Ultimatum climatique : CocliPau pousse sur le pavé palois

sudouest.com, Sébastien Darsy, le 28 Novembre 2009

ÉCOLOGIE. Un collectif de 26 associations béarnaises organise un sit-in permanent au centre-ville, dans une yourte jusqu’au 18 décembre. Son but : faire signer aux élus et habitants un « Ultimatum climatique »

CocliPau pousse sur le pavé palois

Une famille mongole aurait-elle décidé d’installer sa yourte cours Bosquet ? Que nenni. La tente, montée mercredi, est occupée depuis par des militants écologistes béarnais de tous poils. Leur objectif, par le biais de ce « symbole mongol signifiant le lien entre la terre et le paradis », est de relayer l’appel de l’Ultimatum climatique, lancé par un collectif d’associations écologistes de France et d’ailleurs (lire ci-contre) à l’intention des chefs d’État qui se réuniront du 7 au 18 décembre à Copenhague pour tenter d’endiguer le réchauffement climatique.

Fait inédit, en Béarn, 26 associations (lire par ailleurs) ont décidé, pour l’occasion, de se regrouper au sein du collectif CocliPau. L’idée est partie de l’un de ses porte-parole, Éric Cazenave-Tapie, natif de Pau, géologue… et « simple citoyen ». « J’ai pris connaissance de l’Ultimatum climatique et j’ai décidé de fédérer plusieurs associations locales, résume-t-il. J’ai alors contacté Sébastien Lamy de Greenpeace Béarn qui a été séduit par l’idée ».

Engagements drastiques

Le collectif oloronais pour la décroissance, (Gédeol), le Comité catholique contre la faim, la Sepanso Béarn, la Maison de la nature et de l’environnement de Pau et bien d’autres appellent les citoyens à se rendre à la yourte pour signer la pétition en faveur d’engagements drastiques contre les rejets de gaz à effet de serre responsables des catastrophes naturelles à venir (sécheresses, canicules, tempêtes…).

Des groupes de quatre personnes se relaieront en permanence pour les accueillir. Un sit-in rendu possible grâce à la yourte, copie quasi conforme de celle des habitants de Mongolie. Un habitacle relativement confortable, bien isolé et spacieux autour duquel des concerts et conférences sont prévues, histoire d’animer le lieu.

Cette occupation de l’espace public n’a rien d’illégale. Les militants ont traité avec les services techniques de la mairie qui leur a accordé cet emplacement, à côté du musée des Beaux-Arts. Au grand regret de Sébastien Lamy, de Greenpeace Béarn, qui aurait souhaité établir le « campement » sur la place Clemenceau, agora incontournable du centre-ville de Pau option « qui ne nous a pas été accordée ». « S’ils n’ont pas eu la place Clemenceau, se justifie de son côté la mairie, c’est parce qu’elle est occupée à partir du 4 décembre par les animations de Noël. »

Par ailleurs, le collectif regrette ne pas avoir traité directement avec la maire de Pau… élue qui ne fait, pourtant pas mystère au sein du Parti socialiste de ses préoccupations environnementales mais qui selon la mairie est fort occupée en ce moment.

Pain-bénit pour les élus ?

Les politiciens locaux, justement, sont concernés au premier chef par l’Ultimatum climatique relayé par CocliPau. « Pour porter haut et fort notre message en Béarn, spécifie Éric Cazenave-Tapie, le CocliPau transmettra par courrier ou en main propre un communiqué à l’ensemble des maires et des présidents de Communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées, du Conseil général et du Conseil régional pour qu’ils signent la pétition de l’Ultimatum climatique. » Une initiative qui pourrait néanmoins se révélait être du pain béni pour les élus en mal de légitimité écologique. Ceux qui ont soutenu l’incinération, l’autoroute Pau-Bordeaux, le maintien du Grand Prix de Pau, l’agriculture productiviste, la création d’un nouvel axe Pau-Oloron seraient alors les mêmes qui appelleraient à limiter la pollution atmosphérique ? « C’est avant tout une question de Lire la suite

Surfrider Foundation : Soirée cinéma mêlant glisse et écologie le 3 décembre à Bordeaux

Surfrider Foundation Europe – Gironde, communiqué, le 23 novembre 209

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe s’invite à nouveau au Cinéma Jean Eustache à Pessac (Gironde) en partenariat avec l’association Mandora (www.asso-mandora.com).

