Éoliennes collectives sur le causse du Larzac : un projet dans la tourmente

midilibre.com, Patrick Nappez, le 4 avril 2010

Éoliennes collectives sur le causse du Larzac : un projet dans la tourmente

Parfum de paradoxe ! Le discours dominant promeut la nécessité absolue de développer des énergies alternatives pour le XXIe siècle. Via le fameux Grenelle de l’environnement, des objectifs ont été définis, dont celui de produire 10 % d’électricité éolienne en 2020 ! Or, tous les programmes éoliens en cours doivent faire face à mille obstacles, parfois encouragés par les mêmes qui fixent les objectifs. Un exemple parmi d’autres : un projet inédit porté par des habitants du Larzac est contesté localement. Au même moment, les pro et les anti-éolien s’affrontent par mission parlementaire interposée. Tout cela ne manque pas de souffle mais risque bien de sombrer dans la perte d’énergie.

Un plateau, c’est exposé à tous les vents ! Le causse du Larzac n’y échappe pas, souvent au désagrément de ses habitants. Pourtant, au pied de fantomatiques tours de calcaire et autour de discrètes dolines s’est insinuée dernièrement la promesse d’un vent meilleur. 

Il apporterait tout à la fois un début de réponse aux défis énergétiques du XXIe siècle, une source de revenus et une dynamique de développement en complément des activités agricoles, commerciales et artisanales, et encore une forme de citoyenneté et de lien social dont ici aussi on aurait bien besoin. 

Tout cela réside dans un projet éolien modeste par sa taille (trois machines de 800 kilowatts et une de 600 kilowatts) mais inédit par son montage et sa philosophie : l’opération n’est pas portée par un major du secteur éolien, mais par une centaine de co-actionnaires, représentant les forces vives des hauts cantons, à la frontière de l’Hérault et de l’Aveyron. 

« Des habitants ont décidé de s’approprier le développement économique et de diversifier les sources de revenus, notamment ceux d’une agriculture en plein bouleversement. Il s’agit de montrer aux jeunes qu’il y a des possibilités pour l’avenir… », s’enthousiasme Jean-Louis Vidal, éleveur au domaine de Tapié (sur la commune aveyronnaise de Cornus) et initiateur de ce projet éolien en propriété collective. 

Via un comité de développement agricole de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron, diverses associations et organismes, Jean-Louis Vidal et quelques pionniers ont construit le projet pas à pas, chaque fois surpris par l’engouement recueilli dans les villages concernés : Cornus en Aveyron, Le Caylar, Les Rives et Roqueredonde dans l’Hérault. 

« Le côté fédérateur a permis de surmonter les rivalités de clocher », estime Jean- Louis Vidal. Cependant, il n’a pas réussi à faire l’unanimité dans cette partie du Larzac. Comme partout, dès qu’il s’agit d’éoliennes, des particuliers ont intenté un recours administratif pour s’opposer au permis de construire délivré en décembre 2009, par le préfet de l’Aveyron, après un premier refus en juin 2007. 

Les motivations paysagères sont au cœur de ces procédures que Jean-Louis Vidal et les co-actionnaires disent comprendre même s’ils les réfutent. En revanche, ils sont plus critiques envers l’action ès qualité du maire du Caylar, Jean Trinquier : « Je ne suis pas contre l’éolien dit-il, mais notre commune a fait de gros efforts pour développer le tourisme autour de la qualité des sites et des paysages. Il faut donc éviter tout ce qui pourrait gêner cette qualité, d’autant plus que nous demandons le classement du causse au patrimoine mondial de l’Unesco. » 

Argument non recevable pour Jean-Louis Vidal : « On ne verra pas les éoliennes depuis le cœur des villages. Le Caylar est à 7 km du site retenu. Quant au classement de l’Unesco, il se fonde sur la thématique du pastoralisme. Or, ce projet vise justement à assurer la survie de cette activité en générant des revenus complémentaires. » 

Jean-Louis Vidal ne comprend pas que des élus renâclent : « Grâce à notre système d’actionnariat collectif, les éoliennes vont générer 500 000 € d’activité chaque année. Cet argent ne sera pas investi dans des fonds de pension aux îles Caïman, mais ici sur le plateau, dans les commerces ou chez les artisans. » Engagés dans le projet, certains commerçants du Caylar partagent cet avis. D’autres non. Le vent de la discorde souffle encore sur le Larzac malgré la promesse d’un vent meilleur.

