L’écorésistance ?

voie-militante.com, Virginie, le 29 juillet 2010, Catégorie: Environnement

http://www.voie-militante.com/politique/environnement/lecoresistance/

L’écorésistance ?

L’écologie en aura fait des déçus tout au long de son histoire… l’attrape couillons qu’est – ou plutôt qu’a été – Europe Ecologie en est le dernier exemple, significatif !

Mais est-ce utile de s’apitoyer sur son sort ? Non ! Mieux vaut agir ou réagir !

Michel TARRIER, écologue et écosophe, notamment reconnu pour ses publications en tant qu’entomologiste, a ainsi poussé un cri d’alerte et a créé le groupe ECORESISTANCE !
Si cela vous intéresse, vous pouvez le rejoindre sur Facebook en cliquant ici.

Voici son argumentaire, tiré d’un article paru sur l’excellent site notre-planete.info et dont je ne partage pas l’intégralité des propos mais que je mets simplement à votre disposition :

Causes de cette prise de position

L’écocitoyen français est aujourd’hui plus que perplexe, dubitatif et écœuré. Au moins trois évènements, vécus comme d’irréparables désillusions ou outrages, ont fait de lui un insurgé.

1.- Le formidable dîner de cons qu’a constitué la mascarade du Grenelle de l’environnement ; On sait maintenant de quoi il s’agissait et où nous en sommes…

2.- L’impensable déception qui résulta de l’échec du Sommet de Copenhague dont le battage préalable, du type ultimatum, allait jusqu’à l’envisager comme une opération de dernière chance pour sauver la planète ; Depuis : rien, et les lanceurs de la méga alarme sont passés à autre chose ! Ne s’agissait-il donc qu’un effet d’annonce tout autant hyperbolique que gratuit  à l’échelle mondiale ?

3.- La création, sous l’impulsion de Claude Allègre, d’une fondation intitulée  « Écologie d’avenir », qui serait indûment hébergée par l’Institut de France (rien que ça !), rassemblant un cartel de grands prédateurs que sont des leaders mondiaux de la finance, d’industries de luxe, de l’énergie, de la chimie, de l’agroalimentaire, etc. (Alstom, EDF, Limagrain, Axa, groupe LVMH avec Moët & Chandon, Louis Vuitton, Christian Dior et autres marques prestigieuses…). « Même si l’homme casse et dégrade, la science peut toujours réparer. », tel est l’inacceptable précepte de C. Allègre.

En conséquence :

L’écologie comme confessionnal du consumérisme, ou pire comme caution verte du capitalisme, y’en a un peu-beaucoup marre !

La charte

Il s’agit tant d’entrer en dissidence qu’en résistance afin de pouvoir retrouver les marques principielles d’une écologie-sagesse, d’une écologie contre-culture, d’une écologie-conscience, tout à l’opposé de ce qu’est devenue l’écologie dévoyée, c’est à dire un hypermarché de dupes à l’enseigne d’une l’économie hâtivement repeinte en vert.

Précision faite qu’il s’agit d’écologisme, soit d’écologie politique, et non pas d’écologie sensu stricto, laquelle reste la science des écologues.

La cause écologique a été réduite à néant par sa récupération éhontée, tant par les politiques fourbes, que par des ONG de complaisance et d’innombrables ténors ayant trouvé là une formidable pompe à fric. Tel que divulgué par les médias, l’écologisme a perdu sa légitimité et n’est donc plus crédible. Le vocable « écologique » a rejoint l’arsenal du marketing pour un effet zéro, sauf pour doper les marchés.

L’écorésistance est un mouvement citoyen qui pratique l’impertinence politique au nom de la pertinence écologique, pour une écologie radicale, lucide et indépendante.

Notre profession de foi est notamment celle de sentinelles de l’écoconscience et nous appelle à la réaction :

Contre l’instrumentalisation de l’écologie en général.

Pour que l’écologisme ne fasse pas le jeu du capitalisme, parce que le capitalisme est l’ennemi qui ronge la planète.

Parce que la lutte contre le blanchiment vert est pure invention des blanchisseurs verts et que le développement durable relève lui-même du plus pur greenwashing.

Contre une propagande moralisatrice et réactionnaire visant à sur-responsabiliser et pénaliser les individus alors qu’ils n’ont pas tous les moyens d’y répondre.

Pour dénoncer tout ce qui n’est qu’effet d’annonce.

Pour débusquer, ridiculiser et mettre en déroute les illusionnistes de l’écologisme.

Pour organiser une intarissable riposte aux faux-semblants.

Pour, d’une manière générale, condamner toute posture anthropocentriste qui met l’homme au-dessus des autres espèces, y compris celle environnementaliste considérant le milieu comme son décor, au profit d’une éthique plus biocentriste d’une espèce humaine partie intégrante de la Nature.

Pour veiller enfin à conserver vivante la mémoire des peuples racines et des nations premières qui vivaient en harmonie avec les fondamentaux.

La morale, s’il y en a une…

Mieux vaut en rire qu’en pleurer… Nous sommes donc pour une résistance imaginative et moqueuse, l’humour étant l’élégance du désespoir et l’un de nos préceptes est bien celui-ci, signé Kenneth White : « Ce que je recommande en définitif, sur le plan du comportement, c’est un mélange de résistance, d’indifférence et de rire. Résistance à la bêtise, au système de crétinisation mis en place par une grande  partie des médias. Indifférence à tant de discours qui, au nom du Progrès, de l’Avenir, de l’Humanité invitent à une participation sentimentale et aveugle à des mouvements de foule. Rire (sans en faire une profession) devant le faux sérieux, le prétentieux creux, la guimauve sentimentale. Ensuite, je propose d’entrer dans le champ du grand travail, par la porte d’un questionnement radical et par l’intermédiaire de la littérature mondiale. Pour la première fois dans l’histoire du monde, les ressources de pratiquement toutes les cultures sont là, à notre disposition. A l’individu de chercher, en utilisant les institutions. On pourrait aussi envisager la création de groupes, des groupes d’amis, d’esprits chercheurs, pour la discussion de textes radicaux et séminaux, pour l’échange d’informations, pour veiller sur la biosphère, sur l’écorégion. De tels groupes formeraient comme un archipel de vie à l’intérieur de la masse amorphe (ou régimentée) de notre civilisation. Il faut surtout être sur le qui-vive pour tout signe de métamorphose de cette civilisation. Et puis, le plus souvent possible, l’œil et l’esprit ouverts, emprunter n’importe quel sentier dans le bois, suivre n’importe quel ruisseau jusqu’à la mer. »

Concoctons des formules cyniques, lançons mille slogans sarcastiques aux visages des imposteurs faiseurs de fric sur le dos de l’agonie de Gaïa !

Des listes d’entartages (attentats pâtissiers) seront établies afin de dénoncer publiquement l’absurdité des propos ou des actions de personnages connus.

Des récompenses pour leurs outrances…

Nous remettrons des prix (avec des noms d’oiseaux !) aux ténors écolos et organisations les plus faux-derches et cyniques afin de récompenser leurs prouesses éco-démagogiques et d’attirer l’attention des badauds sur leurs supers faux-nez verts. C’est un minimum qu’on leur doit, en notre qualité de dindons de la farce.

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