Crise écologique, énergétique et crise de civilisation sont étroitement liées

La MNE développe depuis juillet 2007 un projet de « mobilisation des associations environnementales d’Aquitaine ». Nous avons travaillé sur l’analyse qui guide ce projet. Il s’agit d’une position à un moment donné. Elle a vocation à être mise en débat et à évoluer dans le cadre d’une « démocratie participative écologique » à inventer.

La crise écologique : conséquences prévisibles et enjeu

Si l’on prolonge la courbe d’évolution de la température annuelle moyenne en France, nous arrivons d’ici 2100 à une augmentation d’environ 5°. Cinq degrés, en moins cette fois ci, c’est la température qui nous sépare de la dernière glaciation il y a 20 000 ans (un niveau des mers inférieur de 100 m, une agriculture impossible du fait des sols gelés, une population « française » de quelques dizaines de milliers de chasseurs de rennes…).

Les indicateurs environnementaux (réchauffement climatique, biodiversité, pollutions, ressources naturelles non renouvelables…) passent les uns après les autres au rouge. Au delà des conséquences environnementales, sociales et économiques prévisibles (catastrophes climatiques, réduction de la production agricole, pénurie d’eau potable, élévation du niveau des mers, afflux de réfugiés climatiques….) nous savons que les effets cumulés de changements continus dans l’environnement peuvent atteindre des seuils qui se traduisent par des changements brutaux et irréversibles.

Cette idée de point de basculement Lire la suite

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

sudouest.com, Chantal Roman, le 28 Décembre 2009

ENVIRONNEMENT. La présidente Françoise Branger fait le point sur les dossiers en cours

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

C’est en 1989 qu’est née l’association Bassin d’Arcachon Écologie : « Le nombre d’adhérents de BAE ne cesse de croître et l’association est de plus en plus sollicitée », relève Françoise Branger, présidente de l’association depuis cinq ans.

Une association apolitique où se retrouvent différentes sensibilités : « Beaucoup travaillent sur des dossiers, d’autres ouvrent des blogs, d’autres encore nous apportent des renseignements », explique la présidente. Les adhérents ont pour souci la protection de l’environnement du bassin d’Arcachon et le respect de sa biodiversité. De plus, BAE anime, durant l’été des visites à la découverte pédagogique de l’environnement du Bassin (1).

À l’occasion de ces vingt ans de combat écologique, de réussites aussi, Françoise Branger fait le point sur divers dossiers d’actualité.

1 Maîtriser l’urbanisation

« Le Scot, schéma de cohérence territoriale est à l’étude. C’est un enjeu énorme. Nous participons aux débats du Scot et contribuons aux commentaires écrits des propositions et documents présentés. Nous y remarquons de graves manquements quant à la prise en compte de l’environnement et de la limitation des ressources, en eau particulièrement. Les premières analyses sont inquiétantes et nous refusons une urbanisation galopante, consommatrice d’espace. Il faut préserver les habitats naturels, les paysages, coupures d’urbanisation, les trames vertes, la sauvegarde les espaces proches du Littoral.

Le Bassin est saturé sur terre comme sur mer et cela met en péril ses fragiles écosystèmes. De trop nombreux projets de lotissements menacent les dernières coupures d’urbanisation. Les extensions d’activités nautiques sont de nature à perturber le biotope marin.

2 Parc naturel marin

« Bassin d’Arcachon Écologie disposera en 2010 d’une stagiaire qui travaillera sur cette thématique. Mais le parc marin ne doit pas être un pur outil de développement. Si développement il peut y avoir, c’est dans la restauration des ressources du Bassin. Il nous faut devenir impérativement économes des écosystèmes.

Je regrette que des élus du Siba n’aient pas accepté l’inventaire scientifique proposé lors du dernier conseil. Cela aurait permis de savoir où on en est. »

3 Des priorités

« On nous accuse d’être ennemis du progrès. Or, le progrès que nous souhaitons est celui, très urgent, d’un meilleur respect de l’environnement. La sauvegarde et la restauration de la diversité biologique sont parmi nos priorités. Oui, nous nous opposons à l’accroissement ininterrompu de l’afflux de population, à l’avancée inextinguible de l’urbanisation, à la constante extension des voies routières et autoroutières, au perpétuel développement du nombre de places de ports et d’anneaux de mouillage. Quant au photovoltaïque, nous n’y sommes pas favorables s’il est synonyme de déforestation, alors que tant d’espaces, comme les toitures sont disponibles et pourtant inutilisés pour l’implantation de panneaux solaires. »

4 Des partenaires

« Bassin d’Arcachon Écologie est membre de la Sepanso, de la Coordination environnement du bassin d’Arcachon (Ceba), du Collectif déchets girondin, mais aussi du Collectif aquitain contre les rejets en mer, de la Coordination bassin d’Arcachon. Nous sommes aussi partenaires de l’Association contre le contournement autoroutier de Bordeaux, du collectif Gironde Copenhague luttant contre le changement climatique d’origine Lire la suite

Bernos-Beaulac. Le maire Philippe Courbe réactive un vent de fronde anti-LGV

sudouest.com, Lascurreges, le 22 décembre 2009

BERNOS-BEAULAC. Le maire Philippe Courbe réactive un vent de fronde anti-LGV

Cette LGV dont ils ne veulent pas

 «Il y a l’itinéraire grand gabarrit, le gazoduc, l’A 65, la LGV et maintenant, cerise sur le gâteau, on nous annonce une nouvelle ligne à haute tension. Il ne nous manque plus que le deuxième aéroport de Bordeaux. » Philippe Courbe a envie de pousser un coup de gueule, à l’idée de voir sa commune lacérée et balafrée par tout un tas d’infrastructures. Le maire socialiste de Bernos-Beaulac qui a le soutien de son Conseil municipal rappelle ici les raisons pour lesquelles il s’oppose en particulier au projet de LGV.

Des atteintes irréversibles

« L’opposition locale est importante et sous-estimée par RFF. Il y a derrière ce projet une réelle atteinte à la qualité de vie doublée de nuisances et préjudices à l’environnement et au patrimoine. Les impacts sont de plusieurs ordres. Il y a une atteinte à la biodiversité et aux espèces endémiques sur des zones classées Natura 2000, dans les vallées de la Gouaneyre et du Ciron. On va hypothéquer la vulnérabilité des captages de nos eaux de sources gérées par le Syndicat des eaux et de l’assainissement du Bazadais. Et puis, il y a un impact sur la forêt à un moment où l’on parle de la régénérer. »

Le maire de Bernos-Beaulac ajoute à ces éléments tous les arguments d’ordre économique, considérant que « ces investissements vont mettre en faillite les finances régionales et ne prennent pas en compte les déficits d’exploitation des A 65 et de la LGV, qui vont entraîner une hausse de la fiscalité, au-delà d’une sous-évaluation du coût des travaux ».

Un signal à Alain Rousset

Bref, Philippe Courbe note au passage l’abstention des Verts à la dernière séance plénière du Conseil régional sur le grand projet ferroviaire. Lui aussi privilégie la LGV sur des lignes existantes et priorise un réel développement du ferroutage, voire même du cabotage pour le transport des marchandises plutôt que de valoriser la grande vitesse au profit de quelques voyageurs privilégiés.

La campagne des régionales est lancée. Et même si Philippe Courbe considère « qu’Alain Rousset est un bon président », il indique qu’il n’en partage pas tous les points de vue au moins sur la politique des nouvelles infrastructures. « Je suis prêt à inviter Alain Rousset et le directeur de RFF, ici sur le terrain », lance le maire de Bernos-Beaulac : « Je leur montrerai par exemple que la vallée de la Gouaneyre est un endroit magnifique et qu’elle ne mérite pas ce que l’on lui réserve ». Et que l’on ne vienne pas lui parler de gare, de fret ou de service express régional. « On n’en croit pas un mot. Et de toute façon, on n’en veut pas », lui soufflent les conseillers municipaux présents.

Appel à la résistance

Aujourd’hui, une voix s’élève dans le pays bazadais. Philippe Courbe aura sans doute besoin d’ici peu de compter les maires qui voudront le rejoindre dans ce qui pourrait être un appel à la résistance, sans occulter le droit de faire des propositions.

Ce sera sans doute difficile, si l’on considère que Lire la suite

Copenhague: Juppé favorable à « une forme de décroissance »

tempsreel.nouvelobs.com, AP, le 4 décembre 2009

Copenhague : Juppé favorable à « une forme de décroissance »

Alain Juppé s’est déclaré vendredi favorable à « une forme de décroissance », à trois jours de l’ouverture du sommet de Copenhague, auquel le maire UMP de Bordeaux participera, entrant ainsi en contradiction avec des propos récemment tenus par Nicolas Sarkozy sur le sujet.

Interrogé lors d’une conférence de presse sur la croissance ou la décroissance verte, M. Juppé s’est dit en partie « en phase » avec l’eurodéputé d’Europe-Ecologie Daniel Cohn-Bendit: « La crise et la dégradation de notre planète reposent sur une forme de folie humaine basée sur la démesure généralisée. Faut-il faire de la décroissance? Je pense que dans les pays pauvres, il faut de la croissance et qu’ailleurs, là où l’on gaspille, il est nécessaire d’envisager une forme de décroissance« , a estimé l’ancien Premier ministre. « Le combat pour la sauvegarde de la planète ne doit pas passer au second plan du fait de la crise. La sortie de crise passe par le succès de toutes les initiatives« .

Le 28 novembre, lors de son discours devant les membres du conseil national de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’était lancé dans une diatribe contre le principe de « décroissance », prôné notamment par les Verts. « Quand j’entends nos écologistes parfois dire qu’ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu’ils savent qu’il y a du chômage? Est-ce qu’ils savent qu’il y a de la misère dans le monde? Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là? », avait lancé le chef de l’Etat.

Par ailleurs, M. Juppé a souligné l’importance du sommet de Copenhague: « Il n’y a pas de doute possible: l’enjeu est de sauver les espèces vivantes! Kyoto arrive à échéance en 2012 et il faut obtenir des objectifs chiffrés! », a-t-il lancé.

Alors que 57% des Français estiment dans un sondage (réalisé par l’institut BVA les 27 et 28 novembre auprès d’un échantillon de 1.012 personnes pour BFM/BFM-TV/ »La Tribune ») que Nicolas Sarkozy ne parviendra pas à obtenir un accord fixant des engagements contraignants en matière de réduction de gaz à effet de serre, Alain Juppé ne se « sent pas pessimiste »: « Je vois pour la première fois le président américain prendre des engagements chiffrés et cela va dans le bon sens », a-t-il expliqué.

A Copenhague, le maire de la capitale aquitaine participera notamment au « sommet des villes »: « j’y parlerai de l’implication citoyenne. Les villes sont en première ligne car elles englobent 80% de la population mondiale et concentrent les problèmes de déchets de transport et d’habitat« .

Coprésident, avec Michel Rocard (PS), de la commission chargée de réfléchir sur le grand emprunt, Alain Juppé a insisté sur « le fil conducteur écologique » qui a prévalu. Biotechnologie, énergies renouvelables, Lire la suite

2/3 des viticulteurs bordelais en dessous du SMIC

libebordeaux.fr, Laure Espieu, le 2 décembre 2009

2/3 des viticulteurs bordelais en dessous du SMIC

VIGNE – L’étude a été menée par la Chambre d’agriculture de la Gironde sur les dix dernières années. Elle se base sur le suivi d’un panel de cent exploitations en AOC Bordeaux, et fait le constat alarmant d’une situation qui, depuis cinq ans, ne cesse de se dégrader. «Il y a une morosité et une angoisse terribles», pointe Florence Lamoureux, l’auteur de la synthèse. «Deux tiers des exploitants ont dégagé moins d’un SMIC en 2007/2008, et parmi eux, 20% sont en perte. Les gens ne vivent pas de leur travail».

En dix ans, le chiffre d’affaire a baissé en moyenne de 27%. Les résultats économiques à l’hectare ont été divisés par quatre, voire même par cinq pour les viticulteurs qui vendent en vrac. Et les ressources globales des exploitations ont été réduites de plus de la moitié. «Avec d’aussi faibles ressources, les exploitations vont avoir du mal à faire face aux mises aux normes, tant au niveau du vignoble que des chais», souligne l’auteur, qui perçoit déjà la tendance des entreprises à se  «replier sur elles-mêmes».

Non seulement l’investissement est en berne, mais depuis 2007, les coûts sont brutalement remontés (+20%). «En effet, 2007 et 2008 ont été deux années difficiles d’un point de vue climatique (plus de traitements) et ont été des années de hausse du prix des intrants (phytosanitaires et fuel) ainsi que du barème des fermages», explique Florence Lamoureux. Comme les rendements ont également baissé, pour le millésime 2008, le coût de revient du tonneau était d’environ 1277 euros. Bien supérieur aux cours du vin de Bordeaux qui s’établissent plutôt entre 750 et 900 euros le tonneau.

Obligés de brader leur vin, les viticulteurs cherchent de l’argent ailleurs. Certains vendent leurs parcelles en terrains à bâtir. D’autres ont pu être tentés par l’arrachage, mais Lire la suite

Aquitaine : Ça bouge dans le bio !

sudouest.com, Jacques Ripoche, le 24 Novembre 2009

AGRICULTURE. Le nombre de producteurs et la surface en bio augmentent, mais il reste encore du chemin à parcourir

Ça bouge dans le bio !

Ce mardi, la Chambre régionale d’agriculture d’Aquitaine consacre une session spécifiquement dédiée à l’agriculture biologique. Demain, dans les locaux du Conseil régional, à Bordeaux, Arbio, l’interprofession du bio, invite 1 700 gestionnaires de cuisines collectives à un grand « forum » sur l’introduction des produits bio dans les cantines, relativement aux prescriptions du Grenelle. Les ambitions sont élevées : 20 % des menus à l’horizon 2012 ! Aujourd’hui, on est encore (très) loin du compte. Malgré un taux de croissance à deux chiffres ces dernières années, le bio, avec 600 000 hectares cultivés, ne représente que 2,1 % de la surface agricole utilisée (SAU) en France, tandis que son chiffre d’affaires, 2,6 milliards d’euros, n’atteint guère que 1,7 % de la consommation agroalimentaire nationale.

Le mouvement s’accélère

Pour autant, les choses bougent. L’Aquitaine et Midi-Pyrénées, qui se rangent parmi les premières régions bio en France, enregistrent une progression significative : + 7,5 et + 7 % entre 2007 et 2008. L’Aquitaine, avec 28 000 hectares cultivés, compte aujourd’hui 1 125 producteurs certifiés (1 005 en 2007). Les chiffres 2009 ne sont pas encore arrêtés mais, fait notable, 130 exploitations nouvelles sont en cours de conversion.

« On sent bien que le mouvement s’accélère. Depuis quelques mois, chacune de nos réunions d’information fait le plein. On voit que la réflexion est installée dans les têtes », souligne Patrick Grizou, producteur en Lot-et-Garonne et président d’Arbio. Trois éléments, selon lui, concourent à l’intérêt que les « conventionnels » portent désormais au bio : « Il y a, bien sûr, l’effet crise. Mais il y a aussi les obligations de plus en plus contraignantes sur l’emploi des intrants qui aboutissent même parfois à des impasses techniques. Enfin, il faut considérer le fait que les agriculteurs intègrent de mieux en mieux la notion d’agriculture durable. »

Les 28 000 hectares bio en Aquitaine se décomposent en 11 000 hectares de fourrage, 9 000 hectares de céréales et d’oléoprotéagineux, 2 000 hectares de fruits et légumes, 4 000 hectares de vigne. « Le mouvement est particulièrement important sur la vigne », relève Jérôme Cinel, directeur d’Arbio : « Le nombre des producteurs indépendants convertis progresse régulièrement, mais le phénomène intéressant et nouveau réside dans l’implication des caves coopératives comme Landerrouat, Hauts de Gironde, Unimédoc, Mesterrieux. » Gwenaëlle Le Guillou, directrice du Syndicat des vignerons bio, confirme : « Nous sommes sur une progression moyenne annuelle de 20 % en surface. » En fruits et légumes, la production s’organise principalement autour de deux coopératives, Caspo et Biogaronne, à Port-Sainte-Marie (47). « Leur nombre d’adhérents aussi augmente, ce qui va les amener à créer prochainement des points de collecte », précise Jérôme Cinel.

Coordonner l’ensemble

Du côté des productions animales, une filière viande bio s’est récemment constituée Lire la suite

CURUMA et pointe du Médoc : Des actions en faveur des zones humides

sudouest.com, MC, le  21 Novembre 2009

Des actions en faveur des zones humides

L’association Curuma, née en 1993, veut sensibiliser le public aux enjeux de la préservation des zones humides de la Pointe du Médoc. Bertrand Iung assure la présidence de l’association qui emploie cinq salariés à temps complet. Les activités de Curuma se sont diversifiées au cours des années grâce aux partenariats développés au titre de la gestion d’espaces naturels et à la participation à plusieurs études menées par les collectivités locales.

Projets territoriaux

En 2009, Curuma a déjà participé à trois réunions du Conseil de développement du port de Bordeaux, aux travaux du Sage Estuaire de la Gironde, au Docobs Natura 2000, aux travaux des groupes techniques sur le Parc naturel marin aux consultations préalables sur le futur Parc naturel régional Médoc, au schéma de préservation de zones humides de la Gironde, au comité de pilotage du plan de gestion de la zone industrialo-portuaire du Verdon. Toujours en 2009, Curuma a aussi réalisé des actions plus locales. La quatrième phase du plan de gestion du Marais du Logit mené en partenariat avec la mairie du Verdon a porté sur le pâturage, l’installation de structures de sécurisation pour le public, des travaux hydrauliques, la validation de bioindicateurs, la mise en place d’un sentier de découverte, l’installation de panneaux sur le parking.

Sur le Marais du conseiller, troisième année du plan de gestion en partenariat avec le port de Bordeaux et dossier « espaces naturels sensibles » avec le Conseil général. Enfin, avec la Fondation Nicolas Hulot, l’EDF délégation régionale et la Fondation nature et découverte, via « Les saisons du marais », Curuma sensibilise les élus et les techniciens communaux à l’amélioration des pratiques.

La sensibilisation du public a touché 3 254 personnes en 2009 : sentiers de découverte, animations scolaires, balades découvertes sur les espaces naturels sensibles, visites guidées tout public sur des thèmes précis (histoire, faune, flore…), circuit « patrimoine », découverte du milieu dunaire, etc. L’association organise aussi des jeux de piste, des conférences,…

L’attribution du label CPIE Médoc en 2009 lui confère Lire la suite

Découvrez le site et les actions de l’association taca Agir pour réduire tes émissions de CO2 et demander une TAxe CArbone avec redistribution

 taca, le site,  novembre 2009

taca Agir pour réduire tes émissions de CO2 et demander une TAxe CArbone avec redistribution

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Le picnic de nov 2008

Des témoignages brûlants

Les citoyens du monde hyperconcernés !

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Débat public à Léognan-Martillac : Le golf en balance

sudouest.com, Gilles Guitton, le 12 Novembre 2009

LÉOGNAN-MARTILLAC, DÉBAT PUBLIC. Vives discussions sur le projet de golf-lotissement des propriétaires de Smith Haut-Laffitte. Les élus Verts et le maire de Léognan divergent

Le golf en balance

Florence et Daniel Cathiard, les propriétaires du château Smith Haut-Laffitte et des Sources de Caudalie à Martillac, ont encore du pain sur la planche pour convaincre les Léognanais de leur accorder la constructibilité des terrains où ils veulent construire un golf et trente à quarante villas de luxe. Voire un hôtel (notre édition du 9 novembre), sur 75 hectares de forêt leur appartenant.

Mais ils ont peut-être marqué un point ces derniers jours, si on en juge par la position avancée par le maire PS Bernard Fath lors de la réunion publique organisée par les Verts mardi soir sur ce dossier.

Après deux heures et demi de débat, le premier magistrat a posé des conditions « non négociables ». Mais il a trouvé des avantages économiques suffisants au projet pour « étudier » la possibilité de modifier le Plan local d’urbanisme en faveur des Cathiard.

« Projet secret »

Le dossier passionne. La salle du foyer était pleine mardi soir. À la tribune, les élus Verts locaux Joël Lac, Jocelyne Pellet et Benoist Aulanier développent méthodiquement leurs arguments : incohérence avec les principes du PLU et les politiques de développement durable des collectivités, « cadeau » de « 10 millions d’euros » sans contrepartie, ou encore nouvelle atteinte contre la forêt léognanaise.

Deux chercheurs spécialistes de l’eau et membres du conseil consultatif citoyen de développement durable, Olivier Atteia et Frédéric Zahm, expliquent que « la question de la ressource en eau est essentielle » dans le débat. Tout en observant que faute de connaître le détail du projet, « secret », il leur est difficile de se prononcer précisément. « On ne peut pas donner d’autorisation à un projet dont on ne sait rien » dira-t-on plus tard.

« Pas d’arrosage avec de l’eau potable » est une condition posée par le maire. Mais le forage qui alimente les sources de Caudalie est-il classé comme « potable » ?

Il y a consensus sur les huit hectares de l’ancien parc du château du Thiol. Pas touche. C’est l’autre condition « non négociable » de Bernard Fath. Mais les accents naturalistes de Jocelyne Pellet, partie en forêt recenser les oiseaux et débusquer la salamandre, ne sont pas repris par le maire. Elle réclame un inventaire de la biodiversité.

« Ghetto de riches »

Il y a dans la salle comme un ressentiment à l’égard du « château ». On parle de « ghetto de riche ». On interroge Lire la suite

Le premier écogîte du département de la Gironde à Marsas

sudouest.com, Françoise Chouvac, le 4 Novembre 2009

MARSAS. Le premier écogîte du département

Une semaine à La Bernarde

Le calme, l’authenticité, un habitat préservé et respectueux de l’environnement, telle est la philosophie de l’écogîte selon les Gîtes de France. Cette philosophie est également celle des époux Gallet, qui possèdent depuis plus de trente ans la propriété La Bernarde. René a aménagé le parc paysager de 10 hectares, les 3 kilomètres d’allées forestières bordées d’arbres divers mais qui respectent tous la biodiversité du lieu. Point d’arbres exotiques mais uniquement ceux des régions tempérées et océaniques, deux étangs entièrement recouverts de nymphéas multicolores, des oiseaux, des canards, des tortues cistudes, une pisciculture de carpes, des champignons à la saison… Bref, un vrai paradis, qui est souvent le cadre de stages pour écologistes convaincus.

Bio, solaire, recyclable

René et Marie-France Gallet ont souhaité transformer une partie de leur maison en gîte rural et se sont engagés dans la démarche en proposant un hébergement rural touristique « écolo » : des panneaux solaires installés sur le toit chauffent l’eau des sanitaires mais également la maison, la peinture des murs est bio, le bois et d’autres matériaux naturels, locaux et recyclables, moins néfastes pour l’environnement, ont été choisis avec soin.

Tous les critères exigés par les Gîtes de France ont été scrupuleusement respectés, et c’est ainsi qu’au mois d’octobre La Bernarde est devenue le premier écogîte de la Gironde. Ce classement permet ainsi aux touristes et aux vacanciers désireux de vivre quelques jours dans un cadre écologique d’être sûrs de ne pas être déçus et de trouver une maison en accord avec leurs convictions.

Le gîte des Gallet est bien plus que cela, et René n’a de cesse de faire découvrir sa propriété avec enthousiasme et gentillesse. Il n’hésite pas à donner des conseils sur le recyclage, le tri sélectif, la façon de faire du compost, et plein d’autres recettes avec les plantes et les fleurs trouvées en parcourant le domaine.

Les vacanciers repartent heureux d’avoir passé un séjour agréable dans un cadre de verdure et de calme, et ravies des conseils éclairés des époux Gallet.

Céline et Fabien ont pu, les premiers, apprécier le charme de l’écogîte La Bernarde. Ces deux citadins avaient gagné un week-end dans cet endroit grâce à un jeu sur France Bleu, et les époux Gallet leur ont offert de rester toute la semaine gratuitement.

« Les propriétaires sont charmants et sympathiques, raconte Céline. Ils nous ont fait les honneurs de leur domaine, des quatre potagers, des parcs à moutons, des poulaillers. » Fabien, quant à lui, a admiré le travail de René dans le parc : « Les arbres, Lire la suite

Ecocentre de Gironde : Un nouveau cycle de vie pour le Solar

sudouest.com, Olivier Escots, le 27 Octobre 2009

TOULENNE. Gérard et Arnaud Blasquez développent un projet d’Ecocentre. C’est une histoire de famille qui se conjugue aujourd’hui avec des objectifs écologiques

Un nouveau cycle de vie pour le Solar

Bien entendu, l’écologie et le développement durable sont au coeur de la raison d’être de l’Ecocentre de Toulenne. Mais cette structure, qui vit ses balbutiements en suivant le modèle du « grand frère » historique de Saint-Pierre-de-Frugie, dans le Périgord, est avant tout l’histoire de la rencontre d’une famille avec un lieu.

Le lieu, c’est le Solar, à Toulenne, une bâtisse de 2 000 mètres carrés qui domine la Garonne. Achevé à la fin du XIXe siècle, l’imposant édifice fut un collège puis un hôpital auxiliaire de guerre. Il fut aussi une colonie de vacances pour enfants d’immigrés espagnols.

C’est là que se fait le lien entre le Solar et les Blasquez. Gérard, le chef de famille et « copilote » de l’Ecocentre, y a râpé ses genoux quand il était gamin. L’histoire s’arrêterait là, si Gérard, aujourd’hui retraité de Gironde Habitat, n’avait eu l’opportunité de racheter le Solar il y a une dizaine d’années. Le lieu devait être démoli. La transaction s’est faite à un prix très raisonnable. Les Blasquez y feront dans un premier temps deux gîtes et quatre logements sociaux.

C’est lors de ce début de réhabilitation du bâtiment, qu’Arnaud, le fils, se rend compte de la difficulté d’avoir, avec les outils et matériaux classiques, une démarche « propre » vis-à-vis de l’environnement. Laissant de côté ses études de sociologie, Arnaud concrétise alors son interêt croissant pour l’éco-construction en suivant une formation à Saint-Pierre-de-Frugie.

Formation et démonstration

« Peu à peu est née l’idée de créer nous aussi un Ecocentre à Toulenne », raconte son père. La définition de ce type de site est assez simple : il s’agit « d’un lieu de formation et de démonstration pédagogique qui a pour objectif d’expérimenter des techniques écologiques portant sur le bâtiment, l’énergie, l’eau et le paysage ».

Pour porter le projet girondin, Gérard et Arnaud Blasquez ont créé en février 2009 une association dont le nom, Solar Rives de Garonne, a été trouvé tout naturellement.

Suivant le cahier des charges rédigé par l’Ecocentre du Périgord, soutenu par une quarantaine d’adhérents et par le maillage du réseau associatif environnemental, aidé notamment par une subvention abondée principalement par l’Europe et les collectivités locales, le site du Solar a donc entamé sa reconversion à vocation écologique.

Des premiers stages, animés par l’ancien étudiant en sociologie sont proposés depuis la rentrée (lire ci-dessous). « Un des objectifs majeurs est de devenir un centre de ressources », précise son père.

À terme, le Solar sera équipé Lire la suite

MIAM de Bruges : Les familles séduites par leur maraîcher

sudouest.com, Guy Faydi, le 22 Octobre 2009

BRUGES, CONSOMMATION. Un lien étroit s’est noué entre Philippe Laville et sa clientèle d’abonnés aux paniers hebdomadaires de légumes

Les familles séduites par leur maraîcher

Parmi les initiatives qui ont été prises, ici ou là, en vue de privilégier la consommation de légumes, une forme de contrat moral a pris son envol, l’an dernier à Bruges, et progresse continuellement sous l’appellation de « Miam » (Mouvement informel d’aide aux maraîchers).

En 2008, Catherine Cestari, Jean-Paul Desbarats et Bruno Mouchet ont lancé l’idée d’un groupe de consommateurs s’engageant à acheter un panier hebdomadaire, au producteur brugeais Philippe Laville. Aujourd’hui ils sont 58 inscrits qui prennent leur panier chaque vendredi.

« Le prix n’a pas bougé, 12 euros le panier entier ou 6 euros le demi-panier, souligne avec satisfaction Catherine Cestari. Nous avons aussi amélioré l’organisation des retraits en créant des groupes de voisinage. Ce qui évite des déplacements inutiles. Dans d’autres cas nous privilégions le covoiturage et les trajets à vélo. Ces précautions ne sont pas inutiles pour épargner le chemin de desserte qui conduit à la ferme et qui est bien abîmé. »

Légumes de saison

Chaque saison a ses légumes. En ce mois d’octobre, selon le producteur, les légumes sont choisis parmi potiron, mâche, salade, pommes de terre d’Eysines, carottes, poireaux, chou rouge ou vert, épinards, blettes, radis roses ou noirs… « J’ai planté des oignons pour en proposer des frais au cours de l’hiver. Nous avons créé un lien très sérieux avec ce groupe, confie Philippe Laville, les gens prennent conscience de mon travail, et ce procédé m’apporte une trésorerie mensuelle régulière qui m’aide à concrétiser mes projets… Je mise aussi sur le futur développement du parc des Jalles ».

Chacun s’accorde à reconnaître une façon différente de consommer, et vente les bienfaits des Lire la suite

La société d’horticulture de Bordeaux-Caudéran, écolo depuis 110 ans

sudouest.com, Denis Lherm, le 14 Octobre 2009

PATRIMOINE. Installée en pleine ville, la vieille société savante dispense un enseignement de grande qualité, à titre bénévole, dans un écrin de verdure totalement méconnu

La société d’horticulture de Caudéran, écolo depuis 110 ans

On peut difficilement trouver une centenaire plus verte que la société d’horticulture de Caudéran. Créé le 1er août 1899, cela fait plus de 110 ans que ce témoin de l’idéologie scientiste du XIXe siècle tient le pavé à Caudéran. Née avant la loi sur les associations, bâtie sur le modèle des vieilles sociétés savantes, elle voue un culte au savoir et à la connaissance des arbres fruitiers et des fleurs. Rue de l’église, coincée entre une résidence des années 70 et Saint-Amand, la société d’horticulture résiste au temps.

Dans les années 60, Chaban l’avait sauvée une première fois. Un sombre projet visait à transformer le terrain de la société horticole en lieu d’hébergement pour les jardiniers municipaux. Chaban avait réglé l’affaire en quelques secondes, comme toujours : « Si la société d’horticulture n’est pas d’accord pour partir, pourquoi la fait-on partir ? Elle reste là, c’est tout ».

285 arbres, 110 variétés

Quarante ans après, elle est toujours là, bien qu’un peu en décalage avec son époque. La plupart des habitants de Caudéran, et à plus forte raison ceux de Bordeaux, ignorent ce qui se passe derrière les grilles du 23, rue de l’Église, sous le regard fier du buste de Frantz Malvezin, créateur du jardin école, en 1905. Ici s’épanouissent 285 arbres de 110 variétés différentes, parfaitement palissés. Les membres de la société entretiennent bénévolement cet écrin à l’allure surannée. Ici surtout, la Société d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture de Caudéran, c’est son nom exact, dispense un enseignement comme autrefois : long, complet, contraignant et de très grande qualité. Les élèves, pardon les sociétaires, sont environ 80 par promotion. Le programme des cours mobilise tous leurs samedis, et parfois leurs dimanches, de septembre à juin. Il est digne d’une académie d’horticulture. Quand les « élèves » sortent de là, ils sont costauds sur le sujet.

« Cette société est une chose étonnante, mais surtout un bien très précieux. On ne la lâchera jamais », lance Philippe Richard, directeur des jardins botaniques de la ville (jardin public et Bastide), qui y fit un passage comme enseignant. Il ajoute : « Ils ont une connaissance de l’arbre et de la taille incomparable, il n’y a qu’eux qui savent le faire et il n’y a plus un professeur d’horticulture qui sait le faire aussi bien. Dans les années 70, on avait arrêté d’enseigner la taille, car elle avait été remplacée par des pulvérisations hormonales. À Caudéran, ils ont continué sur la taille et ils sont restés les seuls à la connaître vraiment ».

La tradition

Parmi les sociétaires, il n’est pas rare de tomber sur un élève du lycée horticole de Blanquefort qui vient renforcer ses connaissances. La société est présidée depuis plus de 25 ans par Lucien Amsalem, qui en est membre depuis plus de 40 ans.

Quant à son vice-président, il se nomme Jean-Bernard Sarramia, c’est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive donc ici les plantes mais aussi une forme de tradition.

« On est ici en famille, explique ce dernier. Au XIXe siècle, il y avait un marché de maraîchers à la place de l’église. C’est ce qui avait donné au maire l’idée de créer une société horticole. Au départ, c’était simplement démonstratif. Puis c’est devenu plus pédagogique. Un jardinier de la mairie venait donner des cours pratiques, pour vulgariser les connaissances. Mais le grand virage, c’est dans les années 1930, lorsque Lire la suite

TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe sur le foncier non bâti

sudouest.com, Kévin Lavoix, le 14 Octobre 2009

TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe

Réuni en session ordinaire lundi soir, le Conseil municipal de Tauriac a abordé la question, sous l’impulsion de la maire Catherine Saez, de l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti pour les surfaces exploitées de l’agriculture bio.

Cette exonération de la taxe sur le foncier non bâti a été adoptée par le Sénat, qui a apporté un amendement au collectif budgétaire 2006. Elle vise à encourager l’agriculture biologique par une exonération de la taxe foncière. Au terme de cet amendement, les communes et intercommunalités « peuvent » exonérer de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, « pendant une durée de cinq ans », les parcelles « exploitées selon le mode de production biologique ». Cette disposition s’ajoute à d’autres, comme l’aide à la conversion à l’agriculture biologique versée sur cinq ans.

Crainte sur les finances

Sur la commune de Tauriac, une propriété viticole est répertoriée comme producteur de bio par le Syndicat viticole des Côtes de Bourg. L’exonération, ainsi consentie par le Conseil municipal, ne dépasserait pas 1 000 euros au total. Cette perte financière ne viendrait donc pas mettre en déséquilibre le budget de Tauriac.

Un débat c’est cependant installé. La crainte principale des élus fut la possibilité, par le biais de cette exonération, de voir le nombre d’exploitations bio augmenter et d’engendrer ainsi une perte de revenus pour la commune, dans l’avenir, plus importante. Jean-Michel Robert, adjoint et viticulteur, a rassuré ses confrères présents. Il a rappelé que pour obtenir la certification bio, il fallait attendre trois ans et que ce n’est pas le faible encouragement financier d’une exonération de la taxe du foncier non bâti qui allait inciter, du jour au lendemain, tous les viticulteurs de Tauriac à se convertir.

Courte majorité

Catherine Saez a ajouté que le Conseil municipal serait à même, dans cinq ans, si l’exonération devenait trop préjudiciable à la commune, de prendre une délibération dans le sens inverse.

Le vote, qui a suivi, a approuvé, d’une courte voix, la délibération : six pour, cinq contre et deux abstentions. Catherine Saez a précisé que son souhait le plus cher serait quand même que tous les agriculteurs et viticulteurs soient Lire la suite

Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées

libebordeaux.fr, Stéphanie Lacaze, le 14 octobre 2009

Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées

ENVIRONNEMENT – Si les constructions de logements passifs ne constituent plus une exception, la ville du Taillan-Médoc, la région Aquitaine et le bailleur social Gironde habitat, ont décidé d’aller encore un peu plus loin en concevant deux maisons extrêmement économes en énergie et construites en pin maritime des Landes. Autrement dit en privilégiant la filière locale.

Très en retard en matière de logements sociaux, la ville du Taillan-Médoc a du mettre les bouchées doubles depuis quelques années pour ne pas payer de trop fortes pénalités. Comme l’explique son maire, Ludovic Freygefond, sa commune « ne comptait que 1 % de logements sociaux en 2001 » lorsqu’il a été élu. Elle arrive aujourd’hui péniblement à 6, 5 %. Mais le chantier reste énorme. La résidence HQE (haute qualité environnementale) d’une quarantaine d’appartements qui est en cours de livraison répond à ces besoins. C’est dans ce cadre que les différents partenaires ont décidé d’expérimenter la mise au point de deux logements BBC (bâtiments basse consommation). Si un bâtiment isolé par l’extérieur permet en effet d’économiser 50 % d’énergie par rapport à un habitat traditionnel, ces maisons « passives » devraient permettre de diviser par quatre, la consommation.

Tout a été mis en œuvre par les architectes pour obtenir un résultat optimal. Le béton n’a été utilisé que pour les fondations et le dallage de ces logements. L’ossature est en bois, isolée par de la laine de verre. Un puits canadien a été installé pour récupérer de l’énergie et assurer le chauffage. La circulation de l’air a été facilitée. Enfin, des panneaux solaires ont été installés pour la production d’eau chaude. Malgré tout, ces deux logements restent raccordés au réseau électrique. Ils ne sont pas encore totalement autonome notamment en plein hiver mais selon le maire du Taillan-Médoc, « la facture d’électricité ne devrait pas dépasser les 30 euros par mois, abonnement inclus. »

Comme il s’agit d’une expérimentation, ces deux maisons vont faire l’objet d’une étude durant un an. « Des capteurs ont été installés pour vérifier la passivité des ces constructions » explique Ludovic Freygefond, « pour voir si on peut continuer à en construire malgré leur coût excessif. » Chacun de des logements revient en effet à Lire la suite

RIONS. Un second maraîcher vient rejoindre l’AMAP des Jardins de la citadelle

sudouest.com, Gilbert Habatjou, le 25 Septembre 2009

RIONS. Un second maraîcher vient rejoindre les rangs des Jardins de la citadelle

Les paniers bio de l’Amap se développent

L’association Les Jardins de la citadelle vient de réussir un des objectifs inscrits à ses statuts : tout mettre en œuvre pour créer une exploitation maraîchère. « Loin est maintenant le temps où l’on prétendait que seule la vigne pousse sur notre territoire et qu’aucune exploitation maraîchère biologique ne pouvait exister », dit le président Vincent Joineau.

Aujourd’hui, l’association aide et soutient Christophe qui vient de créer son exploitation sur 1,5 hectare aux portes de la CdC du Vallon de l’Artolie. La production biologique n’a véritablement et économiquement de sens qu’à condition que la vente se fasse en local et directement. C’est en ce sens que Christophe veut travailler.

Pourtant cette création n’a pas été facile, et ne l’est pas encore, puisqu’il est en attente de subventions du Conseil général, « qui ne peut débloquer un dossier faute d’être, depuis fin juin, en possession d’un document émanant de la MSA. La faute aux congés paraît-il », dit, un peu amer, Christophe.

Distribution le jeudi

Seul sur son exploitation, les journées sont longues pour le maraîcher qui assure pourtant l’entretien des terrains, les plantations, la récolte, les livraisons aux distributeurs et la préparation des paniers pour l’Amap (1). Christophe travaille sur planches permanentes, ce qui veut dire que « la saison finie pour une variété de légumes, je replante dans la même planche une variété différente ce qui, comme l’on pourrait le croire, ne fatigue pas la terre, au contraire ». Inutile de préciser que Christophe n’utilise que des engrais organiques ce qui lui vaut d’avoir décroché le label culture certifiée bio.

Vincent Joineau conclut : « Nous voici comblés par la production de Lucie, à laquelle s’ajoute la production de Christophe. Aujourd’hui, l’Amap est quasiment la seule du département de la Gironde à pouvoir proposer deux producteurs de légumes et, chose plus importante encore, une marge importante de paniers. »

Les paniers (2) que propose Christophe sont encore pour quelque temps à 7 euros.

Distribution des paniers le Lire la suite

Enquête sur les associations environnementales d’Aquitaine

La mobilisation des associations environnementales d’Aquitaine contre la crise écologique, MNE, Avril 2008

  • 500 associations environnementales en Aquitaine
  • 60 000 adhérents / 2 % des Aquitains
  • 5 000 administrateurs, cadres bénévoles
  • 850 salariés / 1 % de l’emploi associatif de la région
  • Des milliers d’actions directes ou indirectes de préservation de l’environnement
  • Quatre « grands » réseaux associatifs : la SEPANSO Aquitaine, le GRAINE Aquitaine, les Maisons de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine et de Pau

Les activités principales : Lire la suite

Récup’R veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

sudouest.com, C. D., le 14 Juillet 2009

DÉCHETS. Une association veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

Les astuces de la récup’

On appelle ça une « ressourcerie » ou une « recyclerie » et, si les termes ne sont pas en encore dans le dico, ils désignent une activité bien dans l’air du temps : donner une seconde vie aux déchets. Il ne s’agit ni des épluchures ni des sacs plastiques mais de tous ces objets plus ou moins encombrants qui ont fini par s’abîmer mais dont il y a toujours quelque chose à tirer, même si on ne sait pas quoi.

Genre table sans pieds transformable en plateau ou télé en noir et blanc toujours valable. En gros, les ressourceries interviennent à mi-chemin entre les Compagnons d’Emmaüs, qui prennent en charge des objets en bon état devenus inutiles et la déchetterie, où finit tout ce qui est moins présentable.

Répandues au Québec, en Belgique et dans le Nord de la France, les recycleries donnent une seconde vie aux objets inanimés tout en créant de l’emploi, les objets revalorisés pouvant être revendus à bas prix. A Bordeaux, l’association Recup’R se lance à son tour. « Nous sommes des citoyens soucieux le volume de déchets et, pour le moment, nous en sommes à chercher un local » explique Deil Toussaint, le chargé de projet. L’association a déjà noué des contacts avec les villes de Bègles et de Bordeaux et avec la CUB, qui a d’ailleurs un projet de ressourcerie dans ses cartons, dont Recup’R pourrait être l’interface associative.

Les vélos d’abord

Membre de la Maison de la nature et de l’environnement et soutenu par le réseau national des ressourceries (www.ressourcerie.fr), le projet bordelais a la sagesse de limiter ses ambitions au début. « Même si on trouve un local à la rentrée, on sait bien qu’on ne pourra pas tout faire » reconnaît Deil Toussaint. L’idée serait donc de commencer par la filière la plus pertinente, en l’occurrence tous ces vélos abandonnés sur les trottoirs parce qu’il leur manque deux roues ou le guidon. Les villes finissent par les ramasser et les envoyer en déchetterie. Or, Lire la suite

Ancienne voie ferrée Bordeaux-Eymet : Un nouvel accès à Bordeaux pour l’Entre-deux-Mers ?

sudouest.com, Jean-Paul vigneaud, le 10 Juillet 2009

TRANSPORT. L’association des usagers de transport du département incite les élus de la CUB à acheter les onze kilomètres de voie ferrée déclassée par Réseau ferré de France

«Nous ne sommes pas là seulement pour protester lorsque cela ne va pas, nous sommes là aussi pour lancer des idées et faire des propositions. C’est ce que nous faisons aujourd’hui ! »

Christian Broucaret, le président de l’Association des usagers des transports de la région Aquitaine (l’Autra, représentation régionale de la Fnaut) et Guy d’Arripe, délégué régional tenaient une conférence de presse hier matin pour suggérer aux collectivités locales d’acquérir «avant qu’il ne soit trop tard »l’ex-voie ferrée la Benauge- Latresne, les premiers kilomètres de l’ex-ligne Bordeaux-Eymet via l’Entre -deux -mers.

Onze kilomètres inutilisés

Cette voie ferroviaire part de Bordeaux-Bastide et va en droite à Lastresne en traversant Floirac et Bouliac. Onze kilomètres de double voie, onze kilomètres abandonnés et inutilisés depuis le début des années 90. Au delà de Latresne, l’emprise de l’ex-voie existe toujours mais elle n’a plus la même fonction. Le passage a été acquis par le Conseil général pour être transformé en piste cyclable, la fameuse piste Roger-Labepie.

Pas d’acquéreur

Pour le tronçon « urbain », aucune collectivité n’a pris un engagement à ce jour. Juste des intentions. D’où l’inquiétude de Christian Broucaret : « La fermeture de la voie a été officialisée le 9 avril, si nos informations sont bonnes, le déclassement définitif est imminent. Réseau ferré de France va ainsi pouvoir vendre très vite. Si la CUB ne réagit pas tout de suite, le terrain va lui passer sous le nez ! »

Il serait bien dommage de laisser s’échapper ce lieu de passage déjà tracé au milieu du tissu urbain.

Cette ancienne voie pourrait devenir le tronçon de transport en commun qui manque dans le secteur : un train-tram, un tram classique ou un busway. Pour capter, notamment, toute la clientèle de l’Entre-deux- Mers, laquelle est bien gênée aujourd’hui lorsqu’elle arrive dans l’agglomération. En effet, il lui faut entrer en ville alors qu’elle pourrait emprunter dès son arrivée à Bouliac le réseau de transport en commun ! Autre avantage : Lire la suite

Saint Jean d’Illac : Etude de faisabilité d’une centrale photovoltaïque au sol sur un site de 100 hectares

sudouest.com, Olivier Delhoumeau, le 10 Juillet 2009

SAINT-JEAN-D’ILLAC, ÉNERGIES RENOUVELABLES. Les élus ont autorisé la société Eosol Énergies Nouvelles à étudier la possibilité d’implanter une centrale photovoltaïque sur un site de 100 hectares

Le photovoltaïque veut se faire une place au soleil

Une centrale photovoltaïque verra-t-elle le jour dans la commune dans deux ou trois ans ? Pas impossible. Une certitude, ce territoire intercalé entre la CUB et la région du bassin d’Arcachon attise la convoitise des sociétés spécialisées dans l’énergie solaire. « Trois se sont manifestées dernièrement auprès de la mairie », reconnaît le maire, Jacques Fergeau.

Mieux, le Conseil municipal a émis le 6 juillet un avis favorable (à l’unanimité) pour qu’Eosol Énergies Nouvelles étudie la possibilité d’implanter une centrale photovoltaïque. Dans quel secteur ? Sur une parcelle privée, située derrière le giratoire dit des Clochettes, le long de la route départementale 106. Son atout majeur : elle est située à moins de six kilomètres d’une ligne à haute tension et d’un transformateur. Autrement dit, si le projet aboutit, Eosol n’aura pas à tirer une nouvelle ligne pour se raccorder au réseau. De plus, si l’on excepte l’Auberge des Clochettes, aucun riverain n’habite à moins de trois kilomètres à la ronde.

Procédure longue

En forme de L, le terrain convoité s’étend sur une centaine d’hectares.

« Il ne faut pas s’enflammer, le Conseil municipal vient simplement d’autoriser cette société à vérifier la faisabilité de son projet. Cela ne nous engage en rien », insiste le maire. Pour sa part, la direction d’Eosol refuse de s’exprimer avant d’avoir consulté les services de l’État et la population illacaise. Elle sait aussi que les obstacles seront nombreux sur sa route. En effet, la procédure administrative à laquelle elle doit se soumettre s’apparente à un véritable chemin de croix : étude d’impact (avec volet faunistique et floristique), enquête publique, demande d’autorisation de défrichement assortie de compensations, instruction du permis de construire…

Eosol Énergies Nouvelles devra notamment démontrer la compatibilité de son projet avec la loi sur l’eau.