Jeudi 03 décembre 2009 à 20h00

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe se joint à l’association Mandora pour proposer une soirée cinéma mêlant glisse et écologie afin de sensibiliser à la nécessité de préserver notre environnement et notamment notre littoral.

Ugo Benghozi nous fera l’honneur de présenter 3 épisodes de la saga Riddim qu’il a réalisé (Maroc, Ecosse et Timor).

L’antenne Gironde de Surfrider a souhaité également inviter Pierre Troquereau artiste peintre bordelais qui nous présentera ses toiles sur le thème de la pollution (www.pierretroquereau.fr) et Jérémy Ferrara shaper qui exposera des planches uniques qu’il a réalisé entièrement à la main en utilisant différentes techniques de résines teintées (www.ferrara-surfboards.com)

Le tarif pour cette soirée est de 6 Euros par personne ou 5 Euros pour les personnes venues en vélo, tram ou bus !

En fin de soirée l’association Mandora vous convie à un apéritif qui vous permettra de rencontrer les bénévoles de l’antenne Gironde de Surfrider ainsi que les artistes présents, venez nombreux !

Plus d’infos : Lire la suite

Alexandra Siarri, « l’inattendue » : Portrait de la N°2, peu connue et non encartée, de la liste Darcos (UMP)

sudouest.com, Julien Rousset, le 24 Novembre 2009

RÉGIONALES. Portrait de la numéro deux, peu connue et non encartée, de la liste Darcos (UMP)

Alexandra Siarri, « l’inattendue »

Elle est peu connue, et n’a sa carte dans aucun parti : Alexandra Siarri figurera, en Gironde, à la deuxième place de la liste UMP, entre Xavier Darcos, numéro un, et Nicolas Florian, numéro trois (1).

Une surprise ? Oui et non : il fallait, en vertu de la parité, une femme. Une femme bordelaise, pour représenter la ville-centre et Alain Juppé. Et une candidate jeune, pour incarner le renouveau dans une équipe dont les piliers sont plutôt… expérimentés – Xavier Darcos, ministre, Nicolas Florian, secrétaire départemental, Jean-Paul Garraud, député…

Une jeune élue bordelaise donc ? Le choix s’est vite orienté sur Alexandra Siarri, 37 ans, entrée en politique lors de la réélection, en 2008, d’Alain Juppé. Encore que la politique lui soit familière depuis l’enfance. « Ma famille compte beaucoup d’agriculteurs, de fibre gaulliste, qui se sont impliqués dans des mandats locaux. »

Internaute militante

À la mairie de Bordeaux, Alexandra Siarri est simple conseillère municipale déléguée, mais elle s’est bâtie une légitimité sur l’éco-habitat ou sur le développement durable. Et sur la forme, son sens du contact et son accent charentais, que certains prennent à tort pour un accent québécois, font mouche. Y compris parmi les opposants à la majorité municipale, qui saluent sa « pêche ». Dynamique, Alexandra Siarri l’est aussi sur le Net : elle a animé sur le web des croisades pour le boycott des fraises espagnoles, des annuaires papier, ou dénoncé dans un blog l’excès de marketing Nespresso…

C’est Alain Juppé qui a proposé son nom pour la deuxième place de la liste UMP. L’info a été rendue publique ce week-end, et, depuis, c’est l’emballement. « Mon portable ne cesse de sonner », confiait hier la candidate, dont la désignation devra toutefois être validée officiellement samedi par le conseil national du parti. Et si elle l’a eu au téléphone, Alexandra Siarri n’a pas encore rencontré son coéquipier Darcos. « Tout va se mettre en place : l’équipe, le projet, les thèmes de chacun… »

À la CUB comme Marie Bové

Ses envies la portent vers « l’aménagement du territoire », la « recherche », et le développement durable, dans une approche plus globale que la simple défense de l’environnement : « Le développement durable, c’est Lire la suite

La CUB lance le prix Coup de cœur de l’initiative sociale et solidaire »* afin de récompenser les porteurs de projets les plus créatifs et les plus innovants sur la CUB

CUB, Communiqué de presse, novembre 2009

La CUB lance *le prix « Coup de cœur de l’initiative sociale et solidaire »* afin de récompenser les porteurs de projets les plus créatifs et les plus innovants sur la CUB

Ce concours est ouvert *du 9 au 23 novembre* et sera *doté de 3 prix de 2 000 €*.