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16 Réponses

  1. EOLIEN : IMPOSTURE

    Industrialiser les zones classées au patrimoine de l’Unesco est imaginable. Après le Mont-St Michel, les parcs naturels régionaux, maintenant les grands Causses, le Larzac !
    La nature, n’est pas à vendre. Le Larzac comme tous les Grands Causes sont sacrés.
    L’affairisme et la spéculation n’ont plus de bornes.

    Honte au pseudo écologistes qui cautionnent de telles ignominies alors qu’à une certaine époque ils ont sauvé cette magnifique région de la destruction et qui s’élevaient à cette époque à la face du monde. Comment peuvent-ils se renier à se point et maintenant cautionner ces massacres écologiques tout en donnant des leçons.

    Ou sont nos hélicolo-reporters et photographes milliardaires qui laissent de telles zones naturelles protégées se faire assassiner ?

    Oui les éoliennes industrielles pourrissent la vie des citoyens
    Oui il y a des nuisances
    Oui les biens des riverains sont atteints
    Oui il y a des risques divers sur la santé et la sécurité
    Oui le massacre des paysages de la France par 12.000 éoliennes a été programmé par le Grenelle de l’environnement et les spéculateurs qui sont dans le système actuel

    L’éolien est une vaste affaire d’argent .Ces énormes machines inutiles, produisent des quantités d’électricité minuscules et sont outrageusement subventionnées par la collectivité.
    Il s’agit avant tout de concevoir des produits financiers de défiscalisation sur fond de subvention publique pour des affairistes

    De nombreux hommes politiques notamment s’en offusquent soit comme Jacques Attali qui a déclaré (L’Express)  » l’éolien exige d’énormes subventions qui en France portent le taux de rentabilité sur fonds propres à 22 % en moyenne et même à 40 % sur les sites venteux, c’est donc une énergie très envahissante attirant toutes les cupidités « .

    Deux sondages récents ont montré que la majorité des citoyens de toutes sensibilités politiques voulait arrêter l’éolien en France ( le Figaro du 28 mars 2010 où 21.400 votants ont répondu à 61% qu’il faut arrêter l’éolien en France – sondage confirmé le lendemain par RMC à 65% avec 2960 votants )

    La Fédération Environnement Durable regroupe 672 associations.
    Elle lutte légalement contre cette erreur stratégique pour la France.
    J.L. Butré
    Président de la Fédération Environnement Durable
    http://environnementdurable.net

  2. Les éoliennes, c’est l zizanie partout où elles sont implantées.
    Toiut simplement par ce que c’est l’argent qui motive leurs propriétaires. C’est bien d’ailleurs ce qu’ils disent dans l’article: 500 000 euro…et le chantage à l’activité économique… classique.

    Evidemment, polluer visuellement le Larzac, ça rapporte . Et en plus il faudrait leur donner bonne conscience ?

  3. je suis Aveyronnais de naissance et de cœur, j’ai grandit au pied des causses, quand je pense que certain de ceux qui ont défendus ce lieu il y a plusieurs décennies vont le pourrir aujourd’hui, j’ai honte pour ceux là.
    Je passe toutes mes vacances à parcourir les causes et les gorges du tarn, mais croyez moi, si ces machines transforme le larzac en zone industrielle éoliennes, je n’y mettrais plus les pieds, vous allez perdre tellement de tourisme, que vos enfants vous haïrons.
    De plus en plus d’endroit de France sont impactés par ces « putains de machines », bientôt tous les paysages vont se ressembler, et s’est ça que vous voulez que l’ont cautionnent?
    Il serait temps que les Français se bougent avant qu’il ne soit trop tard.
    Il est de notoriété publique que seul l’argent motive les mécréants de l’éolien, je serais curieux de connaitre l’avis du plus célèbre des habitants du Larzac, Monsieur BOVE.
    Il est vrai que maintenant que son copain Danny, fait des alliances avec la gauche, nous comprenons mieux la position de la MNE, pseudo association écolo du PC, une honte à l’intelligence environnementale, avec des responsables dont la compétence écologique n’a d’égal que leur soif de faire des sous contre ou avec le capital.
    Tous les gens proches de l’écologie pensés que la MNE avait disparue, quand vous cherchez des infos sur cette assos, vous avez l’impression qu’ils ne sont pas plus que les doigts de la main gauche, il est clair que pour redorer leur blason , il faut trouver des sous.
    Pitoyable.
    Cordialement