« Il y a des exigences très fortes. Tout défrichement doit par exemple être compensé en nature par des mesures de boisement sur une surface équivalente », souligne Dominique Beyrand, adjoint au développement durable. « Le projet qui nous a été présenté en commission développement durable le 27 mai dernier, porte sur Lire la suite

MEDEF : La bataille du grand contournement de Bordeaux

sudouest.com, Bernard Broustet, le 8 Juillet 2009

La bataille du grand contournement de Bordeaux

GIRONDE. Le Medef et les autres organisations du monde économique continuent à militer avec véhémence pour sortir de l’ornière le dossier du grand contournement

Les représentants du monde économique girondin ne veulent pas lâcher le morceau du grand contournement. Ainsi une nouvelle conférence de presse a-t-elle été organisée, hier, dans les locaux du Medef afin d’interpeller derechef les grands élus sur la congestion de la rocade. Selon Pierre Goguet, président départemental de l’organisation patronale, les quatre lettres adressées, il y a plusieurs mois, par ses soins à Vincent Feltesse, Philippe Madrelle, Alain Rousset, et Alain Juppé, sont restées sans réponse.

Pour tenter de sortir de l’ornière un dossier politiquement très sensible, les entrepreneurs girondins, tentent, si l’on peut dire, de jouer la stratégie du contournement. Le Medef s’efforce d’impliquer les syndicats de salariés dans sa démarche. Pierre Goguet, qui siège dans les instances nationales de l’organisation, ne désespère pas de pouvoir atteindre par ce biais le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, pour lui demander de revenir sur sa position.

Jusqu’à l’Élysée

Pour faire pièce aux associations environnementalistes hostiles au projet, le Medef s’appuie sur une autre association, qui le défend vigoureusement. Marie-Antoinette Paris, présidente de « Durable », qui milite depuis une décennie pour l’amélioration des liaisons entre le Cubzaguais et l’agglomération bordelaise, était hier aux côtés des responsables professionnels pour plaider avec véhémence la reprise. « Si rien n’est fait, on va vers l’asphyxie totale », a affirmé cette militante passionnée, qui est allée jusqu’à l’Élysée en octobre dernier pour plaider le dossier auprès de Christian Frémont, directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, et ancien préfet de Gironde.

Les représentants du monde économique présents à la conférence de presse ont donné des exemples des incidences de l’engorgement de la rocade sur la vie des entreprises, de leurs dirigeants et de leurs salariés. « Un de nos ressortissants est embouteilleur, a ainsi relaté Yves Ratel, président de la CCI de Libourne. Une partie de ses marchés est en Médoc. Il arrive à ses salariés de mettre entre deux et trois heures pour faire Libourne-Margaux et retour. »

Pierre Goguet, qui dirige pour sa part à Mérignac un cabinet d’expertise comptable employant une cinquantaine de salariés, a évoqué les aménagements d’horaires demandés par certains d’entre-eux pour surmonter les conséquences des difficultés de circulation. « Trois de nos salariés, dit-il, commencent à travailler à 6 heures du matin, et finissent leur journée à 15 heures, pour éviter les embouteillages. J’en ai équipé trois autres pour qu’ils puissent faire du télétravail à domicile. »

Pas dans l’air du temps.

Si les représentants du monde de l’entreprise affirment vouloir souhaiter une baisse de la consommation des voitures, et le recours aussi fréquent que possible au report modal vers le fer ou la voie maritime, ils ne croient pas à un renversement des tendances observées depuis plusieurs décennies en termes de transport. À leurs yeux, l’augmentation de l’engorgement de la rocade est quasiment inéluctable. « Quand l’autoroute A 89 a été ouverte, dit Yves Ratel, elle déversait en moyenne quotidiennement 7 800 véhicules sur la rocade. Aujourd’hui, le chiffre est déjà passé à 10 000. »

De son côté, Loïc Geslin, président régional de l’UNAPL, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller dans sa charge contre certains arguments hostiles à la route et à l’avion. « Il est facile Lire la suite

Du Conseil régional d’Aquitaine qui passe au vert à l’attaque de Tchernoblaye

sudouest.com, Bruno Béziat, le 7 Juillet 2009

Le Conseil régional passe clairement au vert

AQUITAINE. La prochaine séance plénière sera très développement durable

Promis, juré. Alain Rousset, le président du Conseil régional d’Aquitaine, l’affirme. Cet ordre du jour de l’assemblée régionale de jeudi et vendredi n’a rien à voir avec le résultat des dernières élections européennes. Toujours est-il que la prochaine séance plénière de la Région va clairement passer au vert, avec plusieurs dossiers à forte connotation écologiste.

Le premier d’entre eux est la publication d’un rapport de « développement durable », dont la Région Aquitaine est la première à se doter. En résumé, l’institution va s’appuyer sur des critères européens pour calculer sa capacité à tenir compte des enjeux environnementaux et sociaux. Une première évaluation de ses performances montre que 44 % du budget régional contribue au développement durable, dont 3 % pour l’environnement et la santé publique, 19 % les transports durables, 17 % les solidarités et 5 % l’emploi et l’économie.

Attaque de Tchernoblaye

Une démarche qui n’aurait probablement pas convaincu Tchernoblaye de la volonté écologiste de la Région et de son président Alain Rousset. Cette association, qui s’oppose avec véhémence à l’énergie nucléaire, l’a accusé hier d’attribuer une subvention de 155 000 euros à l’entreprise SEIV. Cette société travaille sur un programme d’éléments pour réacteurs nucléaires et civils.

Alain Rousset a profité de la présentation de cette séance plénière pour répondre : « On peut légitimement s’interroger sur l’énergie nucléaire et la question des déchets. Mais cela n’a rien à voir avec l’attribution d’une subvention à une entreprise selon certains critères. »

Au-delà de cette polémique, les élus du Conseil régional pourront toujours trouver un autre point d’appui à leur volonté de contribuer au développement durable. Il s’agit de l’approbation du schéma des infrastructures des transports et de l’intermodalité (Srit), au patronyme franchement barbare. C’est pourtant de modernité qu’il s’agit, avec la ligne grande vitesse d’abord (600 millions du Conseil régional) pour les TGV. Mais pas seulement puisque cette LGV est critiquée par des écologistes qui déplorent les milliards dépensés au nom d’une idéologie de la vitesse.

« Tout ferroviaire »

La Région va, au contraire, mettre l’accent, lors de cette session, sur le développement des trains régionaux de proximité (TER) dont elle a la charge. La nouvelle convention passée avec la SNCF correspond à Lire la suite

Réunion publique de Cadaujac : La LGV, ennemi public

sudouest.com, NC, le 3 Juillet 2009

CADAUJAC, RÉUNION PUBLIQUE. Pour cette première assemblée, la Coordination vigilance LGV et les élus ont affirmé leur opposition au projet, devant un nombreux public

La LGV, ennemi public

 «On paie la balle qui va nous tuer ! » Ce cri d’un participant résumait à sa façon quelque peu lapidaire les débats de la première réunion publique sur la LGV (ligne à grande vitesse) organisée mercredi soir par la municipalité de Cadaujac et la Coordination des associations Vigilance LGV.

À l’ordre du jour : le tracé dans la commune et le canton de la future voie ferroviaire à grande vitesse dite « LGV sud Europe Atlantique », ou « GPSO » pour sa composante Bordeaux-Toulouse-Espagne.

C’est une première à Cadaujac, mais une septième édition depuis février pour la coordination qui sillonne le Sud Gironde. Et les participants constatent que le discours des « vigilants » est bien rodé. État d’avancement du dossier, dénonciation de l’ajout du volet « fret ferroviaire » après un débat public sur le transport des voyageurs, impact environnemental, « cacophonie politique » des « décideurs » : tout y passe méthodiquement.

Procédures

Y compris un exposé financier très technique et applaudi d’un « expert » de l’Association de défense du pays brédois. Lionel Bretonnet annonce des procédures contre l’État pour l’été prochain. Confrontant les prévisions financières et de trafic sur l’ensemble des projets TGV, avec la réalité, il observe : « La LGV qu’on nous annonce à 15 milliards d’euros coûtera en réalité 40 milliards », pronostique-t-il.

Il y a là de quoi donner l’espoir de « faire capoter le projet qui prend l’eau de toute part » selon Denise Cassou, porte-parole de la Coordination. Laquelle invite à faire de la LGV « l’enjeu de la prochaine élection régionale » et à « demander à tous les élus de refuser de financer ce projet ».

Point zéro

Francis Gazeau, le maire, rejoint sans ambages le camp des associations, où figure aussi son opposant PS Jean-Claude Grenier, via l’association Trait d’union, membre du collectif. Les deux hommes échangent les micros sans la moindre polémique.

Le maire, qui siège dans une commission consultative de RFF, précise à propos de cette concertation Lire la suite

L’Europe accélère le développement en Aquitaine

sudouest.com, Publi-info, le 30 Juin 2009

L’Europe accélère le développement en Aquitaine

Relayée par des acteurs locaux, la politique régionale de l’Union a une traduction concrète en termes de projets. Le point sur une stratégie qui fait la part belle à l’innovation et au développement durable

Lire aussi

 » Priorité à l’énergie et à l’environnement

 » Un tremplin pour la reconversion

 » Alain Rousset, Président du conseil régional d’Aquitaine

 » Dominique Schmitt, Préfet de la région Aquitaine

 » Coup de pouce aux projets ruraux innovants

 » Vous avez un projet?

Souvent jugée complexe et éloignée des préoccupations des citoyens, l’Europe fait peut-être l’objet d’un procès abusif si on l’observe dans le détail de ses actions locales. Eloignée des citoyens, rien de moins sûr dès lors qu’il s’agit de sa politique d’intervention dans les régions.

Sans être d’une simplicité ébouriffante, cette politique régionale peut néanmoins se résumer en quelques lignes : elle vise à assurer un développement solidaire, équilibré et cohérent de l’ensemble du territoire européen. A cette fin, des programmes encadrent la mise en place d’une stratégie concernant toutes les régions. Ils sont définis pour une période de sept ans afin de permettre une action dans la durée. Le dernier programme (2000-2006) s’était fixé pour objectif d’apporter un soutien financier aux territoires les plus fragiles. A sa suite, l’actuel programme, qui court jusqu’en 2013, entend appuyer les stratégies régionales fondées sur l’innovation et le développement durable, en vue notamment de favoriser la compétitivité et l’emploi. Pas de distinction territoriale donc, mais une volonté de valoriser les projets les plus performants où qu’ils se trouvent, à la condition qu’ils relèvent de l’innovation et du développement durable et soient ainsi en accord avec la stratégie européenne de Lisbonne pour la croissance et l’emploi.

Contribuer à la création de 9 000 emplois

Voilà pour les principes. Mais quelle est leur traduction concrète en Aquitaine ? Lire la suite

Bègles : TACA et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

sudouest.com, Gilles Guitton, le 30 Juin 2009

Taca et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

BÈGLES, URBANISATION. Trop grand, pas assez maraîcher : les associations réclament une concertation à Noël Mamère pour revoir le projet

Il faut se méfier du Trans’Cub qui dort. Surtout quand ses représentants à Bègles, Pierre Mora et Jean Sireyjol, président de l’association Taca (taxe carbone), se sentent en position de réclamer de « Noël » un peu plus d’écologie dans ses projets. C’est le cas à propos de Terres-Sud et de la zone humide de Mussonville qui jouxte ce programme d’urbanisation. « On s’est réunis pour en discuter. On a des choses à dire », indique Pierre Mora.

Elles tiennent en deux mots : maraîchage et densification. Il y a quelques mois, Pierre Mora et ses amis étaient déjà intervenus pour demander à la municipalité de réserver de la surface à du maraîchage de proximité dans la partie non aménagée de la rive gauche de l’Estey. « Il y a là 40 à 50 hectares. C’est idéal pour du maraîchage de proximité. Il faut réduire les transports et retrouver une image idéale de l’agglomération. Bègles, Villenave, Eysines, Bruges, étaient connus pour nourrir Bordeaux. »

« Six à sept hectares »

Du coup, si Pierre Mora juge que la proposition de Noël Mamère de créer sur une partie du secteur des « jardins partagés » est « tout à fait pertinente » ; il voudrait aller « plus loin ». « Il faut une zone de production professionnelle, qui n’est viable que sur six à sept hectares au moins, dont la production sera destinée à un rayon d’une dizaine de kilomètres ».

Taca et Trans’Cub y imaginent la convergence de « divers acteurs, professionnels, commerçants locaux, sans doute une association d’insertion et une épicerie solidaire ».

Or, assure Pierre Mora, « quand on en a parlé à Noël, il nous a dit : mon truc, c’est cultiver les délaissés, les bouts de terrains dont la CUB ne fait rien. Sympathique, mais insuffisant. Et on peut faire les deux ! Puisqu’à Mussonville, on a la maîtrise municipale du foncier. » Son modèle : l’association de citadins girondine qui a acheté une propriété pour un maraîcher qui se destine aux Amap, ces réseaux associatifs de production et commercialisation.

« Ville nouvelle »

Quand à l’urbanisation, Pierre Mora est en terrain plus délicat. D’un côté, Lire la suite

Huitres du bassin : Du test de la souris à celui du rat

aqui.fr, Nicolas César, le 29 juin 2009

Le préfet de Gironde autorise un nouveau test sanitaire pour les huîtres du bassin d’Arcachon

Vendredi 26 juin, le préfet de la Gironde s’est engagé vendredi à utiliser un nouveau test sanitaire sur les huîtres du bassin d’Arcachon, celui expérimenté sur les rats. Si celui-ci se révèle positif, il s’est engagé à autoriser la vente des huîtres et des moules du bassin, interdite depuis jeudi dernier. Un soulagement pour les professionnels.

Pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ces interdictions à répétition sont une vraie plaie. Economiquement, ils y perdent beaucoup, surtout en période estivale. Le manque à gagner est évalué à 10.000 euros en un mois en raison des trois interdictions aux tests sanitaires positifs. A cela s’ajoute une incertitude chronique : « va-t-on être fermés encore la semaine prochaine », se demandent-ils sans cesse ? ». Mais, le pire pour eux, est que régulièrement, il n’y a aucune explication scientifique à cette fermeture. Aucune algue n’est détectée, mais les souris meurent… Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs remettent en cause le test souris. Ce test, européen consiste à injecter des prélèvements d’huîtres à une souris de laboratoire. Si l’animal meurt dans les 24 heures, l’interdiction est prononcée au nom du principe de précaution. A l’origine, le test avait été créé pour détecter une algue toxique, la dinophysis, mais désormais l’interdiction est prononcée même si la cause de la mort n’est pas connue.

Le test du rat expérimenté

Face au mécontement des ostréiculteurs du bassin, le préfet de Gironde, Dominique Schmitt a décidé d’accéder à l’une de leur demandes et d’autoriser à titre expérimental le test du rat. Une décision prise à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’ostréiculture et les élus du bassin à la sous-préfecture d’Arcachon. « J’ai accepté à titre expérimental que si ce test revenait négatif, je modifierai l’arrêté d’interdiction en conséquence », a-t-il promis. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Olivier Laban, le président de la Section régionale conchylicole qui salue « une avancée importante », d’autant que le nouveau directeur de l’Ifremer d’Arcachon, Roger Kantin, s’est montré très ouvert à toute évolution. « C’est à titre expérimental, mais je m’engage avec les éléments des tests sur les souris, des tests sur les rats et des tests chimiques à demander une nouvelle réunion interministérielle pour que ce dossier soit à nouveau abordé et des solutions trouvées, favorables à la fois aux consommateurs et aux professionnels », a précisé Dominique Schmitt. Pour mémoire, le bassin d’Arcachon compte Lire la suite

CUB : Consultation, concertation, démocratie participative…

sudouest.com, Xavier Sota, le 25 Juin 2009

CUB. Deux chercheuses québécoises interviennent aujourd’hui dans le cadre de la mise en place d’une charte

Une boîte à outils pour la concertation

Consultation, concertation, démocratie participative… Le vocabulaire est pléthorique dès lors qu’il s’agit d’impliquer le citoyen dans l’élaboration et la mise en oeuvre de projets à caractère publics. Quant à la pratique, elle se révèle aussi diverse que les questions abordées.

Une charte dans les cartons

Le conseil de développement de la CUB (lire ci-dessous) planche sur cette question de la concertation depuis le mois de janvier. « À la demande du Président de la CUB, nous travaillons à la mise en place d’une charte de la participation des citoyens à l’action communautaire », relève Fabienne Brugère, professeure de philosophie à Bordeaux 3 et présidente du conseil de développement. En clair, il s’agit de mettre sur pied un cadre et une boîte à outil de la concertation. Une charte, qui une fois, discutée et validée par les élus communautaires pourrait être lancée pour la rentrée de septembre.

En attendant, la réflexion se poursuit. Elle sera étoffée, par deux intervenantes venues de Montréal, spécialistes des questions de la participation citoyenne. Il est vrai que la belle province émarge au rang des pionniers de la chose. Louise Roy est une véritable praticienne de la concertation. Elle exerce en tant que présidente de l’office de consultation publique de Montréal. Ce type de structure apparu au début des années 80 n’a cessé d’évoluer pour arriver au dispositif actuel. « Depuis 2002, 35 000 Montréalais se sont exprimés sur 85 projets. De l’ensemble immobilier, à l’agrandissement d’un hôpital en passant par des questions de transports ou encore l’aménagement des zones en déshérence. »

L’exemple québécois

La mécanique est bien huilée : « Il s’agit de prendre des décisions conjointes, hors des enjeux électoraux. C’est un espace ouvert à tous qui repose sur les principes de transparence, la recherche du bien commun, l’égalité et la capacité réelle d’influer sur les décisions. » Au Québec, les 28 commissaires sont nommés par le Conseil municipal. « Un tiers doit être neutre politiquement », poursuit Louise Roy. Sa structure s’offre même le luxe d’édicter des règles de consultation et de former les élus à la concertation.

La concertation fait figure d’étape obligatoire pour chaque projet d’envergure. Le conseil de développement de la CUB entend s’inspirer de l’exemple canadien. Laurence Bherer, professeure de sciences politiques à Montréal, qui intervient également aujourd’hui, a mené une étude comparative sur l’action consultative à Bordeaux et à Québec. Il en ressort quelques divergences : « Ce qui est frappant en France Lire la suite

Les légumes biologiques du Jardin de Cocagne d’Ambarès

sudouest.com, Dominique Andrieux, le 25 Juin 2009

AMBARÈS, BIOSÈVE. Dévastées par la tempête Klaus, les serres de l’Association d’insertion par le maraîchage sont refaites à neuf grâce à la mobilisation de la Fondation de France

Le miracle de la solidarité

La vision apocalyptique des serres dévastées par la tempête de janvier n’est plus qu’un mauvais souvenir à Biosève (1), cette association d’insertion par le maraîchage qui produit des légumes biologiques. « Nous venons juste de finir la couverture de la dernière serre », confie le sourire aux coins des lèvres Anthony Sanchez, le chef de culture.

Au lendemain du passage de Klaus, le constat était simple. Toutes les structures de protection étaient hors service. Micheline Menezo, la présidente, et ses collègues du conseil d’administration se trouvant alors dans une situation quasi inextricable dans la mesure où l’association n’avait ni les moyens de s’assurer contre le risque tempête ni la trésorerie pour mener la remise en état.

Le messie est arrivé

« La Fondation de France s’est mobilisée pour venir en aide à des associations, des familles s’étant retrouvées en situation délicate après le passage de la tempête », explique Claire Jodet, une des bénévoles de cette association collectant et redistribuant des fonds à des imitatives ou actions comme celles de Biosève. La Fondation de France sauvait la structure ambarésienne et surtout ses 15 salariés en insertion en apportant une aide financière de 5 000 euros.

Cette somme permettait de faire face à la dépense essentielle, l’achat des 1 200 mètres carrés de plastique nécessaires à la couverture des deux serres.

1 200 mètres carrés

On s’en sort plutôt bien, apprécie Micheline Menezo. « Le fait d’avoir mis à l’époque les cultures sous tunnels, a évité aux cultures de prendre du ressort de sorte qu’il n’y a eu aucune incidence sur les commandes des adhérents. » La présidente tient à rendre hommage aux salariés qui ont bravé un hiver plutôt rigoureux, y compris par temps de neige.

Anthony Sanchez mérite aussi un beau coup de chapeau. La remise en état des armatures ne posait de problèmes particuliers à l’équipe des jardiniers à la différence de la pose de l’enveloppe plastique. « Nous avons sollicité le réseau Cocagne, dont Lire la suite

Simon Charbonneau : Résister pour sortir du développement

Sang de la terre, 23 juin 2009

Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté

Charbonneau, Simon

Collection La pensée écologique

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale. Spécialiste du droit de l’environnement, l’auteur analyse l’impact politique du développement et les conditions de la définition de nouveaux droits fondamentaux, relatifs aux technosciences et à la protection de la nature.

La logique ultime d’un système comme le nôtre est d’instaurer progressivement, au nom de la survie de l’humanité, un État mondial imperméable à toute exigence démocratique. La crise écologique et économique actuelle pousse d’ailleurs à rendre cette perspective crédible, car seules des mesures prises à l’échelle de la planète peuvent aujourd’hui prétendre à être efficaces.

L’humanité ne s’en sortira pas sans s’engager dans une voie opposée à celle empruntée jusqu’à présent car les mesures qui ont été prises ne feront, tout au plus, que repousser les échéances douloureuses auxquelles nous ne pourrons pas échapper et contribuer à entretenir l’illusion collective d’une issue de secours constituée par un recours accru à la technoscience et au management international des risques majeurs.

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de ses pratiques et de son imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début Lire la suite

Eau potable : Les régies moins chères que le privé

sudouest.com, Jacques Ripoche, le 23 Juin 2009

EAU POTABLE. L’Agence de bassin, qui gère la politique de l’eau dans le Grand Sud Ouest, présente son bilan 2008

Les régies moins chères que le privé

Les consommateurs payent l’eau et l’assainissement 20 % moins cher dans les collectivités (parmi les 20 plus importantes de la grande région) qui ont opté pour un mode de gestion de leurs ouvrages en régie (gestion directe) plutôt qu’en délégation de service public (affermage ou concession à une société privée).

C’est le constat dressé par l’Agence de bassin Adour-Garonne (1), qui présentait hier les résultats de son étude sur le prix de l’eau potable en 2008 à partir d’un échantillon quasiment grandeur nature.

Redevance en hausse

Le directeur de l’Agence, Marc Abadie, s’est bien gardé d’en tirer la conclusion qu’un mode de gestion serait supérieur à l’autre. Néanmoins, dit-il, « c’est l’une des raisons pour lesquelles certaines collectivités ont actuellement tendance, sous la pression de la société civile, à remettre en question les contrats de délégation de service public, soit par un retour en régie, soit par une renégociation, ou une nouvelle mise en concurrence. »

C’est ainsi que l’on renégocie les contrats à la Communauté urbaine de Bordeaux (lire ci-dessous), à Libourne ou à Biarritz, ou que l’on repasse en régie, comme c’est le cas à Castres. Mais il existe aussi des contre-exemples : Montauban abandonne la régie pour la délégation de service public.

Cela étant, le meilleur prix de l’eau possible s’inscrit dans un contexte à la hausse. Les mises aux normes européennes impactent les factures sur lesquelles la ligne assainissement a pris le pas sur la ligne prix de l’eau potable proprement dit.

D’ici à 2011, « date ultime des mises aux normes », a indiqué Marc Abadie, il reste encore pour 350 millions d’euros de travaux à engager dans les stations d’épuration des collectivités du ressort du bassin Adour-Garonne. Pour y faire face, l’Agence, qui intervient à plus de 25 % dans le financement, a décidé d’augmenter sa redevance de 9 % par an pendant trois ans.

Le comité de bassin devrait entériner la décision au début du mois de juillet. Cette redevance représente actuellement 36 centimes d’euros sur les 3,40 ? qui constituent le prix « moyen » du mètre cube d’eau payé par les consommateurs du Sud-Ouest.

3,40 euros le mètre cube Lire la suite

Sud-Ouest : Le train des reproches et la grande vitesse

sudouest.com, Patrick Berthomeau, La chronique du médiateur, le 20 Juin 2009

Le train des reproches et la grande vitesse

Il n’a échappé à aucun de nos lecteurs qu’un des grands chantiers européens à venir concerne notre région : la ligne à grande vitesse (LGV), qui doit relier Paris à Bordeaux et se prolonger vers Toulouse et l’Espagne, bute depuis des années sur des problèmes de financement puisque les collectivités territoriales doivent mettre la main au porte-monnaie. Mais elle bute aussi sur des obstacles écologiques qui vont de la protection de notre proche environnement à une question encore plus fondamentale : est-il nécessaire et raisonnable de développer les transports à grande vitesse, projet conçu en période de croissance continue, alors que l’heure de la décroissance a peut-être sonné ?

Ce n’est pas ici que nous trancherons cet épineux débat. La question pour nous est de savoir si l’information que nous délivrons au jour le jour ou à l’occasion de synthèses comme celle que nous vous avons présentée les 10, 11 et 12 juin dernier dans nos pages consacrées à la région est bien de nature à rendre compte de la complexité des enjeux et de la valeur des arguments développés par les partisans et les opposants au projet.

Ces derniers ne le pensent pas et nous le reprochent parfois avec vigueur. À titre d’exemple (et de résumé), ce courriel qui nous est adressé par Simon Charbonneau, juriste, universitaire et partisan déclaré de la décroissance, assez remonté contre la ligne éditoriale de « Sud Ouest » concernant les projets pharaoniques de LGV. « L’information diffusée sur ce dossier est complètement déséquilibrée dans la mesure où seuls les défenseurs institutionnels d’un projet digne des Trente Glorieuses apparaissent en première page. Aucune information n’est publiée à page équivalente sur l’existence d’une opposition citoyenne à ce projet ruineux pour la collectivité dans le sud du département de la Gironde et en Pays basque. Ce déséquilibre donne l’impression d’une pure et simple opération de propagande en faveur du projet défendu par les grands élus et les Chambres de commerce au nom d’une idéologie obsolète du progrès technique. » De son côté, Philippe Barbedienne, de la Sepanso, nous reproche vertement de minorer la contestation girondine : « Manifestement, pour « Sud Ouest », les LGV intéressent toute la région mais le tracé girondin fait exception, puisque ce qui se passe autour de lui, surtout si ça ne va pas dans le sens de la pensée dominante, ne concerne plus que les pages Sud-Gironde. »

Directeur de l’information de « Sud Ouest », Patrick Venries reconnaît que « l’expression directe des opposants peut paraître limitée dans son volume par rapport aux informations que nous donnons régulièrement sur le projet. Toutefois, fait-il remarquer, jamais l’opposition n’a été ignorée et ses motivations ont été clairement exposées. Dans la série que nous avons proposée la semaine dernière, il en a été question chaque jour. Cependant, il est vrai aussi que le journal s’est effectivement engagé derrière ce projet qui, entre autres effets, propose une alternative intéressante au tout routier. Et n’oublions pas qu’il y a à « Sud Ouest » une tradition de fort intérêt pour les questions d’aménagement et d’équipement. Toutefois, il faut admettre que tous ne présentent pas le même intérêt et je comprends que l’on soit plus circonspect sur un dossier comme celui de l’A 65. »

La polémique instaurée autour de la LGV n’est pas vaine. Au-delà de ses aspects technique et économique, elle pointe Lire la suite

Sauvegarde du climat : c’est maintenant ou jamais

sudouest.com, Jean Sireyjol, président de l’association TACA (1), tribune libre, le 15 Juin 2009

La surprise écologique des élections européennes va-t-elle enfin mettre en marche les partis politiques et les gouvernements pour s’occuper réellement de la sauvegarde du climat ?

Depuis plusieurs années, la réalité du réchauffement climatique a été clairement analysée et expliquée par les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts du climat). Leurs dernières mesures communiquées en mars 2009 montrent que nous sommes dans le pire des scénarios avec une accélération du réchauffement qui, par exemple, entraînerait une augmentation du niveau de la mer comprise entre 1 à 2 mètres d’ici à 2100 (contrairement aux 30 à 60 centimètres précédemment prévus).

Sachons lire entre les lignes : cette façon qu’a le Giec d’avoir l’air de repousser les échéances à 100 ans et qui nous rassure tous, n’est pour lui qu’une prudence de scientifique. Disons 15 centimètres tous les dix ans et allons voir sous le pont de pierre à Bordeaux si nous pourrons nous y promener avec le chien en 2050 !

Face à cette menace, il y a pourtant des solutions, mais c’est tout de suite !

Pour éviter que la couverture qui réchauffe notre planète ne s’épaississe toujours plus, il suffit de diviser par 2 nos émissions de gaz à effet de serre avant 2050 au niveau mondial ! Ce n’est pas la mer à boire !

Pourquoi reculons-nous l’échéance alors que nous n’aurons jamais assez de dollars ou d’euros pour réparer les dégâts sur le climat ? C’est maintenant ou jamais !

Les émissions de gaz à effet de serre, et de gaz carbonique en particulier, sont directement liées au mode de vie de chaque être humain. Dis-moi combien de kilomètres tu fais par an en avion et aussi en voiture, combien tu dépenses pour chauffer ton logement et éventuellement tes résidences secondaires, combien de kilos de viande rouge tu ingurgites, quel est ton budget de biens de consommation, et je te dirai combien de carbone tu émets par an (voir site Web Bilan carbone personnel, validé par l’Ademe).

En moyenne par habitant, les pays riches comme la France émettent de 2 à 4 fois plus que la moyenne mondiale, et 10 à 20 fois plus que les pays du tiers-monde.

C’est pourquoi cette réduction d’émissions au niveau mondial concerne tout d’abord les pays riches ; c’est bien ce qu’a déclaré Jean-Louis Borloo en décembre 2008 : « La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est notre problème et notre responsabilité de pays développé, on n’a pas besoin d’attendre les autres. » Lueur d’espoir, Barack Obama vient de tenir des propos analogues ce 5 juin en Allemagne

Pour nous Français, l’objectif de réduction est Lire la suite

Sud Gironde : La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 18 Juin 2009

La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

LANGON. La plupart des élus dont les communes seraient traversées par la Ligne à grande vitesse sont contre le projet, encouragé par les riverains qui apprécient le nécessaire soutien

Ils s’y étaient engagés la semaine passée, lors de la réunion publique contre la Ligne à grande vitesse (LGV) qui pourrait bientôt traverser le Sud-Gironde : une trentaine de membres du comité anti-LGV, regroupant diverses associations, se sont rassemblés hier à 14 heures devant la sous-préfecture de Langon afin de manifester leur soutien aux élus qui s’opposent aussi au tracé qui prend forme.

Ces derniers étaient réunis à partir de 14 h 30 dans la sous-préfecture dans le cadre d’un comité consultatif d’élus de la bande d’étude afin de se voir exposer les possibilités de mixité de la LGV avec du fret et du trafic régional, mixité demandée par les élus locaux.

« Amadouer les élus »

« On étudie nos requêtes comme pour nous amadouer mais nous n’y croyons pas vraiment », explique le conseiller général de Captieux Jean-Luc Gleyze. Pourtant, Daniel Province, directeur des infrastructures et des transports à la Région, veut croire qu’une desserte interrégionale grâce à la LGV sera possible pour les gares de Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne et peut-être Captieux et Agen.

« L’autre problème, explique Jean-Luc Gleyze, c’est la division entre élus et associations lors des consultations, qui nous empêche de porter une parole commune et favorise un report de responsabilité sur les élus. » Si les élus ne veulent pas être tenus à l’écart du projet, ils doivent participer aux consultations et accusent Réseaux ferrés de France (RFF) de se servir de leur présence. Ce qui a valu à Étienne Picher, responsable du pôle RFF de Bordeaux en charge du projet de LGV entre Bordeaux et l’Espagne, d’être interpellé par la conseillère générale de Villandraut, Isabelle Dexpert : « Ne cherchez pas à faire croire que vous avez l’aval des élus locaux simplement parce que nous participons à vos réunions ! »

« Fabrique de consentement»

Autour d’eux, les manifestants acquiescent. « On nous vend, de force, quelque chose de très cher, s’indigne Philippe Barbedienne, directeur régional de la Sepanso, un collectif d’associations de protection de l’environnement. Ce débat public est un contre-exemple de démocratie participative. » « Ce n’est pas de la concertation, commente son voisin, c’est de la fabrique de consentement. »

« Les élus sont mandatés par la nation, répond Daniel Province, ils doivent respecter les décisions de la nation. Ils ne sont pas contents, mais quand une décision est prise, il faut avancer. Ils ont compris que le tracé le plus à l’ouest, qui traverse les Landes, est le plus logique. » « On avait l’impression que tout était verrouillé, Lire la suite

CUB : L’agenda de 10 000 écoliers s’appelle 21

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 19 Juin 2009

BLANQUEFORT. Jusqu’à ce soir, ils montrent les actions qu’ils réalisent dans leur établissement

L’agenda de 10 000 écoliers s’appelle 21

De la difficulté de communiquer « durable » 500 000

 «Mon père, maintenant, ne laisse plus le robinet ouvert pendant une heure quand il se brosse les dents. Si c’est le cas, je vais le fermer moi-même. » Margault, 9 ans, en CM1 à l’école Saint-Gery à Gradignan, est incollable sur le sujet de l’eau. Et même bavarde. Devant le stand de sa classe dans le parc Fongravey à Blanquefort, elle avertit les petits comme les grands. « Il faut arrêter de gaspiller. L’eau est précieuse. »

Toute la journée d’hier, elle a participé avec sa classe aux Juniors du développement durable. La manifestation aura réuni d’ici ce soir 3 500 enfants de l’agglomération sur le site blanquefortais. Son objectif ? Montrer pendant une semaine les actions concrètes pour le développement durable mises en place dans les écoles. Le programme qui concerne 10 000 enfants, soit un tiers des élèves en maternelle et élémentaire sur l’agglomération, est piloté par la Communauté urbaine.

Trousse et quiz écolos

L’initiative peut surprendre. Ce sont les mairies, et non la collectivité intercommunale, qui gèrent les écoles. Le dispositif est né au début des années 2000. Il s’appelait alors Tram’minots. Alain Juppé, président de la CUB à cette époque, propose aux écoliers de découvrir le chantier du tramway. Outre des visites sur le terrain, des actions sont montées dans quelques classes.

« Les années suivantes, d’autres thèmes se sont ajoutés à l’opération », explique Alexandra Siarri, qui travaille au service écocitoyenneté de la CUB. L’énergie, le recyclage des déchets, l’eau ont ainsi intégré les projets pédagogiques. En 2003, l’Inspection d’académie signe une convention avec la collectivité pour s’associer au dispositif.

« Le développement durable est l’un des objectifs prioritaires de l’Éducation nationale. Il ne s’ajoute pas aux programmes, il est transversal », souligne André Mercier, l’inspecteur d’académie.

La classe de Margault a créé une fontaine à pompe et une expo sur l’eau. Au Taillan, les CM1 et CM2 ont fabriqué un quiz interactif sur l’éco-consommation. Au Bouscat centre, un spectacle sous forme de manifestation appelant à soigner la planète a été préparé. Derrière chaque projet, une ou plusieurs associations ont apporté l’expertise aux enseignants. Une vingtaine gravite aujourd’hui autour de ces actions. « L’idée est que ces projets ne finissent pas au placard à la fin de l’année scolaire. Ils doivent être vivants », relève Stéphanie Baltardive, au service écocitoyenneté de la CUB.

Moins de viande à la cantine

Toujours dans le cadre de cette action, 14 écoles de la Communauté urbaine ont aujourd’hui un Agenda 21. « Mais Lire la suite

Dix associations Pédibus-Vélobus ont fêté la première année de leur fédération

sudouest.com, Sophie Neupert, le 17 Juin 2009

CANÉJAN, RENCONTRE. Dix associations Pédibus-Vélobus ont fêté la première année de leur fédération

1 000 pattes réunies

Bonne nouvelle, l’association des 1 000 pattes canéjanaises n’est plus toute seule maintenant. Près de 11 autres pédibus-vélobus prônant l’exercice physique de quelques minutes quotidiennes pour se rendre à l’école (et en repartir) plutôt que l’usage de la voiture perso l’ont rejointe. Ensemble, depuis septembre dernier, elles forment une véritable Fédération des 1 000 pattes dans toute la Gironde qui ne cesse de grandir (Bassens, Ambès, Bordeaux Dupaty, La Teste-de-Buch, Mérignac-Arlac, et bientôt Cadaujac).

Et pour la première fois, le dernier week-end de mai, une partie de ces 10 associations et de leurs membres bénévoles actifs (Ambarès-et-Lagrave, Talence, Bordeaux Saint-Augustin) avaient bravé les intempéries pour partager une balade détrempée le long des berges de l’Eau-Bourde, et un pique-nique revigorant à l’intérieur du moulin de Rouillac, après sa visite commentée faite par Bruno Gasteuil, président d’Histoire et mémoire de Canéjan.

Subventions européennes

Le président d’Ambarès et de toute la Fédération girondine des 1 000 pattes, Enrique Onate, en explique le but : « Comme une grande famille agrandie, nous avons besoin de mieux nous connaître et de nous faire connaître aussi. En un an, nous avons réussi à fédérer 10 associations, au départ éparpillées, au sein de ce réseau qui vise à développer dans chaque commune concernée un déplacement écocitoyen. Nous nous sommes réunis, dans un esprit de convivialité pour sceller cette première année charnière. Nous avons déjà obtenu une subvention du Fonds social européen, et bientôt nous espérons l’aide de la CUB. Comme nous avons bien grossi, nous sommes mêmes à l’origine de la création d’un emploi. »

Sensibiliser les écoliers

Et Nathalie Pena, présidente des 1 000 pattes de Canéjan, qui organisait ce premier rendez-vous, d’ajouter : « Nous comptons aider tous ceux qui le veulent à accompagner leur projet. Nous souhaitons relayer des idées qui viennent d’ailleurs : le pédibus ou le vélobus ne sont pas forcément appropriés à chaque commune, il existe beaucoup d’autres solutions. Nous comptons mettre en place dans les écoles des réunions de sensibilisation, développer la sécurité routière, etc. Et sur la commune, pas de nouveaux circuits en vue mais les effectifs se maintiennent avec de jeunes élèves ravis. »

En tout cas, ce jour-là, Lire la suite

Ces produits chimiques qui empoisonnent notre quotidien

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 17 Juin 2009

ENVIRONNEMENT. Isabelle Farbos se bat contre les molécules chimiques que l’on respire partout

Ces produits chimiques qui empoisonnent notre quotidien

Avec son complice Ragnar Weissmann, docteur en microbiologie spécialisée en écotoxicologie, Isabelle Farbos, docteur en génétique et biologie moléculaire, a réalisé des travaux de recherche dans un laboratoire, en Suède, puis en Scandinavie. Des pays concernés depuis une quinzaine d’années par la protection de l’environnement.

Native de Bordeaux, la jeune femme est revenue sur ses terres pour casser les murs du laboratoire et offrir ses compétences dans un souci de défense de la santé publique. Ragnar Weissmann a suivi. Tous deux sont aujourd’hui responsables scientifiques de l’association Habitat-Santé-Environnement, présidée par Évelyne Guilhem, créée au Tourne, dans un secteur géographique particulièrement vaillant dans le domaine de l’écologie.

Mission d’utilité publique

Elle était dernièrement au cinéma Utopia de Bordeaux, invitée par les Verts, pour participer à un débat sur le thème santé et environnement. Son cheval de bataille. Le docteur Farbos ne décolère pas, elle est enceinte aujourd’hui et sait les risques encourus par son enfant.

« Le constat est lourd, lâche-t-elle. Il y a des produits chimiques partout autour de nous, dans nos entreprises, dans nos maisons, dans les supermarchés. Dans notre sang, on peut remarquer désormais la présence de plus de 50 molécules issues de tous ces produits qui nous empoisonnent au quotidien. Ces molécules traversent le placenta chez une femme enceinte. Le lait maternel est bourré de phtalates PCB, l’intérêt de l’allaitement est remis en question. L’exposition du foetus aux produits chimiques peut entraîner des expressions génétiques transformées. Un vrai cocktail. »

Les chiffres parlent. Explosion de la stérilité, des cancers, des allergies. « En 2070, si nous n’arrivons pas à incliner la courbe de stérilité, elle atteindra le niveau 0, la qualité du sperme baisse. Alors, qu’est-ce qu’on attend ? »

Isabelle et Ragnar ont préféré lâcher leur mission scientifique pour se tourner vers une mission d’utilité publique, beaucoup moins confortable. Ils sont désormais les interlocuteurs de collectivités locales, d’entreprises privées, d’établissements scolaires qui leur soumettent des projets concrets.

Des lycées, terrains d’étude

À Bordeaux, le Conseil général leur a demandé comment assurer le nettoyage du centre Mériadeck en supprimant les 150 produits chimiques utilisés jusqu’alors. Réponse ? Lire la suite

Reignac : Un débat passionné autour du parc éolien

sud-ouest.com, Françoise Millot, le 16 Juin 2009

Un débat passionné autour du parc éolien

 « Pourquoi les habitants de Reignac n’ont pas été invités ? », c’est ce que certaines personnes lançaient jeudi soir à la réunion publique sur le projet de développement d’un futur parc éolien en Haute Gironde, qui a rassemblé un très nombreux public pour un débat passionnant et passionné.

Philippe Plisson, en présence des représentants de la société Valorem (« Sud Ouest » du 11 juin), du sous-préfet Christophe Lotigié, d’Alain Gandré, maire de Reignac, et de nombreux autres élus, avait invité la population pour l’informer de l’avancée du projet intercommunal.

« Il n’y a pas d’enjeu personnel. Le but de cette action est avant tout de rendre service à la planète. L’urgence écologique est là et les récents scrutins électoraux ont démontré qu’une importante partie de la population en a pris conscience. Ce projet a tout de même été approuvé à l’unanimité », déclarait le député.

Travail concerté

En matière d’éoliennes, une étude avait été initiée en 2007 sur les onze communes du canton, pour déterminer les secteurs les plus favorables à la mise en place de cette énergie. Le résultat, après deux ans de travail concerté, a abouti à la sélection d’une zone de développement éolien à Reignac, validé par le préfet le 20 mars dernier.

Le climat dans l’assemblée était tendu. Certains, comme les opposants de Vigi-Éole estimaient que « les grandes manoeuvres commencent. Vous essayez de nous endormir en nous disant que la création de la ZDE ne veut pas dire qu’il y aura forcément des éoliennes, que rien n’est fait. La prospection a commencé avant même qu’une étude ne soit faite. C’est dire si on se moque bien de notre opinion. Les élus municipaux n’auront plus jamais la main sur ce projet, il n’y a plus que notre association pour y faire barrage, et nous avons encore des recours… »

« Projet opaque »

Pour eux, le projet présenté par Valorem et la CCE est trop opaque : « Il n’y a pas Lire la suite

Bordeaux : La boîte à idées écolos de Copenhague

sud-ouest.com, Anne-Marie Siméon, le 12 Juin 2009

La boîte à idées écolos de Copenhague

BORDEAUX. Une délégation de la mairie rentre de la capitale danoise qui ambitionne d’être la première capitale neutre en CO2

Les installations portuaires ont cédé la place à de nouveaux bâtiments dont l’opéra. Carlsberg souhaite reconvertir son site de 33 hectares en éco-quartier

Être exemplaire dans le domaine du développement durable ? Tel est le souhait émis régulièrement pour Bordeaux par son maire Alain Juppé. Comment se désintéresser alors de ce qui se passe ailleurs ? Après un premier voyage à Fribourg en Allemagne en décembre 2007, une délégation municipale rentre de Copenhague (1) où l’ambition est de faire de cette cité danoise de 500 000 habitants la première capitale mondiale neutre en CO2 d’ici 2025. Une ambition d’autant plus forte et affichée que la ville accueillera cet hiver la 15e conférence des parties des nations unies (COP 15) que l’on dit décisive pour l’avenir de la planète.

Copenhague ne part pas de rien. Cela fait des années que les édiles travaillent dans ce sens. Et si Bordeaux n’est pas en reste avec son bilan carbone, son plan climat, son agenda 21, ses projets bien avancés de deux écoquartiers au Lac et à la Bastide, la ville est manifestement prête à rallonger la liste en s’inspirant de ses voisins européens.

Le vélo roi

Le plus frappant dès que l’on pénètre dans la capitale danoise est de découvrir une circulation automobile apaisée, sans aucun bouchon. Le métro et le réseau de bus ne justifient pas tout. L’incroyable maillage de pistes cyclables est éloquent. 37 % des déplacements se font en effet à vélo, contre 5 à 10 % sur l’agglomération bordelaise. « C’est le fruit de l’histoire » explique l’adjoint au maire de Copenhague chargé de l’environnement qui précise que l’objectif est d’atteindre 50 % d’ici 10 ans. De quoi faire rêver la municipalité bordelaise. La législation danoise est très dissuasive puisque « la voiture est taxée à 180 % », que le stationnement est payant 24 heures sur 24 sauf pour les handicapés. Résultat ? Il faut attendre d’être déjà bien installé dans la vie pour s’offrir ce luxe.

Vive le vent

La bicyclette n’est pas le seul symbole fort de Copenhague. Les éoliennes font bel et bien partie du paysage et sont une des fiertés des habitants qui n’hésitent pas à Lire la suite

Création d’une association de sauvegarde de l’Engranne

sud-ouest.com, Patrick Iza,  le 9 Juin 2009

CASTELVIEL.

Les espèces de la vallée de l’Engranne sous protection

Depuis une quinzaine de jours, l’Engranne a son association de sauvegarde qui veille sur elle et s’est donné pour mission de la protéger.

Petit cours d’eau qui prend sa source à Gornac et Castelviel pour rejoindre la Dordogne du côté de St-Jean de Blaignac, l’Engranne est le ruisseau typique de l’Entre-deux-mers et recèle quelques richesses patrimoniales.

«Le but de notre association est de protéger l’intégralité de l’Engranne dans toutes ses dimensions, du point de vue tant architectural, environnemental que paysager. La vallée de l’Engranne, cours d’eau exceptionnel par sa qualité dans le département, fait l’objet d’un classement en site Natura 2000, dispositif européen visant à protéger des espèces sensibles et des habitats en voie de disparition», précise Jean-Christophe Mathias, membre de l’association qui pour l’instant compte une trentaine de membres.

Espèces menacées

Le jeune homme ne cache pas que l’action de son association pourrait s’étendre à d’autres cours d’eau et insiste sur les nombreuses espèces présentes dans cette vallée comme la cistude d’Europe, le toxosme, un poisson ressemblant au gardon ou encore le vison d’Europe. Il regrette néanmoins la disparition de l’écrevisse à pattes blanches. «Les oiseaux y sont très présents, précise-t-il. Notamment l’engoulevent d’Europe, une espèce d’oiseau inscrite sur la liste rouge des espèces menacées. Il niche sur le site des sources». Quant à la flore elle n’est pas en reste.

Et le jeune homme de poursuivre : « On peut y trouver les jonquilles sauvages, le fragon petit houx, la fougère scolopendre, la violette des bois, la pulmonaire, la ficaire, l’ellébore vert, de nombreuses mousses et lichens. Et surtout dans la carrière de Jeandillon deux espèces d’orchidées classées».