Pour candidater, il vous suffit de prendre connaissance du règlement et de remplir le dossier en annexe (4 pages) avant le 23 novembre et de le renvoyer à entreprendreautrement@cu-bordeaux.fr

La remise des prix sera effectué le 26 novembre 2009 lors du lancement du site « entreprendre autrement »  sur lequel vous pouvez laisser vos  commentaires d’entrepreneurs, de porteurs de projet pour témoigner de votre parcours de création, des accompagnements dont vous avez bénéficié.

Le site Lire la suite

Lettre de l’Université populaire de l’environnement, programme de novembre et décembre 2009

MNE Bordeaux-Aquitaine, Université populaire de l’environnement, communiqué, le 3 novembre 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

Cinquième lettre de l’UPE [Saison 2] avec :

– Plus de 150 personnes à la manifestation lionbleu.350 du samedi 24 octobre du Collectif Gironde Copenhague 09 https://mneaquitaine.wordpress.com/2009/10/26/plus-de-150-participants-a-la-journee-lionbleu-org-a-bordeaux/ 

– ce soir, mardi 3 novembre à 19h30 à l’Athénée Municipale déclinaison régionale du débat national sur les nanotechnologies qui se tient du 15 octobre 2009 au 24 février 2010. A Bordeaux les thèmes retenus sont « Process industriels / Nanotechnologies et protection des travailleurs ». Chacun peut s’informer et participer au débat à partir du site “http://www.debatpublic-nano.org/

le mercredi 4 novembre à 18h00, conclusion du cycle de conférences de l’UPE « Climat, énergie et transports » à l’Université Bordeaux 2 Victoire « Vers une révolution des transports ? » [plus d’infos ci-dessous]

– jeudi 5 novembre – Vélorution spéciale Copenhague, ces rendez-vous ne sont pas déclarés, il s’agit d’une coïncidence heureuse provoquée… Rendez-vous à 17h00 place Pey-Berland à Bordeaux http://www.velorution.org/articles/rubrique59.html [plus d’infos ci-dessous]

– mardi 10 novembre à 18h30 à la MNE Bordeaux-Aquitaine, 3 rue de Tauzia, dans le cadre de l’UPE poursuite de la formation, ouverte à tous, sur la communication des associations, thème du jour « Le communiqué de presse », séance suivante « Les nouveaux outils de communication Internet », si vous êtes intéressé, merci de vous signaler à mnebxaquitaine@aol.com

vendredi 13 novembre – Soirée à l’Utopia « Climat, la lutte des glaces » avec la diffusion du film « Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lievre. Il sera suivi d’un débat animé par le Collectif Copenhague en présence de Bruno Malaizé, climatologue, et de Simon Charbonneau, juriste. Il faut réserver sa place à l’Utopia. Découvrez la bande-annonce du film. http://www.fondation-nicolas-hulot.org/blog/exclu-bande-annonce-le-syndrome-du-titanic

– lundi 16 novembre – Organisée par le PUMA (Pôle alternatif des Mobilités urbaines) : Vélo Cité, AutoCool, Droits du piéton 33, AIR… en partenariat avec l’UPE, soirée « Quand le vélo prend le pouvoir ! » diffusion du film « Live Bicycle » suivi d’un débat sur la mobilité urbaine, à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres [plus d’infos ci-dessous]

– samedi 21 novembre une nouvelle « Action médiatique » du Collectif Gironde Copenhague 09 [plus d’infos dans la prochaine lettre]

samedi 5 décembre – Journée nationale d’action Greenpeace, Lire la suite

À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur

sudouest.com, Julien Rousset, le 10 Novembre 2009

INITIATIVES. À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur »

Economie solidaire : Les forces vives de « l’autre économie »

Novembre sera « social et solidaire » : la deuxième édition du mois de l’économie sociale et solidaire se tient ces jours-ci, bénéficiant cette année d’une communication plus massive que l’an dernier.

C’est que la crise éclaire d’un jour nouveau ce « tiers-secteur », ni tout à fait privé ni tout à fait public, qui représente, entre associations, coopérati ves et mutuelles, 47 000 emplois en Gironde. Et 10 à 12 %, en moyenne, des salariés de l’agglo (1).