  4. Jamais à court d’idées pour faire de l’argent de tout, les producteurs d’électricité éolienne en ont trouvé une astucieuse : La vente de certificats d’origine pour l’électricité produite par les éoliennes.
    Pour chaque kWh produit, ils émettent un certificat d’un kWh d’électricité verte et mettent en vente ce papier auprès des gogos qui y croient ou le feignent. Cela garantit à l’utilisateur d’électricité que quelqu’un a produit 1 kWh d’électricité éolienne en compensation de celui qu’il vient de consommer et qui, lui, a 9 chances sur 10 de venir d’une centrale thermique ou nucléaire.
    Pour que cela paraisse encore plus sérieux, ils ont créé un organisme européen de certification d’authenticité des dits certificats, le RECS (Renewable Energy Certificate System), qui est censé vérifier qu’un producteur éolien n’émet pas plus de certificats qu’il ne produit d’électricité.
    Tout cela semblerait bien puéril si ce n’était devenu une véritable arnaque. Passe encore pour les particuliers naïfs en mal d’écologie qui achètent à Poweo de l’électricité et les certificats verts qui vont avec, sachant qu’à côté du peu d’électricité éolienne qu’il produit, Poweo est avant tout un exploitant de centrales thermiques à gaz hautement polluantes, mais que dire quand une multinationale comme McDonald’s se prête au jeu et essaie ainsi d’abuser ses clients.
    McDonald’s a une image dégradée, synonyme de « mal bouffe ». A cela s’ajoute la prise de conscience des émissions massives de méthane par les bœufs dont les steaks hachés entrent dans la composition des hamburgers. Or le méthane contribue vingt cinq fois plus que le gaz carbonique à l’effet de serre. Il est donc urgent de gommer cette image de pollueur en investissant dans les énergies vertes.
    Depuis le 1er janvier 2010, McDonald’s France affirme dans ses campagnes de communication qu’il couvre 100 % des consommations de ses restaurants avec 100 % d’électricité d’origine renouvelable, comme s’il avait installé des filtres à électrons verts en amont de ses compteurs électriques pour rejeter les vilains électrons sales produits par les centrales nucléaires ou thermiques. En fait, ils se contentent d’acheter ces fameux Certificats Verts à un groupement de petits producteurs éoliens, Green Access, qui a trouvé là le bon filon. Le coût de cette mystification est, selon McDonald’s, de 2 000 € par restaurant. Ce n’est pas cher payer l’achat d’un certificat de roi de l’écologie.
    Quant à Green Access, il entretient la confusion sur ses fameux certificats verts puisqu’il affirme sur son site internet que ceux-ci « permettent d’identifier et de suivre l’électron, et ce, de sa production jusqu’à sa consommation » !
    Prenons une comparaison. Un producteur de Médoc vous délivre un certificat d’origine vous attestant qu’il a produit 2 bouteilles de grand cru classé. Vous achetez 2 bouteilles de vin de table et le servez à vos invités en leur affirmant que c’est un grand Médoc puisque vous êtes en possession du fameux certificat d’origine qui, certes, ne concerne pas vos bouteilles mais atteste que les 2 bouteilles de vin médiocre que vous servez sont « compensées » par 2 bouteilles d’un authentique grand cru. Pas sur que vos invités seraient d’accord. Et bien les certificats verts, c’est pareil.

  5. Même si c’est choquant, on s’explique, faute de les approuver, les motivations des élus attirés par des promesses de taxes professionnelles qui vont, croient-ils, leur permettre d’augmenter le budget de leur commune. Le bradage du patrimoine environnemental hérité de nos ancêtres semble la plupart du temps passer au deuxième plan et la suppression depuis le début de l’année de la taxe professionnelle ne pas les inquiéter.