Quant aux richesses architecturales, Lire la suite

Pédibus : Sur le chemin de l’école à petits pas

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 30 Mai 2009

MODES DE VIE. Fini la voiture. Des ramassages scolaires à pied s’organisent dans de plus en plus d’écoles de l’agglo

Sur le chemin de l’école à petits pas

La maman d’Adèle le reconnaît. Presque gênée. « Nous habitons à 800 mètres de l’école. Nous essayons de venir à pied, mais c’est plus souvent en voiture. » Depuis lundi, c’est terminé. Sophie Gombeau et sa fille laissent le véhicule au garage et marchent matin et soir. Même sous la pluie.

Cette mère de famille s’est portée volontaire pour devenir parent conducteur du « Pédipuyre », nom qu’ont trouvé les enfants pour le ramassage scolaire à pied qui vient d’être mis en place à l’école élémentaire Jean Jaurès à Parempuyre. Deux lignes d’environ un kilomètre ont été ouvertes.

Matin et soir, ce mode de transport, communément appelé pedibus, fonctionne comme un autobus, mais sans roues, ni pollution et avec des parents bénévoles qui accompagnent le groupe d’écoliers. Sur le trajet, ils récupèrent ou ramènent les enfants à des arrêts où attendent les familles. Entre vingt et trente lignes fonctionnent de la même manière dans l’agglomération aujourd’hui.

« Se rendre la vie plus facile »

Pour Adèle, « venir à l’école à pied, c’est bien pour la planète ». « Cela permet de faire du sport », dit aussi Lucie, sa camarade de classe. À Parempuyre, ce sont les associations de parents d’élèves qui ont mis sur pied cette initiative. Ils se sont appuyés sur le dispositif « Car à pattes » (voir ci-dessous). « Cela a permis aux parents accompagnateurs d’avoir un appui pour créer les lignes, notre charte de fonctionnement et apprendre à arrêter les voitures sur le trajet », explique Guylaine Bourgeois, la maman d’élève qui a piloté le projet. La mairie, elle, a fourni les gilets fluorescents.

« C’est pour l’environnement que je me suis impliquée dans cette démarche. Et si je calcule bien, aller à l’école à pied est quasiment aussi rapide que de s’y rendre en voiture », raconte Sophie Gombeau, la mère d’Adèle, qui désormais peut oublier les embouteillages devant l’école à l’entrée et la sortie des classes.

À Mérignac, où deux lignes fonctionnent depuis octobre dernier au groupe scolaire Marcelin Berthelot, Thierry Godard, le directeur du centre socioculturel qui a appuyé la mise en place du pedibus, évoque une autre raison. « Cela permet de créer une solidarité entre les parents. Ils font mieux connaissance. Surtout, en accompagnant tour à tour les enfants à l’école, ils se rendent la vie plus facile. »

15 nouvelles lignes en un an

Pourtant, ce n’est ni pour l’écocitoyenneté, ni l’activité physique, ni le lien social qu’a été créé le premier pedibus dans le monde en 1976, mais pour Lire la suite

Elections européennes et débats citoyens : « Quelle Europe pour notre planète ? »

aqui.fr, Solène Méric, le 29 mai 2009

Elections européennes et débats citoyens : « Quelle Europe pour notre planète ? »

Le second débat citoyen de la semaine relatif aux élections européennes, s’est tenu le mercredi 27 mai à l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA). Organisé en partenariat avec la Maison de la Nature et de l’Environnement, le sujet traité, l’était via le prisme essentiel de la protection de l’environnement. Etaient présents un représentant d’Europe écologie, du NPA, du Parti Socialiste, du Parti Radical et un militant du Front de Gauche, pour répondre, chacun selon leur programme, à la question « Quelle Europe pour notre planète ? ».

Valoriser les énergies renouvelables

Sans décrire ici les programmes de chacun, des axes forts se retrouvent au sein de chaque parti. En effet, les divers intervenants ont tous mis en avant la nécessaire valorisation des secteurs des énergies renouvelables et du développement durable, étant par ailleurs considérés comme une source d’emplois non négligeable. Le PS et Europe-écologie, chiffrent a environ 10 millions le nombre de ces emplois verts envisageables en Europe. Ils sont également d’accord sur une diminution d’émission de CO2 et autres gazs à effet de serre, même si les taux espérés diffèrent, de – 20 % pour les radicaux à – 30 % pour le Front de gauche. Sur la question de l’énergie, et d’une manière plus générale, selon le Front de Gauche, « il faut mettre fin à la libéralisation portée par le Traité de Lisbonne ». En effet, celle-ci « pousse à la sur -consommation et participe donc à la catastrophe écologique ». Le Front de Gauche prône à l’opposé des privatisations, en faveur d’un « Pôle européen de l’énergie » à caractère public qui « aura pour rôle de garantir un droit à l’énergie pour tous ».

Sur les transports les avis divergent

La question des transports a également été abordée par les intervenants, mais ici les propositions divergent. Le NPA, pour qui « le combat écologique ne peut pas être autre chose qu’un combat anti-capitalistique », propose par exemple la gratuité des transports en commun et le renforcement du rail pour le transport des marchandises. Les radicaux, quant à eux mettent l’accent sur une « amélioration des trafics aériens pouvant permettre ainsi une diminution de 10 % du CO2 émis ». Europe- écologie s’axe sur une « conversion écologique de l’industrie automobile » qui au-delà d’une forte valorisation des transports en commun, conditionne notamment, « tout soutien public à des critères environnementaux strictes ». Le Parti socialiste, enfin souhaiterait encourager un service public des transports et développer un réseau grande vitesse dense sur l’ensemble de l’Europe.

« Pour ou contre la taxe carbone ? »

Un autre point de discordance à été soulevé par une question du public : « Pour ou contre la taxe carbone, Lire la suite

CUB : La Lyonnaise perd six ans

sud-ouest.com, Dominique De Laage, le 28 Mai 2009

BORDEAUX. Le contrat de l’eau conclu entre la Communauté urbaine et la Lyonnaise pour trente ans devra s’arrêter avant terme. De quoi relancer Trans’Cub dans sa bataille de l’eau

La Lyonnaise perd six ans

Les militants de l’association Trans’Cub à Bordeaux, qui ont servi d’aiguillon à la Communauté urbaine pour récupérer 232 millions d’euros lors de l’avenant de 2006 au contrat de l’eau conclu pour trente ans avec la Lyonnaise des Eaux, n’en reviennent pas eux-mêmes.

Un récent arrêt du Conseil d’État vient en effet de rendre rétroactives les lois Sapin de 1993 puis Barnier de 1995, qui limitent dans le temps la durée des contrats de délégation de service public de l’eau à vingt ans.

Le contrat de l’eau, passé le 1er janvier 1991 (juste avant la loi Sapin) pour trente ans, viendrait donc à échéance, non plus fin 2021 comme prévu, mais fin 2015 (à compter de la loi Barnier de 1995 qui a fixé la durée de ces contrats à vingt ans). Soit six ans de chute.

Trans’Cub, qui n’a pourtant jamais été avare de recours, n’avait jamais imaginé saisir le Conseil d’État sur cet aspect. C’est un contrat, passé en 1933 pour 99 ans dans une commune située à l’autre bout de la France, qui a donné lieu à cet arrêt. Une décision qui va devoir s’appliquer à tous les contrats de plus de vingt ans, reconnaît-on à la Communauté urbaine.

Chez Feltesse

L’affaire n’est pas anodine. Le président de la Communauté urbaine de Bordeaux a d’ailleurs reçu, hier matin dans son bureau, Denis Teisseire et Patrick du Fau de Lamothe de Trans’Cub, pour connaître leur analyse du dossier. Mais l’association et la CUB apprécient déjà différemment les conséquences de cette nouvelle donne. Selon la lecture de l’arrêt par Trans’Cub, le contrat n’aura plus d’existence légale au-delà de 2015. L’association demande donc dès à présent à Vincent Feltesse de participer à l’étude qui conduira en 2016 à un retour en régie directe ou à une nouvelle délégation. Du côté des services de la CUB, on tempère cet enthousiasme. Le fameux arrêt du Conseil d’État évoque selon la CUB ce type de sortie prématurée de contrat. Et ouvre, toujours selon la CUB, des hypothèses.

En cas d’indemnités trop lourdes à verser, ou d’investissements amortissables sur trente et non pas vingt ans, la CUB pense lire dans cet arrêt la possibilité de saisir le trésorier-payeur général pour avis afin d’envisager éventuellement des avenants jusqu’au terme du contrat initial. Ce que récuse Trans’Cub.

L’association considère au contraire cette nouvelle donne comme une chance historique d’en finir avec une « gestion catastrophique qui Lire la suite

Ours dans les Pyrénées : l’Europe à la rescousse

sud-ouest.com, Patrice Sanchez, le 28 Mai 2009

ENVIRONNEMENT. Plusieurs associations pyrénéennes saisissent l’Europe dans le but d’imposer à la France une meilleure protection de l’ours

Ours dans les Pyrénées : l’Europe à la rescousse

Plusieurs associations du massif pyrénéen, dont la Sepanso Béarn, rassemblent leur force pour exiger une meilleure protection de l’ours. Elles montent actuellement un dossier dans le but de saisir les autorités européennes. Leur cible : l’État français.

Cette action fait suite à une première procédure européenne engagée, l’année dernière, par le Fiep et la Sepanso. Leur constat consistait déjà à dire que la France n’était pas efficace dans sa gestion de population ursine mais, cette fois, dans les Pyrénées occidentales. Une première réponse vient tout récemment de tomber. On apprend ainsi que l’État français est actuellement interrogé sur la situation.

Un fiasco

« On peut parler de fiasco en ce qui concerne les réintroductions de 2006 », estime l’Oloronais Jean Lauzet, spécialiste de l’ours à la Sepanso, qui vient de cosigner un ouvrage de référence sur l’ours brun.

« Deux ours sur cinq sont déjà morts. En 1996, on en était à un sur trois. On attend une condamnation claire de la part de l’Europe pour que des mesures soient prises. La France se contente de lâcher des ours mais ne fait rien ensuite pour les protéger. »

Pour ce montagnard qui a passé, par passion, une vingtaine d’années à suivre les traces des ours à travers le vieux continent, l’avenir du plantigrade en Béarn est, plus que jamais, sérieusement compromis si rien n’est fait. Son évaluation est sans appel.

À l’entendre, contrairement aux explications officielles, plus un seul ours ne patrouille chez nous la plupart du temps.

« Pour moi, quatre ours en Béarn, c’est faux. Aspe Ouest est en Espagne. Néré aussi le plus souvent. Le petit de Cannelle, du côté de Cauterets. Quant à Camille, je suis quasi certain qu’il est mort, même si les Espagnols prétendent le contraire. »

Comme à chaque fin d’hiver, le militant de la Sepanso est parti sur les traces des plantigrades.

« Cette année, c’est déprimant. Je suis tombé sur la première trace le 12 mars. C’était tôt. Mais plus rien jusqu’au 19 mai. C’est la première fois en quinze ans que je constate une telle situation. »

Manque de femelles

Pourquoi les fauves déserteraient-ils notre département ? Tout simplement parce que ces mâles recherchent la compagnie de femelles. Et depuis la mort de Cannelle, la dernière de souche locale qui vivait entre Aspe et Ossau, les autres ont plutôt choisi la Haute-Garonne et l’Ariège comme lieux de villégiature.

« Les scientifiques considèrent qu’il faut renforcer le noyau occidental de 5 ou 6 femelles. Il faut donc réintroduire deux femelles en Béarn. C’est le minimum. Sans cet effort, on peut légitimement penser que l’ours n’existera bientôt plus dans les Pyrénées », considère Jean Lauzet.

Les prochaines réintroductions d’ours pourraient avoir lieu en 2010. Mais nul n’en connaît encore le niveau.

Blanquefort : Amaplanète souffle sa première bougie

sud-ouest.com, Marie-Françoise Jay, le 25 Mai 2009

Amaplanète souffle sa première bougie

BLANQUEFORT, PRODUCTEURS. Le bilan de l’association est plus que satisfaisant. En projet : la mise en vente d’huîtres pour le plaisir des adhérents

En mai 2008, débutait la première distribution de l’Amap de Blanquefort sur des contrats légumes et volailles. Dimanche dernier, l’association a soufflé sa première bougie autour d’un pique-nique avec 192 familles contre 50 Amapiens l’an dernier, et divers contrats : légumes avec Aurore Sournac d’Eysines, bœuf et veau avec Laurent Labégurie de Blanquefort, agneau avec Pascal Sancier de Saint-Antoine-sur-l’Isle, fromage de brebis avec la famille Sarres du château Sénéjac au Pian-Médoc, fromage de chèvre avec la famille Serrano de Courpiac, miel avec Mme Purrey de Saint-Hélène, volaille avec M. Petit de la ferme de Vertessec à Avensan, pommes avec M. Bourg des Esseintes, kiwis avec M. Ducos des Esseintes, poisson avec Nicolas Brin jeune marin pêcheur d’Arcachon.

Des produits de qualité

« Les producteurs, explique Joëlle Corral, une des responsables de l’Amap, ont été choisis pour la qualité de leurs produits relevant de l’agriculture bio ou raisonnée ; pour leur proximité, il ne doit pas y avoir plus d’une heure de transport ; pour la possibilité de faire un contrat satisfaisant pour les deux parties ; la base de l’Amap restant la solidarité et le soutien aux producteurs. Et dans ce domaine, nous avons été gâtés, depuis janvier avec deux catastrophes : la tempête et la grêle !

Ces contrats Amap leur permettent d’assurer une production et surtout une vente directe, qui crée des relations appréciées par tous, des contacts, des échanges, le plaisir de connaître les gens qui achètent leurs produits. »

Actuellement pour l’Amaplanète, c’est la ressouscription des contrats légumes, une centaine au total, sans dépasser 200 sur tous les contrats cumulés. La progression a été particulièrement rapide, l’Amap est devenue une des plus importantes de la CUB. Le contrat huîtres pourrait faire son entrée.

Pour Mme Dominique Bret, une des responsables de contrat, « les Amap Lire la suite

317 ha : La plus grande centrale photovoltaïque d’Europe dans les Landes

sud-ouest.com, NC, le 22 Mai 2009

CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE. Ce sera la plus grande d’Europe et elle prend forme à vitesse grand V dans le nord-est dépeuplé du département. Comme une future référence

Sous le soleil du Gabardan

C’est au fin fond du « no man’s Landes ». À la frontière des communes de Losse et de Baudignan, 48 habitants, la plus petite du département. Tout s’y passe en silence, mais plus du tout en catimini. Là-bas, au beau milieu du joli Gabardan, un peu au milieu de nulle part donc, le soleil brille. Et dans l’océan de mauvaises nouvelles qui submergent le département, le pays, le monde, allez savoir, l’univers peut-être ? C’est comme un îlot d’optimisme qui jaillit d’un coup au milieu de la forêt.

Cette semaine, le préfet Étienne Guyot est venu dévoiler le panneau inaugural, aux côtés d’Yvon André, directeur d’EDF Énergies nouvelles (EN), et de Serge Jourdan, maire de Losse, président de la Communauté de communes du Gabardan et cheville ouvrière d’un projet que même lui n’imaginait pas prendre une telle ampleur.

Sens de l’histoire

« Quand on a commencé à y travailler, en septembre 2006, on savait être dans le sens de l’histoire. Mais de là à en arriver à une centrale de 317 ha, à un coût de 350 millions d’euros… » Ses yeux roulent, mais ses pieds restent sur terre. Et sa tête dans les nuages, où le soleil « diffus » (que personne ne s’offusque, c’est un terme technique) des Landes commence à cogner très fort sur les premiers panneaux qui paraissent avoir jailli du sol à la vitesse disons du son, pour laisser vivre sa vie à la lumière, dans ce coin reculé et désert où le voisinage ne risque pas d’intenter un procès.

En un temps record, donc, le projet de la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe est passé de l’imaginaire au très concret. L’avancée des travaux est même clairement spectaculaire. Un peu parce que le plan de relance du gouvernement en a fait un chantier prioritaire, beaucoup parce qu’EDF-EN a passé la surmultipliée, mais surtout parce que toutes les parties prenantes ont saisi l’aubaine.

L’État a ainsi vu dans ce chantier « emblématique » (Étienne Guyot) l’occasion d’établir une charte sur le développement de cette énergie providentielle qui en tenterait du coup tellement, qu’elle pourrait en conduire certains à faire n’importe quoi. « Il y a un équilibre à trouver et à respecter en terme environnemental. La forêt est notre richesse, tout projet de ce genre doit donc aller vers une logique de reboisement compensateur. »

Le préfet des Landes n’a pas fini de parler que Serge Jourdan rappelle à quel point ce chantier se veut « exemplaire. Chaque hectare déboisé sera replanté, Lire la suite

Éolien et solaire : n’opposons pas ces deux énergies !

sudouest.com, Claire Le Lann, le 22 Mai 2009

Éolien et solaire : n’opposons pas ces deux énergies !

L’éolien et le solaire explosent dans le monde, tous les pays (USA, Canada, Inde, Chine… et l’Europe) en ont compris les avantages pour la planète mais aussi pour l’économie : emplois pour la construction de pales et turbines, l’entretien, l’implantation, non délocalisables, durables et qualifiés. Actuellement, l’éolien en France emploie 7 000 personnes, et promet à l’horizon 2020, selon l’Ademe, 60 000 postes. Le Syndicat des énergies renouvelables prévoit quant à lui que le photovoltaïque offrira 15 000 emplois en 2012.

La Région Aquitaine l’a compris depuis longtemps. Le vent et le soleil sont des ressources de nos territoires valorisées à travers le plan climat et la politique de développement durable de la Région. Une façon de participer à la lutte contre les crises écologique et économique, mais aussi de répondre aux exigences du Grenelle de l’environnement qui prévoit la prise en charge, par les Régions, de schémas régionaux des énergies renouvelables. Il était temps, car même si le fort engouement pour le photovoltaïque est une bonne nouvelle, les options choisies pour son développement peuvent parfois être contestables.

En effet, si le développement du photovoltaïque en toiture (bâtiments industriels et commerciaux, bâtiments publics…) est une solution pertinente, on peut s’interroger sur celui des centrales photovoltaïques au sol. Les fermes solaires de grande dimension ne doivent surtout pas venir concurrencer d’autres usages : agriculture, sylviculture, espaces naturels.

N’est-il pas surprenant d’assister actuellement à des déboisements de parcelles pour installer des panneaux solaires, alors même que d’autres espaces peuvent être utilisés ? La tempête de janvier dernier ne doit pas être un prétexte. Les zones dévastées doivent prioritairement être reboisées avant d’envisager l’installation d’une centrale solaire.

Dans tous les cas, de telles installations ne doivent pas occuper des centaines d’hectares, gelant ainsi tout autre usage du sol. Aucune autre activité ne peut être développée. De plus, elles créent, contrairement au parc éolien, des ruptures écologiques avec leur clôture : plus personne ne passe ! Ni les animaux, ni les promeneurs… ni les chasseurs. La continuité des activités agricoles et touristiques est rompue.

Le développement du photovoltaïque à grande échelle passe donc bien par des installations en toiture (maisons, bâtiments industriels et commerciaux, bâtiments publics), les surfaces potentielles étant énormes.

Une réglementation existe déjà pour les parcs éoliens (bruit, paysage, biodiversité) afin de limiter les impacts sur notre environnement et notre cadre de vie. Le photovoltaïque doit lui aussi être encadré pour ne pas créer d’effet d’aubaine comme cela pourrait être le cas dans le Médoc par exemple.

Alors, cessons d’opposer ces deux énergies renouvelables qui sont totalement complémentaires : le soleil brille plus en été et le vent souffle plus en hiver !

Il est donc urgent d’élaborer, dans la plus large concertation, un schéma régional des énergies renouvelables Lire la suite

Aquitaine : Les villes prennent le pli de l’écologie

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 16 Mai 2009

ENVIRONNEMENT. Nombre de municipalités intègrent désormais les nécessités du développement durable

Les villes prennent le pli de l’écologie

Non, toutes les villes de la région ne passent pas au vert comme un seul homme. Néanmoins, quelque chose frémit sur le front du développement durable. Menée sur les 20 villes les plus peuplées de notre région à partir de quelques grands indicateurs (voir l’infographie ci-contre), notre enquête atteste que des efforts notables y sont diligentés pour économiser l’eau et l’énergie, ou encore pour développer l’offre de transport en commun et la part du vélo en ville. L’héritage n’est pas le même partout, la volonté des édiles non plus. Mais la tendance est à comparer avec la superbe solitude de La Rochelle quand elle multipliait les innovations, il y a déjà une trentaine d’années…

1 Haro sur le gaspillage

Les grandes villes deviennent attentives à leur consommation en fluides (eau, électricité). En cette matière, la couleur politique des municipalités ne dit pas tout. Convictions mises à part, il s’agit de réduire les gaspillages et, in fine, d’épargner l’argent du contribuable. Au Pays basque, la commune d’Anglet vient ainsi d’embaucher un Monsieur Antigaspillage sur la base d’un calcul simple : la charge salariale de son poste sera inférieure aux économies réalisées. « Son champ d’action couvre l’ensemble de l’action municipale, des douches des vestiaires sportifs aux ordinateurs que l’on n’éteint pas en partant », dit-on à la mairie.

À Mérignac, la ville girondine la plus peuplée après Bordeaux, la problématique est grosso modo la même. « On fait très attention à la consommation d’eau et aux fuites éventuelles. On peut dire qu’on a économisé 500 000 euros depuis la mise en place de cette politique, en 2003. Il n’y a pas meilleur placement au monde. Pour tous les fluides, l’écologie commence par l’économie », indique à titre d’exemple Gérard Chausset, le maire adjoint (Verts) chargé de l’environnement.

La hausse vertigineuse du prix des carburants au cours de l’année 2008 n’a fait que renforcer ce credo dans les mairies. La Ville de Pessac, à l’ouest de Bordeaux, a ainsi réduit sa consommation de carburant de 2 000 litres l’an dernier. Et elle remplace tous ses véhicules en fin de vie par des modèles à énergie alternative, soit 39 % de sa flotte en 2007.

2 Les villes, moteur de l’innovation

À La Rochelle, deux bus de mer électrosolaires viennent d’entrer en service pour assurer la liaison entre le Vieux Port et les Minimes.

Des bateaux qui progressent sans bruit et sans odeur, Lire la suite

Combien vaut la peau de l’ourse Cannelle ?

sudouest.com, Gwenaël Badets, le 14 Mai 2009

URDOS 64. Le chasseur René Marquèze qui avait abattu l’ourse d’un coup de fusil lors d’une partie de chasse est jugé en appel. Dix associations de protection de l’environnement ainsi que l’Etat se sont constituées parties civiles et réclament, au total, 214 000 euros

214 000 euros demandés au chasseur pour la mort de l’ourse Cannelle

La Cour d’appel de Pau a examiné ce jeudi matin le cas du chasseur René Marquèze, qui a tué l’ourse Cannelle le 1er novembre 2004, d’un tir au fusil. Il avait été relaxé en première instance le 21 avril 2008 par le tribunal correctionnel de Pau.

La Cour d’appel doit désormais déterminer si René Marquèze a une responsabilité civile dans la mort de l’espèce protégée et s’il doit payer des dommages et intérêts. Dix associations de protection de l’environnement ainsi que l’Etat se sont constituées parties civiles et réclament, au total, 214 000 euros.

L’arrêt sera rendu le 10 septembre 2009.

L’article paru ce matin:

Relaxé il y a plus d’un an par le tribunal correctionnel de Pau, René Marquèze n’en a pas fini pour autant d’être poursuivi par le fantôme de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, qu’il avait abattue d’un coup de fusil lors d’une partie de chasse au sanglier, le 2 novembre 2004 en vallée d’Aspe.

Le chasseur d’Urdos comparaît aujourd’hui devant la cour d’appel de Pau, qui juge l’aspect civil de l’affaire. Le parquet général n’ayant pas interjeté appel de la relaxe prononcée le 21 avril dernier (pour destruction d’espèce menacée), René Marquèze n’encourt plus de sanction pénale.

Les parties civiles (des associations de défense de l’environnement et l’Agence judiciaire du Trésor, pour le compte de l’État) lui réclament en revanche de lourds dommages et intérêts : plusieurs dizaines de milliers d’euros au total.

Absent à l’audience

En fait de « comparution », René Marquèze ne sera pas physiquement présent devant ses juges et ses adversaires. Le chasseur ne viendra pas, annonce l’un de ses avocats, Me Thierry Sagardoytho.

À la veille de l’audience, celui-ci se voulait « plutôt confiant ». Lire la suite

Le collectif CAP’Eau pour « une nouvelle politique de l’eau en Adour-Garonne »

lejpb.com, Sébastien Vaïsse, le 12 mai 2009

Le collectif CAP’Eau pour « une nouvelle politique de l’eau en Adour-Garonne »

Hier matin, la question sensible de la gestion de l’eau était au coeur du débat à l’occasion de la conférence de presse du collectif CAP’Eau, qui regroupe une cinquantaine d’associations et fédérations du bassin Adour Garonne. Un collectif dont la première initiative est de «sensibiliser l’opinion publique et les élus sur l’urgence à mettre en oeuvre une nouvelle politique de l’eau». Une urgence d’autant plus significative que «la situation du bassin Adour-Garonne en matière de préservation et de reconquête de la qualité des eaux et des milieux aquatiques est alarmante».

À noter que ce travail mené par le collectif CAP’Eau, se résume via «un kit de 13 fiches» rentre dans le cadre de la révision du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et souligne «qu’une nouvelle politique de l’eau est nécessaire et possible afin de se donner les moyens d’atteindre les objectifs affichés par la Directive Cadre sur l’eau en Adour-Garonne».

Objectif 2015 : pas atteint ?

Concrètement, si la DCE (Directive Cadre Européenne de 2000) et sa transcription sur le territoire français (Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006) ont fixé des objectifs écologiques ambitieux en matière de qualité des eaux d’ici 2015, force est de constater qu’on sait dès aujourd’hui «que le bon état des eaux risque de pas être atteint en 2015, alors que cet objectif ne concerne que 60 % des masses d’eau sur le bassin Adour-Garonne» explique Julien Iladoy du syndicat ELB, «le reste étant reporté à 2 021 et 2 027».

Un constat plutôt négatif qui s’explique notamment par l’absurdité de la politique actuelle : «on pollue, puis on traite pour répondre à des normes sanitaires. Il faut désormais sortir de cette situation, adopter une démarche ambitieuse de prévention» explique-t-on du côté du collectif.

L’eau «sous pression»

Pourtant, la pollution des eaux du territoire Adour-Garonne est une réalité. Des «écosystèmes montagnards fortement perturbés» aux «eaux souterraines et aux rivières durablement polluées par les pesticides et les nitrates, entraînant par la même occasion Lire la suite

AMAP d’Agen : Du beurre dans les épinards et du bio dans l’assiette

sudouest.com, Valérie Deymes, le 11 Mai 2009

AMAP. Une association pour le maintien de l’agriculture paysanne est née. Explications

Du beurre dans les épinards et du bio dans l’assiette

Tous les vendredis, en fin d’après-midi, sur le parking de Biocoop, s’opère un étrange manège : des hommes et des femmes s’approchent d’une table remplie de sacs débordant de verdure et repartent les bras chargés. Ce « manège » est tout ce qui a de plus légal. Il s’agit du rendez-vous hebdomadaire des 23 familles adhérentes de la toute jeune Amap d’Agen. Pour les non initiés, l’Amap, littéralement « Association pour le maintien d’une agriculture paysanne » est certes une petite organisation de consommateurs désireuse de balayer la malbouffe d’un revers de main mais aussi un groupe animé d’une même philosophie de vie et de pensée. « Notre objectif est de promouvoir et soutenir l’agriculture paysanne locale de qualité », explique Julien Delange porte-parole de cette Amap.

Reste maintenant à comprendre comment. L’aventure a débuté, l’an passé. « L’association Au fil des Séounes, avait fait, dans le cadre de la Semaine du développement durable, la promotion des paniers commandés directement au producteur. Cette initiative a intéressé plusieurs familles. Le principe de l’Amap, c’est de trouver un producteur près de notre commune de domicile. Nous nous entendons avec lui pour une livraison hebdomadaire de paniers soit au prix de 7,50  soit à 15 euros. L’agriculteur choisit ce qu’il met dans le panier, en fonction de sa production saisonnière. Nous payons d’avance sur une durée de six mois, ce qui lui permet d’avoir une trésorerie. Pour nous, consommateurs, on évite les intermédiaires et le prix du bio est plus intéressant », poursuit Julien qui, avec les autres familles s’est renseigné auprès du Civam Agrobio pour trouver un maraîcher bio dans l’Agenais. « Nous avons pris ainsi contact avec la famille Gélade sur Colayrac-Saint-Cirq. Un couple d’agriculteurs qui veut passer la main à leurs filles, des jumelles de 23 ans. Les Amap s’intéressent souvent à des situations de reprise d’exploitations ou de conversion en agriculture bio, car elles viennent alors en soutien, avec leurs moyens… »

« Solidarité sociale »

Toutes les semaines, la famille Gelade prépare les produits qui seront acheminés par ses soins en palettes jusqu’au parking de Biocoop. « Le contenu des paniers est lissé sur l’année. Il y a bien évidemment des saisons où ils sont plus garnis que d’autres et tout dépend aussi des aléas climatiques. Le consommateur joue le jeu et est averti. Après l’association s’organise pour la distribution. Chacun des membres Lire la suite

Soule : La LPO reste au col d’Organbidexka

sudouest.com, Marcel Bedaxagar, le 11 Mai 2009

COLS DE CHASSE. Les ornithologues de la LPO restent au col d’Organbidexka, en Soule

Enchères en hausse

Plus de 200 000 euros pour les cols, 15 000 euros pour les palombières : la Commission syndicale de Soule s’en est plutôt bien sortie, hier matin, à Tardets, pour les adjudications triennales de ses cabanes et cols de chasse.

Le syndic Pepela Mirande ne cachait pas sa satisfaction : « C’est surprenant par rapport à ce contexte de crise, mais la palombe a repris les couloirs de migration d’Iraty », commentait-il à l’issue de ces enchères. « La tempête Klaus nous a peut-être un peu aidés, car il se peut que des chasseurs des Landes aient intégré des équipes qui louent ces cols », pensait-il.

Organbidexka pour la LPO

Organisées aux enchères descendantes, ces adjudications des cols de chasse ont en effet réservé quelques surprises. La première est arrivée du col d’Organbidexka, lorsqu’un inconnu a levé la main dès que la mise à prix a été annoncée. Un chasseur qui ne voulait plus y voir d’écologistes, a-t-on pensé alors. Mais dès que l’enchérisseur est venu signer les documents appropriés, le doute a été levé.

« LPO, Ligue pour la protection des oiseaux », a annoncé Olivier Le Gall, président de cette LPO en Aquitaine. En acquérant ce col à 23 000 euros, l’homme n’a pas voulu prendre de risques. « Il y a trente ans qu’il y a un suivi naturaliste à Organbidexka et nous avons des données d’une valeur inestimable. La LPO reprend les activités d’observation des oiseaux initiées par Organbidexka col libre. Le ministère de l’Environnement ne nous a plus accordé de subvention pour cette location, nous avons donc pris nos responsabilités. » La LPO va poursuivre son programme dans son poste privilégié, en fournissant des données à l’Observatoire régional de la migration des oiseaux (Ormo). « Nous allons oeuvrer pour le développement de ce site », a annoncé Olivier Le Gall.

« C’est positif pour la Commission syndicale et pour la fréquentation du site », commentait le syndic, tout heureux de ce dénouement.

Les mêmes postes

Pour le reste, la plupart des grands cols de chasse situés sur les crêtes d’Iraty ou près du pic des Escaliers ont trouvé preneur. Lire la suite

Bordeaux : Journée internationale du commerce équitable

sudouest.com, Patrick Faure, le 11 Mai 2009

PLACE DU PARLEMENT. En même temps que des dégustations, une réflexion sur la production agricole était proposée samedi

Équitable et nourrissant

L’association bordelaise ACESA (Agir pour un commerce équitable et solidaire en Aquitaine) avait mis sur pied samedi, place du Parlement, une animation consacrée au commerce équitable, une notion relativement nouvelle dans le milieu environnementaliste. Celle-ci relève à la fois de la protection de l’environnement et de la qualité des produits (artisanaux et bio) où la « main de l’homme » reste le principal outil. Il s’agit aussi d’une démarche économique destinée à ce que chaque producteur respectant la nature et la qualité du produit puisse en vivre. Enfin, il y va de l’aménagement du territoire, régional ou mondial, liée au principe de faire vivre sa terre.

Chorale « pop »

« Chaque année depuis la création de l’association en 2004, nous organisons un événement dans ce cadre, explique Vanessa Escaiche, animatrice de l’ACESA, et aujourd’hui, c’est la Journée internationale du commerce équitable. L’an dernier, nous avions fait la même chose aux Capucins ».

Plusieurs tables étaient ainsi dressées pour une dégustation gratuite de produits biologiques ou « équitables », et le public a répondu.

« Nous poursuivrons ce type d’actions jusqu’au 16 mai, avec différents membres de notre association, ainsi que chez des partenaires, » ajoute Vanessa Escaiche. Samedi matin, Lire la suite

Graves de Bordeaux : Les vignes à cheval

sud-ouest.com, Axelle Maquin-Roy, le 11 Mai 2009

CHÂTEAU MÉJEAN À AYGUEMORTE-LES-GRAVES. Bruno Géraud veut ainsi se démarquer et améliorer la qualité de ses vins

Les vignes à cheval

Bruno Géraud n’est pas un propriétaire viticole comme les autres. Issu du milieu du commerce, l’entrepreneur, passionné de tout ce qui a trait à la terre, s’est affranchi des codes surannés et ne se laisse guider que par une ambition : faire de Méjean un graves de grande qualité. Une exigence déjà saluée par nombre de critiques. Aussi n’a-t-il de cesse d’innover depuis qu’il est à la tête de cette propriété d’Ayguemorte-les-Graves, soit une dizaine d’années.

Dernière lubie en date, diront les plus sceptiques, travailler à cheval les 6,5 hectares de ses vignes et les 4,5 autres hectares dont il a le fermage au château de La Brède. Déjà propriétaire de deux juments comtoises, Bruno Géraud cherchait l’homme pour les guider dans ce travail un peu particulier. « Mais dans le coin, il n’y en avait pas. »

Maillon essentiel de la chaîne

Le hasard a voulu qu’un Bourguignon, en quête de nouveaux horizons viticoles, offre ses services à de grandes propriétés bordelaises. Mais pas au Château Méjean qui, malgré tout, parvint à entrer en contact avec cet ouvrier agricole.

Depuis une dizaine de jours, Erik Martin s’est donc installé à la propriété. Lui, le Bourguignon et travailleur indépendant, est désormais salarié de l’exploitation. Un plus à l’entendre, alors qu’il veut « travailler en collaboration pour l’élaboration encore meilleure d’un vin ».

Car, aussi particulier que soit son travail, Erik revendique d’être un maillon essentiel de la chaîne de production d’un vin. Avec ses trois juments, deux Percheronnes et une Ardennaise, son rôle ne saurait se réduire à biner ou cavaillonner les rangs de vignes, avec des outils des années 1950 attelés à ses puissantes montures. Son regard et son expertise de la vigne sont une chance.

« La mécanisation tasse davantage les sols et les appauvrit », a constaté Erik. En travaillant avec des chevaux de trait, « on apporte une meilleure régénération des sols et donc on peut réduire l’apport en engrais ». Un travail sur l’enracinement des pieds, préalable à un développement de parties aériennes de la plante. Cette approche écologique, si elle fut sa motivation première il y a dix ans, a depuis fait montre d’une grande efficacité. Au point que nombre de propriétés prestigieuses de Bourgogne, du Beaujolais ou encore de Tain-l’Hermitage ont fait appel à ses services.

Respect de la vigne

Autre avantage de la traction animale Lire la suite

Amap de Mérignac : Tous à vos paniers

sud-ouest.com, Delphine Lacour, le 9 Mai 2009

Tous à vos paniers

AMAP. L’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne de la commune compte 80 adhérents après deux mois d’activité

Le domaine de Fantaisie s’était transformé, mardi soir, en ruche bourdonnante d’Amapiens munis de leur bulletin d’inscription, pour recevoir leur premier panier de légumes frais. Créée le 13 mars dernier, l’Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) pousse à une vitesse grand V sur le territoire de Mérignac : 80 familles en font déjà partie, moyennant une adhésion de 10 euros/an et dix membres bénévoles la font vivre.

Une Amap est composée de consommateurs qui deviennent partenaires d’une ferme. Un engagement contractuel permet au producteur d’assurer à l’avance la commercialisation de sa production et au consommateur d’obtenir un panier des produits de la ferme.

« Le principe d’une Amap est de soutenir une agriculture paysanne, locale de préférence, et, comme dans notre cas, maintenir une agriculture en milieu urbain. Nous nous chargeons alors de chercher un producteur répondant aux critères bio ou assimilés (pas d’utilisation de pesticides) en visitant ses installations, puis nous mettons en relation ces producteurs avec nos adhérents », explique Valérie Toulet, de l’Amap Mérignac.

Des récoltes du jour

Aurore Sournac, maraîchère à Eysines a ainsi retenu l’attention des Amapiens mérignacais. Elle signait mardi soir les contrats avec les adhérents et leur fournira, dès le 30 juin, toutes les semaines, 53 paniers de légumes frais de saison, récoltés le matin même.

« Le panier est composé de légumes variés comme du Lire la suite

Déplacements, crise, Jancovici, vélo électrique…

sud-ouest.com,  Bernard Broustet, le 9 Mai 2009

Alors que les réseaux de transport des grandes villes sont de plus en plus utilisés, les autoroutes sont moins fréquentées, et l’avion plonge

La crise chamboule nos déplacements

Entre 2005 et 2008, la fréquentation du tram à Bordeaux a grimpé de 31, 3 %.

Il serait prématuré d’affirmer que nous sommes devenus moins mobiles. Mais les effets successifs de la hausse des carburants et de la crise ont infléchi le rythme et la nature de nos déplacements. Tandis que les transports collectifs ne cessaient de gagner du terrain dans les grandes villes, la circulation automobile marquait le pas. Quant au transport aérien, qui avait paradoxalement à peu près résisté à l’explosion du prix du kérosène, il est aujourd’hui en déroute. Ces évolutions, auxquelles la hantise du réchauffement planétaire n’est peut-être pas totalement étrangère, appellent les commentaires suivants.

1) Un vrai trou d’air pour l’avion

Le transport aérien, dont la croissance mondiale atteignait bon an mal an un rythme de 5 %, connaît depuis la fin de l’année dernière une véritable glaciation. Les chiffres de l’Iata, association internationale regroupant la plupart des compagnies aériennes à l’exception des low-cost, sont sans équivoque. Au premier trimestre 2009, les revenus du trafic international ont ainsi baissé de plus de 9 % par rapport à 2008.

Amorcée en septembre, cette dégringolade s’est ensuite quasiment aggravée de mois en mois. Elle s’explique sans doute pour l’essentiel par l’énorme coup de frein qui frappe les voyages d’affaires. Obsédées par la crainte de gaspiller leurs liquidités, les entreprises taillent à la hache dans ces dépenses. Le volume global des déplacements d’affaires est restreint, tandis que la part relative des billets de première et de classe affaires ne cesse de se réduire au profit des places arrière.

Dans la région comme ailleurs, tous les aéroports ne sont pas touchés au même point. En dépit de la déroute de l’économie britannique, et d’une mauvaise fin d’année 2008, Bergerac s’en sort plutôt pas mal, grâce au low-cost, qui représente la totalité de son activité, et qui, globalement, souffre plutôt moins que les compagnies traditionnelles. Biarritz-Parme, voué dans une large mesure au loisir, et partiellement au bas coût, a connu un mois de mars difficile, mais a fait, semble-t-il, mieux en avril.

À l’inverse, Pau, très dépendant des voyages d’affaires (Turbomeca, Total, etc.), recule de plus de 7 % depuis le début de l’année. À Bordeaux, le premier trimestre s’inscrit en baisse de 7,7 %, pénalisé entre autres par la désaffection pour la navette d’Orly (- 8 %), le désengagement partiel d’Air France sur les lignes à destination de la péninsule Ibérique, et la baisse des échanges avec Londres.

2) Vive le tram et le métro

Très minoritaires par rapport à la voiture, les transports en commun ne cessent cependant de gagner du terrain. Entre 2005 et 2008, leur fréquentation a connu une croissance à deux chiffres Lire la suite

Bègles : Sur la piste de l’Agenda 21

sud-ouest.com, Gilles Guitton, le 7 Mai 2009

BÈGLES, PLAN CLIMAT ÉNERGIE. Seulement 250 Béglais ont répondu au questionnaire de la ville. Quelques pistes se dessinent malgré tout

Sur la piste de l’Agenda 21

La concertation des Béglais sur l’Agenda 21 et le plan climat énergie de la ville de Bègles, ouverte lors de la semaine du développement durable, se poursuivait hier soir dans le restaurant de l’ancienne friche Esso-rep, cours Victor-Hugo.

Il s’agissait cette fois de présenter à la soixantaine de citoyens présents (apparemment, c’est la dimension du noyau dur de ces débats), la synthèse des réponses des Béglais au questionnaire lancé alors, et des ateliers qui avaient ouvert la discussion le 8 avril.

Noël Mamère a pris le temps de parler global avant de penser local : « Nous sommes dans un siècle où les perspectives de catastrophes viennent du côté de la fracture entre le nord et le sud, et du changement climatique. Ce ne sont pas les riches qui paient d’abord le prix de ces catastrophes. Si nous ne voulons pas que les pays pauvres s’écroulent sous le poids des injustices, il faut se battre à Bègles aussi bien qu’à Stockholm ou Rawalpindi. »

Encore à faire

L’enquête portant sur Bègles et non sur la capitale du Penjab, ses résultats révèlent des questionnements assez quotidiens. « La synthèse présente les enjeux qui découlaient de l’enquête et des ateliers, mais rien n’est clos » a d’ailleurs souligné Clément Rossignol, l’élu en charge du dossier, rappelant que la concertation va se poursuivre.

Ce qui est d’autant plus prudent qu’avec 250 réponses au questionnaire, et 90 participants aux ateliers, il y a sans doute encore beaucoup à faire pour que les Béglais « s’emparent de l’agenda 21 et du plan climat », pour reprendre la formule du vice-président Vert de la CUB.

Les deux représentants des bureaux d’études chargés de cette synthèse ont donc joué du « camembert », sur écran, avec les réponses.

Preuve que l’air du temps n’inspire pas tout le monde, il s’est trouvé 6 % de sondés pour se dire « pas concernés » par l’agenda 21 et 7 % pour estimer « pas utiles » les espaces verts !

Sur le sujet de l’éclairage public, (le chantier de l’année en matière d’économie d’énergie à la mairie), l’idée de le supprimer en partie la nuit ne séduit pas ceux qui ont répondu. Mais une majorité juge Lire la suite

Clim’city sort le grand jeu

sud-ouest.com, Jean-Marie Vasquez,  le 5 Mai 2009

CLIMAT. L’organisme aquitain de vulgarisation scientifique Cap Sciences fait un tabac avec un jeu en ligne où chacun s’efforce de faire baisser le niveau des gaz à effet de serre

Clim’city sort le grand jeu

Plus fort que les Sims et leur succès planétaire ? Pas tout à fait mais pas loin. Clim’city, le jeu inventé par Cap Sciences, se taille un étonnant succès qui déborde largement les frontières. Au point qu’Américains, Espagnols, Roumains, Polonais et Grecs en attendent des versions nationales. Les pays anglophones seront servis les premiers avec une transcription anglaise en ligne dès le mois de mai, ce qui va à coup sûr booster le jeu dont la seule version francophone en est à près de 180 000 visites depuis le début de l’année et 500 000 référencements sur Google. « Le jeu génère aussi une centaine de blogs et de forums sur Internet et c’est grâce à ce « bouche-à-oreille » en ligne qu’il fait boule de neige », s’enthousiasme Éric Gorman, concepteur du projet à Cap Sciences.

Pas de catastrophisme

Clim’city s’inscrit dans le droit-fil des animations de Cap Sciences visant à sensibiliser le public des adolescents aux causes et aux conséquences du réchauffement climatique.

« Le message de l’exposition virtuelle et du jeu, c’est de bien faire comprendre aux jeunes que tous les acteurs de la société et tous les secteurs d’activité sont impliqués dans le changement climatique, souligne Éric Gorman. On voulait une animation interactive et réaliste mais sans verser pour autant dans le catastrophisme. Au contraire ! Le but du jeu, c’est aussi de montrer qu’il y a des leviers d’action pour changer de comportement et qu’il ne tient qu’à chacun d’entre nous de les actionner. C’est sans doute là que se situe la raison du succès, dans le fait qu’il entre en résonance avec une des préoccupations fortes des jeunes. Ce n’est pas un hasard si les « green games », les jeux liés à l’environnement, sont aujourd’hui très tendance. »

La trame de l’exposition offre un panorama exhaustif de tout ce qui lie le changement climatique aux activités humaines. À partir de nos objets familiers (maison, voiture, usine, centrale énergétique…), le visiteur se promène à la campagne, à la ville, en montagne, en bord de mer, et prend la mesure, dans chaque situation, de ce que génèrent ces activités en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

L’exposition lui permet de comprendre comment et pourquoi le réchauffement de la planète s’accélère, ce que sera vraisemblablement le climat dans un siècle, et comment l’Homme devra et pourra s’adapter Lire la suite

PA : des associations interpellent les institutions en vue du SDAGE

sudouest.com, Odile Faure, le 5 Mai 2009

PYRÉNÉES-ATLANTIQUES. Un collectif d’associations interpelle les institutions en vue du schéma directeur

SOS eau vivante

D’après les associations, la politique de l’eau actuelle est « curative » pas « préventive ».

Le Sdage. Sous ce nom barbare qui signifie schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau, se cache toute la politique régionale de l’eau : construction de barrages, lutte contre les pollutions agricoles et industrielles et, bien sûr, tarifs de l’eau du robinet. Cette politique est décidée par le comité de bassin Adour-Garonne, une sorte de parlement de l’eau, qui couvre 26 départements, de la Corrèze à la Haute-Garonne, en passant par les Pyrénées-Atlantiques.

Le comité Adour-Garonne, comme tous les comités de bassins français, a l’obligation de mener une consultation dans le cadre de la Directive Eau. Cette directive oblige les états membres à parvenir à un bon état des eaux d’ici 2015 avec dérogation possible en 2027. Les objectifs pour y arriver doivent être consignés dans le Sdage, signé en décembre 2008.

Prévenir plutôt que guérir

Après le public, consulté en septembre dernier, arrive le tour des institutions : Conseil général, Chambre d’agriculture, Chambre de commerce et d’industrie, associations, etc.

Elles doivent rendre leurs observations d’ici lundi prochain. Le collectif Cap’Eau a donc plus que quelques jours pour agir et faire ses contre-propositions. Hier, à la Maison de la nature et de l’environnement, trois de ses représentants ont invité la presse pour présenter leurs idées sous forme d’une plaquette très documentée, riche de 13 fiches « réflexe ».

Sur chaque fiche, un constat est dressé, suivi des propositions et enfin du témoignage d’un acteur qui fait « autrement ».

