Pattes, SEPANSO Gironde, Séphir.org, TACA, TchernoBlaye, Vélo-Cité et  Vélorution.

Cette action n’associe aucun service de l’Etat, aucune collectivité territoriale, entreprise ou parti politique. Les participants seront présents en tant que citoyen.

Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale 350.org. Il s’agit d’une campagne dédiée à la construction d’un mouvement qui mobiliserait le monde autour de solutions à la crise climatique, des solutions que la justice impose. Nous avons comme mission d’encourager le monde à relever le défi de la crise climatique, à créer un sentiment d´urgence mais aussi à ouvrir de nouvelles possibilités.

Nous insistons sur le nombre 350, puisque, en parties par million, celui-ci constitue, selon l´avis des scientifiques, le seuil limite de CO2 dans l’atmosphère toléré par notre planète. Plus d’information http://www.350.org/

Au moment où les négociations de Copenhague sur le renouvellement du protocole de Kyoto sont dans l’impasse, les citoyens girondins exigent de l’ensemble des chefs d’Etat de la planète qu’ils aboutissent, acceptant de réduire très fortement notre consommation d’énergie (moins 40 % pour les pays riches d’ici 2030) et de soutenir tout aussi fortement l’adaptation des pays pauvres.

Les participants sont invités à venir avec un 3, un 5 ou un 0 bleu agrafé sur la poitrine et le dos. Pour ceux qui sont nés entre le 1er et le 10 du mois le 3, entre le 11 et le 20 le 5 et entre le 21 et le 31 le 0. Des vélo-bus pourront être organisés dans diverses villes de l’agglomération bordelaise afin de rejoindre collectivement la place Stalingrad.

11H00 : Rassemblement au Lion bleu de Xavier Veilhan, construction de l’arche, Marathon de l’espoir climatique (350 minutes pour l’humanité et la planète soit 5h50 minutes, de 11h00 à 16h50) et début du recueil des 350 idées pour l’humanité et la planète (afin de faciliter la synthèse, merci de communiquer votre ou vos idées en copie mail à mnebxaquitaine@aol.com

12h00 : Baptême de l’arche « lionbleu.350 » sur la place Stalingrad, bateau qui va lui permettre de survivre à la montée des eaux des océans (D’après le GIEC 2007 entre 50 à 70 cm, selon les dernières études plutôt entre 1 à 2 m, plus peut-être…). Quelqu’un connaît-il une lionne bleue ?

12h18 : Flashmob pour le climat pendant 3minutes 50 pour réveiller nos dirigeants sur le climat, amenez vos téléphones portables, réveils, instruments de musique, casserolles… Il esp possible que nous soyons accompagnés par les cloches de l’église de la Bastide…

15h50 (3h50) : Constitution des trios 3/5/0 des participants et temps fort au moment de la réalisation de la photo collective

15h50 à 16h50 : Conclusion du Marathon de l’espoir climatique

Sous réserve, des animations  liées au climat, par exemple utilisation d’une sonde à CO2 portable (Vaisala) pour montrer la concentration de CO2 atmosphérique actuelle dans une ville

Contacts : Greenpeace Bordeaux – Patrick Maupin 06 89 71 88 46 situ68@gmail.com et MNE Bordeaux-Aquitaine – Pascal Bourgois 05 57 84 18 88 / 06 22 77 48 60 mnebxaquitaine@aol.com

 APPEL A PARTICIPATION 1

Marathon de l’espoir climatique :

350 minutes pour l’humanité et la planète

Chacun s’engage à faire une communication orale entre 10 et 30 minutes. Il faut de la diversité dans les approches, certaines plus scientifiques, d’autres plus politiques, d’autres plus poétiques, d’autres humoristiques mais toutes centrées sur cette question climatique.

Tout est possible à condition Lire la suite

Oecuménique, le « Picnic » sans carbone

sudouest.com, Yannick Delneste,  le 5 Octobre 2009

BORDEAUX. Plus de 500 personnes dont des élus de tous bords ont participé hier au rassemblement de l’association Taca

Oecuménique, le « Picnic » sans carbone

Romain a 11 ans et se tourne vers son père. « Mais Papa, quand on expire, on dégage du gaz carbonique. Ce carbone-là, il est bon ? » Les enfants sont formidables. Hier midi, sur les quais bordelais, Bastien le père s’en est sorti avec un « Regarde la pièce de théâtre, tu vas comprendre », pas franchement glorieux mais efficace. La réussite du pique-nique sans carbone est parfois à ce prix. Il est 13 h 30 près du parc des sports Saint-Michel et à défaut d’être un sommet artistique, la petite pièce de théâtre a le grand mérite de la pédagogie. Une planète aux criantes inégalités environnementales, une Amérique du Nord et une Europe surproductrices de gaz à effets de serre dont la réduction (diviser par 4 en France par exemple) est une urgence absolue.

Un fonds « climat »

Après le premier acte du constat, le second de la réponse : l’association Taca (comme taxe carbone) milite depuis plusieurs années pour son instauration. Sans citer la gouvernementale, Taca (1) rappelle les valeurs de la sienne : avoir le courage d’augmenter d’un euro le litre d’essence, un chèque vert identique pour tous pour la moitié de la taxe, un fonds climat pour aider les plus démunis à s’isoler par exemple, mais aussi la moitié de ce fonds pour aider les pays du tiers-monde à s’équiper durable. À cette heure-là, la troisième édition est d’ores et déjà une réussite : près de 500 vélos ont été comptabilisés, garés sur les nombreuses barrières. Créé à Bègles qui a abrité les deux premières éditions, le pique-nique prenait cette année une dimension d’agglomération avec recentrage sur la ville-centre et démarche de consensus au service de la plus grande mobilisation.

De 17 des 27 communes de l’agglo, des « vélobus » sont partis, cortèges de cyclistes convergeant verts les quais bordelais. Tables de pique-nique et stands d’associations les deux-roues et les pedibus. Celui venu en voiture ne le criait pas sur les toits mais était aussi le bienvenu. « Enlevez les élus et leurs familles et vous n’aurez plus grand monde… ». Il est des Brugeais sarcastiques. Le maire Bernard Seurot emmenait un cortège de près de 80 personnes au tee-shirt consensuel où on lisait « Bruges, en vert et avec tous ». Le carbone est-il politique ?

Le maire de Bordeaux Alain Juppé (UMP), le maire de Bègles Noël Mamère (Verts), le président de la CUB et maire de Blanquefort Vincent Feltesse (PS), le président de la Région Alain Rousset… le gratin politique en bras de chemise, tous hérauts de la cause du développement durable et pourfendeurs du vilain carbone. « La taxe carbone est un gâchis », s’énervait Noël Mamère vannant les ralliés tardifs du combat écologique. « Nous sommes à un basculement de civilisation et il va falloir en prendre conscience », soulignait Vincent Feltesse. Mais malgré la belle agora, la chose politique n’a pas pris le pas sur un rassemblement qui se voulait avant tout œcuménique.

Soumis gentiment à la Question par Taca sur leur durable engagement personnel et collectif, les élus rivalisaient alors de certificats de bonne conduite : « Je circule en vélo », insistait Lire la suite