  6. En voyage ce week end sur notre beau territoire, j’ai vu beaucoup d’éoliennes défigurant les paysages. Beaucoup d’argent du contribuable part sous forme de subvention à l’achat du KW éolien, dommage de ne pas favoriser l’isolation un peu plus, et les économies d’énergie. Car produire plus ne mène à rien, surtout au prix de ces verrues qui déglinguent les paysages, et nuisent aux riverains. Avoir des éoliennes qui tournent sous les yeux cela est très pénible, insupportable au quotidien, et dangeureux aux abords des autoroutes, car cela fixe l’attention, hypnotise, au détriment de la conduite. De l’énergoie « verte » à ce prix ? Non merci ! Quel lègue aux générations futures !

  7. Ainsi donc l’implantation d’éoliennes sur le Larzac serait justifié , entre autres , par un « complément de revenus des agriculteurs et une dynamique de développement. »
    On croît rêver !..
    Les éoliennes défigurent les paysages , sont bruyantes,et leurs installations ne sont motivées que par l’appât du gain . La loi devrait d’ici peu les considérer comme des installations classées cad qu’elles seront enfin considérées comme des installations industrielles .
    Laisser les beaux paysages du Larzac vierges de toute éolienne c’est le meilleur service que l’on puisse rendre à cette très belle région.

  8. Que ce soit dans le Larzac ou ailleurs l’implantation d’éoliennes industrielles est une hérésie. Cette énergie « dite verte » est en fait une ressource inestimable pour les propriétaires terriens, les maires, les présidents de communautés de communes que les promoteurs achètent à grand coup de promesse de retombées d’argent. Qui sont ils tous ceux là pour se permettre d’utiliser le paysage de chacun uniquement pour leurs intérêts personnels ? ne me faites pas croire à leurs intentions de la diminution du CO2, c’est une foutaise !
    alors mesdames, messieurs les élus qui disent oui sans avoir été confrontés aux problèmes que rencontrent les personnes vivant près des éoliennes, sachez quand même que vous n’êtes que des élus, pour quelque temps et qu’il est vraiment dommage de vous laisser décider de choses aussi importantes lorsque vous avez un tel état d’esprit. Ah elle est devenue belle la France !!!

  9. C’est au bilan énergétique et écologique global et à long terme (plus de dix à quinze ans) qu’il faut s’intéresser et non aux apparentes « bonnes solutions ». L’éolien industriel terrestre reste une énergie d’appoint qui, à de rares endroits près, est soumise à des variations importantes de capacité et est très loin de constituer une solution pérenne et efficace.
    L’équilibre des puissances issues du vent dans la distribution de l’énergie dans les réseaux, est difficile à tenir et demande même la construction de centrales thermiques pour répondre très rapidement aux variations de la demande (ce que ne peuvent faire les autres types de centrale électrique) et couvrir les pointes en cas d’absence, d’insuffisance ou de trop fort vent ; ce que l’on élude trop souvent. Le vent ne souffle pas en continu et surtout quand et parce qu’on en a besoin… Les rendements techniques sont très bas et les lois de la physique sont incontournables, hélas pour certains !

    Les financiers cherchent un « retour » le plus rapide possible et les constructeurs à en tirer profit, rien de plus normal pour eux ! Mais, la limite demeure l’intérêt général dans toutes ses dimensions pour aujourd’hui, demain et après-demain. Les subventions ne sont plus les accélérateurs du développement bénéfique qu’elles devraient être, faussant la justification du rendement technico-économique par la seule visée de la diminution du retour sur investissement ! Le prix d’achat du kWh, favorisé en plus de manière indue, accroît artificiellement d’autant la rentabilité à court terme des investissements et laisse libre court à la cupidité et aux profits immédiats. Après-moi le déluge !
    Pour certaines municipalités, l’aubaine de la taxe professionnelle (qui va disparaître fort heureusement ici) a joué un rôle important pour atteindre des buts qui ne sont pas du tout profitables à terme aux citoyens. Sont ainsi passés à la trappe les coûts complets réels depuis la construction, en passant par la maintenance, la dégradation de l’environnement, la vie des riverains, l’impact sur la faune (et donc la flore), les répercussions sur la circulation des masses d’air en basse couche … Bref, le bilan complet n’est que trop rarement fait dans une perspective long terme !