Ainsi les thèmes des zones humides, de la morphologie des cours d’eau et hydroélectricité, de l’agriculture biologique, de l’irrigation, de la neige artificielle, du prix de l’eau et de la gouvernance sont abordés de façon détaillée. (1)

« Aujourd’hui, pour la zone Adour-Garonne, nous sommes à 50 % du bon état des eaux, c’est très peu », explique Michel Rodes de la Sepanso. « Nous avons voté à l’Agence de l’eau une augmentation de la redevance pour améliorer la qualité des eaux. On a voté mais nous pensons qu’il faut avant tout faire du préventif plutôt que du curatif ! Par exemple, favoriser l’agriculture biologique, Lire la suite

Bègles : Picnic sans carbone saison 2

sudouest.com, Gilles Guitton,  le 5 Mai 2009

BÈGLES, ENVIRONNEMENT. Les militants de la taxe carbone relancent leur pique-nique écologique

Picnic sans carbone saison 2

Plus ça va, plus ça va mal. « On est dans le pire des scénarios des experts internationaux du climat et, malheureusement, on ne constate aucune prise de décision, décisive, au niveau des politiques. »

Il n’y a qu’un an que l’association Taxe carbone (Taca), lancée par une poignée de citoyens préoccupés par le changement climatique, organisait son premier Picnic sans carbone, à Bègles.

À la veille de la deuxième édition, annoncée pour le dimanche 17 mai à Bègles-Plage, ses animateurs ont encore renforcé leur conviction : l’instauration d’une taxe sur les émissions de carbone dans l’atmosphère est une mesure d’urgence.

Références multiples

« On voit bien que d’autres dispositifs, comme la création d’un marché des droits à émettre du carbone, ne fonctionnent pas, explique Jean Sireyjol, président de cette association béglaise (donc à vocation universelle). En réalité, il n’y a pas de marché. Même les grands groupes pétroliers disent qu’une taxe peut seule fixer un prix. » Entendre des écologistes citer Shell ou Exxon à l’appui de leurs thèses peut surprendre. Mais ils se réfèrent aussi à Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, et autres autorités mondialement reconnues.

La taxe que Taca appelle de ses vœux serait « redistributive », c’est-à-dire « équitable » socialement et entre Nord et Sud.

Pour Jean Sireyjol, « une taxe à 1 euro le kilo de carbone émis ne serait pas absurde ». C’est aussi commode : « Un litre d’essence, c’est l’équivalent d’un kilo de carbone en incluant ses coûts de production et de transport. Ça donne une vision claire aux gens. »

L’objectif du pique-nique reste le même : réunir 350 vélos à Bègles-plage, en référence à l’objectif international de ramener la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère à 350 parties par million. Mais Taca compte bien dépasser cette barre. Des associations comme Vélocité, Corcital, Vélocital, Greenpeace, Les Fourmis dans le compteur, Vélorution, La Maison de la nature et de L’environnement et quelques autres soutiennent l’initiative.

À chacun son bilan

Le picnic sans carbone suppose de venir à pied, à vélo, en bus ou en tram, de n’utiliser ni vaisselle plastique, ni cerise en hiver, etc. Des gestes écocitoyens qui sont l’autre réoccupation de Taca. L’association veut constituer des Cil Lire la suite

Faire de l’Aquitaine la première région d’agriculture biologique

sud-ouest.com, Région Aquitaine, le 3 Mai 2009

Pour l’agriculture durable et le bio

Faire de l’Aquitaine la première région d’agriculture biologique

L’agriculture et la consommation de produits alimentaires biologiques ont le vent en poupe. Nos concitoyens l’ont bien compris, c’est bel et bien de notre capacité à développer une agriculture respectueuse de notre santé et de l’environnement dont il est question. Première région sous signe de qualité, la Région s’est fixée l’objectif de 100 % d’agriculture durable, dont 20 % en agriculture biologique d’ici 2020. Plus de 1 000 producteurs sont déjà agréés « agriculture biologique ».

Le fruit d’une politique lancée il y a plusieurs années

Dans la continuité du pôle d’aide aux agriculteurs souhaitant se diriger vers une production de qualité, la Région a créé en 2002, en partenariat avec les Chambres d’agriculture et les élus locaux, le dispositif AREA (agriculture respectueuse de l’environnement en Aquitaine) afin de limiter l’impact des exploitations agricoles sur l’environnement, devançant même les normes européennes. « Notre objectif est de décupler en 10 ans la surface agricole consacrée aux cultures bio en Aquitaine ».

Alain Rousset, président du Conseil Régional

S’agissant d’un projet collectif, l’accompagnement des agriculteurs régionaux constitue le moyen par excellence de les inciter à se tourner vers de nouvelles techniques plus durables ou vers la production bio en mettant en avant les avantages économiques et environnementaux d’une telle démarche. Aides à l’installation, « chèques conseils », organisation des filières, développement des formations bio dans les lycées agricoles etc., le budget que consacre l’Aquitaine à l’agriculture durable est l’un des plus importants de France.

Un grand salon européen

L’agriculture biologique est aujourd’hui une priorité pour l’Aquitaine avec un effort financier Lire la suite

Blanquefort : Le car à pattes

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 2 Mai 2009

BLANQUEFORT, ÉDUCATION. Grâce au ramassage scolaire à pied, il y a moins de voitures devant l’école de la Renney. Et du sport à la clé

Le car à pattes

Florence Domenet a calculé. Le temps de sortir sa voiture de chez elle et de conduire ses enfants jusqu’à l’école, elle met quasiment autant de temps que si elle fait le trajet à pied. Depuis longtemps, chaque matin et chaque soir, même par temps de pluie, la porte de son garage reste fermée. « Quand on n’habite pas loin de l’école, il vaut y aller en marchant. Cela permet de passer un moment de détente avec les enfants, beaucoup plus agréable que dans une voiture. »

Quatre trajets

Depuis cette semaine, cette maman accompagne également les petits des parents qui le souhaitent dans le quartier où elle habite. Claude Villa a lui aussi chaussé la casquette de conducteur volontaire de ce nouveau ramassage scolaire à pied mis en place à l’école de la Renney. Comme Florence Domenet, il amenait déjà sa fille et ses deux petits-enfants à pied à l’école. « Accompagner trois ou six écoliers, pour moi, cela ne change rien. C’est même plus convivial et cela permet aux enfants de faire un peu de sport. »

Pourtant la mise en place de ce « pédibus » (1), comme est souvent appelé ce type de ramassage scolaire, n’a pas été une démarche facile à mettre en place. Il y a trois ans, des parents d’élèves de l’école lancent l’idée. Sans suite.

Élu l’an dernier, Christophe Jusson, conseiller municipal délégué aux circulations douces, souhaite la concrétiser. Un questionnaire est distribué aux parents pour voir s’ils seraient intéressés. « Quatorze ont répondu affirmativement, mais cinq seulement sont aujourd’hui volontaires pour accompagner les écoliers », explique-t-il. Par manque de temps ? « C’est surtout la responsabilité de prendre en charge des enfants qu’ils ne connaissent pas qui semble les avoir freinés », analyse-t-il. Pour pallier à d’éventuels problèmes, plusieurs chartes ont été écrites pour chacune des parties concernées (enfant, parents d’enfants accompagnés et parents accompagnateurs).

« C’est vrai aussi qu’il faut une certaine disponibilité, reconnaît Claude Villa. Moi, je suis retraité, cela ne me pose pas de problème. Mais pour les parents qui travaillent, cela peut être plus compliqué. »

Aujourd’hui, Lire la suite

Transports : Région Aquitaine, CG 33, CUB ensemble

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 2 Mai 2009

TRAIN-TRAM-BUS. Les collectivités s’unissent au sein d’une conférence qui deviendra association pour réfléchir autrement sur la mobilité et développer les transports collectifs

Transports : Région, CUB, Conseil général ensemble

La CUB, le Département et la Région sont dorénavant unis pour réfléchir sur les transports en commun et bâtir pour les 10-15 ans à venir les meilleurs réseaux « train-bus-tram » qui soient.

Dans un premier temps, cette coopération se concrétisera au sein de la « conférence permanente des autorités organisatrices de transport de l’agglomération bordelaise », et dans un second temps, au sein de « Mouvable », une association loi 1901 avec un président, un bureau et un conseil d’administration.

Un bon mille-feuilles

Vincent Feltesse (CUB), Philippe Madrelle (Département) et Alain Rousset (Région) ont signé jeudi matin la convention officialisant la mise en route de cette réflexion commune.

« Nous travaillions déjà beaucoup ensemble mais compte tenu de l’enjeu des transports, il était nécessaire d’aller plus loin », souligne Vincent Feltesse. « C’est une nouvelle étape de collaboration », affirme lui aussi Philippe Madrelle qui pense « qu’il faut jouer encore mieux la carte de la complémentarité et mieux coordonner les réseaux ».

Alain Rousset n’est pas moins favorable à ce travail en commun. « Les collectivités locales vont encore montrer ce dont elles sont capables. On va peut-être encore nous parler de mille-feuilles mais, je pense, pour rester dans le culinaire, que celui-ci va être très bon. »

90 millions de voyageurs

L’objectif est naturellement d’offrir aux habitants de l’agglomération bordelaise et a fortiori, aux habitants de la Gironde, des réseaux de transport beaucoup plus performants et une bien meilleure intermodalité (train-bus-tram.) Pour cela, il est indispensable que les collectivités s’entendent à merveille car les TER sont de la compétence de la Région, les bus interurbains celle du Département, le tram et les bus urbains, celle de la CUB.

Ne pas travailler ensemble serait donc catastrophique et franchement dommage en Gironde où les transports en commun ont véritablement le vent en poupe.

Jamais, il n’y a eu autant de Lire la suite

Cerexagri à Bassens : Avis favorable

sudouest.com,  Yannick Delneste, le 29 Avril 2009

BASSENS, CEREXAGRI. Le rapport d’enquête publique s’avère bienveillant envers la demande d’exploitation de nouveaux produits phyto-sanitaires dont les opposants restent mobilisés

L’avis favorable du commissaire enquêteur

La conclusion est volontiers longue mais mérite de la retranscrire dans sa quasi-intégralité (lire ci-dessous). Son avis est consultatif mais il marque une nouvelle étape dans le dossier Cerexagri et son projet de nouvelles activités (1) soumis à une enquête publique qui a pris fin à la mi-mars : le commissaire enquêteur a rendu il y a quelques jours un avis favorable au dossier de demande d’autorisation d’exploiter. Son rapport est consultable en mairie. Cet avis n’est donc pas décisif, mais dans le climat actuel régnant autour de Cerexagri (filiale du groupe indien United Phosphorus Limited), il revêt une importance plus attendue que sur d’autres dossiers plus classiques. Depuis un mois, le projet de transfert de deux activités, jusque-là développées sur le site sarthois de Vaas par Cerexagri, fait l’objet de vifs débats. En conseil municipal de Bassens d’abord où l’avis favorable a été voté d’une courte tête, tandis que l’ensemble des communes consultées des alentours ont voté contre. Sur la place publique enfin via un mouvement de protestation emmené par des proches riverains du site, demandant le retrait pur et simple du projet.

Incompréhension « logique »

En cause notamment : le methyl parathion, l’un des trois pesticides que Cerexagri compte micro-encapsuler à l’avenir. D’une toxicité importante, le produit est interdit d’utilisation en France comme dans l’Union européenne, mais autorisé dans des pays comme l’Australie, les États-Unis ou la Turquie. Selon le commissaire enquêteur visiblement, la société aurait apporté les garanties et les engagements suffisants quant aux observations déposées sur le registre de l’enquête publique.

Dans son rapport, le rédacteur rappelle la dangerosité du produit en question et la « logique » incompréhension d’une population sur son interdiction d’utilisation mais sa possibilité de fabrication. Rappelant les vingt ans d’activités à Vaas, il reconnaît à la société Cerexagri sa volonté de réduire le nombre de molécules utilisées en agro-pharmacie. Les opposants pétitionnaires n’étant pas intervenus sur ce registre, les principales questions émanaient en effet du comité de veille de Bassens, structure composée d’élus locaux, habitants des quartiers et représentants associatifs. Il a notamment interpellé l’entreprise sur la mesure des rejets, le périmètre de toxicité et bien sûr concernant le méthyl parathion. Rappelant l’interdiction d’utilisation en Europe, ce comité faisait part de sa « grande inquiétude », souhaitant que, « à brève échéance, la société Cerexagri remplace le méthyl parathion par d’autres molécules moins dangereuses ». Sur cette observation, aucune de réponse de la société n’est consignée dans le rapport au contraire des huit autres.

Dans les mains du préfet

Après cet avis rendu par le commissaire enquêteur, le dossier Lire la suite

Le Pr Bandajevsky a été fait citoyen d’honneur de Bègles

sudouest.com, Gilles Guitton, le 25 Avril 2009

BÈGLES, INITIATIVE. Le professeur Bandajevsky a été fait citoyen d’honneur

Au nom des victimes de Tchernobyl

Le professeur Youri Bandajevsky, ce scientifique Belarus qui a connu la prison pour avoir voulu révéler les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, est depuis hier citoyen d’honneur de la Ville de Bègles. Noël Mamère, le maire, a ainsi emboîté le pas d’une quinzaine d’autres communes françaises ainsi que de diverses universités européennes, qui ont « adopté » ce titulaire d’un passeport européen, auquel son pays est interdit depuis des années.

C’est le genre de choses qui va de soi pour le député Vert de Gironde. « C’est un symbole de la lutte contre le lobby nucléaire, il a risqué sa liberté », considère le maire.

23 ans après

L’invité, en tournée Européenne (hier à Toulouse, Agen, Bègles et Bordeaux et aujourd’hui à Genève) n’a pas caché ses sympathies pour les verts européens. Entouré de militants du réseau Sortir du nucléaire et de l’association Tchernoblaye, dont Stéphane Lhomme, Youri Bandajevsky a dit merci.

Mais il a surtout enchaîné sur la campagne qu’il mène pour la création d’un centre pour la réhabilitation des victimes et des « liquidateurs » (1) de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui reste la catastrophe majeure de l’industrie nucléaire civile mondiale.

Vingt-trois ans après l’accident, explique-t-il, « le seul centre de réhabilitation des victimes, mis en place par les soviétiques en Ukraine, est privé de financement ».

« Le lobby nucléaire cherche à obtenir sa fermeture. S’il n’y a plus de centre, il n’y a plus de victimes », explique-t-il en substance. Le professeur se refuse à chiffrer aujourd’hui le nombre des morts imputables à l’accident : « Vingt-trois ans après, il est très difficile de dire avec certitude qui est mort de ça, ou d’autre chose. Mais je considère que toutes les populations, qui ont été en contact avec les matières contaminées, sont des victimes. »

Millions de victimes

Les travaux, dont la publication lui a valu de passer quatre ans en prison avant de trouver refuge à Clermont-Ferrand, ont mis en évidence les corrélations entre l’exposition au césium et des pathologies graves et très divers, cardiovasculaires ou génétiques.

« Aujourd’hui, on doit dire que les trois millions d’habitants des zones contaminées et le million de liquidateurs en Ukraine, et les deux millions de Bélarusses, dont 400 000 enfants, sont les victimes. »

Selon Youri Bandajevsky, « le taux de mortalité Lire la suite

Agglo bordelaise : La place de l’arbre après la tempête

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 24 Avril 2009

LE POINT DE VUE DES ÉCOLOGISTES, NATURE. La tempête du 24 janvier dernier, dix ans après celle de 1999, incite à réfléchir sur la place de l’arbre

L’autre meilleur ami de l’homme L’arbre des Gaulois Les cousins d’Amérique La démarche vertueuse

Le bureau de Gérard Jehl, responsable du service environnement et paysages de la Ville de Talence, est encombré de bouteilles plastiques découpées : « Ce sont des pièges à frelons asiatiques, prêts à installer. » Toutes les communes luttent désormais contre ces redoutables prédateurs d’abeilles.

Mais une autre actualité s’impose. Comme sur l’ensemble de la région, la tempête du 24 janvier dernier a laissé d’importantes cicatrices dans le paysage. À Talence, une centaine d’arbres ont été abattus dans le bois de Thouars, les parcs ou chez les particuliers. D’autres communes (voir ci-contre) ont connu des dégâts plus importants encore.

Reboisement naturel

En ville pour l’agrément, à la campagne pour l’exploitation, la question se pose désormais du devenir de l’arbre, sachant qu’avec le réchauffement climatique et les dérèglements qui en découlent, les intempéries se multiplieront.

« Désormais, nous travaillons beaucoup sur le reboisement naturel : rien de tel que le gland tombé du chêne, explique Gérard Jehl. Il faut deux ou trois ans pour rattraper le déficit de taille (NDLR : par rapport à l’achat en pépinière), mais les végétaux s’ancrent mieux dans le sol. La tempête de 1999 avait déraciné beaucoup de vieux arbres, la dernière en a surtout cassés. » Les feuillus, plus trapus ont tendance à mieux résister.

« Après 1999, nous avions replanté 700 arbres dans le bois de Thouars : chênes, châtaigniers, charmes, qui sont des espèces locales. Depuis 2000, la réflexion a évolué et nous échangeons avec les collègues des communes voisines. C’est vrai que nous avons souvent des terrains très argileux qui retiennent beaucoup d’eau l’hiver, ce qui ne facilite pas l’enracinement. Il faut donc privilégier le reboisement naturel et la diversité », conclut le responsable talençais, Gérard Jehl.

La diversité

Les scientifiques estiment qu’outre les espèces locales, les parcs pourraient accueillir avantageusement des chênes rouges d’Amérique, lesquels présentent par ailleurs un véritable intérêt esthétique.

À la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Yann Toutain rappelle la nécessité d’essences locales d’arbres et de fleurs : « Cela aide le sol et les insectes, donc nourrit les oiseaux et l’on retrouve ainsi une chaîne alimentaire complète. »

Bernard Barbeau, premier adjoint au maire de Saint-Aubin-de-Médoc et sylviculteur, évolue quant à lui sur une commune de 3 500 hectares dont 2 800 couverts de forêts. 400 hectares appartenant à la commune sont gérés « en production » avec l’Office national des forêts (ONF).

« Ce pourrait être une manne s’il n’y avait pas le gel, les incendies, les tempêtes… Les feuillus ont été moins touchés en janvier, car ils n’avaient pas de feuilles. »

Paysages de demain

« Il ne faut surtout pas baisser les bras devant ces tempêtes. En plantant un arbre aujourd’hui, nous dessinons le paysage de demain, pour nos enfants et nos petits-enfants. Lire la suite

Eau potable en Gironde : le dessous des cartes

Sud-Ouest, Alain Montanguon, Jeudi 16 Avril 2009

Eau potable : le dessous des cartes

ENVIRONNEMENT. Un débat sur la gestion de l’eau potable, organisé par les Verts, s’est tenu à la salle des fêtes. Une nouvelle fois, le passage en régie a été défendu

A l’initiative des Verts du Libournais et de leur représentant Joël Rousset, s’est tenue une réunion publique sur l’eau, à la salle des fêtes, en présence de Gérard Chausset, secrétaire départemental du parti, président du groupe à la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), et adjoint à la mairie de Mérignac. Au-delà de son intitulé, « Pour une politique départementale de l’eau en Gironde », ce débat s’inscrit parfaitement dans la problématique locale.

Car la Ville doit, fin mai, déterminer le mode de gestion qu’elle va adopter dans les prochaines années : un retour en régie comme avant 1986 lorsque les socialistes étaient dans l’opposition, ou la poursuite de la délégation publique (DSP) contre laquelle ils votèrent cette année-là. Une troisième voie (un compromis ?) serait envisagée qui mêlerait les deux gestions. Deux idéologies s’affrontent en ce moment au sein de la commission. Qu’en sortira-t-il ? On en saura un peu plus le 5 mai où elle doit se réunir.

En attendant des positions claires ont été prises par Claudine Chapron (Parti de gauche) et Jean-Louis Arcaraz (Parti communiste). D’autres, comme Patrick Nivet (Mouvement républicain des citoyens) et Joël Rousset, personnellement favorables à la régie, réservent encore leur décision finale.

Gérard Chausset, l’autre soir, réaffirmait fermement la position des Verts en faveur de la gestion en régie de l’eau potable (rappelons que concernant l’assainissement la majorité municipale a d’ores et déjà choisi la DSP).

Des écarts importants

Dans son intervention, l’élu écologiste de la CUB plaçait le débat dans un contexte général avant d’aborder la question du prix de l’eau. La dégradation des nappes tant éocène qu’oligocène dans lesquelles nous puisons oblige les collectivités à trouver, d’ici 2013, des investissements lourds, estimés à 80 millions d’euros, afin d’exploiter et rechercher de nouvelles ressources de substitution. En résumé, il faut économiser 30 millions de m³ par an d’ici cinq ans selon les préconisations du SAGE nappes profondes (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux).

Concernant le prix de l’eau potable, il s’appuyait sur deux cartes, l’une montrant la diversité des prix, l’autre le prix global de l’eau assainie et révélant des écarts importants d’une collectivité à l’autre (source Agence de l’eau Adour Garonne 2007). Son étude comparative montre ainsi que le prix moyen de l’alimentation en eau potable en Gironde, pondéré par la population, est de 1,07 € en régie municipale et de 1,36 € en DSP.

L’exemple de Guîtres

Cent douze contrats régissent l’eau dans le département dont 50 % par la Lyonnaise des eaux (1). Une disparité des prix et un « monopole », selon Gérard Chausset, qui rendent opaques sa compréhension aux yeux du public. Face à ces remarques, Bruno Cammas, cadre bordelais de l’entreprise, présent ce soir-là, remettait en cause Lire la suite

Le Bugue : La scierie refait parler d’elle

Sud-Ouest, NL, le 14 Avril 2009

LE BUGUE. L’entreprise a repris son activité le 1er avril. La Sepanso s’y oppose fermement

La scierie refait parler d’elle

À croire que cette histoire n’en finira jamais. Cela pourrait être le Dallas de la Dordogne, certes moins ancien mais tout aussi fourni en épisodes et rebondissements.

La scierie du Bugue, qui appartient désormais au groupe Gascogne dont l’ancien patron Jean-Luc Imberty est actionnaire à hauteur de 5 %, semble avoir repris son activité depuis le 1er avril. « À cette date, la Sepanso (1) a été informée que la scierie avait repris son activité de sciage de billes de pins », explique Michel André, vice-président de l’association écologiste, pour la Dordogne. « Sur place, le lendemain, nous avons constaté que la scierie était en fonctionnement ». Et il poursuit : « Les services de l’État et le maire du Bugue nous ont informés qu’une demande d’autorisation de reprise d’activité avait été adressée à la préfecture par le groupe Gascogne à la mi-mars 2009. »

« Autorisation illégale »

En fait, selon la Sepanso, il semblerait que la Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (Drire) ait émis une autorisation acceptée par la préfecture « pour permettre à l’exploitant de faire des essais afin d’évaluer les émergences de bruit ». Une autorisation que la Sepanso juge « totalement illégale et contraire à l’arrêté préfectoral du 16 juin 2003, refusant la demande d’autorisation d’exploiter ».

Nouvelle bataille judiciaire ?

Le 30 mai 2006, la cour d’appel de Bordeaux condamnait Jean-Luc Imberty à 6 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour exploitation d’installations classées sans autorisation.

« Il a pollué en toute impunité l’environnement, détérioré la qualité de vie des riverains et des sportifs », remarque Michel André. Il ajoute : « Qu’ils veuillent maintenir et préserver leurs activités dans la filière bois, nous n’y sommes pas opposés. Mais, Lire la suite

Aquitaine : Des TER à flux tendu

Sud-Ouest, Hervé Mathurin, le 10 Avril 2009

TRAINS EXPRESS RÉGIONAUX. Neuf mois après la mise en service du cadencement, le bilan montre une nette hausse de fréquentation, malgré quelques défaillances hivernales

Des TER à flux tendu

Voilà maintenant neuf mois que le cadencement des Trains express régionaux est mis en oeuvre. Rappelons d’abord la définition du cadencement : c’est un train qui part, passe et s’arrête à la même heure, respecte les mêmes arrêts et se caractérise par sa ponctualité et sa régularité. Une véritable révolution ferroviaire, même si elle exclut pour le moment les lignes en provenance du nord de la Garonne.

Si l’on en croit Philippe Buisson, vice-président régional chargé des TER, le bilan est d’ores et déjà positif : « De juillet à décembre 2008, nous avons enregistré une hausse de 30 % sur les lignes concernées alors qu’elle est restée à + 10 % sur les non cadencées », indique-t-il.

La fréquentation des gares a suivi la même courbe. La palme revient à celle de Pessac, première gare TER avec une hausse de 100 % en six mois. Il est vrai qu’elle accueille à la fois les lignes de Mont-de-Marsan, Pau, Hendaye et Arcachon, sans oublier l’intermodalité avec la ligne B du tram. La gare de Marcheprime, rouverte au mois de mai, est devenue un rendez-vous de voyageurs important avec ses 44 arrêts quotidiens. Quant à la nouvelle station de Ravesies à Bordeaux-Nord, qui relie la ligne SNCF du Verdon à la C du tram, son affluence a augmenté de 11 % : « Mais ce pourcentage ne tient pas compte de la navette de Macau qui a été ajoutée », explique Fabienne Cala, directrice adjointe des infrastructures à la Région, chargée des TER.

Moins spectaculaires mais tout aussi signifiantes sont les fréquentations des gares de Bruges (de 3 voyageurs par jour à 25) et de Parempuyre (de 6 à 60) : autant de voitures en moins sur la rocade…

Problèmes d’effectifs

Après avoir considéré que le cadencement « s’est mieux passé au début que dans d’autres régions parce que les cheminots aquitains ont joué le jeu », Philippe Buisson reconnaît que la révolution ferroviaire a connu quelques couacs : « La période hivernale reste compliquée à la SNCF où les effectifs sont à flux tendu ; il suffit qu’il y ait plusieurs malades chez les conducteurs pour que le système se dérègle ; nous sortons à peine de la crise après avoir connu une période difficile à partir de début décembre. »

Cette appréciation est corroborée par un cadre syndiqué à la CGT, Bruno Tourtoy : « Du fait que nous évoluons dans une entreprise très cloisonnée, il est difficile de réunir en temps et en heure le contrôleur, le mécanicien et le conducteur, comme si nous avions du mal à travailler ensemble, comme si chacun restait dans son coin. »

Le cadencement, qui ne souffre pas la moindre défaillance, a mis en évidence ces défauts structurels, mais il faudra sans doute faire avec quelque temps encore.

400 millions de matériel

Néanmoins, les sondages de satisfaction, menés conjointement par l’intersyndicale de la SNCF, les associations et la Région elle-même laissent apparaître, selon Philippe Buisson, « un taux de satisfaction de Lire la suite

Lacq : opposition au projet de captage du CO2 de Total

novethic.fr, Alain Chauveau, le 2 avril 2009

Lacq : opposition au projet de captage du CO2 de Total

Total se prépare à tester dans le bassin de Lacq un projet de captage et de stockage géologique du CO2. Les enjeux sont énormes, tant du point de vue technologique, qu’économique. Mais l’acceptation locale ne va pas de soi et les riverains les plus exposés restent opposés au projet.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE),  le captage et le stockage géologique du CO2 (CSC) pourrait contribuer à diminuer de près de 20 % les émissions de CO2 mondiales d’ici 2050. De nombreux projets pilotes de CSC sont déjà développés, dans le monde entier, par les multinationales du pétrole (ExxonMobil, Shell, Statoil, Total…). Mais, le CSC est une technique qui devra surmonter de nombreuses difficultés pour être opérationnelle : en particulier, l’acceptation locale de ce procédé mal connu sera déterminant.
Le projet pilote de Lacq et la concertation

Annoncé officiellement en février 2008, le projet de captage du CO2 piloté par Total sur le site béarnais de Lacq est une première en France.  Total va tester sur ce site une nouvelle technologie, dite de l’oxycombustion, développée avec Air Liquide. Le CO2 sera ensuite transporté sur 27 km par gazoduc. Enfin, le stockage sera réalisé dans un champ de gaz existant, aujourd’hui déplété (c’est-à-dire où la majorité du gaz a déjà été produit) à Jurançon. L’investissement est de 60 millions d’euros pour ce projet, qui doit permettre à Total d’acquérir un savoir-faire unique en matière de captage de CO2…et d’exporter cette compétence.
Mais pour certains riverains proches du lieu de stockage, le  puits de Rousse, situé  dans les vignes de Jurançon, ce choix est une « aberration ». Alain Castinel, coordinateur développement durable chez Total s’en défend : « Devant une nouveauté technologique et réglementaire, il fallait que nous mettions en place des moyens de concertation qui permettent à tout le monde de comprendre le projet. Nous avons commencé par une étude de contexte pour identifier les parties-prenantes, entendre ce qu’elles attendaient, leur craintes et leur expliquer le projet. Puis nous avons formé les responsables techniques du projet sur le site à la concertation. Nous avons également, et c’est une nouveauté, édité une Charte de concertation« . La phase de concertation proprement dite a commencé en novembre 2007, avec trois réunions publiques d’informations organisées par Total à Jurançon, Pau et Mourenx.

Questions sans réponses

En avril 2008, une commission locale d’information et de suivi du projet (Clis), née de la concertation, est créée par le préfet. Composée d’élus, de représentants de l’administration, d’associations, de Total et de personnalités qualifiées, elle a été présidée par le professeur Claude Miqueu, élu des Hautes-Pyrénées. De juillet à septembre 2008, une enquête publique est lancée sur le projet et donne son accord en octobre. Selon Claude Miqueu : « Le travail fait dans la CLIS a permis d’apaiser les tensions, de faire circuler l’information et  d’être dans la transparence« . De plus, ajoute-t-il : « N’oubliez pas que le territoire a une culture du risque, que la prospérité locale est née du sous-sol « . L’acceptation sociétale et administrative lui semble donc probable.

Mais deux associations environnementales, Coteaux de Jurançon Environnement et la SEPANSO, soutenues par France Nature Environnement, écrivent au Président de la République pour demander un débat public sur la technique du CSC, et mandatent le cabinet d’avocats Huglo-Lepage, au cas où l’autorisation préfectorale était donnée, pour l’attaquer devant le tribunal administratif. Elles dénoncent en effet Lire la suite

Stéphane Lhomme sous surveillance d’EDF et des RG de Bx

Le canard enchaîné, Jérome Canard, le 8 avril 2009

Des atomes crochus pour traquer les antinucléaires

« EDF et les RG de Bordeaux ont travaillé main dans la main à la surveillance de Stéphane Lhomme« . C’est la confidence faite par l’un des mis en examen aux enquêteurs. Normal, si l’on ose dire, c’est en Gironde que ce militant bordelais a mené l’essentiel de ses actions : contre le transport de déchets nucléaires, les dangers de la centrale du Blayais, de l’EPR, etc.
Or, EDF, comme AREVA, compte dans ses effectifs des fonctionnaires de police détachés, mais toujours en liaison avec le Ministère de l’Intérieur. Rien de plus facile, donc que d’harmoniser leurs efforts contre des individus jugés dangereux pour la sûreté de l’Etat. « Aux RG, se souvient un ancien, la section « Contestation et violence » comprenait cinq personnes. Il y avait un collègue qui ne s’occupait que des « antinucs« .

La parano d’Etat atteint parfois des sommets quand, par exemple, Didier Anger (ex-conseiller régional Vert dans la Manche) se voit épié dans ses moindres mouvements. « Un jour, raconte-t-il, se sachant écoutés, on s’est donné un rendez-vous par téléphone sur le site de la centrale de Flamanville. Les gendarmes y sont arrivés en masse. Pendant ce temps, on a occupé la préfecture… »

EDF avait plus d’une opération d’espionnage au compteur

Ses protestations indignées n’y feront rien : le groupe EDF est bien le héros de l’affaire de piratage informatique de Greenpeace relatée le 18 mars dernier, par le Canard et relancée par Médiapart. Mieux, de nouveaux éléments, découverts par les enquêteurs viennent aggraver son cas.

Ils ont notamment trouvé, chez EDF, dans l’armoire du numéro 2 de la sécurité, Pierre François, un CD-Rom contenant des captures d’écran et des copies de fichiers provenant de l’ordinateur de Yannick Jadot, responsable des campagnes nucléaires de Greenpeace. Et ils disposent de témoignages sur les rencontres de Pierre François avec un représentant de Kargus Consultants, exécutant de cette opération de basse police.

Une officine très au courant

Difficile, dès lors, d’invoquer l’excès de zèle d’un sous traitant, agissant hors de tout contrôle. D’autant que Kargus Consultats a signé, entre 2004 et 2006, des contrats avec EDF, d’un montant total d’environ 50 000 euros.  L’un des acteurs de l’affaire a aussi évoqué d’autres opérations d’espionnage notamment sur le site breton de Couëron, où Greenpeace entrepose du matériel « militant » et dispense des formations à ses « activistes », comme ils les surnomment eux-mêmes.

Les enquêteurs viennent de découvrir un nouvel exploit à l’actif d’EDF. En 2006, le géant de l’électricité avait placé sous surveillance le très remuant porte parole de l’association Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme. C’est l’entreprise suisse Securewyse qui, durant plusieurs mois, avait assuré cette mission. Patron de cette officine, Michel Arditti jure toutefois au « Canard » qu’aucune action illégale n’a été menée.

Pourquoi cette insatiable curiosité ? Parce que Lhomme avait réussi à se procurer un rapport classé « confidentiel défense » consacré à l’EPR, le réacteur nucléaire de nouvelle génération que EDF et Areva espèrent vendre au monde entier. Daté de février 2003 et rédigé par le patron de la branche Energie du groupe, ce document émettait d’embarrassantes réserves – en contradiction avec le discours officiel – sur la solidité du réacteur en cas d’attaque, type 11 septembre, par un avion gros porteur. Parallèlement à l’enquête d’EDF, la DST a mené ses investigations et a placé en garde à vue, à deux reprises (en 2006 puis en 2008), le militant écolo Stéphane Lhomme. Apparemment sans arriver à découvrir le nom de son informateur.

Alerte aux extraterrestres

« Voilà des années qu’EDF est une maison de coups tordus », affirme au « Canard » un cadre du groupe. « Cela tient peut être au nombre d’anciens militaires, agents de renseignement et autres flics qui viennent y travailler après leur retraite. » Et de citer une affaire de Lire la suite

SEPANSO 40 : Il faut appliquer le principe pollueur-payeur

Sud-Ouest, Emma Saint-Genez, le Mercredi 8 Avril 2009

NVIRONNEMENT. Avec Cap’Eau, collectif d’associations pour la gestion de l’eau en Adour-Garonne, la Sepanso (1) des Landes se mobilise pour améliorer le schéma en gestation

« Il faut appliquer le principe pollueur-payeur »

« Sud Ouest ». Quels sont les dossiers qui vous occupent en ce moment ?

Georges Cingal. Le gros dossier de l’année 2008 a été la préparation du Schéma directeur d’aménagement et gestion de l’eau (SAGE) en Adour-Garonne. Nous arrivons à la dernière étape et comme l’union fait la force, nous avons produit un document important avec CAP’Eau, un collectif d’associations pour la gestion de l’eau qui regroupe aussi bien des associations de protection de la nature, que l’UFC Que choisir ou des fédérations d’agriculteurs. Nous remettrons ce document à toutes les parties prenantes : élus, chambres consulaires, fédérations de pêche… Une remise officielle aura lieu le 26 avril à Mont-de-Marsan.

Quelles sont vos préconisations ?

D’abord l’application rigoureuse du principe pollueur-payeur. Les gens qui consomment de l’eau et pénalisent l’environnement, les agriculteurs notamment, demandent toujours plus sans être prêts à payer. Ces arrosages s’accompagnent de produits chimiques que l’on retrouve dans les cours d’eau superficiels. Nous demandons une meilleure gestion des sols parce que séparer la gestion de l’eau de celle de la terre est anti-écologique.

Nous ne sommes pas du tout d’accord avec le projet tel que présenté par l’agence de l’eau Adour-Garonne. J’affirme même que nous avons là le plus mauvais SDAG de France ! Cela va se terminer au tribunal administratif s’ils restent sourds à nos demandes.

La Semaine du développement durable vient de s’achever.

Un concept à la mode selon vous, ou le symbole d’une réelle prise de conscience ?

Nous travaillons sur ce concept depuis les années 70. Le développement durable est une religion. Il y a ceux qui la pratiquent parce qu’ils croient en ses fondamentaux, et les autres qui la pratiquent aussi parce que cela les arrange et que cela leur poserait des problèmes économiques de ne pas s’en soucier. En ce moment, nous sommes en train de nous bagarrer sur les fausses publicités qui vendent des produits écologiques, alors qu’ils ne le sont pas ! Des voitures, des détergents… Un petit coup de peinture « développement durable » et ça roule !

Or l’écologie suppose une analyse du produit de son berceau à sa tombe. C’est pour cela que lorsque nous entendons Nicolas Sarkozy dire que le nucléaire fait partie du développement durable, nous lui adressons un carton rouge !

Quels autres dossiers vous occuperont cette année ?

La dépollution des paysages landais. Nous voulons éliminer toutes ces affiches redondantes et dégradantes. Là encore, c’est une affaire de gros sous. Le problème en France est que si l’on regarde de près, 90 % des lois prévoient une dérogation. Les publicités autorisées à partir du panneau d’agglomération voient souvent le périmètre réglementaire agrandi parce qu’elles permettent aux communes d’encaisser des redevances locales.

Vous estimez que la crise n’épargne pas votre action.

C’est-à-dire ? Lire la suite

AMAP : La ruée sur les paniers qui sentent le frais

Sud-Ouest, Jean-Denis Renard, le 6 Avril 2009

AMAP. De plus en plus de groupes de consommateurs s’abonnent au système des paniers hebdomadaires auprès des maraîchers. La production locale a du mal à suivre

La ruée sur les paniers qui sentent le frais

La première est née en Provence, au tournant des années 2000. Il y en a plus de 800 en France aujourd’hui, selon Philippe Desbrosses, un des pionniers de l’agriculture biologique et des circuits courts de commercialisation (1). Les Amap, ou Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, connaissent un développement foudroyant qui n’oublie pas la région. En l’espace d’une demi-douzaine d’années, plus de 4 000 familles aquitaines ont adhéré à une Amap. Soit 12 000 consommateurs environ, qui ont pris l’initiative de s’agréger en petits groupes – il y a environ 80 Amap en Aquitaine – pour s’approvisionner principalement en fruits et légumes auprès de 250 producteurs locaux. Ceci sur la base d’un contrat de longue durée, et sans intermédiaires.

En est issu le système des paniers. Une fois par semaine, en général, les adhérents passent prendre leur panier de fruits ou de légumes (voire les deux) en un lieu de distribution donné. Ils ont déboursé à l’avance, en une ou plusieurs fois, le montant qui correspond à ce service. En face, un maraîcher du cru s’est engagé sur le volume, la variété des produits et leur qualité. La plupart du temps, tout le monde est content. Le consommateur, qui déguste des produits qui tendent vers le bio – mais ne le sont pas forcément – à des prix compétitifs, et des producteurs qui sont assurés d’un débouché.

« Je n’y trouve que des avantages. Je vends au prix de détail, à l’abri de la fluctuation des cours, les commandes me font de la trésorerie, je ne cueille que ce dont j’ai besoin et je n’attends pas des matinées entières comme sur les marchés », résume Grégory Hullot, un jeune maraîcher installé à Naujac-sur-Mer, dans le Médoc. Il fournit toute l’année trois groupes, à Villenave-d’Ornon, à Montalivet-les-Bains et à Lacanau, pour un total de 120 paniers de légumes de saison par semaine.

On sort du baba-bobo

Comme d’autres producteurs, celui-ci était présent hier à Belin-Béliet, en Gironde, où était organisée la cinquième rencontre des Amap d’Aquitaine. Où l’on pouvait se rendre compte que l’adhérent échappe à la typologie baba-bobo dans laquelle l’idée reçue voudrait la cantonner. « On est sur un profil d’employé ou de cadre, en milieu urbain et périurbain principalement. Viennent aujourd’hui des gens moins militants, en particulier de jeunes couples avec enfants. Mais on a aussi des gens sans gros revenus qui ont des convictions sur leur alimentation. Rendre ces circuits accessibles à des publics en état de précarité fait partie des enjeux pour l’avenir », analyse Frank Meymerit, coordinateur à la Fédération régionale des Civam (2) d’Aquitaine, dont le siège est à Pau.

Devenir nouvel adhérent Amap relève plus que jamais d’un acte de foi. « On a l’équivalent des deux tiers des adhérents en liste d’attente », note Gaëlle Bertonèche, qui anime le relais Amap Gironde. Il y avait neuf Amap dans le département il y a deux ans, on en dénombre 29 aujourd’hui, et 10 autres sont en gestation.

Mais on manque cruellement de maraîchers pour satisfaire une demande en croissance à deux ou trois chiffres.

Ceci s’explique pour partie par la démographie agricole. « Nous avons 1 400 actifs agricoles de moins par an en Aquitaine en l’espace de sept ans, soit la disparition silencieuse d’un Ford Blanquefort par an. Pour nous, il était stratégique de s’attaquer à la ceinture verte de Bordeaux. Il n’est pas possible d’y voir des maraîchers crever la dalle avec un million d’habitants à leurs portes », Lire la suite

Méduli Nature : Chercheur d’une planète plus saine

Sud-Ouest, Laurie Bosdecher, le 5 Avril 2009

BLANQUEFORT. Samuel Moktar, 29 ans, préside Meduli Nature, association pilote pour les écomanifestations

Chercheur d’une planète plus saine

Dans une autre vie, il aurait pu être chercheur, prof, la tête plongée dans les bouquins de sciences naturelles. Samuel Moktar, 29 ans, enfant de Margaux dans le Médoc, a arrêté ses études au stade du DEA.

Il est assistant d’éducation. Un job de vingt heures par semaine. Le reste du temps, il s’occupe de son bébé : Meduli Nature. « Notre bébé », corrige-t-il. Une association de sensibilisation et de protection de l’environnement fondée avec deux amis de lycée, Axel Crepey et Cédric Rebora, Médocains eux aussi. C’était il y a quatre ans.

« Nous étions des convaincus de la première heure et on ne comprenait pas que tout le monde autour de nous s’en fiche. La politique ne nous intéressait pas. Une association permet de toucher le public le plus large possible. »

Un début au Reggae Sun Ska

Peut-être pris pour de doux rêveurs par certains, la structure, outre ses activités de sensibilisation en milieu scolaire et auprès du grand public, est devenue pilote pour l’organisation de manifestations respectueuses de l’environnement, déjà appelées écomanifestations ou manifestations écoresponsables. « Dans les loisirs, on oublie souvent cette notion. Ils sont des lieux de beaucoup de gaspillage alors qu’ils peuvent servir pour donner l’exemple », relève le président de l’association. Désormais, quand Meduli Nature – la terre du milieu en latin, qui est à l’origine du mot Médoc -, mêle son nez aux festivals ou aux compétitions sportives, on ne jette plus ses gobelets en plastique partout, on mange local, des navettes sont organisées pour amener le public sur le site et les milliers de flyers imprimés ne sont plus inutilement jetés à la poubelle.

L’histoire a débuté sur le site du festival du Reggae Sun Ska à Cissac-Médoc en 2005. « Les deux premières années, ça n’a pas vraiment marché. Les gens s’en foutaient et on avait des objectifs trop ambitieux », se souvient-il. Il faut souvent essuyer des plâtres pour s’améliorer. Leur initiative essaime aujourd’hui dans toute la région. Garorock ce week-end à Marmande devient plus vert. L’an dernier, on a déjà trié les déchets sur L’Échappée belle à Blanquefort, aux Vibrations urbaines à Pessac ou à Musique à la rue à Luxey.

« Du chemin à faire »

L’association de copains, qui compte désormais deux salariés et a pignon sur rue à Blanquefort, est logiquement à la mode aujourd’hui. Le développement durable est devenu le dada des collectivités locales, est cité dans tous les plans de communication des entreprises et se déguste du matin au soir depuis quelques jours. Ne demandez pas à Samuel Moktar ce qu’il pense de la semaine dédiée à la cause. Cela l’énerve. « Le développement durable, c’est 52 semaines par an. On a dénaturé le concept en le réduisant au côté environnemental. Au-delà des mots, c’est avant tout une philosophie : vivre ensemble en préservant nos ressources naturelles pour les générations futures. »

Dans l’idéal, leur association, 90 adhérents aujourd’hui, soutenue par le Conseil général de Gironde, la Région, l’Ademe, devrait disparaître. « Dans l’idéal, oui. Si aujourd’hui les organisateurs de manifestations s’engouffrent dans ce créneau, c’est parce que dans quelque temps, faire des manifestations durables sera indispensable pour obtenir des subventions. Mais il y a encore pas mal de boulot. »

Utopiste, Samuel Moktar le reste. Pragmatique, il l’est. « Quand les bénévoles d’une manifestation ne veulent pas s’impliquer, cela ne marche pas », dit-il. Sceptique, il avoue l’être aussi. « Changer les mentalités et les comportements va prendre du temps. On est déjà Lire la suite

Aquitaine : Le bio dans les industries agroalimentaires

CRCI Aquitaine, Situation Aquitaine n° 70, Janvier 2009

Le bio dans les industries agroalimentaires 

Premier employeur industriel régional en 2007, l’industrie agro-alimentaire emploie  29 750 salariés dans plus de 4 250 entreprises.

A télécharger ici Lire la suite

Gérard Charollois : Pour en finir avec la chasse

Sud-Ouest, NC, le 31 Mars 2009

NATURE. Le magistrat Gérard Charollois signe un ouvrage dénonçant « cette agression »

« Pour en finir avec la chasse »

Le titre n’y va pas par quatre chemins : « Pour en finir avec la chasse. » L’auteur n’est autre que Gérard Charollois, président départemental de la Sepanso, président national de la Convention Vie et Nature pour une Écologie radicale, et également juge au Tribunal de grande instance de Périgueux. Il a dédicacé son ouvrage vendredi dernier à la librairie Marbot, à Périgueux.

« C’est un livre d’amour pour la nature et pour la défense des êtres vivants. La chasse, comme la tauromachie, est une agression morale. L’homme ne tue pas par nécessité, mais par jeu ».

Et le magistrat poursuit, comparaisons à l’appui : « En France, on n’arrive pas à faire évoluer le droit de la chasse. La plupart des pays européens ont aboli la chasse à courre et ont limité le nombre des espèces qu’on peut chasser. Il est de l’ordre d’une quinzaine, alors que chez nous, il y en a 95. »

Pression des chasseurs

Pour Gérard Charollois, cette situation est due à la pression des chasseurs et « à la puissance des structures corporatistes qui pèsent sur l’État ». Mais il tient à les relativiser. « Les chasseurs ne représentent que 2 % de la population ».

Croit-il pour autant que son ouvrage va faire changer les choses ? Lire la suite

Bordeaux : Juppé soutient les cyclistes

Sud-Ouest, Isabelle Castéra, le 31 Mars 2009,  

Juppé soutient les cyclistes

CONSEIL MUNICIPAL. Interpellé par Pierre Hurmic, tête de liste des Verts, Alain Juppé s’est positionné face à « la vague de répression policière » de mars contre les cyclistes

Trouver le juste mot. Jusque-là, Alain Juppé n’avait pas jugé bon d’intervenir, ni de donner son avis, face à la vague de répression policière contre les deux-roues, visant plus particulièrement les cyclistes. Un millier de contraventions pour diverses infractions ont été dressées durant le mois de mars, jusqu’à cette série de gardes à vue, une dizaine en une seule nuit, concernant des cyclistes éméchés.