Vaste secteur, mais on ne sait pas toujours où il commence et où il finit. « L’économie sociale et solidaire repose sur quatre valeurs : la démocratie (dans les instances dirigeantes, une personne vaut une voix), la liberté d’adhérer et de se retirer, la non-lucrativité (les excédents sont réinjectés dans l’appareil de production), et l’ancrage dans le territoire », précise Soizic Lenoir, chargée de mission à la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire.

Concrètement, comment ça marche ? Trois exemples à travers l’agglo. Prometteurs et fragiles.

1 Supérette solidaire aux Capucins

Des vapeurs de céleri flottent, ce mardi midi, dans la cuisine de l’épicerie sociale, qui a pignon sur rue aux Capus. Une dizaine d’adhérents vient de cuisiner une soupe à partir de légumes qu’ils sont allés cueillir un peu plus tôt dans la matinée.

Des ateliers ainsi tournés sur la nutrition animent, plusieurs fois par semaine, cette épicerie pas comme les autres. Ouverte il y a deux ans, cette supérette, a priori ordinaire, compte deux salariées, 60 bénévoles et 750 adhérents. 47 % de ces derniers bénéficient de l’aide alimentaire versée par le Conseil général : en caisse, ils ne paient que la moitié du ticket.

Mais personne ne le voit. « La grande idée de cette épicerie, c’est la mixité. On ne sait pas, parmi ceux qui la fréquentent, qui est démuni ou qui ne l’est pas, explique Nathalie Martin, nouvelle chef de projet. Et contrairement à un centre de distribution de colis alimentaires, ici, les gens choisissent leurs produits »

L’épicerie tourne avec un budget de 10 000 euros par mois. « Nous avons fonctionné avec 46 % de subventions la première année, 30 % cette année, notre objectif est, à terme, d’augmenter le plus possible la part de l’autofinancement », note Nathalie Martin.

2 Jeux vidéo au régime Scop aux Chartrons

Instruits par les mirages des start-up, ils ont opté pour une Scop, société coopérative de production. « On en a vu, des mecs créer une boîte, faire du buzz, et la revendre aussitôt… », confient Frédéric Rorai, 29 ans, et Cédric Néhémie, 27 ans, deux des cinq « salariés associés » qui ont fondé, il y a un an, Aesia. Cette petite société, invitée à rejoindre bientôt les premiers locataires de la pépinière d’entreprises des Chartrons, conçoit des jeux vidéo et des « univers » (par exemple, des personnages à décliner en BD, en jouets, en films d’animation…).

Il fallait, pour qu’Aesia existe, 20 000 euros. Les cinq associés ont apporté Lire la suite

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

tchernoblaye.free.fr, communiqué de presse, le 10 novembre 2009

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux

1) Salle de la Cheminée

17h30 : Point presse

18h : Apéro offert par Tchernoblaye

19h : Buffet amenez de quoi partager – tartes, cakes, etc –  Tchernoblaye offre les boissons

2) Cinéma

20h30 : film « INELUCTABLE »

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=734&mode=film

Réservez vos places à Utopia à partir du 12 novembre

21h45 : Débat « Aurons-nous de l’électricité à Noël? »

Au pays du nucléaire, les vieux réacteurs sont malades, les nouveaux sont déjà périmés, les déchets s’accumulent et… il faut importer massivement de l’électricité de chez nos voisins, lesquels ne pourront pas nous sauver indéfiniment…

Tchernoblaye a dix ans !

Le 22 novembre 1999, cinéma Utopia de Bordeaux, fraîchement ouvert, accueillait sa toute première soirée « film-débat », consacrée au risque nucléaire, autour du film Raspad décrivant la catastrophe de Tchernobyl. Lors du débat, un appel était lancé pour la création d’un collectif antinucléaire en Gironde : Tchernoblaye était née !

Connu dans un premier temps sous le nom « Collectif girondin pour la sortie du nucléaire », ce regroupement citoyen se réunissait pour la première fois formellement le 15 décembre. Et, douze jours plus tard, au cours de la fameuse tempête des 27 et 28 décembre 1999, un million de litres d’eau de la Gironde pénétraient illégalement dans la centrale nucléaire du Blayais qui frôlait alors le désastre.

Tchernobyl à Blaye, cela donnait bien sûr Tchernoblaye, un nouveau nom tout naturel pour le collectif antinucléaire. Mais le maire de Blaye ne l’entendit pas de la même oreille et, Lire la suite