C’est Pierre Hurmic, tête de liste des Verts qui est venu cueillir le maire en tout début du conseil municipal d’hier. « J’attends de vous que vous interveniez ! »

L’avocat a rappelé à toutes fins utiles que les cyclistes n’étaient pas au-dessus des lois. « Ils doivent respecter le code de la route c’est vrai. Aujourd’hui, le code n’est plus adapté aux nouveaux modes de circulation douce en milieu urbain. Mais les usagers sont stigmatisés par la police qui fait un amalgame entre deux-roues motorisées et cyclistes », estime-t-il. Avant de poursuivre : « La garde à vue doit être exceptionnelle, justifiée par les nécessités de l’enquête et de l’information, comme le code de procédure pénale l’exige. »

La communiste Nathalie Victor-Retali, cycliste convaincue, a profité de l’opportunité pour signaler le manque de certains aménagements par temps de pluie, avant d’ajouter que la semaine dernière avait été « lourde en interventions liberticides. On est tous atteints par de petites violations de nos libertés. Soyons vigilants. »

De la proportionnalité

Jacques Respaud, le socialiste a qualifié la situation de « chasse aux cyclistes. » À cet égard il a sorti des chiffres émanant de l’observatoire de sécurité routière de la CUB, lequel ne signalerait que 6 % d’accidents impliquant des bicyclettes. « Où est-on allé chercher 60 % ? » questionne-t-il.

Trouver le juste mot. « Il faut de la proportionnalité » a sifflé le maire. « Depuis 10 ans, Bordeaux mène une politique d’encouragement à la pratique du vélo, salué par tous. Pour autant, je ne tomberai pas dans la démagogie. Il y a des comportements qui sortent de la norme. Moi-même, dans ma voiture personnelle (sic) je vois des vélos griller des feux rouges. Lorsque le directeur départemental de la sécurité m’a dit,  » il faut s’en occuper « , je ne l’ai pas découragé. Mais il faut de la proportionnalité. »

Pour le maire, « on a été un coup trop loin. Certains excès ne méritent pas une garde à vue, une sanction oui, mais pas une garde à vue. De même, une cycliste qui démarre avant que le feu rouge ne passe au vert, à quelques secondes près est interpellée, elle doit payer une amende de 135 euros, ce qui est très cher, doublé d’une suppression de 4 points sur son permis de conduire. C’est illégal. Il faut rappeler les textes. »

« Une contradiction »

Par ailleurs, le maire de Bordeaux s’est étonné du fait que la police n’interpellait pas avec « la même facilité les personnes à pied en état d’ébriété avancée. On me dit que ce n’est pas possible. Quelle est donc cette contradiction ? »

Alain Juppé a ensuite rappelé que les cyclistes se devaient de respecter le code de la rue. « On ne brûle pas un feu rouge, on ne roule pas sur les trottoirs, cela effraie les personnes âgées, on ne prend pas des sens interdits, pour autant, nous n’allons pas voter une motion en conseil municipal pour faire le procès de la police nationale ! »

La Ville préempte cours Victor-Hugo Lire la suite

Hte Gironde :Toujours vigilants sur le grand contournement

Sud-Ouest, Michèle Méreau, le 25 Mars 2009

HAUTE GIRONDE. L’Association de défense des sites et habitants reste attentive sur les problèmes des transports routiers et ferroviaires

Toujours vigilants sur le grand contournement

L’Association de défense des sites et habitants de Haute Gironde (ADSHHG) s’est réunie en assemblée générale. Les sujets abordés furent très nombreux et le président de l’association, Bernard Belair, a d’ailleurs souligné : « Les combats que nous avons menés contre le grand contournement de Bordeaux ont porté leurs fruits. D’autres nous attendent. Mais même le contournement reste pour nous d’actualité car le « tout camion » reste à éviter. La route n’est pas une panacée et nous devrons agir dans l’avenir pour défendre des solutions alternatives. »

Parmi elles, le train. Et Jean-Jacques Chaillot, président de Blaye / Bordeaux / Rail est intervenu, ce qui a débouché sur des actions communes (voir notre édition du samedi 21 mars). « Il y a aussi des solutions du côté des consommateurs que nous sommes. Des Amap s’installent, laissant une plus large place aux produits locaux et évitant ainsi des transports inutiles et coûteux », fait remarquer le vice-président Francis Montion.

Quant à la crise, « elle oblige les entreprises à changer de politique et par exemple, fin avril, devraient démarrer les « autoroutes de la mer ». 100 000 camions par mois devraient rejoindre l’Espagne par voie maritime », indique l’autre vice-président de l’ADSHHG, Christian Baqué. Et d’ajouter : « Le patronat freine ces nouvelles dispositions ».

Pour se prémunir « contre les volontés de revenir à l’idée d’un grand contournement, il faut se pourvoir en cassation sur le jugement concernant le délai de l’enquête publique non respecté au départ », souligne aussi Bernard Belair. « Même si pour l’instant l’État a abandonné le contournement, il faut le faire, afin que s’il revient sur sa décision, nous puissions aller jusqu’aux tribunaux européens. C’est indispensable pour agir », explique Francis Montion. Une procédure que cinq associations vont mettre en oeuvre avec l’ADSHHG.

Deux dossiers à Blaye

À Blaye, deux problèmes se sont posés : Lire la suite

Périgord : L’agriculture bio séduit en masse

Sud-Ouest, Julie Martinez, le 23 Mars 2009

AGRICULTURE. Samedi, AgroBio Périgord fêtait ses 20 ans d’existence. Elle déborde de projets

L’agriculture bio séduit en masse

Gérard Joulain, le président d’AgroBio Périgord a le sourire aux lèvres. Samedi, à Grignols, l’association soufflait ses 20 bougies avec un nombre d’adhérents en hausse. « Depuis vingt ans, on développe l’agriculture biologique en Dordogne. On compte désormais 250 adhérents et on devrait enregistrer une cinquantaine de nouvelles adhésions cette année », détaille le président.

Autour de forums, ateliers et témoignages, les membres d’AgroBio ont essayé de faire passer leur message pour que les producteurs conventionnels basculent peu à peu vers l’agriculture biologique. « Il y a vingt ans, on nous prenait pour des marginaux et aujourd’hui, on est dans la norme. Pour les consommateurs, le bio est rentré dans les mentalités mais pas encore chez les producteurs », poursuit-il.

Pourtant, AgroBio ne désarme pas et son panier regorge de projets pour les mois à venir.

Partenariats

L’association, qui travaille avec les magasins Biocoop, est en pleine discussion avec les Communautés de communes sur l’agglomération périgourdine et du côté de la Vallée de l’Isle pour mettre en place une production légumière bio et alimenter la restauration à domicile. Seul hic, l’association n’a pas assez de producteurs bio pour répondre à la demande.

Si manger une carotte ou du miel bio n’étonne plus personne, plus surprenante est la conversion du vignoble bergeracois. Environ 10 % de ces vignes sont désormais cultivées selon le principe de l’agriculture biologique. Cette question sera longuement développée en novembre prochain, lors des Lire la suite

Saint-Symphorien : 73 ha de panneaux photovoltaïques

Sud-Ouest, Axelle Maquin-Roy, le 23 Mars 2009

SAINT-SYMPHORIEN. La commune de Sud Gironde sera la première du département à accueillir en 2010 une centrale photovoltaïque au sol. Au coeur de la forêt landaise

Un champ de 73 hectares de panneaux photovoltaïques

Le projet est gigantesque. Imaginez en rase campagne, en plein milieu des pins, à Saint-Symphorien, sur la route du Tuzan, un champ de maïs laissera d’ici un an place à la première centrale photovoltaïque au sol de Gironde. 73,3 hectares de panneaux seront prochainement implantés sur une parcelle circulaire d’un diamètre d’un kilomètre. Ces panneaux, montés sur une structure fixe, inclinés à 25 degrés, orientés plein sud seront au nombre de 318 700 ! De quoi envisager la production de 24 mégawatts d’électricité, l’équivalent de la consommation de 24 000 foyers. Quand Saint-Symphorien ne compte que 1 600 habitants.

250 000 euros par an

N’allez cependant pas croire que la commune se lance là dans la production d’énergie. Elle n’est dans ce dossier qu’un intermédiaire. Même si, fut un temps, une délibération avait été prise en conseil municipal pour que la municipalité se porte acquéreur d’un terrain qui permettrait par la suite l’installation d’EDF.

Aujourd’hui, c’est en location, pour une durée de 25 ans, qu’EDF Énergies Nouvelles (EDF EN) s’installe chez un particulier de la commune. Quant à l’énergie produite sur le site, elle sera transformée sur place au moyen de deux onduleurs avant d’être acheminée au poste source d’Hostens et vendue à EDF.

Pour autant, la commune tirera un avantage non négligeable de cette installation. En l’espèce, sonnante et trébuchante, le versement de la taxe professionnelle (TP) et de la taxe foncière. Soit la bagatelle de 250 000 euros par an. « De quoi doubler notre produit fiscal », se réjouit le maire, Guy Dupiol, qui, quand bien même la TP est menacée, sait qu’il pourra compter sur une taxe « au moins équivalente », sur laquelle le Syndicat des énergies renouvelables travaille actuellement.

En plein Parc naturel

Installer un champ de panneaux photovoltaïques, au coeur du massif forestier, dans une commune de surcroît membre du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, deux mois seulement après le passage dévastateur de Klaus : L’annonce à de quoi susciter quelques interrogations. Même si, à l’heure de présenter le projet, pas plus de 60 habitants ont pris part à la réunion publique. Pour Guy Dupiol, il s’agit là d’un faux débat.

Premier argument du maire : « Il y a déjà plus d’un an que nous portons le projet avec EDF. » Deuxième point : ce n’est pas sur un espace forestier que le projet est porté mais sur une parcelle de maïs, dont la culture en plein sol landais peut apparaître tout aussi aberrante d’un point de vue environnemental.

Face « au vide juridique » qui entoure encore le photovoltaïque (contrairement à l’éolien), la directrice d’EDF EN de Toulouse, Séverine Pasquinet précise : « Pour ce projet nous avons pris un maximum de garantie. » Ainsi, le dépôt du permis de construire, d’ici à mi-avril, a-t-il été précédé d’une modification du PLU (Plan local d’urbanisme) de la commune. « Où, insiste le maire, nous précisons notre volonté de créer de nouvelles sources d’énergies renouvelables sans incidences sur la surface forestière. »

De son côté, EDF a commandé, auprès de cabinets indépendants, des études d’impact sur le milieu naturel, faunistique et floristique, ainsi que sur les ressources en eau. Des travaux qui concluent à Lire la suite

L’abeille a des serial killers aux trousses

Sud-Ouest, Jacques Ripoche, le 22 Mars 2009

ENVIRONNEMENT. Entre varroa, virus et pesticides, l’abeille meurt de plus de quarante causes identifiées. Les apiculteurs le vivent au jour le jour. Exemples en Lot-et-Garonne

L’abeille a des serial killers aux trousses

«C’est surprenant de ne pas vouloir accepter que les insecticides tuent les abeilles, c’est même fait pour ça. On peut s’étonner qu’il en reste encore ! », ironise Maurice Coudoin. L’apiculteur de Verteuil-d’Agenais (47), vétéran de la lutte contre les pesticides et les OGM, balaye d’une phrase définitive la hiérarchie des causes de surmortalité des abeilles établie par l’Afssa : « Le varroa, tous les apiculteurs sérieux le maîtrisent ! »

Le varroa est un acarien qui s’accroche à l’abeille et lui prélève le sang. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient de désigner « ennemi numéro 1 » ce parasite venu d’Asie dont la présence dans l’Hexagone est attestée depuis 1982 (lire entretien ci-contre). Mais Maurice Coudoin n’en démord pas : « Quand vous voyez une colonie dynamique à l’automne et qu’elle meurt durant l’hiver, il ne faut pas chercher bien loin : pesticides ! »

M. Coudoin possède plus de 600 ruches, ce qui en fait l’un des plus gros apiculteurs de la région. Elles sont disposées dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour de son exploitation. Le premier miel de l’année, le miel de colza, arrivera d’ici quelques semaines. Les conditions actuelles ne lui paraissent pas trop défavorables : « On n’atteindra pas les 30 à 50 % de mortalité déjà connus, mais on restera bien au-dessus des 10 % » (le taux « normal »), estime-t-il.

« Il y a un léger mieux, du moins en Lot-et-Garonne », concède-t-il. Pour des raisons qui vont dans le sens de son « antipesticisme » militant : « On a diminué l’enrobage des semences et l’on n’utilise plus le Gaucho et le Régent depuis trois ans. »

Il en faudra toutefois davantage pour apaiser le sexagénaire, engagé désormais dans le combat contre le Cruiser, temporairement autorisé sur les semis de maïs : « Les sols restent gavés de matière active, les épandages produisent des cocktails de résidus qui s’accumulent d’une année sur l’autre. »

Signalements peu fiables

À quelques kilomètres de là, à Pardaillan (47), son jeune confrère, Thomas Mollet, 36 ans, est plus nuancé : « Le varroa, j’y fais très attention. J’espère que je le maîtrise mais le traitement n’est pas toujours efficace à 100 % et il y a un problème de disponibilité de molécule. »

Entre le varroa et les pesticides, Thomas Mollet ne choisit pas. Il pense que la surmortalité des abeilles, phénomène mondial, repose sur un ensemble de causes et non une seule. Pour autant, il lui semble qu’il faut pousser beaucoup plus loin les investigations : « Je ne mets pas en doute la sincérité de l’Afssa quand elle dit ne pas être en mesure d’infirmer ou de confirmer leur rôle. Mais, sur le terrain, un apiculteur voit bien quand une intoxication est due aux pesticides. En fait, il y a un très mauvais fonctionnement de la surveillance. Il y a une différence entre le nombre de signalements et la réalité des intoxications. Il y a des problèmes dans le prélèvement et l’acheminement des échantillons. »

Entre souci et plaisir

Thomas Mollet reste toutefois optimiste : Lire la suite

Communiqué – Le CET d’Audenge : le « Contre-Modèle »

Communiqué de Presse, le 18 mars 2009, Vigidécharges Audenge Marcheprime, SEPANSO Gironde

Le Centre d’Enfouissement Technique d’Audenge : le « Contre-Modèle »

Le déroulement des opérations prévu après fermeture du CET d’Audenge

Grâce à leur implication passée sur ce dossier CET d’Audenge, Vigidécharges Audenge Marcheprime et la SEPANSO Gironde ont été intégrées au comité de pilotage créé par l’équipe municipale, ce qui nous permet de :

– suivre l’étude complète du CET réalisée par un bureau d’étude délégué ANTEA

– donner notre avis sur les différents scénarii de réhabilitation proposés

– veiller au bon déroulement des travaux

La première réunion de lancement de l’étude a eu lieu fin novembre 2008.

Le dépôt de bilan d’EDISIT a changé la donne

Le dépôt de bilan de la société EDISIT a constitué un évènement majeur en ce début d’année perturbant le schéma annoncé des opérations. La société EDISIT qui avait déjà abandonné le centre depuis plusieurs semaines, s’exempte ainsi:

– des travaux de fermeture des derniers casiers (au moins 1,5 millions d’euros)

– de la post-exploitation (350 000 euros/an sur 30 ans) dont elle avait la charge.

L’actuelle municipalité avait formulé depuis plusieurs mois des demandes auprès de la préfecture pour que des mesures soient prises à l’encontre de l’entreprise exploitante pour qu’elle dépose les garanties financières en prévision d’une éventuelle liquidation. Or ce n’est qu’après le dépôt de bilan de la société EDISIT le 22 janvier 2009 que la préfecture entame les démarches pour faire assumer cette situation à la commune d’Audenge, ce qui aurait pour effet la mise sous tutelle de la commune.

En effet la commune d’Audenge est titulaire de l’arrêté d’exploitation c’est-à-dire le responsable « légal » malgré l’exploitation par une société privée. Elle se voit aujourd’hui en charge d’assumer dans un premier temps les travaux de fermeture d’urgence des trois casiers encore ouverts, les travaux de connexion aux réseaux de récupération des biogaz et des lixiviats et les travaux de couverture, puis assurer la post-exploitation sur 30 ans et enfin assurer la réhabilitation complète du site pour stopper les pollutions qui en émanent.

Conséquences immédiates

Les audengeois se retrouvent donc confrontés à une situation critique autant par les nuisances générées par l’abandon du site que par un surcoût financier annoncé.

Le rôle des associations

Les associations ont pour objectif de veiller à:

une véritable réhabilitation du CET d’Audenge pour préserver les habitants et l’environnement du Bassin d’Arcachon.

la réalisation d’un futur centre de valorisation et de traitement des déchets exemplaires uniquement dédié à notre territoire.

la mise en place d’une politique de gestion durable des déchets sur le Bassin d’Arcachon et le Val de l’Eyre ayant pour but de diminuer significativement les déchets à la source.

Dans le dossier du C.E.T. d’Audenge, les associations ont été intégrées à ce travail de suivi par la nouvelle équipe municipale. Nous attendons les conclusions du bureau d’étude ANTEA pour émettre nos conclusions par rapport à l’exploitation du site, ses dysfonctionnements et mener des recommandations et actions en conséquence.

Cependant, nous attendons toujours la Commission d’Information et de Surveillance (CLIS) où nous siégeons, pour faire le bilan de l’année 2007 et qui devait avoir lieu en 2008. Les courriers Lire la suite

Epandages sauvages de pseudo-composts en Gironde

ecoloinfo.com, Agnès , le 5 mars 2009

Epandages sauvages

Les habitants de trois bourgs du nord Gironde (Asques, Saint-Romain la Virvée et Cubzac) se seraient volontiers passés d’un tel cadeau de Noël. C’est en effet dans le courant du mois de décembre et totalement par hasard qu’ils ont eu connaissance d’un projet déjà bien entamé, d’épandages de composts devant être réalisés sur leurs communes.

Où le hasard fait bien les choses

Alors qu’il attendait d’être reçu en rendez-vous à la mairie, un habitant de la commune d’Asques a mis son temps à profit pour feuilleter un dossier de Déclaration d’Utilité Publique concernant un projet d’épandage de composts. C’est parce qu’il avait déjà eu à subir des nuisances inhérentes à de précédents épandages de boues et de résidus que ce citoyen a cherché à se renseigner davantage sur ce projet et qu’il a finalement touché du doigt le gros point noir du dossier : la nature de ces “composts”.

La situation est la suivante : certains propriétaires de terres sur les communes d’Asques, Saint-Romain la Virvée et Cubzac ont signé des conventions d’épandage de compost avec SEDE Environnement, filiale de Veolia, Jusque là rien d’anormal, chacun disposant comme il le désire de ses terres.

Des coteaux, proches de Saint-Romain la Virvée

C’est néanmoins autour de la dénomination du terme de “compost” que les habitants des communes concernées bloquent. Selon eux et après enquête (notamment dans les propres analyses du dossier de Déclaration d’Utilité Publique), ce qui est abusivement nommé du compost serait en réalité un assemblage des boues de stations d’épuration (industrielles ou de collectivité), mélangées à des produits de désencrages d’imprimerie, des fientes de poulets d’élevage industriel (en provenance d’une unité située au sud de Bordeaux), de boues industrielles de traitements des effluents des industries laitières ainsi que des chutes d’atelier d’ameublement (bois aggloméré essentiellement).

Ce “compost” contiendrait également des métaux lourds (type cadmium, plomb, mercure…), des PCB, et autres “benzo fluoranthène“, “benzopyrènes” dont les quantités restent difficiles à évaluer.

Les opposants à ces épandages craignent, en autres effets néfastes, que les fientes de poulet ne présentent un risque majeur pour la propagation des virus H5N1 et H5N2 (grippe aviaire), sans compter les antibiotiques, médicaments ou  autres “facteurs de croissance” et “stimulateurs de ponte” qui vont immanquablement, selon eux, se retrouver dans les eaux de ruissellement ou d’infiltration.

Des zones à risques et protégées retenues

Outre la composition de ce “compost”, les endroits retenus pour son épandage posent aussi un très gros problème aux opposants. Les épandages ont ainsi été prévu dans les paluds, marais et les zones humides bordant la Dordogne, des zones inondables et concernées par un Plan de Prévention des Risques d’inondation (PPRI), classées en Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Les opposants redoutent que tout le réseau hydrographique, constitué de fossés, vannes, esteys, digues… ne se trouve affecté en cas de pluies abondantes (les premiers épandages étant prévus pour ce mois de mars et avril, à la conjonction des pluies de printemps et de la fonte des neiges, toujours sources d’inondations), contaminant toute la biodiversité et polluant la Dordogne et tout l’estuaire, jusqu’à l’océan.

De plus, les habitants des communes concernées par ces épandages craignent que les odeurs Lire la suite

Rive droite de Bordeaux : L’entreprise face au DD

Sud-ouest, Chantal Sancho, le 13 Mars 2009

CONFÉRENCE. Le débat traitait des comportements à adopter désormais au sein des entreprises

L’entreprise face au développement durable

Dernièrement, le Club des entreprises et la municipalité d’Artigues ont organisé une conférence-débat sur le thème « Du développement durable à la responsabilité sociétale des entreprises » en partenariat avec La Banque postale, Véolia propreté, le Conseil général, la CUB, BEM (Bordeaux école de management) et Fayat. Une petite centaine d’entreprises était au rendez-vous, bon nombre d’ailleurs non implantées sur la commune.

Jacques Van Coppenole, président du Club des entreprises expliqua en préambule pourquoi à notre époque les entreprises devaient se sentir concernées.

Laurence Eberhard-Harribey, responsable de la chaire développement durable et responsabilité des organisations à BEM, fut la première à intervenir ; elle maîtrise parfaitement le sujet et son discours simple et clair a conquis l’auditoire, rappelant haut et fort que développement durable ne veut pas dire simplement écologie mais bien économie, social et écologie.

« Il est important de combiner ces trois sphères qui a priori sont antinomiques, la réalité c’est que notre planète se goinfre d’elle-même, en laissant de côté toute une population qui souffre ». Elle poursuivit en précisant que les entreprises sont aujourd’hui obligées de changer de comportements, les communes exigeant désormais dans les appel d’offres que ces dernières soient respectueuses des règles de développement durable.

Julie Chabaud, responsable de la mission Agenda 21 au Conseil général, rappela toutes les actions mises en place pour les entreprises. Ces dernières d’ailleurs posant de nombreuses questions en fin de conférence à l’instar du magasin artiguais La Boumba auquel une commune a commandé des confettis en papier recyclé.

Force est de constater que les entreprises présentes veulent bien que le développement durable entre chez elles mais Lire la suite

Le manque de terrains freine les AMAP basques

Sud-Ouest, Sophie Cicurel, le 12 Mars 2009

CONSOMMATION. L’Amap de Saint-Jean-de-Luz va fêter son premier anniversaire, submergée de demandes. Une deuxième pourrait voir le jour. Reste un problème de foncier

Le manque de terrains freine les Amap

Si Beñat Lecuona a mis longtemps avant de se décider, il y a un an, il n’a aujourd’hui aucun regret de s’être lancé dans l’aventure de l’Amap.

Ce maraîcher de Sare qui vend ses produits deux fois par semaine à Saint-Jean-de-Luz, est le producteur attitré de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), basée à Chantaco et créée il y a un an. « Au début, 90 personnes étaient prêtes à signer. Comme nous avons décidé de démarrer petit, nous en avons pris une quinzaine, puis nous sommes passés à 20, trois mois plus tard. Et, d’ici le mois de juin, j’ai bon espoir que nous passions à 25 » table-t-il.

L’Amap de Saint-Jean-de-Luz envisage non seulement de s’agrandir mais aussi de varier les produits proposés d’ici la fin de l’année. Un contrat d’engagement est ainsi à l’étude avec des producteurs de viande, des éleveurs de volailles et des boulangers.

Une politique à repenser

Le partenariat entre producteurs et consommateurs, séduisant sur le principe, a pourtant de quoi en effrayer plus d’un. « Pour nous, producteurs, ce n’est pas évident au début de fournir un panier toutes les semaines. Il y a des périodes où on n’est pas gâtés par la météo. Et que des gens soient prêts à payer à l’avance pour un panier de saison dans lequel ils ne savent pas ce qu’ils vont trouver, ça me surprend encore. Mais il faut croire qu’ils y trouvent leur compte » conclut le producteur.

À écouter les intéressés, non seulement ils y trouvent leur compte, mais c’est un tout autre mode de consommation qui se révèle à eux. « Nous nous adaptons aux produits de saison, nous redécouvrons le goût des salades, des haricots verts, et il n’a rien à voir avec ce que nous connaissions » avoue Jacqueline Branger, de l’Amap luzienne. « Cela oblige à chercher de nouvelles recettes. J’ai fait mon calcul, ça me revient au prix du marché et, au moins, je sais ce que je mange puisque je connais le producteur, je sais comment il travaille. Et, en plus, c’est un moyen de le soutenir, un peu comme le commerce équitable, sauf qu’il est là, à notre porte » résume une autre consommatrice, Marie-Dominique Nagel.

Au total, près de 200 personnes sont actuellement inscrites sur les listes d’attente des 13 Amap du Pays Basque. De quoi inciter le réseau local à s’interroger sur les solutions à envisager. « Le problème, c’est qu’au Pays Basque, il y a peu de producteurs. Il faudrait inciter davantage de jeunes à s’installer mais cela ne résoudrait pas le problème de l’accès au foncier. Après, c’est une politique de relocalisation de la production maraîchère qu’il faut penser » estime Isabela Barreix, coordonnatrice du relai Amap Pays Basque.

Prendre le temps

Une réunion interne du relais, mardi soir à Saint-Jean-de-Luz, a dégagé une première piste. « L’idée est de créer des groupes de consommateurs dans les zones où se font ressentir les besoins et de rechercher des producteurs ensuite. Une deuxième Amap est ainsi prévue à Saint-Jean-de-Luz/Ciboure et des groupes de consommateurs vont se créer à Hendaye Biritaou où il n’y a encore rien. »

Tout cela prendra du temps, le relais cherche à éviter la création anarchique de structures dans la région. « Les gens sont pressés de démarrer mais ils ne mesurent pas toujours Lire la suite

CLCV : Nouvelle conseillère info énergie pour le Bassin

Sud-Ouest, Marceau Bonnecaze, le 10 Mars 2009

Une nouvelle conseillère info énergie pour le Bassin

Anna Caillerie est la nouvelle conseillère de l’Espace info énergie, en remplacement de Delphine Vignaud qui était en place depuis la création de l’espace en février 2008.

Cette jeune femme de 24 ans, munie d’un diplôme universitaire et technologique de gestion urbaine, a rejoint en 2003 l’Institut d’urbanisme de Grenoble pour y achever un cycle supérieur (bac + 5) en urbanisme, aménagement local et développement durable.

Employée par une association d’amélioration de l’habitat en 2007, elle a travaillé sur le volet énergétique des copropriétés dégradées. Cette expérience lui a beaucoup appris et a orienté sa carrière professionnelle.

Conseils en énergie

Depuis un mois, elle est en poste au sein de l’Espace info énergie de La Teste-de-Buch, structure portée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). C’est l’association des consommateurs de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) qui accueille cet espace. Anna Caillerie commente : « Au-delà du conseil énergétique à destination des particuliers qui est notre mission première, ce que j’apprécie dans ce travail c’est la formation permanente sur des thèmes d’actualité. La législation et les innovations techniques ne cessent de se développer dans le secteur du développement durable et c’est à nous, en tant que conseiller, d’avoir un temps d’avance afin d’éclaircir l’information à destination du grand public. »

En revanche, Anna Caillerie rencontre des difficultés à faire connaître l’Espace info énergie auprès des acteurs du territoire. Elle déclare : « Les collectivités du Bassin ne se donnent pas les moyens d’offrir ce service à leurs concitoyens. Il paraît aujourd’hui indispensable de réduire nos consommations énergétiques. Seule la mairie d’Audenge nous accueille deux fois par mois, le jeudi, pour assurer des permanences qui rencontrent un réel succès. »

Espace info énergie : permanence du lundi au Lire la suite

Sud Gironde : Les LGV font l’unanimité contre elles

Sud-Ouest, Axelle Maquin-Roy, le 7 Mars 2009

Les LGV font l’unanimité contre elles

SAINT-MICHEL-DE-RIEUFRET. Une nouvelle réunion d’information a été organisée. Chacun a pu faire part de sa position ou y a été contraint

Lancée à l’initiative de Marc Gauthier, maire de Saint-Michel-de-Rieufret et de la coordination des associations de vigilance LGV (LEA, LGPE, Trait d’Union) associée à la Sepanso, la réunion d’information sur les LGV Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne a pour le moins mobilisé.

Parmi l’assistance nombreuse, beaucoup d’élus concernés par les hypothèses de tracés. Si certains ont d’emblée fait part de leur position sur les projets, d’autres ont été quasi sommés de le faire par l’auditoire. Morceaux choisis.

Hervé Gillé, conseiller général PS de Podensac.

« Je suis d’abord là en situation d’écoute. Mais sur l’intérêt du projet vers Toulouse, je suis sur un a priori plutôt négatif, au regard des coûts. Je ne dispose cependant pas de tous les tenants et aboutissants. Sur la ligne Bordeaux-Espagne, plus logique, je suis plus favorable au tracé direct sur les voies actuelles. Mon deuxième souci, c’est le financement et la sollicitation des collectivités locales et territoriales. Comment peut-on nous demander de financer, au Conseil général, quand en même temps le comité Balladur prévoir de retirer aux Départements la clause de compétence générale pour financer des projets justement hors de nos compétences. »

Christian Tamarelle, président de la Cdc de Montesquieu et maire PS de Saint-Médard-d’Eyrans.

« Si nous devons supporter deux nouvelles voies en plus de la voie existence, c’est la mort du village. Je n’ai pas envie que le village soit rasé, je me battrai donc à vos côtés. Et si le projet est arrêté, tant mieux, on aura d’autres choses à faire sur la commune. »

Francis Gazeau, maire UMP de Cadaujac.

« Le Conseil municipal a pris une délibération contre la venue des LGV. Nous nous sommes depuis équipés d’une cartographie du bruit qui servira d’outil juridique pour la suite des études, alors qu’avec l’autoroute nous sommes déjà dans le rouge. Si ça devait se faire et que la commune doive payer le moindre euro, ce serait non ! Mais sachez qu’on ne peut rien sans la mobilisation des associations. »

Marc Gauthier, maire (SE) de Saint-Michel-de-Rieufret.

« Quel que soit le tracé retenu, la commune est concernée. Et malheureusement, je pense que le tracé est déjà fait. Mais je me pose la question de l’utilité de tels projets Lire la suite

Cannelle : La SEPANSO Béarn attaque l’Etat et l’IPHB

Sud-Ouest, Patrice Sanchez, le 5 Mars 2009

PYRÉNÉES. Pour les écologistes de la Sepanso, la mort de la dernière ourse de souche locale pouvait être évitée. Ils attaquent l’État et l’Institution patrimoniale du haut Béarn

Le fantôme de Cannelle hante les tribunaux

Le 2 novembre 2004, la dernière ourse de souche béarnaise trouvait la mort en Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce jour-là, la partie de chasse au sanglier avait mal tourné. Un habitant du village d’Urdos, René Marquèze, s’était retrouvé nez à nez avec l’animal. Se sentant menacé, il avait tiré. Un coup en l’air. Un autre fatal.

Dans un dernier souffle, Cannelle abandonnait l’ourson mis au monde deux mois auparavant. Si l’on en croît la légende, les cris du petit sans sa mère avaient résonné toute la nuit dans la haute vallée. L’émotion avait été ressentie jusqu’au plus haut niveau de l’État.

Les caravanes de journalistes et de photographes ont quitté la montagne depuis longtemps. Mais deux procès en correctionnelle plus tard, l’affaire n’en finit pas d’alimenter la polémique. Aujourd’hui, les écologistes de la Sepanso lancent une nouvelle procédure judiciaire. Pour eux, alors que le chasseur a été blanchi, les « responsabilités collectives » n’ont toujours pas été sanctionnées. Dans leur ligne de mire cette fois : l’État et l’Institution patrimoniale du haut Béarn, l’IPHB, dont la charte prenait en compte la protection de l’ours. Le tribunal administratif de Pau est saisi.

« L’État a été pris en otage dans cette affaire. La Sepanso et les plus grands naturalistes tiraient la sonnette d’alarme depuis les années 1970 », observe François Ruffié, l’avocat du barreau de Libourne en charge du dossier. « Sous le prétexte d’une politique contractuelle, les élus locaux et les chasseurs ont trouvé, au sein de l’Institution patrimoniale, une pompe à subventions. On voit le résultat. L’humanité triomphante était la gardienne d’une grande espèce menacée qui a maintenant totalement disparu. Ce n’est même pas la peine d’en réintroduire, ils vont encore les tuer. »

Le conseil de la Sepanso réclame 1 million d’euros à la France en réparation du préjudice. Notre pays est notamment engagé, à travers plusieurs conventions internationales, dans la conservation de la faune en péril.

Réserves Lalonde

François Ruffié constate, par ailleurs, que tous les moyens dont dispose l’État n’ont pas été mis en oeuvre pour accomplir sa mission. Créées en 1990, les « réserves Lalonde » ont été abrogées trois ans plus tard face à la levée de boucliers des montagnards. Ont alors repris les battues au chevreuil et au sanglier, principales causes d’activité de nature à déranger l’animal et à provoquer sa mort au cours d’accidents de chasse.

Ainsi, en 1994, l’ourse Claude se fera abattre par des chasseurs de Borce dans une ancienne zone réglementée. Cette année-là, un nouvel acteur apparaît : non sans difficultés, l’IPHB réunit autour de la même table les amis de la nature, les élus des communes concernées et les partenaires institutionnels. Ils signent une charte de développement des vallées et de protection de l’ours. L’objectif est de calmer les esprits et de trouver des solutions.

« À cette époque, on s’aperçoit que la responsabilité de l’organisation des activités cynégétiques dans les zones à ours est laissée aux chasseurs. Comme si les automobilistes rédigeaient eux-mêmes le Code de la route », Lire la suite

« Darwin », nouveau concept d’économie durable à Bordeaux

 Le Monde, Claudia Courtois, le 3 mars 2009

« Darwin », nouveau concept d’économie durable

« Etre à la croisée des chemins entre économie et écologie, rendre le développement durable et désirable. » Ce slogan est un condensé de la philosophie du projet « Darwin » : construire un quartier d’entreprises et de services exemplaire sur le plan environnemental. Les locaux fonctionneront en basse énergie, l’eau de pluie sera récupérée, l’énergie recyclée et les émissions de CO2 divisées par quatre.

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L’idée est d’associer des entreprises d’horizons différents : économie créative et culturelle avec un groupement d’acteurs culturels bordelais, culture urbaine avec le projet d’un skate-parc intérieur « éco-conçu » de 2 500 m2, communication et nouvelles technologies avec une agence de marketing publicitaire et une société d’imagerie virtuelle.

L’Agence régionale de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’Institut français pour la performance énergétique du bâtiment pourraient aussi s’y installer. Des associations et des commerces sont attendus : crèche éco-responsable, commerces et restaurants bio, boutique consacrée à l’éco-mobilité.

Les concepteurs ont imaginé des espaces publics, des rues et jardins. En point d’orgue, une « cathédrale d’eau », vaste citerne intérieure d’eau de pluie qui servira aussi de parcours pédagogique et de lieu de réception. Il est prévu que les entreprises résidentes partagent la logistique, des services aux personnels et des espaces de réunion. Au final, une vingtaine de sociétés et une quarantaine d’associations sont attendues sur le site.

Cette structure atypique, inspirée des éco-quartiers du monde entier, doit s’installer à l’extrémité d’une caserne aujourd’hui désaffectée, à la Bastide, sur la rive droite de la ville. L’éco-quartier s’étendra sur 30 hectares dans le cadre d’une zone d’aménagement concerté et sera l’une des réalisations phares du nouveau projet urbain de la ville. Darwin occupera environ deux hectares dans les anciens magasins généraux de la caserne Niel.

Ce projet un peu fou est porté par une poignée d’acteurs locaux. A sa tête, un natif de la rive droite, Philippe Barre, membre du Centre des jeunes dirigeants, à la tête d’une agence de publicité pas comme les autres, et d’une holding d’entreprises innovantes. Après deux ans de recherche, il est tombé sur l’ancienne caserne Niel.

Le projet est vite devenu emblématique pour Bordeaux et l’agglomération. Il avait été retenu parmi ceux présentés par la Ville pour sa candidature de capitale européenne de la culture en 2013. Sir Bob Scott, le président du jury, avait été conquis et, aujourd’hui, il fait partie du comité de soutien de Darwin, comme Serge Orru, directeur général de WWF-France, le paléoanthropologue Pascal Picq, ou encore George Kell, directeur exécutif du Global Compact, un programme des Nations unies destiné à promouvoir l’ entreprise écologique.

Malgré ces soutiens, les initiateurs, jugés « trop rêveurs », ont dû hausser le ton pour obtenir l’engagement ferme de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). « C’est vrai, Lire la suite

900 ha de friches urbaines pour l’avenir de Bordeaux

Le Monde, Claudia Courtois, le 3 mars 2009

900 hectares de friches urbaines pour l’avenir de la ville

L’évolution de la forme, de l’image et de l’usage de Bordeaux a été le pari de la ville et l’obsession de son maire actuel, Alain Juppé (UMP). « Il y a une équation particulière à Bordeaux, reconnaît Bruno Fortier, Grand Prix de l’urbanisme 2002 et urbaniste conseil de la municipalité depuis cinq ans. Alain Juppé est passionné par le sujet. »

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Un an après son élection à la tête de la capitale girondine en 1995, M. Juppé, alors premier ministre, avait présenté le premier acte de son projet urbain. Avec, à la clé, deux révolutions : la construction du tramway, qui désormais quadrille la ville en étoile, et l’ouverture de Bordeaux sur la Garonne. Le but était d’éviter l’étalement urbain sur une vaste zone continue, de Libourne à Arcachon.

Treize ans plus tard, cette première phase est achevée « à presque 100 % », selon le maire de Bordeaux, qui vient de présenter l’acte II du projet urbain. Lundi 2 mars, dans les salons de l’hôtel de ville, devant un parterre d’architectes, d’urbanistes et de promoteurs immobiliers, il a présenté sa vision de la ville « à vingt ans » qui doit servir de base à la concertation avec les professionnels et les habitants. « L’objectif est de faire de Bordeaux une métropole durable à l’échelle humaine, a déclaré M. Juppé. Je suis au début de mon nouveau mandat de maire, il est temps de passer à une autre étape et de faire passer un message de confiance dans cette période de crise. »

Aujourd’hui, Bordeaux et huit communes périphériques comptabilisent 43,8 kilomètres de tramway, transportant 170 000 voyageurs par jour avec, sur certains secteurs, une fréquentation supérieure de 20 % à celle des bus avant l’arrivée du tramway. L’immobilier d’entreprises a connu des années euphoriques jusqu’à fin 2008 et les prix ont retrouvé des valeurs dignes d’une capitale régionale. Enfin, la ville, qui avait perdu 22 % de ses habitants entre 1962 et 2000, a connu une des plus fortes poussées démographiques françaises sur la période 1999-2006 (+ 7 %). La population nouvelle est plutôt jeune, familiale, diplômée, soucieuse de l’environnement et de la vie urbaine. « Les quartiers bourgeois traditionnels n’ont pas bougé alors que les anciens quartiers populaires (Chartrons, Saint-Pierre, la Bastide) se sont « boboïsés », confirme Thierry Oblet, maître de conférences en sociologie à l’université Bordeaux-II, spécialiste des politiques urbaines.

L’acte II du projet urbain de la ville vise à mettre en cohérence des projets pour la plupart déjà connus. Il s’appuie sur une situation unique : de Bordeaux-Nord à la gare Saint-Jean, la ville dispose d’un chapelet de friches, d’anciens terrains industriels ou laissés à l’état sauvage, soit près de 360 hectares le long de la Garonne, 900 en intégrant le bâti existant. Le maire et les techniciens appellent cet axe « l’arc de développement durable » : six zones identifiées avec, pour chacune d’elles, un projet mixant habitat, bureaux et espaces publics. Le tout sous la double contrainte du développement durable et de la mixité sociale, des mentions désormais obligatoires dans tout programme urbain. « Ces friches sont une chance fantastique pour l’avenir de Bordeaux et de l’agglomération, assure Michel Duchène, adjoint d’Alain Juppé et vice-président à la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) chargé de l’urbanisme. Elles sont idéalement placées, souvent à une dizaine de minutes du centre-ville. »

Ce projet s’articule aussi autour des deux futurs franchissements de la Garonne. De nouveaux quartiers doivent sortir de terre, irrigués par un transport en commun en site propre : deux au nord, autour du pont levant Bacalan-Bastide, avec l’aménagement des bassins à flot rive gauche et, sur l’autre rive, la création ex nihilo d’un quartier d’habitations et de bureaux jouxtant un vaste parc longeant les quais.

Au sud, Lire la suite

Dégradation de zone humide à Saint-Jean-D’Illac

Sud-Ouest Olivier Delhoumeau, le 2 Mars 2009

SAINT-JEAN-D’ILLAC, JUSTICE. La déléguée du procureur de la République épingle la commune qui a engagé, en 2007, des travaux affectant des zones humides, sans autorisation préfectorale

Délit entre deux eaux

Comme un gamin pris en faute, la municipalité de Saint-Jean-d’Illac s’est fait tirer l’oreille par la déléguée du procureur de la République, le 4 février dernier.

À l’origine de la convocation : la réalisation, en 2007, de travaux dans des zones humides sans autorisation préfectorale. Ceux-ci ont eu pour effet de modifier « de manière conséquente » les profils en long et en travers de la jalle de Chantegrive, sur une longueur de plus de 600 mètres et de son affluent, le ruisseau de Braguina, sur plus de 300 mètres. Le drainage et le reprofilage d’un réseau de fossés ont engendré un assèchement d’une unité hydrographique.

Avertissement solennel

L’absence de récépissé préfectoral de déclaration, qui constitue une infraction lourde au regard du Code de l’environnement, nécessitait de désigner des responsables. D’où la mise en cause de la commune en qualité de maître d’ouvrage ; l’entreprise Rollin, basée à Cestas, étant visée en tant que prestataire. Le 4 février, Gilberte Fleury, la déléguée du procureur, a indiqué à l’élu illacais et au gérant de la société, Yannick Rollin, que cette convocation constituait « un avertissement solennel ». Que toute nouvelle poursuite les exposerait à des sanctions. Le maire n’en est pas quitte pour autant. Il est mis en demeure de procéder à la restauration du milieu aquatique, en lien avec les services de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) et de la Police de l’eau.

Autre obligation, la collectivité locale doit procéder au recensement des zones humides sur l’ensemble de son territoire. Le résultat de cette étude devra être remis aux autorités compétentes.

Un an de délai

À la tête de la mairie depuis décembre 2008, Jacques Fergeau se serait bien passé de ce mauvais coup dont la génèse remonte au « règne » de Pierre Favre. « La majorité de l’époque aurait dû demander l’autorisation à la Direction régionale des eaux et forêts. Les zones humides fonctionnent comme des barrages en période d’inondations. En les supprimant, les retenues disparaissent. On imagine les problèmes possibles. S’ajoutent à cela des éléments de protection de la faune et de la flore. »

Disposant d’un délai d’un an, l’édile ne se voit pas ordonner une remise en état des zones végétales atteintes. « Le mal est fait. Le coût de réfection serait faramineux. Des communes confrontées à des faits similaires ont été plombées sur le plan budgétaire. Nous imposer cela serait dangereux. Nous souhaitons proposer en échange la création et la préservation de nouvelles zones humides. »

Recensement global

Un recensement global des zones humides sera également lancé courant 2009. « On va se rapprocher du Conseil général qui travaille à l’établissement d’un schéma départemental des zones humides. » Les résultats de cette étude seront consignés dans le futur Plan local d’urbanisme (PLU) de la ville. Jacques Fergeau espère ainsi être éligible aux aides du Département destinées à la préservation des zones humides. Sa casquette de conseiller général devrait l’y aider.

Cette démarche de transaction pénale trouvera-t-elle un écho favorable auprès du procureur de la République ? Lire la suite

Mérignac : reconduction des packs écologiques

Sud-Ouest, Olivier Delhoumeau, le 27 Février 2009

MÉRIGNAC, ÉCOLOGIE. La municipalité reconduit le dispositif des packs écologiques, en mettant l’accent sur l’aide à l’équipement de composteurs. Malgré le désengagement de la CUB

Le compost passe au vert

Dans le cadre des actions de l’Agenda 21, la ville met en place depuis 2007 une politique d’aide aux habitants souhaitant adopter un comportement écocitoyen. De quelle façon ? En accompagnant financièrement les foyers s’équipant d’un chauffe-eau solaire, d’un économiseur d’eau ou d’un composteur individuel.

Cette opération recevait jusqu’à présent l’appui de la CUB. Problème, la Communauté n’a pas reconduit son partenariat cette année. « On a appris la nouvelle fin 2008, sans réelle explication. Devant le contexte budgétaire tendu, les arguments financiers ont sûrement prévalu », déplore Marie Récalde, adjointe déléguée au développement durable et aux relations avec les entreprises.

Bio-seau en prime

Malgré le pas de côté de la CUB, la municipalité poursuit sur la dynamique engagée. En modifiant quelque peu les règles du jeu. « On stoppe le soutien aux récupérateurs d’eaux pluviales pour mettre l’accent sur le compostage. On veut inciter les gens à faire davantage de compost avec la fraction fermentescible des ordures ménagères (les épluchures de légumes) et les déchets de jardin », explique Patrick Madec, chargé de mission Agenda 21. La finalité étant aussi de réduire la pression sur la collecte des déchets verts, en favorisant la production et l’utilisation d’engrais naturel.

Depuis le lancement de l’opération, la ville estime à 300 le nombre de foyers aidés pour l’achat de composteurs. L’objectif pour 2009 est d’accompagner 260 foyers de plus. Sachant, selon les chiffres, qu’un bon usage du composteur permet de retirer environ 30 % des déchets des particuliers des circuits traditionnels de collecte.

Comme les années précédentes, la procédure consiste, après prise de contact avec les services municipaux, à signer une convention avec la mairie. Sur présentation d’une facture d’achat, d’un justificatif de domicile, d’un RIB et d’une pièce d’identité, la ville s’engage à subventionner 260 composteurs individuels labellisés NF, à hauteur de 30 euros.

Chaque bénéficiaire recevra en prime un « bio-seau » de Lire la suite

Enerlandes, l’énergie verte du département des Landes

Sud-Ouest, Jean-Louis Hugon, le 27 Février 2009

CONSEIL GÉNÉRAL. La société d’économie mixte va se prononcer sur cinq premiers dossiers le 6 avril prochain

Enerlandes, l’énergie verte du département Une société à 1,4 million de capital

La production d’énergie renouvelable a, de façon incontestable, le vent dans le dos, surtout depuis que le Conseil général des Landes a créé Enerlandes. Devant l’avalanche des projets de centrales éoliennes et photovoltaïques qui fleurissent depuis quelques années, l’assemblée départementale a créé une société pour en surveiller et en harmoniser le développement.

« Nous sommes un véritable couteau suisse de l’énergie renouvelable, dit Laurent Civel, le jeune directeur d’Enerlandes. Et nous pouvons aider tous les projets des collectivités et des entreprises, (sauf les particuliers) pour toutes les formes d’énergie « verte » : le soleil, la géothermie, la biomasse ou le vent. Mais pour commencer, nous allons privilégier la production d’électricité par des panneaux solaires, notamment sur les toitures. À titre d’exemple, le simple patrimoine immobilier des collectivités landaises constitue plus de 300 000 m². Autant mobiliser tout de suite ce cinquième mur disponible, le plus facile à intégrer par du photovoltaïque. »

Il faut des capitaux

Il faut néanmoins des capitaux, puisque 500 m² de panneaux demandent un investissement de 300 000 euros. Pour l’instant, Enerlandes n’a pas encore choisi de sites, mais son premier conseil d’administration, le 6 avril prochain, aura à se prononcer sur cinq dossiers concernant des toitures. À noter que le prix du kilowattheure payé par EDF est financé par l’abonné, grâce à la ligne CSPE (Contribution au service public de l’électricité), figurant sur chaque facture.

Autre possibilité, la géothermie avec l’utilisation d’un ancien puits Esso à Biscarrosse (130 °C à 4 500 mètres de profondeur) ou d’un site où GDF voulait stocker du gaz à Meilhan (eau à 40 °C). Pour la biomasse, les effets de la tempête ont précipité à terre du bois qui pourrait être utilisé à produire de l’électricité. « Mais il faudrait que la CRE (Commission de régulation de l’énergie) qui attribue les dossiers, considère les Landes prioritaires. Un courrier a été adressé en ce sens au ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo », indique M.Civel.

Quant à l’éolien, surtout intéressant sur la côte, il aurait des conséquences importantes sur le tourisme. Pour l’instant, les projets en sont au stade de la réflexion.

Enerlandes est une Sem (société d’économie mixte) créée par le Conseil général des Landes après un vote du 25 juillet 2008, pour favoriser la création d’énergie renouvelable. Inscrite au registre du commerce depuis le 15 janvier dernier, elle dispose d’un capital de 1,4 million d’euros. Ses actionnaires sont Lire la suite

Vente directe : sanction, solution ou chgt de consommation ?

lejpb.com, Sébastien VAÏSSE, le 27 février 2009

Vente directe : sanction, solution ou changement de consommation ?

Crise économique, inflation, baisse du pouvoir d’achat ou simple adhésion à l’idéologie décroissante… Les modes de consommation seraient-ils en pleine mutation ? C’est du moins la question que l’on peut se poser face à un phénomène qui, bien loin de faire l’unanimité chez les professionnels des secteurs qu’il touche, prend de l’ampleur : la vente directe.

 

Alors que les bouchers du Pays Basque dénoncent depuis plusieurs semaines «certains agissements qualifiés de concurrence déloyale», que le système des AMAP se développe et qu’à l’image d’Idoki qui prône les circuits courts de proximité, la petite production gagne du terrain, la vente directe touche maintenant un autre secteur, celui de la pêche. Les pêcheurs de la Côte basque ont en effet décidé d’ouvrir leur cale directement aux consommateurs.

La crise du poisson

«On nous explique que c’est la crise, qu’il faut respecter les quotas, que le poisson se vend moins, mais quand on voit que la sole est à 30 euros/kg dans les grandes surfaces, on ne comprend pas» tonne Patrick Lespielle, pêcheur luzien. Il faut dire que si l’année dernière, les pêcheurs basques pouvaient négocier avec les mareyeurs (grossistes) la sole autour de 12 euros/kg, on est passé aujourd’hui sous la barre symbolique des 10 euros : «Je n’ai jamais vendu à ce prix-là» poursuit Patrick Lespielle. «ça fait douze jours qu’on n’a pas vu la maison, tout ça pour s’entendre dire : la sole à 7 euros». Un mécontentement, une incompréhension et un décalage de prix qui justifient la vente directe, d’autant que l’opération lancée il y a quelques jours par les pêcheurs semble plutôt bien fonctionner : «De la sole fraîche à 12 euros/kg, ça fait plaisir et ça redonne envie de manger du poisson» sourit une bayonnaise venue s’initier aux joies de ce nouveau commerce.

Alors, à qui la faute ? Et comment expliquer ce décalage ? De l’avis de certains pêcheurs, les mareyeurs ne seraient totalement innocents dans cette affaire. Pourtant, lorsqu’on les interroge, la réponse est claire : «on n’a aucune activité, très peu de ventes». Une situation qui expliquerait donc la baisse du prix d’achat. Il n’empêche qu’au final, sur l’étalage, le poisson relève presque du produit de luxe…

Viande foraine

Un phénomène qui n’épargne pas non plus le secteur de la viande au grand dam du Syndicat de la boucherie et de la charcuterie des Pyrénées-Atlantiques qui a adressé une lettre au député-maire de Bayonne, Jean Grenet, pour dénoncer les agissements de «beaucoup d’agriculteurs, développant la vente de viande au détail, qui ne se sentent plus concernés par la réglementation régissant le métier de boucher». En fait, les bouchers du Pays Basque, qui ne reprochent cependant pas aux «agriculteurs de commercialiser de la viande» mais plutôt de ne pas «être sur la même ligne de départ», s’interrogent quant à la «légitimité d’utiliser des structures à vocation ou à délégation de service public, à des fins commerciales privés» et invite donc le législateur «à se saisir du problème et à le régler de la manière la plus cordiale qui soit».

Du côté de l’abattoir public de Saint-Jean-Pied-de-Port, si on reconnaît le manque de réglementation en matière de vente directe notamment en ce qui concerne les abattages sauvages, on avoue cependant comprendre l’action des producteurs qui face à l’arrivée massive de viande foraine dans les grosses structures locales comme Arcadie, Pedavia (entre 60 et 70 % des viandes commercialisées dans le département proviennent d’Allemagne, de Pologne…), ont imaginé la solution de la vente directe. Lire la suite

CdC de l’Estuaire (33) : Le projet de parc éolien sur les rails

Sud-Ouest, Étienne Beguin, le 27 février 2009

ESTUAIRE. Malgré ses opposants, le député Philippe Plisson reste ferme sur le projet du canton de Saint-Ciers

« Notre projet de parc éolien est bien sur les rails »

On le sait, la Communauté des communes de l’Estuaire a entamé une démarche visant à créer une zone de développement éolien à Reignac, non loin de l’autoroute. La Commissions des sites de la préfecture de Gironde a validé le dossier fin janvier, ce qui en faisait d’ailleurs le seul dossier de ce type déposé officiellement en Aquitaine.

Pour autant, l’horizon de l’éolien semble s’obscurcir quelque peu ces derniers temps. De plus en plus de voix s’élèvent notamment pour dire que le bilan carbone de l’éolien n’est finalement pas si élogieux que cela. Sur un plan plus local, l’annonce du projet porté par la CCE a généré la création d’une association, Vigi-éole, dont les membres s’opposent farouchement à la mise en place d’éolienne dans la région.

Lobby du nucléaire virulent

Philippe Plisson, président de la CCE et député, estime pourtant qu’il faut continuer à avancer dans le domaine des énergies renouvelables : « En ce moment, c’est vrai qu’il y a une espèce de curée contre l’éolien. Le lobby du nucléaire par exemple est très virulent. Et puis il y a ceux qui ont peur de voir leur paysage abîmé par la présence d’éoliennes. Mais jusqu’à preuve du contraire, les éoliennes sont recyclables, ce qui n’est pas le cas des panneaux solaires. » Philippe Plisson a décidé de s’en tenir au Grenelle de l’environnement qui prévoit un objectif d’au moins 20 % d’énergies renouvelables en 2020 dans la consommation globale d’énergie.

« Actuellement, on est loin du compte avec à peine 5 %. Si on veut maintenir un semblant de qualité de vie et ne pas revenir à la bougie, il faut de l’éolien. Pas partout et pas n’importe comment, mais il en faudra. »

Une manière de dire qu’il n’est pas question de laisser tomber le projet du canton de Saint-Ciers. « Notre projet est complètement sur les rails et on va lancer prochainement le choix du développeur », assure Philippe Plisson, qui estime, qu’en fait, il n’y a actuellement « pas d’arguments autres que passionnels ou irrationnels contre le développement de l’éolien ».

« Il faut penser aux générations futures. Certes, le bilan carbone du nucléaire est très bon, mais le bilan écologique nettement moins. Les déchets Lire la suite

AMAP de Gradignan : Militants du contrat bio

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 25 Février 2009

GRADIGNAN, AMAP. L’association pour l’aide à l’agriculture paysanne a trouvé son rythme de croisière avec les quarante adhérents attendus. Et chacun participe à son bon fonctionnement

Militants du contrat bio

Ceux qui sont nés dans les années 50 et 60, dans des secteurs ruraux ou semi-ruraux se souviennent encore des fameux « nez de goret », les fourgons Citroën en tôle ondulée qui circulaient à jour fixe dans les villages.

Commerçants et artisans venaient ainsi proposer leurs produits d’épicerie, de boucherie-charcuterie, de boulangerie ou même de mercerie. Ce temps-là semblait irrémédiablement révolu, mais…

Mais hier soir par exemple, la salle de l’Ermitage, à Gradignan, accueillait comme chaque mardi dorénavant, son producteur de légumes biologiques. Avec les clients habituels, adhérents de l’AMAP (1) locale. Celle-ci, créée mi-octobre, atteint dorénavant les quarante adhérents.

« Tous adhèrent et cotisent pour un panier chaque semaine et cela 50 semaines dans l’année, en dehors de la période de Noël. L’agriculteur qui vient nous livrer les cagettes est quelqu’un de passionné », explique Karine Roux, la présidente de cette association appelée CABAS (2).

Les légumes de saison

Une majorité de mères de familles se succèdent pour récupérer leur cagette à 10 ou 15 euros. C’est le cas de Wanda Kohler, laquelle a rejoint l’association en janvier.

« Je cherchais une AMAP depuis longtemps. J’adhère à ce principe de solidarité avec un agriculteur de la région ; celui-ci là produit du biologique, c’est encore mieux. Retrouver la tradition des légumes de saison, c’est aussi retrouver des valeurs. »

Elle ajoute : « Malgré nos vies très actives, cela nous oblige à cuisiner en étant inventif au niveau des recettes. Le goût est extraordinaire : on croque dans ces légumes ! Dans le budget mensuel, on s’y retrouve. Et puis, je préfère donner de l’argent à un agriculteur plutôt qu’à une grande surface.

En plus, chaque adhérent aide à son tour à la préparation des paniers et nous devons faire attention à tout. Ainsi, on rentre dans le principe, il ne s’agit pas simplement de se faire livrer, mais de participer. Sans oublier que l’on participe à la protection de l’environnement. »

Retrouver le goût

Marie-Line Hachette partage cette opinion : « Au départ, nous avons trois motivations, Lire la suite

Les Cuma s’activent pour transformer le bois en plaquettes

Sud-Ouest,  Julien Pellicier, le 23 Février 2009

UNE ALTERNATIVE AU GAZ ET AU PÉTROLE. Les Cuma s’activent pour transformer le bois en plaquettes pour chaudières

Du feu de tout bois

Un broyeur glouton muni d’un grappin et le tour est joué. Le bois ressort en brisures de quelques centimètres, lesquelles sont destinées à remplir un silo qui, par l’intermédiaire d’une vis sans fin, alimentera la chaudière à plaquettes. Cela paraît tout simple mais la technique n’en est qu’à ses balbutiements. En tout cas en Lot-et-Garonne. En Dordogne, le système a déjà permis d’équiper une vingtaine d’établissements en chaudières à plaquettes : lycées, maisons de retraite… Un exemple que la fédération départementale des Cuma entend bien suivre afin de proposer une source alternative au gaz et au fioul. « Les travaux d’élagage, d’éclaircie, tout comme les sous-produits de l’exploitation forestière génèrent chaque année des milliers de mètres cube qui pourraient être valorisés par des chaudières automatiques à bois », assure Cécile Bescond, représentante de la FD Cuma.

Service itinérant

Convaincue de l’intérêt de cette filière qu’elle entend mettre en place d’ici l’hiver prochain, la fédération a même organisé une démonstration grandeur nature, sur le site de l’Inra, à Bourran, pour démontrer la simplicité et la rapidité de l’exercice. Un site pas choisi au hasard puisque les chercheurs qui y travaillent comptent faire l’acquisition d’une chaudière à bois de 60 KW, histoire de chauffer une partie des locaux par forcément tout jeunes du domaine de la Tour de Rance, soit quelque 350 m2. Une démarche « logique » si l’on en croit Dominique Monty et Marie-Laure Grey, les responsables du site, puisqu’elle permettrait « d’utiliser la matière première du domaine et de conduire à l’autonomie énergétique que visent les unités de recherche de l’Inra. »

Le projet de la FD Cuma ne date pas de la récente tempête. « Ça fait deux ans qu’on y réfléchit mais on ne savait pas par où commencer, explique Cécile Bescond. Personne ne se lance tant qu’il n’y a pas de filière d’approvisionnement et vice versa… » Le matériel est pour l’instant loué et a déjà permis d’approvisionner deux particuliers, à Laugnac et Nérac. Car le service proposé se veut itinérant et facturé à l’heure de broyage, aux alentours de 140 euros, sachant que les capacités de la machine tournent entre « 20 et 30m3 par heure ». C’est la Cuma Aptoca, basée à Bias, qui devrait proposer ce « service clé en main », à travers tout le département, avant l’hiver prochain. Reste pour l’heure à trouver la machine idéale, dont le prix avoisine les 100 000 euros.

« Réseaux de chaleur »

« Un mètre cube de bois sec correspond à l’équivalent de 100 litres de fioul », argumente Cécile Bescond. L’achat de la chaudière demeure encore onéreux, « mais il est rentable dès la 8e année (1) ». Et si l’équipement d’un particulier s’avère surtout judicieux pour des surfaces assez importantes, à partir de 150 m2, Cécile Bescond y voit un réel intérêt pour les serristes ou pour créer des « réseaux de chaleur » dans les petits bourgs pour par exemple chauffer l’école, la mairie et la salle des fêtes Lire la suite

Bordeaux cherche pôles créatifs

Sud-Ouest, Jean-Bernard Gilles, le 21 Février 2009

ÉCONOMIE ET CULTURE. La rencontre organisée jeudi, dans les salons de la mairie, entre les acteurs culturels et les élus ne restera pas sans suite. Bordeaux créative est née

Cherche pôles créatifs

Ils sont tous venus. 80 musiciens, architectes, auteurs, sculpteurs, pros de l’image ou des jeux vidéo, de Bordeaux, mais aussi de Floirac, Bègles ou Talence dans les salons de la mairie de Bordeaux. Ils étaient les invités personnels du maire. Une vraie réunion de travail et d’échanges, où le jeu semblait ouvert, où tout n’était pas ficelé dès le départ, comme parfois.

Économie créative

L’objet de la rencontre était de présenter à tous l’état de la réflexion collective sur un concept un peu ancien déjà mais qui émerge véritablement en France depuis au moins trois ans, celui de l’économie créative. Le postulat de base a de quoi faire dresser l’oreille à n’importe quel acteur culturel. Comme l’a rappelé Georges Viala, il s’agit de considérer les activités culturelles comme un investissement facteur de croissance pour le territoire. « Une sorte de quatrième secteur qui s’ajouterait aux secteurs primaire, secondaire et tertiaire », a expliqué l’ancien patron de Bordeaux École de management, aujourd’hui animateur d’un « think tank », qui vient justement de plancher sur le sujet.

14 000 professionnels

Le BRA, l’agence de développement économique de Bordeaux-Gironde, est venu, quant à lui, présenter le résultat d’une étude sur le même thème, qui indique que 13 800 personnes sont des acteurs à part entière de ce secteur dans l’agglomération, qu’ils évoluent dans l’édition, la musique, le design, l’urbanisme ou les arts du spectacle. À ce stade, l’attention dans les salons du Palais Rohan est soutenue.

Plus mitigées furent toutefois les réactions à l’intervention de Michel Piccardi. Le consultant lyonnais est venu, comme à BEM à Talence au mois de novembre dernier, expliquer comment Lyon était en train de devenir un des premiers pôles de créativité économique. « C’est une logique de sites dédiés où université, culture et entreprises agrègent leurs talents qui expliquent les succès reconnus des pôles lyonnais dans la danse, le numérique, le cinéma ou l’art contemporain. Il suggère à Bordeaux une stratégie de différentiation. De mettre le paquet sur deux ou trois domaines clés en quelque sorte. C’est l’exercice qui est aujourd’hui soumis aux élus. Il n’est pas simple à faire partager. Mais c’est justement l’objet Bordeaux créative, structure informelle où les têtes de réseaux de la quinzaine de secteurs de l’économie créative identifiés, sont appelées à poursuivre le travail. Londres, Montréal et Lyon ont la même.

Événement vidéo

Le maire de Bordeaux sait qu’il faut des lieux, des friches industrielles mais pas seulement, pour permettre l’émergence de création et de richesse. Il est conscient du besoin de transversalité. Il soutient d’ailleurs mordicus le projet Darwin de la caserne Niel. Il a publiquement défendu les Grandes Traversées, comme un événement à valoriser, s’arc-boute sur Evento dont le budget de 3 millions d’euros est contesté par certains, au motif que le sculpteur portugais rayonne sur le plan international et qu’il s’est engagé à travailler avec les artistes locaux.

Les élus voulaient des idées. Ils ont été servis. « Nous avons Lire la suite

Blanquefort « Eau, énergie : c’est la chasse au gaspi »

Sud-Ouest, Laurie Bosdecher, le 21 Février 2009

BLANQUEFORT, MODES DE VIE. Des habitants planchent en atelier pour réduire la consommation d’eau et d’énergie dans leur maison. Pas si facile

Eau, énergie : c’est la chasse au gaspi

Développement durable par ci, économies d’énergie par là, comportement coresponsable encore par là. Comment concrétiser vraiment dans la vie de tous les jours ces nouvelles expressions matraquées à grand renfort de publicité dans toutes les sphères de la société ?

À Blanquefort, ville qui se met sur son 21 pour une année entière, les habitants sont invités à explorer plusieurs pistes possibles pour réduire leur consommation d’énergie et d’eau dans leur logement. Depuis novembre, plusieurs se réunissent une fois par mois en atelier pour trouver des mesures qui permettraient à chacun d’y parvenir sans trop de difficultés. À leurs côtés, plusieurs personnels de la mairie et le Creaq (centre régional d’écoénergétique d’Aquitaine) leur apportent un support technique. « Mais mettre en pratique des mesures est plus difficile », reconnaît Nathalie Duviella, du Creaq.

Un plan d’action pour juin

On ne baisse pas en effet son chauffage en se disant que si on a froid, on mettra une petite laine. « Chacun a des habitudes de vie, on ne les change pas si facilement », confie une habitante qui participe à l’atelier, Marie des Lys Floch. « Je crois qu’il faut savoir donner des opportunités aux habitants, leur mettre le pied à l’étrier », dit encore Joël Pradeau, lui aussi membre actif de l’atelier.

Il se dit par exemple perdu quand il doit choisir une ampoule à basse consommation d’énergie dans un magasin. « Quelle est la meilleure pour respecter l’environnement ? Va-t-elle bien éclairer ma maison ? Pourquoi y a-t-il des différences de prix ? », se demande-t-il.

Il a aussi fait la découverte des mousseurs, ces pommettes qui permettent de réduire le débit d’eau des robinets. « Le consommateur lambda est un peu perdu face à ces nouveaux produits. Fournir un guide serait une bonne initiative pour les inciter à faire le bon choix pour baisser leur consommation. »

L’atelier s’est donné jusqu’à fin juin pour mettre sur pied un plan d’action sur la commune. « Il faut aussi prendre en compte l’aspect social.

Quand ils changent leurs équipements électroménagers, les plus démunis prennent forcément ceux les moins chers qui sont aujourd’hui ceux qui consomment le plus d’électricité et donc au final, leur reviennent plus cher. Lire la suite

Agenais : Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, le 20 février 2009

Agenais, Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, association agréée protection de l’environnement, souhaite mettre en place une expérimentation de covoiturage domicile/travail sur le Pays de l’agenais
Nous recrutons un(e) chargé(e) de mission covoiturage pour un CAE de 9 mois. La fiche de poste sur demande à info@les2seounes.com

Les candidatures sont  à transmettre à M. le Président au siège de l’association, par courrier ou mail à Lire la suite

Pont levant Bacalan-Bastide : la défaite des associations

Sud-Ouest, Jean-Bernard Gilles, le 20 Février 2009

BORDEAUX. Le tribunal administratif a rejeté le recours du front associatif. Les travaux démarreront à l’été

Partisans et opposants au projet ont livré bataille pendant près de dix ans

On ne sait plus trop dans quel sens le mot coup de théâtre doit être utilisé sur ce dossier du pont Bacalan-Bastide. Il faut dire que depuis dix ans (lire ci-contre) maintenant ce projet de franchissement défraie la chronique bordelaise. Mais une étape décisive a sans doute été franchie hier matin. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté le recours du front associatif.

C’est une victoire pour les élus. Les travaux vont sans doute démarrer cet été. Ils dureront 33 mois. Et une défaite pour les associations. Aquitaine Alternatives, Transcub, l’association Garonne Avenir et plusieurs autres associations de riverains demandaient l’annulation de la délibération prise en conseil de Communauté urbaine.

Intérêt général en question

Le 21 septembre 2007, plus de 110 élus de l’agglomération déclaraient ce pont d’intérêt général. Les associations, qui militent depuis le début ouvertement pour un tunnel, contestaient le bien-fondé du projet de ce pont à travées levantes, la sincérité de la concertation, les procédures diligentées par le préfet sur les études d’impact et la loi sur l’eau, la non prise en compte par la CUB des conclusions de l’enquête publique, la sous-estimation financière du projet et l’absence de prise en compte des objections faites par les croisiéristes. Elles étaient, il faut le dire, assez sûres d’elles et de l’issue de ce recours. Et pouvaient l’être d’autant plus que le commissaire du gouvernement, Antoine Bec, devenu rapporteur publique avait demandé, le 15 janvier dernier, l’annulation de la délibération, semant ainsi le doute dans l’esprit des plus farouches partisans de ce projet. Le juge administratif a levé une à une ces objections.

Coût pas excessif

Il n’y a pas de vice de procédure dans la concertation au regard du code de l’urbanisme. Le préfet de la Gironde était fondé à lancer une enquête publique conjointe sur l’impact environnemental, d’une part, et sur le respect de la loi sur l’eau, d’autre part. Et le public disposait de l’information sur la nature du projet. Ni les arguments concernant le coût du projet et ses raccordements sur les deux rives, au total 227 millions d’euros, ni les conséquences du pont sur le milieu naturel, dénoncés par le front associatif, ne trouvent grâce aux yeux du juge.

« Il n’appartient pas au juge d’apprécier l’opportunité d’un pont levant par rapport à d’autres parties d’aménagement comme les associations l’y invitent », est-il enfin précisé dans le jugement rendu hier.

Les élus ne faisaient preuve d’aucun triomphalisme hier mais savouraient l’issue juridique de ce dossier. Alain Juppé et Vincent Feltesse étaient tous les deux dans l’avion à destination de Bordeaux lorsqu’ils ont appris la nouvelle. « Nous nous sommes congratulés », a indiqué le maire de Bordeaux. Les associations diront la semaine prochaine leur intention probable de se pourvoir en appel. Mais celui-ci ne sera pas suspensif. « Nous avons déjà perdu sur le dossier de l’eau et nous avions raison », rappelle Denis Teisseire de Transcub.

La décision de l’Unesco

« C’est un soulagement et nous serons prêts à attaquer les travaux dès cet été », Lire la suite

Le DD à l’ordre du jour en Pays Sarladais

Sud-Ouest, le 19 Février 2009

Le développement durable à l’ordre du jour

L’Apeb (Association de protection de l’environnement belvésois) a tenu son assemblée générale jeudi dernier à Belvès.

L’occasion pour le président Daniel Peyrus de rappeler les actions conduites en 2008 et les conférences en particulier sur l’alimentation bio et les énergies renouvelables.

Au cours de l’année 2009, devraient être évoqués certains sujets comme : les antennes de téléphonie mobile, implantées à moins de dix mètres du collège ; les fumées des charbonnières dont on n’est pas sûr que les incinérateurs fonctionnent correctement. Une délégation de l’association a été reçue par le responsable du site, puis par le sous-préfet de Sarlat, avec un représentant de la Sepanso. Tout devrait être fait pour que l’industriel respecte le règlement qui lui est imposé tant pour les fumées que pour la clôture du site.

Un bémol

Des délégations de l’Apeb sont régulièrement reçues par la municipalité avec laquelle elles entretiennent de bonnes relations. Pourtant, le communiqué suivant a été formulé à son adresse : « L’Apeb aurait souhaité qu’au cours de la cérémonie des voeux à la mairie, la crise de l’environnement soit évoquée. Il est urgent pour notre survie et celle de nos descendants de modifier nos comportements, nos sociétés consommant plus que ce que la terre peut produire et rejetant plus que ce qu’elle peut éliminer. Peut-être serait-il opportun de profiter de la crise économique actuelle pour mettre en place une autre politique permettant un développement durable (économie d’énergie, investissement dans les énergies renouvelables, développement, créateur d’emplois, de l’agriculture biologique, par exemple). C’est ce que nous demandons à nos élus locaux. »

Boudin bio

Comment arriver au bio ? Une question qui donnait lieu ensuite à un débat passionné. Si les finalités sont les mêmes, les approches, elles, ne sont pas identiques. Doit-on se permettre d’aller vers un bio progressif sans bouleverser les habitudes, ou bien faut-il trouver le bio tout de suite là où il est proposé ?

Toujours est-il que la volonté commune est de le défendre. Ainsi, l’Apeb a proposé samedi une fête du boudin bio, Lire la suite

Castillon la Bataille veut sa déviation

Sud-Ouest, Jean-Paul Vigneaud, le 14 Février 2009

CASTILLON-LA-BATAILLE. Le Conseil municipal demande la remise en route rapide du dossier et de la concertation

Castillon veut sa déviation

 

On pensait les débats sur les projets routiers et autoroutiers en Gironde en sommeil pour longtemps. Eh bien non ! Voilà celui sur la déviation de Castillon-la-Bataille qui redémarre.

Cela fait vingt-cinq ans que l’on parle de cette voie de contournement sur la D 936 (Bordeaux-Bergerac), bientôt dix ans que l’on écrit qu’elle « va se réaliser » et aujourd’hui tout est remis en question. C’est Philippe Madrelle, lui-même, qui a annoncé l’arrêt des démarches aux élus du canton de Castillon, réunis à Sainte-Colombe, mi-décembre. « Nous ne pouvons pas aller à l’encontre des communes et des associations qui y sont opposées. » Les membres de la Sepanso et de l’association de défense de la vie et de l’environnement autour du pas de Rauzan ne pouvaient pas mieux espérer. Depuis des mois, ils ferraillent contre le projet. Avec deux recours devant le tribunal administratif à la clé.

Pour les élus, en revanche, l’annonce de Philippe Madrelle a eu l’effet d’une douche froide. « Abandonner le projet, ne serait-ce que quelques mois, c’est le condamner définitivement. Il faut absolument le relancer », déclare Michel Holmière, maire (proche de l’UMP) de Castillon-la-Bataille. Ce dernier en a marre de voir passer les voitures et camions dans Castillon. « 35 000 véhicules par jour, c’est non seulement un bruit insupportable mais aussi des risques d’accident permanents. »

Une motion

Aussi, a-t-il relancé le débat en faisant voter par l’ensemble du Conseil municipal une motion demandant au président du Conseil général « la reprise de la phase opérationnelle du projet » et réclamant « la mise en place d’un processus réel de concertation permettant des aménagements qualitatifs, de nature à satisfaire les communes riveraines du projet. »

Bien que de sensibilité politique différente, Guy Marty, le conseiller général PS du canton, partage ce point de vue. « Il faut nous remettre autour d’une table, préconise-t-il lui aussi. Pour revoir le projet, faire en sorte qu’il réponde aux souhaits de la population et colle mieux aux nouvelles règles en matière de protection de l’environnement. »

L’élu proche de Philippe Madrelle ne cache pas, toutefois, que la mise au placard momentanée du dossier ne découle pas seulement des oppositions rencontrées. Il y a également des contraintes budgétaires. Au vu de la situation actuelle, le Département a dû revoir ses priorités et donc faire de nouveaux choix.

Ainsi, la déviation de Castillon ne serait pas condamnée mais seulement remise à plus tard. « Plus tard oui, mais relativement vite », souligne Gérard César, conseiller général UMP et président de la Communauté de communes Castillon-Pujols. « Avec Guy Marty, nous sommes sur la même longueur d’onde concernant ce dossier. Nous nous sommes battus pour avoir cette déviation (comme pour celle de Sainte-Foy-la-Grande), nous nous battrons encore pour qu’elle se réalise. »

Pour le sénateur, cette route n’est pas seulement indispensable pour désengorger Castillon-la-Bataille, elle est tout aussi nécessaire pour son avenir. « Les entreprises ont besoin d’axes rapides pour travailler. En plus, en bordure de déviation, nous envisageons de créer une zone d’activité économique. »

Opposants : oui, mais

Francis Ruffié qui, avec Fabian Barnes, anime l’association des opposants de Mouliets, ne se dit pas hostile à une reprise de débat. À une condition tout de même Lire la suite

Val de Leyre : L’Avecicm met un terme à ses activités

Sud-Ouest, Bernadette Dubourg, le 13 Février 2009

VAL DE L’EYRE. L’association créée il y a 10 ans pour lutter contre un projet d’incinérateur d’ordures, a été dissoute lundi. Ses membres rejoignent d’autres associations

L’Avecicm a choisi de mettre un terme à ses activités

L’association du Val de l’Eyre contre l’implantation d’un centre de mâchefer, plus connue sous le sigle Avecicm, n’existe plus.

L’association, créée il y a tout juste dix ans par une poignée de citoyens militants pour lutter contre le projet d’un centre de déchets, a été dissoute lundi soir lors d’une assemblée générale extraordinaire. Retour sur dix ans de militantisme citoyen et sur les raisons de cette dissolution avec le président fondateur de l’Avecicm, Philippe Mora.

« Sud Ouest ». Pourquoi l’Avecicm a-t-elle été créée, le 5 mars 1999 ?

Philippe Mora. Nous étions opposés à un projet dangereux d’installation d’un centre de maturation et de stockage de résidus d’incinération des ordures ménagères, au bord de la Leyre, entre Salles et Belin-Beliet. Nous étions un groupe de citoyens, nous avions été alertés par des personnes qui avaient eu connaissance de ce projet, approuvé par les maires de l’époque de Salles et Belin-Beliet.

Qu’est devenu de projet ?

Il a été abandonné au bout d’un an. Grâce, notamment, à notre mobilisation. L’Avecicm a tout de suite pris de l’ampleur. Nous étions une quinzaine à sa création. Un an après, il y avait 250 adhérents.

On se retrouvait régulièrement sur les marchés, lors de réunions publiques. Au-delà de notre opposition à ce projet, nous voulions promouvoir le traitement écologique des déchets.

Après l’abandon du projet, quelle était la raison de demeurer de l’association ?

En 2000, nous nous sommes opposés à un projet d’incinérateur des ordures ménagères à Biganos, sur le site de Smurfit. On a refait la même chose, avec une équipe renouvelée. Cinq mois après, le projet a été abandonné. Pendant les huit années suivantes, nous avons maintenu notre vigilance afin qu’il n’y ait pas d’incinérateur « ni ici, ni ailleurs », c’était notre devise. Notre action a dépassé le cadre du Val de l’Eyre et du bassin d’Arcachon pour s’étendre à toute la Gironde. Nous avons ainsi rejoint le collectif des déchets girondins.

Quelle était votre motivation ?

Nous n’avons cessé de promouvoir des méthodes alternatives au traitement des déchets, aussi bien dans la réduction, en amont, que dans le recyclage, en aval.

Pourquoi cesser votre action ?

Nous avons obtenu satisfaction l’an dernier lorsque le Conseil général a décidé qu’il n’y aurait pas d’incinérateur dans le département. Nous avons atteint cet objectif.

Pourquoi choisir de dissoudre l’association ?

L’an dernier, nous avons souhaité passer le flambeau à une nouvelle équipe, renouveler le conseil d’administration de 15 membres comme le prévoient nos statuts. Mais les volontaires n’étaient pas assez nombreux.

Nous avons donc préféré dissoudre l’association. Mais chacun poursuit son engagement citoyen. Nous allons rejoindre d’autres associations. Lire la suite

Dordogne : Une centrale solaire à Savignac ?

Sud-Ouest,  Jérôme Glaize, le 11 Février 2009

SAVIGNAC-LES-ÉGLISES. Racheté au ministère de la Défense, le site de 400 hectares pourrait accueillir un parc photovoltaïque. C’est du moins ce que propose le maire de Sorges

Une centrale solaire sur le terrain militaire ?

L’ancien terrain militaire situé sur les communes de Savignac-les-Églises, Saint-Jory-las-Bloux, Mayac et Coulaures pourrait-il devenir, à terme, un porte-étendard du développement durable en Dordogne ? C’est en tout cas le sens du projet de vaste parc photovoltaïque imaginé pour une partie de ce site de plus de 400 hectares, racheté en décembre dernier par la Communauté de communes Causses et Rivières en Périgord (1) après plusieurs années de tractations avec le ministère de la Défense.

Récemment évoqué par Jean-Jacques Ratier, le maire de Sorges, devant ses collègues élus de la Communauté de communes des villages truffiers (2), ce projet semble en tout cas dans l’air du temps : « Il s’agirait d’installer un champ de panneaux photovoltaïques, qui permettent de transformer la lumière en électricité, comme il en existe déjà dans de nombreuses régions du monde, y compris en Europe du Nord », explique l’élu, qui voit là « une réelle opportunité de développement de tout un territoire ».

« Ni bruit ni fumée »

L’idée serait de n’utiliser que la partie centrale du terrain, compte tenu de son étendue, pour y installer les fameux panneaux solaires. Toute la couronne qui l’entoure serait consacrée aux différents projets liés à la protection de l’environnement qui ont motivé le rachat du site par les communes de Causses et Rivières. « La question de l’aspect visuel pourrait être réglée grâce à une ceinture végétale, assure Jean-Jacques Ratier. Qui plus est, ces installations ne produisent ni bruit, ni fumée et sont totalement neutres sur le plan écologique. »

Quel serait l’intérêt des communes concernées de voir s’installer un tel parc solaire sur leur territoire ? Pour le maire de Sorges, la réponse est évidente : « Ce serait un formidable moteur pour elles et pour tout ce secteur qui a tellement besoin de projets fédérateurs », estime-t-il. Et d’énumérer les retombées financières directes, grâce à la location du terrain et aux recettes fiscales, ou l’effet d’entraînement économique que cette infrastructure créerait autour de son activité : maintenance, services, commerce local, voire attractivité touristique.

Pour être mené à bien, un tel projet nécessiterait en tout cas l’engagement d’au moins trois acteurs principaux : l’État, des investisseurs et les collectivités locales. Du côté de l’État, la nouvelle préfète de la Dordogne connaît particulièrement bien le sujet puisque Béatrice Abollivier a été aux premières loges du plus grand projet de parc photovoltaïque en France, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence où elle était en poste jusqu’à la fin de l’an dernier.

Revente de l’électricité

Du côté des investisseurs, qui ne souhaitent pas encore se faire connaître, l’engagement financier que représente une telle opération est élevé (plusieurs dizaines de millions d’euros) mais les perspectives de rentabilité brillent au soleil, grâce à la revente de l’électricité produite. D’autant que la recherche scientifique a déjà considérablement accru le rendement des panneaux photovoltaïques…

Reste à convaincre les collectivités locales. Et c’est peut-être là que le dossier s’annonce le plus délicat. Lire la suite

Projet de 13 logements écolos à Bègles

Sud-Ouest, Gilles Guitton, le 10 février 2009

BÈGLES, URBANISME. Un premier ensemble de 13 logements écolos va sortir de terre, avant les premières démolitions des maisons basses de l’ancienne cité d’urgence des années 1970

La rénovation du Paty débute rue Karl-Marx

La rénovation urbaine est une longue patience. Il aura fallu un peu plus de trois ans pour que celle de la cité du Paty, à Bègles, annoncée en janvier 2006, entre en phase active. Ce devrait être chose faite très prochainement. Rue Karl-Marx, les engins de chantier vont donner le coup d’envoi de la construction de deux petits immeubles (13 logements en tout) dont la construction constitue la première phase du projet (lire ci-dessous).

La cité du Paty, une ancienne cité d’urgence construite à la hâte et à peu de frais dans les années 1970, fait encore aujourd’hui figure de vestige d’un habitat social sans qualité, mais resté humain en raison de ses dimensions modestes.

Composé de deux petites tours et de 26 maisons basses entourées de jardins (86 logements en tout), et blottie contre l’Estey qui la sépare des arrière-cours de la zone de Hourcade, elle était devenue une sorte de village écarté, sinon oublié. La ville y a quand même installé quelques équipements de proximité et des jeux, nettoyé les broussailles, en annonçant mieux.

Habité par des familles aux revenus très modestes pour la plupart, le Paty attendait son heure, sans trop y croire. La voici venue.

Dossier écarté par l’Anru

La société HLM Logévie (anciennement Habitat économique) est l’opérateur de cette construction. Pierre Ferraris, directeur en maîtrise d’ouvrage et patrimoine de la société, reconnaît que les délais ont été très longs : « Mais il faut trouver les financements, négocier. Les règles changent entre-temps. C’est complexe. » Lire la suite

Sepanso Dordogne : Trop ou pas assez ?

Sud-Ouest, Christine Lamaison, le 9 Février 2009

Trop ou pas assez ?

SEPANSO. Réunis samedi à Lalinde, ses membres ont réfléchi à leurs actions

La Sepanso en fait-elle trop ou pas assez ? C’est cette question, en forme de clin d’oeil à un article paru dans « Sud Ouest » du 3 novembre 2008, qui a rythmé les débats de l’assemblée générale de la Sepanso Dordogne, samedi après-midi à Lalinde. Trop, sans doute pour certains élus, industriels ou autre lobbies dont elle fait capoter les projets. Pas assez, forcément pour ses militants qui dénoncent chaque jour les atteintes portées à l’environnement. Les membres de la Sepanso (ils affirment rallier à leurs causes près de 2 000 personnes en comptant les associations fédérées) expliquent ne pas se battre contre, mais pour la défense de la nature. Agitateurs de consciences écologiques, ils ont défini quelques priorités pour 2009, qu’ils mèneront avec « sérénité mais détermination ». Ils se veulent « gens de dialogue », ignorant les attaques personnelles, pour privilégier la bataille des idées.

1 « Gare à la crise qui ne doit pas tout justifier »

Ainsi sur la bataille des idées, ils ont critiqué le plan de relance gouvernemental. « La relance par les chantiers, c’est la relance par la spéculation, par l’accaparement de quelques privilégiés. On nous met en avant l’emploi. Mais ce sont des emplois pour six mois. iI y a là beaucoup d’appétits, beaucoup d’amis et peu d’idées », commentait le président Gérard Charollois. Appel a donc été lancé à la vigilance. « Il nous faudra beaucoup de détermination. »

Et à ce titre, les militants ont cité parmi la cinquantaine de dossiers en cours ceux de plus en plus nombreux concernant l’extension de carrières. « Nous risquons d’en voir d’autres avec les projets de réseaux routiers et les zones d’urbanisation, notamment entre Bergerac et Lalinde, dans le Sarladais aussi. Une extension est prévue à Campagne. Il faut que l’on sache aussi que les projets de golf et de résidences de loisirs ne connaissent pas la crise. »

2 « Le dialogue, comme à Atur aujourd’hui » Lire la suite

Ecole du Bouscat centre : Des naturalistes en herbe

Sud-Ouest, Pierre Pech,  le 6 Février 2009

LE BOUSCAT, ÉCOLE DU CENTRE 1. Toutes les classes sont engagées dans une démarche de découverte liée au développement durable et à la biodiversité

Des naturalistes en herbe

Dans les écoles, le développement durable occupe une place de plus en plus importante même s’il ne constitue pas une discipline à part entière. L’objectif est de favoriser la prise de conscience dans le milieu scolaire.

Au Bouscat, c’est la 3e année que l’école du Centre 1 conduit des actions en faveur de l’environnement. Après l’eau, le tri des déchets et le recyclage, le projet 2008-2009 concerne la biodiversité. Il est financé par une subvention de 1 600 euros par la Communauté urbaine de Bordeaux et pour 1 500 euros par la coopérative de l’école.

260 élèves concernés

Emmanuelle Angelini, la directrice de l’école Centre 1 précise que 260 élèves sont concernés par le dispositif pédagogique. Les classes de CP, CE1, CE2, CM1, CM2 et la CLIS ont chacune un projet. Le but commun : étudier différemment les écosystèmes, comprendre la diversité animale et végétale. Avec l’accompagnement de deux associations, Cistude Nature et Sepanso, les enfants ont exploré la mare du site naturel et protégé des sources au Haillan, la réserve des marais de Bruges.

La suite début mars

Ce thème de la biodiversité permet aux élèves de comprendre la chaîne alimentaire, de mieux respecter la nature, de savoir comment la protéger, d’observer l’environnement, (prairie humide, bocage, étang), de connaître les plantes aromatiques, (romarin, thym, lavande, sauge) et les espèces animales dont certaines à haute valeur patrimoniale.

Après les balades en forêt de l’automne, le printemps sera mis à profit, début mars, pour aller à la héronnière voir le reboisement, les chênes, (Les enfants ont planté des glands ), ainsi que le réaménagements des massifs, etc.

En ce qui concerne l’école Centre 1, les espaces verts Lire la suite

Le Bouscat : des espaces verts écolos

Sud-Ouest, Laurie Bosdecher, le 5 Février 2009

LE BOUSCAT, ESPACES VERTS. Moins de tontes, moins de pesticides, moins d’arrosage. Jardins publics et massifs de la ville changent d’aspect

Les bons plants verts

 « Le développement durable, un mot nouveau ? Cela me fait un peu rire. On revient surtout à un mode de vie et des méthodes qu’on utilisait dans le passé. » Cyriaque Aupy, responsable du service des espaces verts au Bouscat, est un pragmatique.

Depuis plusieurs mois, la ville veut donner l’exemple à ses habitants en gérant d’une manière plus respectueuse de l’environnement ses massifs, arbustes et massifs. Fini les parcs stériles, où toute mauvaise herbe était bannie, les haies taillées au cordeau et les gazons tondus à ras.

Jardins de grand-mère

Le responsable de service et son équipe de vingt personnes ont changé leurs méthodes de travail. « Mais cela ne peut pas se faire en un jour car nous vivons une petite révolution. Nous préférons d’abord faire des tests sur certains secteurs puis les généraliser », précise-t-il.

Premier objectif : faire la chasse au gaspillage d’eau. Les tuyères sont peu à peu remplacées par des goutte-à-goutte. De nouveaux gazons, moins gourmands en eau, sont plantés. Ils sont également tondus moins souvent pour limiter la consommation d’énergie et la pollution. « Nous les coupons plus hauts. Cela a deux avantages : ils repoussent moins vite et résistent mieux à la sécheresse. C’est moins net, c’est sûr. Nous devons petit à petit le faire accepter à la population. »

Autre changement qui commence à prendre forme : « au Bouscat, nous avons beaucoup de petits espaces verts et peu de grandes étendues, explique Cyriaque Aupy. Nous les transformons un à un en petits jardins dans l’esprit de ceux qu’on trouvait autrefois à l’arrière des échoppes bordelaises. » Place donc aux plantes de grand-mère : iris, thym, plantes vivaces. Ces variétés poussent sur des paillasses naturelles qui filtrent mieux l’eau, nécessitent beaucoup moins d’engrais et évitent la prolifération de mauvaises herbes.

Dans les parcs aussi, la nature reprend peu à peu ses droits. « Cela ne veut pas dire que l’on s’en occupe moins, précise le fonctionnaire. Mais on va y planter des espèces plus adaptées au climat et au sol. » Les déchets verts et les feuilles mortes sont désormais broyés par le service des espaces verts et répandus sous les arbres.

Conseils de jardinier vert

Plus question d’utiliser des engrais chimiques. Sous les serres municipales, on lutte aussi maintenant contre les pucerons et autres bestioles avec des moyens biologiques. Le désherbage, lui, se fait à la main et depuis cette année, à la vapeur d’eau.

« Changer nos méthodes et les variétés de plantes, c’est aussi regarder les prix. Lire la suite

A Périgueux, une coop. d’habitants pour vieillir ensemble

aqui.fr, Nicolas César, le 1er février 2009

A Périgueux, des femmes créent une coopérative d’habitants pour vieillir ensemble

La fin de vie est un moment difficile et délicat. En Dordogne, des femmes ont décidé qu’elles feraient le « dernier bout de chemin » ensemble. Elles ont décidé de créer ensemble une coopérative d’habitants, où chacune aura pour mission d’aider l’autre. Une belle aventure humaine, que nous avons décidé de vous raconter.

« L’idée de vieillir toute seule me fait peur. Et, je n’ai aucune envie d’aller en maison de retraite. On y perd son autonomie. De plus, cela coûte cher, près de 2 000 euros par mois, sans garantie que l’on s’occupera bien de nous », confie Cécile Dalrymple, 71 ans, présidente de l’association « Lo Paratge » (« le partage » en occitan), en Dordogne. Avec une dizaine de personnes de 56 à 82 ans en bonne santé, dont deux hommes, elle a donc décidé de participer à un projet de « compagnonnage solidaire ». « L’objectif est de créer un lieu de vie autogéré, où chacun s’entraidera. Nous voulons aussi que cet espace soit ouvert au monde extérieur. Les habitants participeront à la vie locale, proposeront de l’aide scolaire, des stages de cuisine », souligne Liliane Battais, consultante en environnement et développement local, coordinatrice du programme.

Une coopérative, où chacun doit s’aider pour mieux vivre

L’idée est née fin 2006, lorsqu’une maraîchère et une éleveuse de bovins bio ont envisagé de partager la fin de leur vie. Depuis, elle a fait son chemin. Cette « coopérative d’habitants », qui regroupera quinze appartements de 50 m2 aux normes haute qualité environnementale (HQE) et cinq studios, destinés à accueillir la famille, les proches, ainsi que des espaces collectifs (jardin, cuisine…) doit voir le jour début 2011. Le lieu est déjà fixé. Ce sera à Saint-Julien-de-Lampon, une paisible commune de 576 habitats, au « vert », dans le Périgord. La mairie leur a réservé un terrain viabilisé de deux hectares.

Pour financer le projet, chaque « résident-coopérateur » sera à la fois propriétaire d’une part de la coopérative, à raison d’un investissement de 10 000 euros, et locataire du lieu, pour un loyer mensuel entre 300 et 400 euros, hors charges. Il ne reste plus désormais à la coopérative qu’à Lire la suite

AMAP : Un vent de solidarité sous les serres

Sud-Ouest, Laurie Bosdecher, le 31 Janvier 2009

APRÈS TEMPÊTE. Les maraîchers n’ont pas été épargnés. Aurore Sournac, à Eysines, est épaulée par les adhérents des Amap qu’elle livre pour nettoyer

Un vent de solidarité sous les serres

Adieu salades, épinards, blettes et topinambours. Samedi dernier, la tempête a brisé un tiers des carreaux de la verrière d’Aurore Sournac et de son mari dans la zone maraîchère d’Eysines. « Nous avons eu plus de dégâts qu’en 1999 », constate-t-elle. Les morceaux de verre sont tombés par milliers sur une partie des cultures. « Elles sont bonnes à arracher et jeter car invendables. »

La maraîchère n’est pas la seule à avoir souffert. Depuis le début de la semaine, partout sous les serres, les agriculteurs s’activent pour nettoyer. Si les dégâts, dans leur globalité, semblent avoir été moindres que lors de la tempête de 1999 pour la profession sur l’agglomération, les situations sont très disparates d’une exploitation à l’autre (voir par ailleurs).

Un tiers de la verrière tombée

Aurore Sournac affiche un timide sourire. Cette semaine, elle n’a pas pu assurer la livraison des quatre Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qu’elle fournit depuis un an.

Les adhérents qui achètent à l’avance leur panier au producteur auraient pu ronchonner. Ils sont là à quatre pattes dans les salades sous ses serres. Certains remplissent des brouettes de débris de verres. D’autres font des allers-retours vers les bennes.

« Quand je lesai avertis que je ne pourrai pas fournir de légumes cette semaine, ils ont tout de suite compris et m’ont spontanément proposé un coup de main pour nettoyer ».

De Blanquefort, de Bruges, Le Bouscat, Macau, Pompignac, quelque 80 bénévoles sont venus lui prêter main-forte depuis le début de la semaine. Ce jeudi matin, Joëlle Corral a fait grève pour venir l’aider. « Je ne pouvais pas faire autrement, Aurore et son mari, je les adore. Cette solidarité fait de toute façon partie du contrat qu’on a passé avec elle dans le cadre de l’Amap. »

Une productrice de pommes du Réolais qui travaille aussi avec les Amap est également là avec son mari. Des viticulteurs de la FDSEA et du syndicat des Jeunes Agriculteurs ont fait le déplacement. « Quand on a vu que tout était par terre, tous seuls, nous n’y serions jamais arrivés. Heureusement qu’ils sont là, pour nous soutenir moralement aussi », souffle la maraîchère.

80 volontaires pour l’aider

Le décompte des carreaux cassés est impressionnant. Environ un millier. « À 15 euros le verre, faîtes le décompte. Je ne sais pas si on va pouvoir s’en sortir, désespère-t-elle. Cette serre, nous l’avons montée de nos mains, c’est notre outil de travail. »

Une main se pose sur son épaule. Celle de Gérard Sébie, responsable de l’Amap de Pompignac. Il a un contact d’assureur, membre de l’association, qui pourra peut-être l’aider à monter son dossier pour être indemnisée.

Deux mois, trois mois, peut-être un an. Aurore Sournac ne sait pas combien de temps il lui faudra pour relever la tête. « Le problème en ce moment, c’est que nous ne pouvons pas nous consacrer uniquement au nettoyage. Il faut planter les semis de pommes de terre, de fèves pour fournir les paniers dans les semaines à venir. »

Après avoir ramassé les morceaux de verre, il faudra ensuite monter sur la verrière et enlever les morceaux encore accrochés un à un. Un travail délicat. Lire la suite

La réflexion est engagée pour mieux protéger les forêts

libebordeaux.fr, 30 janvier 2009

Parmi les chercheurs la réflexion est engagée pour mieux protéger les forêts

PREVENTION – Après avoir essuyé deux tempêtes majeures en neuf ans, la forêt française réfléchit à modifier ses pratiques pour survivre. D’autant qu’en 1999, les leçons avaient été tirées, mais peu suivies. En 2000, devant l’ampleur des dégâts causés par les ouragans Lothar et Martin, l’INRA avait en effet lancé un ambitieux programme de recherches, doté d’1,5 million d’euros. Depuis, beaucoup des travaux ont été abandonnés «avec le sentiment que ça ne se reproduirait pas. Et les enseignements tirés ont été peu suivis par la profession», regrette Christophe Plomion, l’un des experts forêts de l’INRA (Institut national de recherche agronomique). Pourtant, aujourd’hui, la question se pose : ce qui était perçu comme un incident de parcours est-il en train de devenir la norme? «Les propriétaires s’inquiètent de perdre leur patrimoine tous les dix ans», constate le spécialiste.

Pour lui, une première mesure doit concerner la révision de l’aménagement du territoire. Comme cela avait fait après les grands incendies de la fin des années 40 qui avaient ravagé près d’un tiers du massif landais. A l’étranger, plusieurs pays exposés à des vents violents se sont déjà lancés dans de telles démarches. La Nouvelle-Zélande a ainsi dressé des haies de thuyas aux lisières de ses forêts en guise de paravents. Autre exemple, en Ecosse les peuplements sont organisés graduellement du plus petit au plus grand, de façon à ce que le vent «glisse» sur les arbres plutôt que de les forcer. «Cette réflexion a été peu conduite en France. Mais cette fois, la donne est différente», juge le chercheur.

Les experts préconisent également de raccourcir les rotations pour limiter la casse. «Il faut gagner 10 ans, pour une longévité maximale des arbres de 35 ans», estime notamment Laurent Piermont, président de la société forestière de la Caisse des dépôts qui gère 70% des forêts institutionnelles. «On aura des arbres moins grands, et donc statistiquement moins de chances de les perdre». Dans les Landes, cette tendance est déjà en cours. Beaucoup de propriétaires tournent autour de 40 à 50 ans depuis 99 avec l’idée de ne pas dépasser les 25-35 mètres de haut. Idem dans le nord, où des hêtreraies suivent le même raisonnement, et commencent à réduire les révolutions – de 180 ans pour les plus vieilles – à 80 ou 100 ans.

Mais Bernard Gamblin, Directeur Technique et commercial du bois à l’Office national des forêts (ONF) nuance ce parti pris : «Il faut trouver le bon équilibre entre produire plus et protéger mieux», explique-t-il. «La rotation est une réponse possible, mais alors on ne produit plus tout à fait les mêmes arbres. On fait notamment moins de bois d’oeuvre, alors que c’est justement celui qui paie les investissements».

D’autres, cependant, aimeraient aller beaucoup plus loin, et ne voient de salut que dans la diversité. Comme François Lefèvre, animateur du réseau Forêts de la fédération France Nature Environnement, pour qui «il faut admettre l’introduction d’autres essences et accepter la baisse des rendements». Argument : «les feuillus sont moins vulnérables, puisqu’ils offrent moins de prise au vent que les résineux: même s’ils sont peu productifs et pousseront mal, ils produiront toujours du bois de chauffage». Et le réseau précise qu’une circulaire d’août 2000 «recommandait la diversification». «Mais passé le temps du débat, tout le monde a repris ses habitudes», regrette-t-il, évoquant aujourd’hui «un rendez-vous manqué».

Reste surtout que les sylviculteurs de la forêt des Landes sont plutôt hostiles à cette solution. Lire la suite

Chausset « Klaus, une catastrophe pas vraiment naturelle »

Sud-Ouest, Gérard Chausset, le 28 Janvier 2009

 « Klaus, une catastrophe pas vraiment naturelle »

Moins de dix ans après la tempête de 1999, qui sonnait comme un avertissement au moment où on changeait de millénaire, le Grand Sud-Ouest est touché en plein coeur. Ce n’est plus un avertissement mais un rappel à l’ordre : l’empreinte écologique de notre civilisation est devenue insupportable pour les lois de la nature !

Certes nous nous devons aujourd’hui de venir au secours des populations sinistrées, rétablir les réseaux, indemniser les victimes, sauver la part de forêt qui peut l’être, mais la tempête est venue nous rappeler que notre modèle actuel, basé sur le tout camion, le tout voiture, le tout électrique, le tout pétrolier, et surtout le tout libéral, nous a rendus esclaves d’un modèle de développement insoutenable, lourd de conséquences pour l’environnement, l’économie en général et le Sud-Ouest en particulier.

Oui, il y a toujours eu des tempêtes, des canicules, des inondations ou des sécheresses. Ce qui change, c’est leur violence, leur intensité, leur force, leur durée, et cela n’est qu’un début, il faut le dire.

Plus que jamais, la perspective des dérèglements climatiques doit nous conduire à accélérer le chantier des mutations économiques et celui de la conversion écologique.

Selon les scénarios du Giec, l’Aquitaine serait la première région touchée, avec notamment une augmentation des températures moyennes entre 4° et 6° (soit dans la fourchette haute des modélisations du Giec qui prévoient à l’horizon 2010 entre + 1,4 ° et + 5,8° par rapport à 1990).

Alors que l’urgence est là, le fameux Grenelle est long, lent, remis en cause en permanence, avec pour seule mesure concrète mettre les voitures anciennes à la casse pour en acheter de nouvelles.

Pendant ce temps, l’enfouissement des réseaux électriques ne suffira pas pour pallier la fragilité de notre production centralisée d’électricité nucléaire, qui nécessite de longues lignes, contrairement aux productions locales et renouvelables.

Pendant ce temps, peut-on accepter de perdre la moitié du massif forestier tous les dix ans ? C’est peut-être l’heure de rompre avec la monoculture du pin pour favoriser la biodiversité et diversifier la filière bois.

Dans cette guerre contre les changements climatiques, se cantonner à une politique curative serait illusoire.

Il faut investir dans le long terme, dans des process décentralisés que l’on maîtrise localement, initier des circuits courts de production, développer des solutions écologiques de proximité, investir sur les énergies propres comme l’éolien, le solaire et l’énergie bois, la biomasse, les transports collectifs, la rénovation du bâtiment.

Nous devons lancer un plan Marshall vert pour sauver ce qui peut l’être.

Ce plan Marshall doit également reposer sur un nouveau mode de gouvernance au niveau régional, national et européen. Il nous faut tirer les conséquences de la fragilité de notre organisation centralisée, verticalisée et notre manière de concevoir l’aménagement du territoire issue de l’après-guerre.

Les fortes crises appellent des réponses régionales axées sur le renforcement des solidarités locales, le développement de sources énergétiques de proximité, la préservation de la biodiversité et sans doute une remise en cause d’un système agricole basé sur la juxtaposition de monocultures qui en fait un colosse aux pieds d’argile.

La biodiversité n’est pas qu’une affaire de nature, c’est aussi un modèle de société qu’il faut organiser dès maintenant pour préserver l’avenir à moins de trente ans.

À situation exceptionnelle, Lire la suite

Gradignan, Icare/Jardin de Pierral : coup de pouce massif

 Sud-Ouest, le 23 Janvier 2009

GRADIGNAN, JARDIN DE PIERRAL. Un chèque de 3 000 euros

Coup de pouce massif

Le jardin médiéval de Pierral, situé dans le parc de l’Institut national des jeunes sourds est un site unique. Il offre une découverte originale et attrayante des plantes cultivées au Moyen-Âge dans différents usages, notamment médicinal et alimentaire.

Après quatre ans d’existence, l’association Itinérances culturelles arts et rencontres (Icare), présidée par Myriam Reffet-Figarède, se lance dans la rénovation et propose une démarche pédagogique à destination des établissements scolaires du secteur. Ainsi, Icare développe un partenariat privilégié avec l’école Georges-Lasserre de Talence (pédagogie Freinet), pour faire du jardin un support de projets sur le développement durable. » Il s’agit de montrer l’importance de la biodiversité en cultivant des plantes sauvages et en employant des méthodes de culture favorisant la richesse de l’écosystème du jardin et de développer des activités sensorielles. De créer un lien fort entre les enfants et la nature. »

Le chèque remis par la fondation Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes va permettre de Lire la suite

Bassens : Centre de maturation des mâchefers ?

Sud-ouest, Yannick Delneste, le 23 Janvier 2009

BASSENS. Le projet de traitement des résidus des incinérateurs de Bègles et Cenon pourrait enfin voir le jour sur la zone portuaire grâce à un consensus sur le transport fluvial

Les mâchefers en vogue

Les embarcations sont rares sur la Garonne à Bordeaux. Dans quelques années, il se pourrait qu’une péniche effectue trois fois par semaine les 15 km séparant Bègles de l’incinérateur Astria de la zone industrialo-portuaire de Bassens. À bord de cette barge, 400 tonnes de mâchefers imbrûlés, subsistant au terme de l’incinération des déchets ménagers traités par les fours béglais. Au bout de ce court voyage, une plate-forme de valorisation dont le projet, grâce à ce mode de transport fluvial, recueillerait enfin l’assentiment collectif.

C’est peu dire que le dossier a voyagé sur l’agglomération et même un peu plus loin. Depuis 1998 et la mise en service d’Astria, Novergie (délégataire de la CUB) qui exploitait jusqu’au 1er janvier dernier (1) les deux incinérateurs, a multiplié les projets d’implantation. De Salles à Saint-Aubin-de-Médoc, la dizaine de sites proposés avait toujours été contestée. Dernier projet en date : Blanquefort où l’opposition d’un certain Vincent Feltesse n’avait pas été étrangère à la prise de la mairie par ce dernier en 2001.

2 600 camions en moins

Faire construire un incinérateur de déchets sans prévoir de plate-forme de maturation des mâchefers : c’est l’incongruité vécue depuis dix ans sur la CUB. Aujourd’hui les 100 000 tonnes produites chaque année par Bègles (65 000) et Cenon (35 000) sont amenées par 4 000 camions à Clérac en Charente-Maritime, à 60 km de l’agglomération. Dans cette structure vieillissante qu’un arrêté préfectoral a condamnée pour mars 2010, les mâchefers sont valorisés notamment en granulats pour les routes.

Le projet de plate-forme bassenaise répondrait aux exigences qui ont empêché les autres : « assurer près des incinérateurs la maturation de la totalité des mâchefers de la CUB, produire des granulats de qualité pour une agglomération qui connaît un déficit en la matière, et adopter un transport fluvial de la majorité de ses mâchefers, de Bègles à Bassens », liste Jérôme Saura, responsable des filières vracs, industriel, bois et dérivés au Port autonome de Bordeaux. « Ce transport par le fleuve supprimera 2 600 camions par an, divisera les émissions de gaz carbonique par cinq, le dioxyde de soufre par six. » L’acheminement des mâchefers de Cenon continuerait à se faire par la route mais les camions ne feraient plus que 10 km au lieu de 60.

10 millions d’euros

« Ce concept a séduit tout le monde aujourd’hui », Lire la suite

Lot-et-Garonne : l’hôpital des oiseaux en danger

Sud-Ouest, Julien Pelicier, le 22 Janvier 2009

FAUNE SAUVAGE. Au parc de Ferron, le centre Essor manque de bras et de subventions. Son directeur, Alain Dal Molin, pousse un coup de gueule

 «Il ne viendrait à personne l’idée de démolir une église mais le fait qu’on tue un oiseau protégé n’a pas l’air de beaucoup gêner nos concitoyens. » Alain Dal Molin, secrétaire de la Sepanlog (1), qui a repris les rênes de l’Essor (2) en 2006, est quelque peu désabusé : « Quand je l’ai cédé dans les années 90, c’était le plus grand centre d’Europe. Aujourd’hui, tout est à rebâtir. » L’association qui avait pris la relève d’Alain Dal Molin y a laissé des plumes. La Sepanlog contrainte de récupérer actifs et passifs de cette dernière, dissoute suite à des difficultés de gestion, ne peut que constater l’ampleur des dégâts et celle du chantier à venir.

« En phase de rodage »

Sur six hectares, le centre compte une quarantaine de volières que le temps et le manque d’entretien n’ont pas épargnées. En 2008, « plus de 200 animaux ont été accueillis soit environ 50 000 jours d’hospitalisation », affirme Alain Dal Molin. Pour cela, l’Essor repose entièrement sur les épaules de Stéphan Lamothe qui, sept jours sur sept, reste joignable pour recueillir une buse percutée par une voiture ou un héron qui s’est pris du plomb dans l’aile. Alain Dal Molin, lui non plus ne compte pas ses heures, mais à eux seuls, les deux hommes ne parviendront pas à remettre en état l’Essor.

« On est encore en phase de rodage », concède ce dernier. La volière destinée aux oiseaux d’eau est en cours de réhabilitation. Le chantier, qui comprend un grand bassin et une cascade, pour éviter que l’eau ne stagne, a coûté 6 000 euros. Il en faudra autant pour la clôture. La volière de réadaptation à la vie sauvage et de rééducation au vol est aussi à refaire entièrement. « Elle fait 50 m². C’est pourquoi je lance un appel à toute contribution physique ou financière, explique Alain Dal Molin. Si on avait assez de bénévoles, on pourrait effectuer les travaux en régie et si on avait assez d’argent, on pourrait faire appel à une entreprise de réinsertion par exemple… »

Appel aux bénévoles

Le centre a besoin d’une dizaine de bénévoles. Les deux ou trois qu’il compte actuellement ne peuvent être présents en permanence alors qu’« il faut être deux pour faire un simple pansement à un animal blessé ». Entre réhabilitation et pêche aux subventions, le directeur a aussi en tête la création d’un centre spécialisé pour l’accueil des nouveaux animaux de compagnie (NAC).

« Le besoin s’en fait sentir. Et comme il s’agit souvent d’espèces exotiques, la température devra être régulée. Cela implique une mise de fonds relativement importante. Mais qui va payer ? (3) » Alain Dal Molin rappelle qu’un établissement tel que l’Essor « reçoit des animaux saisis par la police, la gendarmerie ou encore les douanes » et s’étonne que « l’on trouve de l’argent pour sauver les chiens et chats dans un chenil départemental et rien pour une structure qui vise à préserver un patrimoine irremplaçable. » Lire la suite

LGV/TGV : Le Cade réclame une étude indépendante

Sud-Ouest, Richard Picotin, le 21 janvier 2009

LIGNE TGV. Vendredi soir, le collectif de défense a mobilisé en nombre à Villefranque

Le Cade réclame une étude indépendante

Faut-il ou non construire une nouvelle ligne à Grande vitesse pour traverser la Pays Basque et y faire circuler quelques TGV et beaucoup de trains de fret, ou bien se contenter d’aménager l’existante ?

De nombreux élus et plusieurs associations ont déjà répondu à cette question, en préférant l’aménagement de l’ancienne ligne à la percée d’une saignée dans le paysage du côté d’Ustaritz par exemple.

Michèle Alliot-Marie a rappelé au cours du week-end son opposition à ce projet de nouvelle ligne, qui, dit-elle, ferait dépenser des dizaines de millions d’euros pour gagner moins d’une poignée de minutes.

Nombreux enfin sont ceux -les Communautés de communes de Nive-Adour, du Sud Pays Basque et peut-être d’Errobi – qui réclament de nouvelles études afin de vérifier la pertinence des hausses de trafic -et plus particulièrement celle du fret- annoncées par RFF.

Des estimations à hauteur de 21 millions de tonnes -les trains de marchandises devraient en transporter cette année que 2 millions de tonnes- qui servent de socle à la démonstration selon laquelle il y aurait une nécessité à construire cette nouvelle ligne.

Vendredi dernier à Villefranque, le Cade (Collectif des associations de défense de l’environnement) avait rassemblé un public nombreux pour faire le point sur le dossier. Et réclamer lui aussi une nouvelle étude de trafic.

Pour Victor Pachon, porte-parole du CADE, cette étude devrait être réalisée par l’école des mines de Lausanne, réputée pour son indépendance et son sérieux. Cette école des mines de Lausanne est celle qui a réalisé l’audit des installations de RFF. Audit qui a mis en lumière la vétusté des caténaires, par exemple.

Dix fois moins cher

Pour le Cade en effet, le trafic à l’horizon 2020 est surestimé. « Il passe aujourd’hui environ 53 trains par jour, alors que les voies pourraient en faire passer 264. Si les tonnages de fret étaient multipliés par 5, (alors qu’il a tendance à diminuer), 89 trains par jour passeraient sur les anciennes voies. Des trains qui, de plus, pourraient être plus longs qu’actuellement et donc transporter chacun plus de tonnes de fret. Il faut donc une nouvelle étude, mais faite par des gens qui se situent très loin de RFF et de l’agence d’urbanisme… »

Côté financement, le Cade se réjouit de voir que Lire la suite

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise

journaldelenvironnement, Victor Roux-Goeken, le 21 janvier 2009 

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise

Plusieurs associations environnementales s’inquiètent de l’essor des projets de centrales photovoltaïques au sol, et de l’apparition d’une «trame grise». Ces craintes, pour l’instant très locales, sont liées à l’impact sur l’environnement de ces projets et à leur non-intégration au bâti.

A l’instar de celle de Narbonne (Aude), occupant une surface de 23 hectares sur un site classé Seveso, les centrales solaires photovoltaïques auront-elles un faible impact sur l’environnement ? Rien n’est moins sûr, et l’inquiétude pointe chez certaines associations environnementales du sud-ouest de la France.

Ainsi, la centrale photovoltaïque de Gabardan, dans la commune de Losse (Landes) va nécessiter le déboisement de 320 hectares (ha) de forêt. Le secrétaire général de la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-ouest (Sepanso), Georges Cingal, rapporte que pour l’Ademe, «les émissions évitées et celles liées au déboisement étaient du même ordre de grandeur». Mais le projet, déjà soumis à enquête publique, aura forcément un impact sur la biodiversité.

Un projet d’autant plus étonnant que «dans une nouvelle zone industrielle, située à Saint-Geours-de-Maremne [Aquitaine, moins de 150 kilomètres de Losse], une grosse entreprise de logistique a construit un bâtiment comportant 18.000 mètres carrés de toiture, sans le moindre panneau solaire», relève Georges Cingal.

A la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt (Draf) Aquitaine, on indique que la totalité des projets en cours nécessite le déboisement ou défrichage de 10.000 ha de forêt. «Théoriquement, la demande de compensation est de 1 pour 1. Cela implique un reboisement hors forêt, qui va concurrencer l’agriculture. Pour l’instant, nous n’avons pas encore de résultat du groupe de travail mis en place auprès du préfet des Landes et qui doit étudier les mesures à demander pour compenser le déboisement.»

Daniel Delestre, vice-président de la Sepanso Gironde, relève «une contradiction entre le développement du photovoltaïque et celui du bois-énergie». Et donne un autre exemple: le vote récent, par le conseil municipal de Cestas (Gironde), de deux centrales photovoltaïques sur des surfaces totalisant 320 ha, «alors que 800 ha viennent d’être rasés pour construire des entreprises logistiques le long de la nationale 10, à proximité.»

Il en va de même dans les Pyrénées orientales, où le président de la fédération départementale des associations de protection de l’environnement, Marc Maillet, estime à 300 ha la totalité des projets en cours.

Pourquoi ne pas intégrer les panneaux photovoltaïques au bâti, alors que le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque est plus attractif dans ce cas ? «Il y a une sorte de mirage sur les toitures, censées représenter des millions de mètres carrés à recouvrir, relève Thierry Lepercq, président de Solar Direct. Sur un bâtiment logistique, une toiture «plate» est inapte [Note du web maître : apte ou inapte ?] au photovoltaïque : elle comporte tout de même de nombreux obstacles et il faut orienter les panneaux au sud avec une pente de 30° pour un rendement optimal. Les architectes doivent s’y mettre: actuellement, un bâtiment sur 100 au maximum est conçu pour accueillir du photovoltaïque.»
Selon lui, les professionnels s’accordent pour dire qu’une centrale au sol doit couvrir une surface d’au moins 8 ha (4 mégawatts) pour réaliser des économies d’échelle.

La compétition pour l’espace aboutira-t-elle à un rejet du photovoltaïque similaire à celui de l’éolien ? Lire la suite

DD et Agenda 21 de Pessac : Appel à projets

Vous êtes une association, une entreprise, un commerçant, un établissement scolaire, un particulier ou une administration de Pessac (ou travaillant sur le territoire de Pessac) et vous êtes engagés dans le développement durable ? Ce mail est fait pour vous !  

Pour la 5ème édition, la Ville de Pessac organise, avec l’association Ecosite du Bourgailh, l’association Terre d’ADELES et tous les acteurs volontaires, la Semaine du Développement Durable 2009, qui aura lieu du 1er au 7 avril sur tout le territoire national et portera sur le thème « Consommation durable ». Pour plus d’informations sur la semaine du DD : http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr

Vous avez une idée, une envie, un thème d’animations ou un besoin d’informations à nous proposer ? Dites-le nous : la Semaine du DD est faite pour vous et doit avant tout répondre à vos attentes !

Vous menez un projet d’éducation au développement durable, vous organisez une exposition, un débat ou une animation sur le Développement Durable dans votre structure… ? → Repondez-nous et inscrivez vos propositions d’actions pour qu’elles figurent dans le programme partenarial qui sera élaboré dans le cadre de la SDD 2009 (cf fiche ci-dessous).

Vous agissez pour promouvoir les modes de consommation responsables ! Vous souhaitez valoriser vos bonnes pratiques ? → Proposez-nous un stand, un film, un panneau, un spectacle…  pour le grand temps fort de valorisation des initiatives pessacaises de  développement durable qui se tiendra au Bourgailh.

Pour ce faire, je vous remercie de bien vouloir remplir et nous retourner avant le 15 janvier 2009 la fiche d’inscription ci-jointe. Une réunion de travail sera organisée d’ici fin janvier avec l’ensemble des partenaires inscrits pour élaborer ensemble un programme d’animations vivant et ludique, touchant tous les quartiers, tous les publics.

Attention : la semaine du DD à Pessac est avant tout un temps fort de mise en réseau, rencontres et valorisation des acteurs pessacais et de vos initiatives déjà menées et déjà financées ; elle est l’occasion de mutualiser nos moyens (communication, matériel et salles mises à disposition par la Ville), de mettre en pratique l’un des slogans du DD : « faire plus avec moins, faire mieux tous ensemble ! » et n’est pas un guichet de financements. Aussi, seules les actions à but non lucratif et répondant aux principes du développement durable seront retenues. La mission Agenda 21 reste à votre disposition pour tout complément d’informations. Lire la suite

Les élus s’accrochent au pont et la dynamique reste à quai

Sud-Ouest, Dominique De Laage, Jean-Bernard Gilles, le 17 Janvier 2009

CUB. Le pont levant a occupé une place de choix hier au conseil d’agglo. Feltesse et Juppé estiment le jeu encore ouvert

Pour tout dire, les élus s’attendaient à pire. Ils connaissent la statistique qui prédit que, dans la plupart des cas, les décisions du tribunal administratif suivent les conclusions du commissaire du gouvernement. Ils ont bien entendu, ou plutôt lu, qu’Antoine Bec a demandé, jeudi, l’annulation de la délibération votée le 21 septembre 2007, qui déclarait d’intérêt général le pont levant Bacalan-Bastide à Bordeaux. Mais ils estiment avoir échappé à l’annonce de la mort certaine et immédiate de ce projet, qu’ils portent collectivement depuis dix ans maintenant.

« Je note qu’il n’est pas demandé d’annuler la délibération notifiant le marché », remarque Alain Juppé. « Nous n’avons pas été contredits sur la manière de conduire la concertation, alors que ce point était présenté comme le maillon faible juridique de notre dossier », poursuit Vincent Feltesse.

Réactions prudentes

Le juge administratif va maintenant recevoir une note en délibéré de la part de la Communauté urbaine de Bordeaux et probablement une autre de la part du « Front associatif » qui attaque la délibération. Le tribunal n’a pas dit quand il rendrait sa décision.

Le commissaire du gouvernement s’est appuyé dans ses conclusions sur des motifs de forme, comme l’évaluation financière insuffisante, notamment sur le financement de l’opération, ainsi que sur le manque d’informations relatives au coût des raccordements côté Bacalan et côté Bastide.

Toutefois, il a aussi pointé deux problèmes de fond : l’impossibilité pour les gros bateaux de franchir ce pont en position levante, puis l’absence de justification d’un tel investissement, de l’ordre de 120 millions d’euros, par rapport à un pont fixe qui coûte deux à trois fois moins cher.

Les scénarios

Attendons que le juge se prononce disent les élus à l’unisson du Front associatif, au moins sur ce point. Le dossier se présente un peu moins bien que ne le prévoyait Trans’CUB et un peu mieux que ne le craignaient les élus. Le juge dispose d’éléments qui visent à annuler la délibération. Le fera-t-il ? Quand ?

Mais la Communauté urbaine pourra peut-être reprendre le dossier au stade de l’enquête publique. Ce qui représenterait « environ 10 mois de retard », presqu’un moindre mal au regard de la situation juridique du dossier aujour-d’hui. «Les élus n’entendent que ce qui leur plaît », s’amuse Denis Teisseire de Trans’CUB, toujours confiant dans l’issue du recours.

Les élus sont sans doute allés un peu vite dans le vote de la délibération, actuellement sur la sellette. « On n’a pas su prendre le temps », regrettent Jacques Respaud et Pierre Hurmic.

Les conclusions de l’enquête publique n’étaient pas favorables au projet, c’est le moins que l’on puisse dire. Les élus ont choisi de foncer au nom de l’intérêt général. Le tribunal administratif dira s’ils ont eu raison ou tort. Les Bordelais attendent tous les jours l’issu de ces joutes juridiques.

La dynamique est restée à quai

Après l’épopée du tramway, la Communauté urbaine de Bordeaux vient brusquement de tomber de son piédestal. Faute de formuler un appel d’offres au plan européen, les élus ont été contraints d’en revenir à Veolia pour gérer le tram et les bus quand ils rêvaient de Keolis. Faute de ficeler correctement leur dossier de pont levant, ils sont aujourd’hui sous la menace de devoir repartir de zéro sur la question du franchissement du fleuve.

Le jeune président socialiste Vincent Feltesse, à qui tout semblait sourire jusque-là, a pris un sacré coup de vieux en quelques semaines. Il préside une assemblée qui tient toujours la principale association d’usagers de l’agglomération, Trans’CUB, comme hostile et non pas partenaire. En dépit de tous les beaux discours sur la démocratie participative…

En lançant le tramway, juste après l’échec du projet de métro VAL, Alain Juppé avait su fédérer l’agglomération autour d’une vision commune. Cette forte dynamique avait levé tous les freins inhérents à la CUB : élection des élus au deuxième degré, calculs politiciens et petits marchandages…

L’erreur a été de penser que cet élan était toujours à l’oeuvre. Les kilomètres de tram ont été trompeurs. Ce projet de pont levant a germé voici dix ans, après le recul d’Alain Juppé sur son dessein de barrer la rade de Bordeaux d’un pont fixe en face des Quinconces. On était alors en plein projet de grand contournement. L’idée initiale du pont Bacalan-Bastide était de ne pas laisser échapper les voitures trop en aval de Bordeaux.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé. La belle dynamique communautaire, qui aurait dû faire évoluer ce projet de franchissement, s’est envolée quand Lire la suite

Pont levant de Bx : Nouveau coup dur pour la CUB

Sud-Ouest, Jean-Paul Vigneaud, le 16 Janvier 2009

BORDEAUX. La déclaration d’utilité publique est remise en cause au tribunal administratif

Nouveau coup dur pour la CUB

La Communauté urbaine de Bordeaux est de nouveau confrontée à une situation difficile. Après la remise en question de l’appel d’offres pour la concession du réseau de transport en commun, voici que le pont levant Bacalan-Bastide vacille.

Dans ses conclusions, hier, au tribunal administratif de Bordeaux, Antoine Bec, commissaire du gouvernement, a effectivement réclamé l’annulation de la délibération du 21 septembre 2007. Un texte par lequel la CUB a déclaré d’intérêt général le franchissement de la Garonne via un pont mobile. Les conclusions du commissaire étant suivies dans 95 % des cas, il est désormais quasiment certain que le projet va revenir à la case départ.

Quid des travaux annexes

Cette situation réjouit les membres du « Front associatif », qui rassemble 15 associations. Il s’oppose depuis plus de deux ans au pont levant et est à l’origine des seuls recours déposés.

Les associations étaient toutes représentées, hier matin, au tribunal. Denis Teisseire, leur chef de file, intervenait alors en leurs noms, en lieu et place de l’avocat. Pour sa part, la CUB était représentée par les cabinets Cabanes et Morlas.

Présidée par Michel Delignat-Lavaud, l’audience a duré un peu plus d’une heure. Elle a mal démarré pour les opposants, plusieurs de leurs arguments étant rejetés. Et non le moindre : la concertation si contestée aurait été annoncée et menée selon les règles en vigueur.

De quoi en faire pâlir plus d’un dans l’assistance. Le vent a commencé à tourner lorsqu’Antoine Bec a évoqué la loi Loti (Loi d’orientation des transports intérieurs).

Cette loi impose une information totale sur l’ouvrage à réaliser et les travaux annexes qui en découleront. Or, dans la présentation du projet, il n’est question que du pont. « Nulle part ne sont évoqués les aménagements nécessaires de chaque côté, comme les voies de desserte », constate le commissaire du gouvernement.

« Difficile de croire qu’un tel ouvrage peut aboutir sur des carrefours classiques gérés par des feux de trafic ou de simples tourne-à-gauche », ajoute-t-il. Pour Antoine Bec, il y a donc ici problème et la jurisprudence (Conseil d’État) est incontournable.

Le seul et bon choix ?

Autre faiblesse dans le dossier : l’évaluation financière. Une estimation trop succincte, insuffisamment développée et expliquée, ne serait-ce que sur les modalités de financement.

Il y a pire, cependant, selon le commissaire : l’appréciation du projet et le bilan « coût/avantage ». Un pont levant étant trois fois plus cher qu’un pont classique, il faut obligatoirement justifier un tel choix et démontrer que l’ouvrage retenu répond bel et bien aux besoins. Ce qui ne serait pas le cas pour le projet bordelais.

« Il n’y aucune garantie que des bateaux puissent passer sous ce pont levant », résume le commissaire du gouvernement. Tout en constatant que l’avis des services maritimes figure dans le dossier, mais pas celui des compagnies maritimes qui fréquentent le port de la Lune. Si bien qu’il devient difficile d’affirmer que l’ouvrage est parfaitement conforme à ce qu’attendent les éventuels utilisateurs et qu’il s’agit donc du seul et bon choix à faire.

Ces arguments semblent suffire pour conduire à l’annulation de la délibération de septembre 2007. Antoine Bec l’affirme haut et fort en tout cas.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Lire la suite

Le futur pont levant de Bordeaux attaqué

Sud-Ouest, le 15 Janvier 2009

Le futur pont levant attaqué

BORDEAUX. Le commissaire du gouvernement a demandé devant le tribunal administratif, l’annulation de la délibération de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) qui décidait la réalisation d’un pont-levant dans le nord de la ville

Le commissaire du gouvernement a demandé jeudi à Bordeaux l’annulation de la délibération de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) déclarant d’intérêt général la construction d’un pont levant en centre-ville, suivant la requête d’une quinzaine d’associations bordelaises.  

L’avis du commissaire du gouvernement, Antoine Bec, magistrat indépendant qui dit le droit et dont les préconisations sont le plus souvent suivies par les juges administratifs, fragilise un peu plus un projet de pont sur la Garonne aux dimensions impressionnantes (426 m de long, 55 m de hauteur de levage).

L’Unesco, après avoir labellisé Bordeaux au patrimoine mondial à l’été 2007, demande aujourd’hui des comptes « sur l’impact visuel des nouveaux franchissements envisagés » de la Garonne, notamment ce pont, et des experts de l’organisation internationale doivent venir sur place le 20 janvier.

M. Bec a estimé qu’il y avait des « irrégularités substantielles » en l’absence de véritable « évaluation financière des modalités de financement ».

Il a également relevé que les aménagements des abords n’étaient pas compris dans l’enveloppe globale de plus de 120 millions d’euros mais a surtout remis en cause l’utilité même du projet.

Le magistrat a estimé que les plus gros bateaux de croisière pourraient être dans l’impossibilité « de franchir l’ouvrage » dont le coût représente « un montant triple de celui d’un pont fixe ».   

Par ailleurs, a-t-il souligné, les croisiéristes n’ont pas été consultés sur leurs intentions à maintenir Bordeaux comme destination alors même que la raison d’être de ce pont levant est de permettre le passage des paquebots jusque dans le centre de Bordeaux.
Le projet de pont levant entre les quartiers de Bacalan et de Bastide a été approuvé par la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) en septembre 2007. Il doit combler le déficit d’une ville qui ne compte que quatre ponts, dont seulement deux dans le centre.

Cet ouvrage comporte une travée mobile de 110 m, pouvant être relevée à 55 m de hauteur. Il pourrait accueillir les automobilistes sur 2×2 voies (40.000 véhicules par jour attendus), les cyclistes, les piétons ainsi que le tramway.

Le chantier a été confié au groupement GTM/GCS, pour un budget de Lire la suite

Bordeaux : Le pont levant en suspens

Sud-Ouest,  Jean-Bernard Gilles, le 15 Janvier 2009

BORDEAUX. Le tribunal administratif est saisi du cas du pont Bacalan-Bastide. Une annulation de la procédure est possible. Ce serait un nouveau coup dur pour la CUB

Le pont levant en suspens

Le tribunal administratif de la rue Tastet à Bordeaux va devenir l’endroit où se font et se défont les grands projets de l’agglomération (Keolis) et du département (grand contournement). On serait même tenté de conseiller aux élus de la Communauté urbaine de Bordeaux d’y tenir session avant de délibérer sur la future opération d’intérêt national Euratlantique. Cela permettra de gagner du temps.

Ce matin à 11 heures, l’audience portera sur le pont Bacalan-Bastide. Le tribunal est saisi d’un recours en annulation de la délibération de la CUB, votée à la quasi-unanimité en septembre 2007 : celle qui décidait de réaliser enfin ce franchissement et qui déclarait le pont à travées levantes d’intérêt général. Pas moins.

Le commissaire du gouvernement et les avocats de la collectivité s’exprimeront ce matin. La liste des griefs mise en avant par le front associatif, opposé de tout temps au projet de pont levant et qui préconise l’option tunnel, est longue. On n’oserait pas dire que le juge va se régaler, mais tout de même.

Erreurs non négligeables

Les leaders politiques de l’agglomération ne sont guère optimistes sur l’issue judiciaire de ce dossier, pourtant majeur pour le territoire. La requête, portée notamment par Aquitaine alternatives, Transcub et autres associations de défense de l’environnement, liste un nombre non négligeable d’erreurs dans la procédure managée par les services de la CUB.

L’insuffisante concertation, l’impossibilité pour des citoyens (jamais très mobilisés en ce genre de circonstances, il faut bien l’avouer) de pouvoir sérieusement comparer les alternatives au pont levant, pas plus que les projets concurrents à celui du groupement lauréat conduit par Vinci seront au centre de l’audience.

Également en débat, la procédure conjointe diligentée par le préfet pour l’étude d’impact au titre de la loi sur l’eau et l’enquête publique. Elles auraient dû être disjointes. Et, selon la jurisprudence, ce point suffirait à torpiller un projet de cette ampleur.

Les conclusions de l’enquête publique enfin seront débattues ce matin. Elles étaient favorables au projet de franchissement du fleuve mais demandaient expressément que « le projet de pont levant soit réexaminé » en y associant une quantité de considérations plus négatives les unes que les autres sur le coût du projet, son utilité, les conditions de trafic lorsque le pont est levé, sans parler de l’impossibilité de recevoir de gros bateaux. La CUB est passée outre.

Responsabilité politique

Cela fait plus de dix ans que les élus, Alain Juppé et Philippe Madrelle d’abord, ont décidé de faire un franchissement au droit de Lucien-Faure, après l’abandon du projet de pont fixe aux Quinconces. Alain Rousset a défendu ce projet et a même élargi le temps de la concertation lorsqu’il présidait la CUB.

Conscients des risques de recours qui deviennent aujourd’hui inévitables au point de poser de réels problèmes de réalisation de projet, Vincent Feltesse et Alain Juppé ont choisi de foncer à l’automne, suivis par 110 élus.

Seul Jean-Louis Joecklé avait plaidé le 6 septembre 2007 pour une relance de la procédure « trop risquée sur le plan juridique ». Il n’a été entendu, ni par les services de la Ville, de la CUB et de l’état, ni par les élus. Lire la suite

Le terminal méthanier et l’A 65 dans le collimateur des assos

20minutes.fr, FC, le 12 janvier 2009

Le terminal méthanier et l’A 65 dans le collimateur des assos

Des projets girondins jugés « Grenello-incompatibles ». L’Alliance pour la planète, qui regroupe quatre-vingts associations écologiques dont Greenpeace et WWF, vient de mettre en ligne sur son site Internet* une carte de France de projets « en contradiction totale avec l’esprit et les mesures du Grenelle de l’environnement ». En ligne de mire, l’implantation d’un terminal méthanier au Verdon porté par la société 4Gas depuis trois ans. « Un projet extrêmement dangereux pour le dernier estuaire naturel d’Europe, classé Natura 2000 », rappelle Philippe Lucet, le secrétaire général de l’association Une pointe pour tous, qui regroupe aujourd’hui 5 500 adhérents.

Début décembre, la société 4Gas s’est vu infliger un sérieux camouflet par le préfet de Gironde qui a jugé son dossier « non recevable en l’état ». En cause : l’installation envisagée d’une partie de ses bureaux à 100 m de l’océan Atlantique, ce qui est interdit par la loi littoral. Autre projet contesté : la future autoroute Pau-Langon (A 65) dont la mise en service est prévue en octobre 2010. Selon l’association Sepanso Aquitaine, le niveau de trafic actuel entre Pau et Langon (5 000 à 6 000 voitures par jour) ne justifie pas la construction d’une voie autoroutière, qui, pour être rentable, doit « comporter un flux quotidien de 20 000 véhicules ».

Plus d’infos Lire la suite

Villenave d’Ornon : A la reconquête de l’Eau blanche

Sud-Ouest, Gilles Guitton,  le 13 Janvier 2009

VILLENAVE-D’ORNON, ENVIRONNEMENT. La ville engage un long travail sur la protection des espaces naturels sensibles traversés par le cours d’eau

Le maire Patrick Pujol, si souvent accusé par les écologistes de brader au commerce et à l’immobilier les bords de la Garonne, tient désormais « son » dossier environnemental. Depuis que la commune, l’an passé, s’est fait transférer le droit de préemption du Département sur les quelque 80 hectares de prés et friches de la rive gauche de l’Eau blanche. Et depuis qu’en fin d’année dernière, elle a commencé à réfléchir à ce qu’il convient d’en faire.

Marc Kleinhentz, conseiller municipal délégué à l’urbanisme et à l’environnement, est chargé du dossier de cette Zone de protection des espaces naturels sensibles (ZPENS). Il explique : « Nous avons commandé une étude au cabinet Gerea. Elle a révélé d’une part un milieu écologiquement très intéressant en amont, puis un milieu dégradé par des pollutions industrielles, en aval de Courréjean (c’est de Guitteronde qu’il s’agit). »

Les anciennes gravières de Formalaise, près du bourg, recèlent ainsi certaines espèces rares, sinon spectaculaires, comme la libellule à oeil rouge. Ce délicat insecte rose a d’ores et déjà acquis sans le savoir le statut d’icône de la zone. La cistude, une petite tortue autochtone, vit aussi probablement là, mais plutôt du côté de Cadaujac.

Tri sélectif dans le vivant

Côté flore, la glycine aquatique, la fritillaire pintade, ou encore l’oenanthe à feuilles de silaüs viendront enrichir les débats du Conseil municipal. Par ailleurs, le milan noir, l’aigrette, les très discrètes locustelles, le torcol, la bouscarle de cetti ont été recensés parmi d’autres par la Ligue de protection des oiseaux.

« Nous avons aussi des nuisibles, comme la tortue et l’écrevisse de Floride, ainsi que le ragondin, qu’il nous faudra éliminer », précise Marc Kleinhentz. Comme quoi les ZPENS font du tri sélectif dans le vivant. « Il n’y a pas d’espace naturel sans intervention humaine », constate le conseiller municipal.

Qu’imagine donc la municipalité pour l’avenir ? « C’est trop tôt pour le dire. Nous avons constitué des ateliers en décembre avec nos partenaires et nous avons commencé à réfléchir à un plan de gestion », explique Marc Kleinhentz.

Sept objectifs sont définis, de la conservation des parties des zones humides herbacées à l’amélioration de la qualité des eaux de l’Eau blanche, en passant par la définition d’un schéma de mise en valeur et la gestion raisonnée de la digue de Garonne. Il est question de « cheminements doux » ou de « boucles d’observation ». « Ce ne sera pas pour faire du VTT à fond de train », assure l’élu.

La commune pense aussi à la réintroduction de bétail et s’est assuré le concours du Conservatoire des races d’Aquitaine. L’Agence de l’eau, la Fédération de pêche, la Communauté urbaine de Bordeaux et le Conseil général sont aussi membres des « ateliers » qui ont élaboré le plan. Ainsi que l’intercommunalité de Montesquieu, dont Cadaujac, le voisin, est membre. « Pour le moment, ce sont nos partenaires institutionnels. Mais nous sommes ouverts à faire participer d’autres personnes intéressées par la suite », Lire la suite

Bègles : site d’ExxonMobil, « Parc d’intelligence envir. »

developpementdurablelejournal.fr, Johannes Braun, le 12 janvier 2009

Bègles : L’ancien site d’ExxonMobil, futur « Parc d’intelligence environnemental »

L’ancien site d’Esso-Rep situé à Bègles (Gironde) accueille gratuitement le producteur d’énergies renouvelables Valorem. Le Maire Noël Mamère entend faire du site un pôle d’excellence en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie.

Le Maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère s’est lancé dans la reconversion de l’ancien site d’Esso-Rep, ex-filiale française du groupe ExxonMobil en « Parc d’intelligence environnemental ». La multinationale, toujours propriétaire de la friche vient en effet d’autoriser jusqu’en 2010 l’installation sans contrepartie du producteur d’énergies renouvelables Valorem. La société, spécialisée dans l’éolien et la méthanisation de la biomasse emploie actuellement 40 personnes sur le site, et devrait être rejointe prochainement par deux autres entreprises du secteur de l’énergie. À terme, la mairie souhaiterait racheter ou louer par bail emphytéotique les 4 ah et 12 000 m2 de bâtiments du site d’Esso-Rep. Objectif : Lire la suite

Opposition aux épandages sur la rive droite de la Dordogne

Sud-Ouest, Laurence Pérou, le 12 Janvier 2009

ENVIRONNEMENT. L’opposition au projet d’épandages sur la rive droite de la Dordogne s’organise

Une coordination contre les épandages dégradants

Sous l’égide de la mairie de Cubzac-les-Ponts, les diverses associations environnementales qui protestent depuis quelques semaines contre le projet d’épandage des jus de compost envisagé par la société Sede, filiale de Véolia, se sont organisées en une coordination baptisée Coordination contre les épandages dégradants (CCED).

En préalable, les membres de la coordination sont très clairs : « Nous ne sommes pas systématiquement contre les épandages ou contre le recours au compost. Mais parler de compost, dans le cas présent, est un abus de langage, voire une escroquerie. Un mélange de résidus de fientes industrielles pleines de germes pathogènes et potentiellement vecteurs de la grippe aviaire, de boues urbaines (de stations d’épuration et d’imprimerie), d’agglo déchiquetés, de colles et de métaux lourds ne peut en aucun cas être considéré comme du compost ! »

Et de repointer les dangers de cet épandage en zone humide avec tous les risques de pollution des sols et des eaux que cela comporte.

Bloquer le projet

Outre la diffusion de la pétition publique que des centaines de Cubzagais ont déjà signée, la coordination vient d’alerter par courrier les autorités compétentes, préfecture et ministère de l’Environnement, les appelant à la cohérence entre les décisions qui seront finalement prises et les discours maintes fois prononcés en faveur de la protection de l’environnement.

La coordination informe aussi de la situation la Ddass, la Diren, Greenpeace, Aquitaine Alternative la Fédération de chasse et de pêche, la Ligue de protection des oiseaux, le Sage Estuaire, la Chambre d’agriculture, l’Agence de l’eau Adour-Garonne, le Pays, mais aussi les propriétaires agricoles concernés ou les syndicats viticoles.

La coordination invite, enfin, les élus à formaliser leur opposition au projet, notamment dans les communes environnantes, par des délibérations de leurs conseils municipaux. En espérant que cela suffise à bloquer le projet.

Une logique financière

Aujourd’hui, chacun attend que le commissaire enquêteur remette ses conclusions au préfet de la Gironde Francis Idrac dans les jours qui viennent. « Si celui-ci se prononce pour l’épandage, nous utiliserons tous les moyens légaux, y compris sur le terrain, pour obtenir gain de cause », Lire la suite

La Sepanso garde un oeil sur l’ensemble du Bassin

Sud-Ouest, Sabine Menet, le 8 Janvier 2009

ENVIRONNEMENT. Créée il y a 40 ans afin de gérer la réserve du banc d’Arguin, la Sepanso est partie prenante des grands dossiers environnementaux

La Sepanso garde un oeil sur l’ensemble du Bassin

La Sepanso (Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) est née sur le bassin d’Arcachon. Sur le banc d’Arguin plus précisément, qui fut la première des quatre réserves naturelles nationales que la fédération gère pour le compte de l’État (1). Président de la Sepanso Gironde, Claude Bonnet passe en revue les autres sujets notables du Bassin, sur lesquels il garde un oeil vigilant.

« Sud Ouest ». Quels sont les sujets abordés par la Sepanso ?

Claude Bonnet. Le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité conditionnent toutes nos actions. Ces deux sujets sont transversaux et englobent l’urbanisation, les transports, l’eau et les déchets.

Concrètement, à quoi participez-vous ?

Nous avons activement participé à la rédaction du schéma de mise en valeur de la mer (SMVM). Nous participons au Conseil de développement du pays (Codev). Jusqu’à présent, nous n’avons pas été invités à participer à l’élaboration du Schéma de cohérence territoriale (Scot) mais nous le souhaiterions vivement ! Nous ne voulons pas qu’il se résume à une somme des Plans locaux d’urbanisme (PLU). Un des graves problèmes du Bassin est l’urbanisation. Il faut freiner une démographie que nous ne pourrons pas absorber. À notre sens, quelque chose manque au Scot : un diagnostic complet sur la biodiversité existante sur le territoire.

Vous avez également participé à la Commission locale d’information et de surveillance (Clis) sur la qualité des eaux. Qu’en pensez-vous ?

Nous déplorons que cette Clis n’ait rien d’officiel. En effet, contrairement aux Clis relatives aux anciennes décharges, elle n’a pas fait l’objet d’un arrêté préfectoral. En clair, le préfet peut décider de la suspendre du jour au lendemain. Au-delà de ça, nous considérons qu’il faut prendre le problème des eaux de manière globale, sans se limiter au Bassin mais en tenant compte de tous les cours d’eau qui s’y déversent, de la navigation, du wharf, etc.

Quel est votre rôle au sein des Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) ?

Nous participons aux Sage bassin-versant de la Leyre, lacs médocains, étangs de Born et Buch et nappes profondes. Nos soucis principaux y sont les prélèvements trop importants en eau et la pollution via les produits phytosanitaires.

Votre avis sur Natura 2000 ?

Nous y sommes bien sûr favorables. Ce que nous souhaiterions, c’est participer à la rédaction des documents d’objectifs, notamment celui portant sur la forêt de La Teste. Nous pensons en effet que la forêt est menacée par ceux qui souhaiteraient en faire une forêt de production.

La Sepanso est également membre du Comité départemental des déchets. Où en est la recherche d’un nouveau site d’enfouissement ?

Elle se poursuit… Nous y sommes extrêmement attentifs. Tout comme nous surveillons la réhabilitation de l’ancien site d’Audenge.

Un mot sur les transports… Lire la suite

AAER et VALOREM : fabrication des éoliennes à Pauillac ?

Sud-Ouest, Julien Lestage, le 18 Décembre 2008

ÉOLIENNES. La société AAER SAS projette d’installer à Pauillac une unité de fabrication de nacelles d’éoliennes

Pauillac au centre d’un projet de fabrication d’éoliennes

Fin 2009, une unité de fabrication de nacelles d’éoliennes (1) pourrait voir le jour à Pauillac. Elle pourrait créer 38 emplois. Le projet est porté par AAER SAS, un « partenariat » entre la société québécoise AAER Systems (spécialisée dans la fabrication d’éoliennes) et la société béglaise Valorem (ingénierie et développement de parcs éoliens). Les associés (2) viennent de solliciter une subvention du Conseil général d’un montant de 306 000 euros. La somme apparaît dans le plan de financement prévisionnel qui prépare l’opération.

Au total, pour aboutir, les investisseurs comptent sur un budget de 3,2 millions d’euros. Et c’est bien à Pauillac, comme le confirme un document du Conseil général, que AAER SAS compte s’installer. Un certain suspens est donc levé. Car Mérignac, Bassens, Blanquefort, Salaunes, étaient aussi des villes pressenties pour accueillir cette unité de fabrication.

Une porte sur l’Europe

Alors que Valorem indique que « rien n’est fait pour le moment », Robert Gilardi, en charge de l’Agence pour le développement économique du Conseil général, assure, lui, assure qu’une étape importante a été franchie. Joint par téléphone hier, il précise : « Lorsque l’on arrive à ce niveau de traitement d’un dossier, on peut dire que les choses sont plutôt bien engagées ».

Malgré un contexte économique difficile, les Québécois et les Béglais poursuivent donc dans leur stratégie. Le but étant de développer l’éolien sur le marché européen et d’Afrique du Nord, sans avoir à importer les machines. Si la Gironde a été choisie pour l’implantation d’un site de fabrication d’éoliennes, c’est parce que selon les investisseurs, elle dispose notamment « d’un bassin de main d’œuvre qualifiée en matériaux composites et en génie électromécanique, puis d’une situation géographique au coeur des marchés ».

Des bâtiments adaptés

Dans ce dossier, Pauillac a pu faire valoir deux atouts majeurs qui ont séduit AAER SAS. Lire la suite

Bassin d’Arcachon : Une évolution dans le sens de l’écologie

Sud-Ouest, Sabine Menet, le 15 Décembre 2008

ENVIRONNEMENT. La Ceba dresse un bilan positif de l’après Grenelle. Tout en restant vigilante sur les sujets sensibles du lieu

« Une évolution dans le sens de l’écologie »

Jean Mazodier affiche son optimisme. À l’issue de son assemblée générale, jeudi soir à Gujan-Mestras, le président de la coordination environnement du bassin d’Arcachon (Ceba) confesse que 2008 a été une année importante.

« L’an un du post Grenelle de l’environnement », dit-il, en estimant que l’administration et les services de l’État suivaient une « très bonne évolution ». Comprenez une « très bonne évolution dans le sens de l’écologie », cheval de bataille de la coordination qui rassemble 15 associations de défense de l’environnement.

Prés salés et Quinconces

Associée à la réflexion ayant précédée la rédaction du schéma de mise en valeur de la mer (SMVM), la Ceba s’est également trouvée invitée à participer au porté à connaissance du Schéma de cohérence territoriale (Scot), aux discussions du conseil de développement du Pays (Codev) ou plus récemment au débat portant sur le parc marin. « Politiques, milieux institutionnels et associations convergent », résume Jean Mazodier, qui ne gomme pas pour autant les batailles qu’il reste à mener sur le terrain.

Ainsi, la Ceba garde-t-elle un oeil vigilant sur l’évolution des Près salés ouest à La Teste-de-Buch. « Nous demandons à ce que l’écosystème soit protégé et que l’on reste fidèle à la convention passée avec l’État », résume Françoise Branger, vice-présidente de la Ceba et présidente de l’Association bassin d’Arcachon écologie.

La coordination rive également son regard vers Andernos-les-Bains suivant le projet du golf, la sauvegarde du site des Quinconces et l’extension du port du Betey.

Liste non exhaustive

À Audenge, son attention reste aussi soutenue. « Nous souhaiterions que l’ensemble des communes qui ont déversé leurs déchets au centre d’enfouissement participent aujourd’hui à sa réhabilitation », expose Jean Mazodier. Attentif aux coupes d’arbres sur le site du Truc vert au Cap-Ferret, le président de la Ceba dresse une liste non exhaustive des sujets sensibles : disparition des zostères, comblements des esteys et de manière plus générale la question de l’eau douce.

Une question que la structure a pris à bras-le-corps en éditant un document de référence récapitulant toutes les préoccupations idoines : abaissement de la nappe aquifère du sable des Landes, hausse des températures des eaux souterraines, pollution, industrie, effluents rejetés en mer, etc.

Wharf et Natura 2000

« Nous avons une vision globale » Lire la suite

J. Marieu : urbanisme, à Bx on a pris l’habitude de se ruiner

Sud-Ouest,  Jean-Denis Renard, le 4 Décembre 2008

JEAN MARIEU. Spécialiste des rapports entre ville et transports, l’universitaire pointe les difficultés à remédier à l’étalement urbain bordelais. Et les coûts financiers et environnementaux de cette dérive, vieille de plusieurs décennies

« À Bordeaux, on a pris l’habitude de se ruiner »

Professeur émérite des universités, Jean Marieu a fondé et travaillé jusqu’à sa retraite à l’Institut d’aménagement, de tourisme et d’urbanisme de l’université Michel-de-Montaigne (Bordeaux 3). Professeur en aménagement de l’espace et urbanisme, il a notamment planché sur les interactions entre ville, mobilité et transports.

 « Sud Ouest ». Comment définir aujourd’hui une agglomération telle que Bordeaux ?

Jean Marieu. Il y a deux villes à Bordeaux. Il y a d’abord la ville intra-muros, dont les murs seraient la rocade. À l’intérieur de ce périmètre, autour de la colonne vertébrale des lignes de tramway, on aura sans doute un basculement assez fort de l’automobile vers les transports collectifs. La ville intra-muros va fonctionner de mieux en mieux sur le modèle rhénan, celui de la Suisse, de l’Allemagne et de la Hollande qui ont produit des villes compactes, relativement denses et bien desservies en transport collectif ou en transport doux. Ceci étant, Bordeaux reste une ville très vaste. L’intérieur de la rocade correspond à la surface de Paris. On y dénombre 450 000 habitants quand Paris, à l’intérieur des boulevards des Maréchaux, en compte 2,1 millions. Cette ville-là est très peu dense.

Et l’autre ville ?

C’est la périphérie, grosso modo à l’extérieur de la rocade. Elle correspond au modèle pompidolien : les gens deviennent propriétaires et font appel à l’automobile. Cette ville est globalement moins chère, les coûts sont accessibles pour la classe moyenne. Elle s’articule sur des grands terrains, des draps de lit comparés aux mouchoirs de poche du centre-ville. Le foncier semble abondant, à condition qu’il soit équipé. Tout ceci se paie. Par l’éloignement – du travail, des écoles, des commerces, l’éloignement social – et par la médiocrité des services de proximité. Le problème de fond de l’étalement urbain, c’est savoir où va la croissance de la ville. Où vont les 0,4-0,5 % d’augmentation annuelle de la population sur les 900 000 habitants de l’agglomération bordelaise au sens large ? Cette croissance profite massivement à la ville extra-muros. La ville intra-muros n’est pas compétitive pour les classes moyennes en termes de coût et d’avantages.

Le politique peut-il influer sur cette tendance ?

On peut manier la carotte et le bâton. Le bâton, c’est la capacité à poser des limites à la croissance urbaine périphérique par l’entremise d’un Scot (NDLR : schéma de cohérence territoriale) dirigiste. Un Scot qui dessine, qui édicte et qui est appliqué. Et pour cela, il faut une autorité. Je prétends qu’on n’applique rien ici. Le Sysdau (NDLR : le syndicat mixte du Scot de l’aire métropolitaine bordelaise, qui regroupe 93 communes) est tout sauf une autorité. Par ailleurs, l’État n’a plus d’autorité, il n’a plus de force idéologique ni de présence technique sur le terrain. On peut certes espérer faire avancer les choses grâce aux plans locaux d’urbanisme, les PLU. Mais un PLU à l’échelle communale dans chacune des soixante communes de la périphérie du Scot bordelais est une absurdité. Lire la suite

Lot et Garonne : lâcher de cistude à la réserve de la Mazière

Sud-ouest, Daniel Bozec, le 7 Octobre 2008

NATURE. A la réserve de la Mazière de Villeton, il a fallu employer les grands moyens pour perpétuer la tortue d’eau douce, menacée de disparition depuis la reconversion des prairies en champs de maïs

Le lâcher de cistudes. Une trentaine de cistudes ont été relâchées ces dernières semaines dans le marais par Laurent Joubert

La fin de la cistude, peu s’en préoccuperaient. Au bord de la Garonne, la culture du maïs anéantissait pourtant les efforts de ponte de la tortue d’eau douce du marais de la Mazière. Une espère dont les rangs s’étaient singulièrement clairsemés depuis des années, faute de nouvelles naissances. Une vingtaine d’individus, tout au plus, dont l’âge dépasse la bonne quarantaine. La réserve de la Mazière a engagé un pointilleux programme de sauvegarde en 2006. Les premières cistudes ont été relâchées dans le marais ces dernières semaines.

1. Un radio émetteur sur mon dos

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point », dit la fable. Trop beau pour être vrai. À la Mazière, les cistudes s’en allaient pondre en vain. Elles qui abandonnaient de nuit leur marais pour échapper aux prédateurs, elles qui s’imposaient une distance longue de plusieurs centaines de mètres, au-delà des terres humides, pour trouver un endroit au sec où creuser un puits de 10 centimètres de profondeur. Et, au bout de trois quatre heures de labeur, y fourrer une huitaine d’œufs. Du temps des prairies ancestrales, tout allait bien. Elles ont été reconverties en champs de maïs depuis les années 60.

2. Au chaud dans mon incubateur

Malheur aux tortues. Le maïs pousse très haut en quelques semaines et plonge dans l’ombre ces puits de ponte. Alors même que la chaleur est indispensable à l’éclosion des oeufs. Une hécatombe. Seules deux tortues sont nées en vingt ans – elles ont aujourd’hui 6 ans. Depuis l’été 2006, le garde technicien Laurent Joubert s’échine à coller un émetteur sur le dos de ces vieilles tortues femelles. Il les piste la nuit sur leur chemin de ponte, entre la fin du printemps et le début de l’été. Au petit matin, il vient retirer un à un les oeufs tout juste enfouis et les place dans un incubateur, au chaud dans un bureau de la Mazière. La nature est joliment faite : à une température oscillant entre 27,5 °C et 28 °C, l’embryon sera un mâle. Entre 28,5 °C et 29 °C, ce sera une femelle. D’où le puits creusé en hauteur par la cistude : les oeufs logés tout en bas donneront des mâles, à l’étage supérieur, des femelles. Laurent Joubert doit veiller à moduler la température de son incubateur tous les deux jours…

3. Il faut consolider sa carapace

Financé par l’unité Bristol-Myers Squibb du Passage, le programme de la Mazière peut s’enorgueillir de compter pas moins de 178 jeunes tortues. A elles de consolider leur caparace dans un aquarium puis une mare semi-artificielle aménagée selon le milieu de vie de la réserve. « Un fac-similé », explique Laurent Joubert. « L’important pour nous, c’est que les animaux que l’on relâche puissent être viables dans le milieu naturel. Je n’élève pas des tortues pour élever des tortues. » Lire la suite

11 octobre : formation à l’étude de la migration des oiseaux

La migration des oiseaux vous intéresse ou vous passionne. Vous voulez en savoir plus dans une démarche personnelle ou professionnelle

La LPO Aquitaine et Organbidexka Col libre vous propose une formation à l’étude de la migration des oiseaux du samedi 11 au samedi 18 octobre 2008 aux chalets d’Iraty (Larrau dans les Pyrénnées-Atlantiques) à quelques mètres du Col d’Organbidexha). Lire la suite

CATA : quelle agriculture dans nos assiettes ?

Quelle agriculture dans nos assiettes ?

Par St Siméon le samedi, septembre 13 2008, 12:26 – SoutienLien permanent

Fougueyra

Dans la précédente gazette d’Utopia, on vous indiquait que nous vous ferions passer les infos de CATA33 par son biais, par courriel aussi, mais à cause des vacances, beaucoup d’entre vous n’ont pas eu les messages. Donc, on va dans cette nouvelle gazette, pour certains d’entre vous, rabâcher quelques mêmes trucs, mais qu’importe, vous en conviendrez, c’est pour la bonne cause.

Depuis que nous vous avons fait cette proposition le lundi 19 mai, lors d’une soirée à Utopia, d’acheter des parts de la SCI Terre du Fougueyra, grâce aussi au concert à l’église de St André de Cubzac, aux Nuits Atypiques, à Planète Floirac, au Forum social… aux AMAP, aux Groupements d’Échanges Locaux (GELS) – merci à tous ! – 218 personnes se sont portées acquéreurs de parts de la SCI Terre du Fougueyra pour la somme de 52 700 euros !!! (À l’heure où vous lirez ce billet, beaucoup d’entre vous seront rentrés, donc… ça doit faire un peu plus. Pendant que nous y sommes, maintenant que vous êtes de retour, merci à vous de penser à envoyer votre chèque et votre bulletin de souscription, dûment rempli, comme on dit, si ce n’est pas encore fait !)

Cependant, bien que cette somme soit importante, il n’y a pas encore le compte. C’est 80 000 euros qu’il faut pour accomplir notre commune destinée sur ce terrain, clamer, on va se gêner… stop à l’agriculture industrielle et à ses dérives, oui à une agriculture bio paysanne, nourricière et de proximité ! Ce Vendredi 19 Septembre donc, continuons à prouver aux sceptiques, aux rabat-joie, poil aux doigts, que oui, une autre agriculture peut être mise en place !

Pourquoi cette folle entreprise, pourquoi vouloir acheter ce terrain ? Nous nous sommes longuement expliqués il y a deux gazettes de cela, mais voici en plus quelques chiffres, oui, c’est ça, des chiffres, on dit toujours qu’ils parlent mieux.

Ça commence à se savoir, l’agriculture biologique, c’est bon pour nous, pour le moral, la biodiversité, l’eau, les sols ; son modèle de production aide à lutter contre les gaz à effet de serre, ses bienfaits écologiques, économiques, sociaux, encouragent les agriculteurs qui sont en conventionnel à convertir leur exploitation, les jeunes agriculteurs à s’installer, à reprendre les fermes des vieux paysans qui ont du mal à transmettre, mais allez savoir pourquoi, rien à faire, elle n’arrive pas à trouver sa place, ou très difficilement. Lire la suite

Liste des 12 marchés bio et 78 magasins bio d’Aquitaine

Bio d’Aquitaine

L’Aquitaine compte en 2008 un millier d’agriculteurs bio. 6 associations départementales: AgroBio Périgord pour la Dordogne, le Civam Bio du Lot et Garonne, le Civam Bio de Gironde, le Civam Bio des Landes, le Civam Bio Béarn et l’association B.L.E. pour le Pays Basque, comptent parmi leurs adhérents environ la moitié de ces producteurs bio.

Bio d’Aquitaine, association loi 1901 également, fédère au niveau régional ces 6 associations départementales de producteurs bio. Elle est elle-même adhérente à la FNAB, la Fédération Nationale des Agrobiologistes.

Bio d’Aquitaine a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans une perspective de durabilité sociale et environnementale de la production agricole sur le territoire aquitain.

Les associations départementales du réseau proposent :

– assistance technique à la pratique de l’agriculture biologique,

– formations,

– accompagnement des démarches de conversion, assistance au montage de projets collectifs,

– actions de  promotion de l’agriculture biologique et des produits bio.

Bio d’Aquitaine, en tant que fédération régionale, a pour mission de favoriser les liens entre les structures locales et de participer à créer un environnement régional favorable au développement de l’agriculture biologique.

Ses axes d’action :

– L’animation des échanges et de la communication entre les associations départementales et la mutualisation des acquis.

– La valorisation des actions et programmes locaux auprès des partenaires et interlocuteurs au niveau régional.

– La participation régionale à la  dynamique des réseaux nationaux de l’agriculture biologique (FNAB, ITAB notamment)  pour une  meilleure reconnaissance des agriculteurs engagés en agriculture biologique et des spécificités de leurs pratiques agronomiques

MARCHES ET MAGASINS BIO 

Vous trouverez ci-après une liste de marchés, puis de magasins, de la région, spécialisés dans la vente de produits biologiques. Lire la suite

Echange la deuxième voiture contre vélo électrique

Sud-Ouest, le 18 septembre, Olivier Delhoumeau

TRANSPORT. Véritable institution, les Cycles Suire participent aux animations de la Semaine de la mobilité, qui s’achève dimanche

Les ventes de vélos à assistance électrique décollent

Les Cycles Suire. Le nom parle forcément aux adeptes de la petite reine. À Mérignac, le magasin a pignon sur rue, ou plutôt sur avenue. Celle du château d’eau, au cœur de Capeyron. Sa réputation doit beaucoup à la forte personnalité de son fondateur, Jacques Suire, ancien coureur pro, spécialiste de l’assemblage de A à Z. Une pratique tombée en désuétude, en raison de l’évolution du marché du cycle. « Les fabricants ont enrichi leurs gammes de sorte que le vélo à la carte existe quasiment en série », soutient Christophe Guiraud, le nouveau propriétaire des lieux.

Des initiations samedi. Responsable administratif et financier de formation, il s’est reconverti dans le vélo à la suite d’un licenciement. Il cherchait une affaire dotée d’un petit atelier sentant le pneu et le cambouis. « Mon père et mon grand-père possédaient un garage auto à Bordeaux, où j’ai passé mon enfance. »

À défaut de garage auto, il se tourne en 2005 vers l’acquisition des Cycles Suire. Atelier de réparation, vente de vélos et de deux-roues motorisés deviennent son quotidien. Sa clientèle : des amateurs de la CUB et du Médoc.

Sollicités pour la Semaine de la mobilité qui se déroule actuellement, les Cycles Suire proposent au public des tests de vélos à assistance électrique (VAE). Les initiations se dérouleront samedi au village de la mobilité, à côté du marché du centre-ville. Un gadget de plus dans la sphère verte ? Non, estime Xavier Chouet, employé, qui observe un intérêt grandissant pour le VAE. « Les ventes explosent depuis peu. La hausse du prix du carburant explique en partie cette tendance. Les clients sont souvent des familles propriétaires de deux automobiles, qui troquent une voiture contre le vélo électrique. » Évolution des modèles, efficacité croissante des batteries lithium ion et allégement des vélos soutiennent le marché. Lire la suite

Cartographie du gisement éolien en Aquitaine

Cartographie du gisement éolien, des contraintes et servitudes en Aquitaine

Rapport d’étude synthétique 2008

Conseil régional Aquitaine et ADEME Aquitaine

La Compagnie du Vent

L’analyse du gisement éolien calculé à une hauteur de 80 m hors sol met en évidence en première lecture un gisement intéressant au niveau de l’estuaire de la Gironde, de la frange littorale et du massuf pyrénéen. En outre des « spots » exploitables disséminés sur le reste du territoire

Pour accéder à l’étude Lire la suite

Les basques et les béarnais « co-voiturent »

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008

BON PLAN. Tout en réduisant les émissions de CO2 et gaz à effet de serre, le covoiturage permet de faire des économies

Avec internet, le covoiturage c’est simple et pratique

Le projet de se rendre à la Fête de la corniche, le besoin de rallier les campus palois, bayonnais ou à Bordeaux à moindre frais ? Il suffit de consulter le site http://www.covoiturage64.fr du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

Après deux ans d’existence, 737 utilisateurs sont inscrits et 325 : trajets proposés. Le covoiturage créé par le Conseil général connaît un succès qui s’amplifie régulièrement grâce au support internet et à la simplicité du site www.covoiturage64.fr

D’abord mis en place pour satisfaire une demande écologique, en réduisant les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le site répond dorénavant également à une demande économique compte tenu de la forte hausse du prix des carburants.

S’appuyant sur le constat que de plus en plus de personnes optent pour le covoiturage pour effectuer leurs trajets réguliers, entre domicile et travail par exemple, le Conseil général souhaite élargir le public concerné par cette initiative de covoiturage en enrichissant son offre et en visant des besoins de déplacement précis. Cet été par exemple, le Conseil général a communiqué en direction des jeunes souhaitant participer aux Fêtes de Bayonne. Cela a généré moins de voitures et plus de sécurité. Cet été encore, la destination Saragosse a également bien fonctionné. En cette rentrée, ce sont les étudiants qui sont visés : Pau, Bayonne, Tarbes, Toulouse ou Bordeaux constituent des trajets réguliers et très fréquentés qui seront mis en avant sur le site du Conseil général.

Le succès d’un système de covoiturage repose sur la richesse et la variété de son offre, Lire la suite

Aquitaine : une commande de 400 millions d’€ de TER ?

20Minutes.fr, le 9 septembre 2008, Fabienne Cosnay

Une «gigantesque commande» de TER de 400 millions d’euros est à l’étude

«Nos infrastructures ferroviaires sont dans un état catastrophique», affirme Alain Rousset. Pas de quoi être fier, en effet. En matière de vétusté des voies, la région Aquitaine figure en haut d’un triste tableau aux côtés des régions Midi-Pyrénées et Auvergne. Les lignes Pau-Oloron, Bergerac-Sarlat et Périgueux-Agen sont les plus touchées. Sur ces trajets, les trains sont obligés de rouler à 50km/h au lieu de 90km/h en moyenne en raison de l’état des voies et des caténaires. Les incidents à répétition touchant les câbles électriques qui alimentent les motrices ont poussé la SNCF à lancer «un diagnostic national».

A la direction régionale de la SNCF, on se contente d’indiquer que ce sont les zones dites «sensibles» (entrée et sortie des grandes gares de la région: Bordeaux, Poitiers, Angoulême, etc.) qui seront contrôlées dans un premier temps. «Cette inspection des caténaires est une bonne chose, souligne Nicolas Dubernet, représentant régional de Sud Rail. Encore faut-il prévoir des effectifs suffisants pour réaliser une bonne évaluation.»

La grande fierté d’Alain Rousset est ailleurs, du côté de l’augmentation de la fréquence des TER. Depuis 2002, il en a fait son cheval de bataille. En juillet, cinq lignes de cadencement ont été mises en place entre Bordeaux et cinq villes de la région: Arcachon, Le Verdon, Mont-de-Marsan, Pau et Hendaye.

«Notre objectif est d’arriver à un système proche des trains de banlieue de la région parisienne. Lire la suite

ASF, Arveyres et Cistude : les mariés du marais

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008, Alain Montanguon

ENVIRONNEMENT. Soutenues par les Autoroutes du sud de la France, la mairie d’Arveyres et Cistude envisagent la création d’un centre dédié à l’écologie dans le marais

Les mariés du marais

Ranunculus ophioglossifolius, plus connue par les non-latinistes sous le nom de bouton d’or, cette renoncule à feuilles d’ophioglosse affectionne les zones humides. Elle a fait son lit dans le marais d’Arveyres où vivent également le vison d’Europe et la loutre. Pourquoi en parler ? Parce qu’elle serait en voie de disparition. Une « tendance » que confirme Gabrielle Sauret, chargée de mission à l’association Cistude Nature au Haillan et l’appartenance de cette plante à la liste des espèces protégées depuis 1982. En parler, c’est évoquer le projet de création d’un centre dédié à l’environnement et au développement durable sur le domaine de Malleret qui va sans doute lui sauver la mise.

« On va prendre le temps de bien faire les choses », prévient le directeur de Cistude.

Le dossier est en bonne voie. Il est l’union de plusieurs volontés fortes. Celle, tout d’abord, des Autoroutes du sud de la France (ASF) auxquelles appartient le terrain de 57 hectares, entre Arveyres et le port du Noyer, et la magistrale bâtisse (1 200 m2) rachetés au moment du passage de l’A 89.

Celle de Cistude soucieuse depuis longtemps de développer en nord Gironde son action : défense et respect de la biodiversité. « Autant la faune que la flore, il y a un potentiel exceptionnel ici », s’enthousiasme Christophe Coïc, directeur de l’association.

Enfin, sans la mairie d’Arveyres rien non plus ne serait possible. Son maire, Benoît Gheysens, élu en mars, voit dans ce projet l’occasion de valoriser un site inconstructible, en zone inondable, et « d’y investir tous les Arveyrais. » Lire la suite

Aquitaine et agrocarburants : carence des études existantes

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008, Jacques Ripoche

AGROCARBURANTS. Présentée aujourd’hui à Paris, une étude financée par la Région Aquitaine pointe les carences des études existantes et propose une autre approche

Les insuffisances des études

Existe-t-il une vérité en matière d’agrocarburants ? À l’évidence, non. Une analyse réalisée par le laboratoire Armines (1) pointe les insuffisances des études conduites jusqu’à présent et met en perspective toute la complexité du dossier.

Dirigée par Dominique Dron, chercheur au Centre énergétique des mines de Paris, cette « Analyse critique des études existantes sur la production et l’utilisation des carburants végétaux » révèle leur caractère « partiel ». Selon les rapporteurs, la majorité des études qu’ils ont analysées ne cherchaient qu’à « mesurer les impacts sur l’indépendance énergétique et l’effet de serre ». Sans prendre en compte les éléments tout aussi déterminants que sont « la consommation d’eau et l’usage des sols ».

Blé et betterave. Pour mener à bien leur travail, les chercheurs ont revisité les études existantes à l’aune de « l’analyse de cycle de vie », un outil méthodologique qui permet d’évaluer l’empreinte écologique d’un objet ou d’un procédé. « Du berceau jusqu’au tombeau », résume de façon imagée Assaad Zoughaib, l’un des participants.

Le concept repose sur la qualité des données d’entrée, la précision des frontières de l’étude, la méthode d’affectation des impacts entre différents produits et coproduits, les impacts mesurés et quantifiés. Les auteurs du rapport se montrent critiques sur la qualité des données des différentes études considérées qui pécheraient globalement par « négligence des effets de stockage ou de déstockage de carbone du sol » L’approche « cycle de vie » les a ainsi conduits a réviser certains résultats. Lire la suite

Dordogne : j’ai planté une éolienne dans mon jardin

Le Figaro, Camille Peyrache, le  8 septembre 2008

J’ai planté une éolienne dans mon jardin

Les petites éoliennes attirent de plus en plus les particuliers. Par souci écologique mais aussi pour réduire leur facture électrique, ils sont nombreux à se lancer dans l’aventure. A 86 ans, Robert Laurent est un retraité passionné par les énergies renouvelables. Il y a trois ans, il a fait installer une éolienne de 24 mètres sur le terrain d’une vieille ferme en Dordogne qu’il occupe depuis 1981. Pour un investissement total de 17 000 euros, comprenant le coût de l’éolienne et les travaux d’installation, il a bénéficié d’un crédit d’impôt de 3200 euros. Son éolienne d’une puissance de 1,3 KW alimente sa propriété qui fonctionne en tout électrique.

Installer une éolienne dans son jardin

Comme lui, de nombreux particuliers s’intéressent à l’éolien. «Nous avons énormément de demandes», confie Olivier Krug, le fondateur et gérant de Krug Sarl, une société spécialisée dans la vente et l’installation de petites éoliennes voit son chiffre d’affaires augmenter de 40% chaque année. Le coût total de l’installation d’une petite éolienne varie en fonction de la puissance du générateur et des travaux d’ancrage. Ainsi, pour une éolienne d’une puissance de 2kW sur un mât de 12 mètres, il faut investir entre 15 000 à 20 000 euros. En fonction de son exposition au vent, elle pourra produite entre 30 à 50% de la consommation annuelle d’électricité d’un foyer de quatre personnes soit environ 5000 Kw selon l’Ademe. «Cependant, prévient Olivier Krug, l’achat d’une éolienne ne se fait pas comme celui d’une piscine. Il y a de nombreux éléments à prendre en compte pour réaliser une installation performante.» L’élément le plus important est évidemment le vent. Certaines régions bénéficient de vents réguliers et forts, comme le long des côtes, la vallée du Rhône ou dans des sites de moyennes altitudes, d’autres n’ont pas de potentiel comme le nord-est de la France. «Il faut que le gisement de vent soit suffisant pour être exploitable, confirme Olivier Krug. La plupart des zones urbaines ou semi-urbaines ne sont, par exemple, pas propices à l’installation d’éoliennes au risque de décevoir les habitants de la région parisienne. Pour être certain du potentiel, il faut réaliser une étude de vents, ce que trop peu d’installateurs font aujourd’hui.»

Les vents réguliers se situent en hauteur

Ensuite, il faut disposer d’un environnement dégagé. Lire la suite

DD au Pays Basque

Le journal du Pays Basque, Antoinette Paoli, 4 septembre 2008

Des projets de développement à tendance très durable dans les communes

Depuis les dernières élections municipales, bon nombre de nouvelles équipes y vont de leur projet de développement durable. Le mot est tendance, et pourrait vite devenir un grand sac fourre-tout, dans lequel on y jetterait pêle-mêle l’environnement, les questions sociales, le transport et autres. Certaines collectivités ont échoué à mettre en oeuvre des politiques publiques innovantes de développement durable, ou bien d’autres l’ont réduit à une politique environnementale. Il faut dire que les chantiers en cours sont vastes et ambitieux, car les défis du XXIe siècle sont grands. Alors accès d’opportunisme ou vraie prise de conscience ?

Les communes d’Anglet et d’Urrugne planchent sur des chantiers à long terme où l’ambition affichée, voire l’utopie, est de révolutionner les modes de vie, former les jeunes générations, mieux communiquer, créer des ponts entre les communes et les citoyens grâce notamment à la démocratie participative.

Anglet avec son «Agenda 21» et la commune d’Urrugne réfléchissent donc à des projets dits «transversaux» dans le jargon institutionnel, ce qui signifie appliquer le développement durable à différents domaines de la cité. En s’appuyant sur la prise en compte globale des problématiques, on agit sur le local. La nouvelle équipe de Jean Espilondo à Anglet, a pris le taureau par les cornes, sous la houlette de Bernard Marti, en charge de ce vaste programme : c’est le premier agenda 21 local du département ; Lire la suite

VALOREM à Bègles : du pétrole au vent

Sud-Ouest, Gilles Guitton, le 4 septembre 2008

BEGLES La société Valorem, spécialisée dans l’éolien, inaugure la reconversion du centre de recherches d’Esso-Rep en « pôle d’intelligence environnementale »

Les chercheurs de gisements de vent, de soleil et de vagues succèdent à Bègles aux chercheurs de pétrole. Aujourd’hui, la société Valorem inaugure son nouveau siège social, dans 1 500 m2 réaménagés par elle du bâtiment central de l’ancien centre de recherches d’Esso de la rue Ferdinand-Buisson.

« Le site passe de l’énergie du XXe siècle à celles du XXIe siècle. C’est symbolique », commente Jean-Yves Grandidier, le président de Valorem. Pas fâché de quitter les bureaux exigus de l’avenue Leclerc pour cet « environnement luxueux ». Il va abriter le nouveau développement de cette société qui était « un des quatre pionniers français de l’éolien », et passe à la vitesse supérieur depuis 2007. En surfant sur la crise pétrolière et le développement récent d’un vrai marché des énergies « vertes ».

Pour Noël Mamère (Verts), le maire de Bègles, cette installation est la première pierre « d’un dossier majeur pour l’avenir économique de la ville ». Celui de la création dans ce quartier « historiquement industriel et artisanal », d’un « parc de l’intelligence environnementale » réunissant recherche, développement, formation etc. « On y travaille depuis des années. La fermeture par Esso était prévisible. Il n’était pas question d’abandonner 4,5 ha en plein cœur de Bègles, à la promotion immobilière », dit le maire en insistant : « Il n’a jamais été envisagé d’y faire du logement. »

Valorem joue la « locomotive » du parc. « Très volontiers », sourit Jean-Yves Grandidier, bien que la situation juridique du site soit encore incertaine. Lire la suite

Le bois dont on se chauffe en Gironde

Sud-Ouest, Florence Graignon, le 4 septembre 2008

ENVIRONNEMENT. La création d’une filière bois-énergie sur le site de Massugas [Gironde], pionnier dans le département, va permettre de réaliser des économies collectives

«Nous sommes là dans la réalité, véritablement au cœur du développement durable, qui associe le respect de l’homme et de l’environnement au développement économique. Et ce n’est pas encore très commun en France », soulignait Philippe Madrelle, président du Conseil général, lors de l’inauguration, à Massugas, en présence de nombreux élus et techniciens girondins, des plates-formes de compostage et d’approvisionnement en bois énergie.

Cette dernière est, de fait, la première réalisation de ce type dans le département. C’est également un bel exemple de mutualisation de moyens entre l’Union des Syndicats pour le Traitement des ordures ménagères (Ustom) et le Syndicat interterritorial du Pays du Haut Entre-Deux Mers (Siphem). En effet, depuis quatre ans, ces deux organismes ont travaillé ensemble et réussi le pari de la mise en place d’un tel outil, à la fois performant et innovant.

La plate-forme bois énergie vient compléter les installations existantes par la construction d’un bâtiment de stockage et partagera avec l’Ustom de nombreux outils et matériels, notamment les camions de transport. En s’inspirant des exemples existants ailleurs en France, en s’appuyant sur un groupe de travail regroupant les exploitants forestiers, les collectivités, le Siphem et l’Ustom, la plate-forme de Massugas est devenue un outil essentiel pour maîtriser en quantité et en qualité l’approvisionnement des communes en bois énergie.

Neuf cents tonnes de plaquettes de bois, dès la première année, transiteront par le site et alimenteront dès cet hiver les chaudières des bâtiments communaux et privés des communes de Gironde-sur-Dropt et Pellegrue. Lire la suite

Thermographie aérienne infrarouge de la CUB en 2009

Sud-Ouest, le 3 septembre, Jean-Bernard Gilles

ÉNERGIE. Le conseil de CUB de juillet a voté la réalisation d’un diagnostic infrarouge aérien pour toute l’agglomération. Un an après la ville de Bordeaux thermographie annoncée

L’actualité de la salle de spectacle de l’Aréna a éclipsé, le 18 juillet dernier un autre dossier à l’ordre du jour du conseil de communauté urbaine : la réalisation d’une thermographie aérienne infrarouge du territoire de l’agglomération bordelaise. La consultation auprès des quelques entreprises qualifiées en France a été lancée dans la foulée et c’est à la mi-septembre que la Commission d’appels d’offres de la Communauté urbaine de Bordeaux devrait livrer son verdict.

De quoi s’agit-il ? D’un diagnostic des déperditions de chaleur des bâtiments du territoire de la Communauté urbaine. « Un certain nombre de communes de l’agglomération ont déjà engagé des démarches pour mieux connaître leur consommation mais cette thermographie offrira une vision parfaite de la qualité de l’isolation de tous nos bâtiments publics et privés », explique Laure Curvale, vice-présidente notamment chargée de l’énergie et du plan climat.

L’hiver prochain, dans des conditions climatiques et d’hydrométrie assez précises, un avion ou un hélicoptère survolera l’agglomération à environ 400 mètres d’altitude. À son bord, une caméra infrarouge collectera les données. Et permettra l’établissement de thermicartes qui offrent une parfaite visualisation, grâce à une échelle de couleur, des déperditions d’énergies par les toitures surtout. Le coût total de l’opération est estimé à quelque 350 000 euros. Lire la suite

Esp. naturel sensible : le CG33 pourrait acheter l’ile de Paté

Sud-Ouest, le 25 août 2008, Annabelle Georgen

PATRIMOINE. La récente inscription au patrimoine mondial de l’Unesco du fort qui trône sur l’île de Paté soulève de nombreuses questions quant à son avenir

Énigmatique fort Paté

La petite île de Paté, située seulement à quelques centaines de mètres de la citadelle de Blaye, dégage une nette impression d’étrangeté quand on l’observe depuis la rive. Seul le faîte de son fortin ovale, envahi par la végétation, dépasse de la cime des arbres touffus : « Cette île fantasmée et son fort maudit ont toujours fait rêver les chercheurs de trésors », affirme Nicolas Faucherre, expert scientifique attitré du réseau Vauban. Le fait que l’île et son fort appartiennent à des particuliers depuis 60 ans n’y est peut-être pas étranger. L’île a été achetée aux Domaines par un notaire de la région en 1948. Personne n’est donc autorisé à y poser le pied puisqu’il s’agit d’une propriété privée. Ce monument n’est pas le seul site du réseau Vauban à appartenir à des privés. C’est aussi le cas du fort Libéria, à Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales), mais celui-ci est ouvert au public. Préservation. S’il a longtemps été oublié et invisible depuis la terre ferme à cause de la végétation, le fort Paté est désormais en passe de devenir une préoccupation des collectivités. Il a été inscrit le 7 juillet dernier au patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que la citadelle de Blaye et le fort Médoc de Cussac. Les trois ensembles fortifiés constituent le verrou défensif conçu par Vauban au XVIIe siècle. Cette reconnaissance de la communauté internationale soumet les différents propriétaires du verrou Vauban à un « engagement de transmission de ce patrimoine aux générations futures », Lire la suite

Dix baigneurs brulés par les méduses dans les Landes

Sud-Ouest, le 29 août 2008, Aude Ferbos, Thomas Cholet et Jean-François Renaut

CÔTE SUD. – Après les attaques massives de physalies lundi sur le nord, hier une dizaine de baigneurs a été brûlée à Capbreton, Messanges et Seignosse

Le retour des méduses

Ce n’est pas l’invasion massive du début de semaine sur la plage de Biscarrosse, où une vingtaine de baigneurs avaient été brûlés. Brûlures qui avaient nécessité l’hospitalisation de huit d’entre eux, et la fermeture de la plage. Les heures suivantes, la grosse frayeur avait vite cédé le pas à quelques jours d’accalmie sur le littoral.

Un répit de courte durée cependant : hier les méduses, toujours des physalies, ont à nouveau sévi sur les plages de la côte sud où les ont portées des courants marins orientés Nord-Sud.

Que faire ? Selon la préfecture, trois personnes en ont été victimes à Seignosse, cinq à Messanges et deux autres encore à Capbreton, sans cependant être hospitalisées. Pour autant, tout contact avec des physalies, reconnaissables à leur couleur bleutée et à leurs filaments pouvant atteindre plusieurs mètres, occasionne des lésions cutanées très douloureuses et peut également provoquer sensation de malaise, accélération du rythme cardiaque et de la pression artérielle, vertiges et douleurs abdominales.

Pratique, la préfecture explique qu’il faut éviter de toucher ces méduses Lire la suite

Bassin d’Arcachon : les moules à nouveau comestibles

Sud-Ouest, Bernadette Dubourg et Chantal Roman

BASSIN D’ARCACHON. La préfecture a décidé, hier, de sectoriser la pêche aux moules dont une partie est de nouveau autorisée à la commercialisation

Les moules comestibles

Depuis hier, on peut de nouveau manger des moules du bassin d’Arcachon, interdites à la pêche, à la commercialisation et à la consommation depuis le mois d’avril. Du moins, une partie, celles provenant du Grand Banc.

C’est, en effet, la conséquence immédiate de la décision de la préfecture, prise hier, d’établir une sectorisation du bassin d’Arcachon pour la pêche aux moules, à l’instar de la sectorisation qui existe pour la culture des huîtres, comme le demandaient les pêcheurs.
« La difficulté, explique le sous-préfet d’Arcachon Philippe Ramon, c’est que les moules sont pêchées et non pas élevées comme les huîtres, et qu’il n’y a pas de discontinuité entre le banc d’Arguin et le reste du bassin d’Arcachon. Alors que les huîtres sont élevées en des endroits précis, les moules sont partout ».

Deux zones.

À la « demande expresse du ministre », Lire la suite

Périgord : coopérative d’habitants ou maison de retraite

Le Monde, 26 juillet 2008, Michel Labussière

Des femmes du Périgord préfèrent la coopérative d’habitants à la maison de retraite

Parce qu’elles refusent la maison de retraite, des femmes du Périgord, âgées de 55 à 80 ans, ont décidé de construire un lieu de vie autogéré, sous la forme d’une coopérative d’habitants. Le projet prend tournure depuis que la petite commune de Saint-Julien-de-Lampon (Dordogne) s’est dite prête à leur vendre un terrain de deux hectares pour une somme symbolique, et même de financer deux logements sur les quinze prévus.

L’association Lo Paratge (le partage, en occitan), composée de 16 personnes et préfigurant la coopérative en cours de constitution, travaille déjà sur les devis de deux cabinets d’architectes intéressés par ce projet alternatif.

« Notre but est de vieillir autrement. Nous ne voulons pas des maisons de retraite, à la fois pour des raisons économiques – ce sera de plus en plus cher – mais aussi pour être responsables de notre destin plutôt qu’être prisonnières de structures souvent infantilisantes ou contraignantes », résume la présidente, Cécile Dalrymple.

Les doyennes entendent que soit élaboré un habitat le plus écologique possible, Lire la suite

Un procédé écologique pour détruire les frelons d’Asie

Sud-Ouest, le 27 août 2008, Axelle Maquin-Roy avec Danièle Fidaire

FRELONS D’ASIE. – Un ingénieur retraité de Soulignac invente un procédé écologique pour détruire ces nuisibles

La solution venue du Sud-Gironde

Sans fausse modestie, Jean Vignolles déclare, le sourire en coin : « il fallait juste y penser ! » Ingénieur des Arts et Métiers aujourd’hui retraité, Jean Vignolles a trouvé LA solution pour éradiquer les nids de frelons d’Asie qui, depuis plusieurs années, ont envahi nos régions et mis à mal la production de miel, mais aussi fragilisé la pollinisation.

Après avoir planché sur ce problème « depuis l’automne dernier », il a cédé le brevet à l’entreprise Acevedo de Camblanes-et-Meynac qui est en cours d’en recevoir l’officialisation. Ce qui n’a pas empêché son dirigeant, Jean Acevedo, d’utiliser l’invention dès cet été sur près d’une demi-douzaine d’essaims. Verdict : « Tous ont été exterminés ! », se félicite le patron qui pense déjà à détourner le procédé pour l’adapter à d’autres nuisibles.

Du soufre et de l’eau. D’une banalité déconcertante, le procédé de Jean Vignolles a fait la preuve de son efficacité sur trois nids, à Soulignac et Capian. Lire la suite