    L’éolien terrestre en France (et en Europe plus largement) est une aberration pour toutes ces raisons et bien d’autres dont celle des lourdes conséquences sur notre environnement, rendant la vie insupportable pour les riverains et défigurant inutilement notre pays pour des décennies. Est-ce un monde à la « Blade runner » que nous souhaitons ? Gageons que les instigateurs de cette approche prétendument écologique et que ceux qui en profitent le plus ne résident pas, pour la plupart, à proximité de ces machines…
    Curieusement, ces années passées pour la préservation de notre patrimoine paysager et le charme de nos villes, on a demandé à « EDF » de procéder à l’effacement des réseaux, ce qui a été conduit plutôt bien même s’il reste encore à faire. Dans le même temps, on a souhaité faire disparaître les pylônes pour la haute tension, ce qui s’est révélé peu simple mais aujourd’hui on installerait pire … des champs d’éoliennes encore plus foisonnantes ! C’est le monde à l’envers !

    Que les données soient présentées clairement et intégralement, nous verrons tous alors ce qui est vrai et pourquoi l’éolien terrestre est une mauvaise bonne solution dans la très grande majorité des cas ! L’expérience dans l’innovation et le développement de systèmes de pointe pour l’utilisation, la gestion et l’échange de l’énergie électrique dans le domaine des fortes puissances permet de le dire !
    Ce qui est triste dans cette affaire, c’est que la mode et l’engouement pour des techniques depuis longtemps dépassées mais qui ont été habilement présentées de telle sorte qu’elles puissent séduire jusqu’aux mouvements les plus « verts » aient occulté la vue et l’esprit de ceux-là même qui auraient dû réagir et tailler en pièces les faux arguments. Mais il en est ainsi et il reste à souhaiter que les yeux vont se dessiller et que notre légendaire esprit critique (et non de critique comme on voudrait trop le faire croire) et d’analyse va enfin entrer largement en action.

  10. A l’époque de Debré à l’entonnoir, nous sommes venus manifester au Larzac contre l’armée qui voulait en faire un terrain de manoeuvre pour les armées européennes.Si c’est pour voir le Larzac envahi par l’éolien industriel, je préfère encore les manoeuvres militaires aux nuisances des fricologistes.

  11. Je suis habitant du Larzac et très proche des futurs éoliennes .
    Je suis choqué par ce projet mais ce qu’il faut savoir avant tout c’est que ce site éolien a été refusé il y a peu de temps ( 2 ou 3 ans ) par le préfet de l’aveyron . coup de baguette magique ou surtout relation étroite de certains élus locaux avec la péfecture : le préfet, juste avant de quitter ces fonctions a accordé le premis de construire . a ce jour, personne n’ a pu voir le document officiel de ce permis . ( échéance le 21 juin 2010 )
    On continue ; a la communauté de commune de Cornus, ils se sont bien gardé de prévenir la population sur ce projet ; Ils se sont juste demandé si éventuellement il y aurais résistance….
    Pour finir, cette SAS est réprésenté par des élus locaux qui sont a la fois décideurs et actionnaires.
    Pour finir, il n y a seulement le Caylar opposé a ce projet éolien ; Les Rives ; Romiguière et c’est pas finis ; Plusieurs assos locales sont dans l’opposition . 5 Recours ont été déposés a ce jour.
    D’après l’étude Cassini ( doc officiel ZDE ) le projet de tapies est de 21 éoiliennes et non 3 comme ils aiment a le dire .
    Sur le Larzac et ailleur il n ‘ y a pas que des paysans et bien sur tout le monde a du mal a rejoindre les deux bouts ; de la a massacré le Paysage …… Le gardarem lo larzac revient mais pas contre les militaires cette fois.
    Bientot un site pour plus d’infos

  12. :)
    juste pour infos ; comme quoi, droite ou gauche, l’écologie n’a pas de couleur ( juste une odeur d’argent )

    Un discours historique concernant l’eolien

    http://environnementdurable.net/documents/pdf/discours-eolien-11.pdf

    INTERVENTION DE BERNARD CARAYON, DEPUTE DU TARN
    DEBAT SUR LE PROJET DE LOI PORTANT ENGAGEMENT NATIONAL POUR L’ENVIRONNEMENT
    MARDI 4 MAI 2010
    Mme la Présidente,
    M. le Ministre,
    Mes chers collègues,
    Le projet de loi qui nous est soumis promeut et règlemente le recours aux énergies renouvelables. Parmi celles‑ci, une seule, l’énergie éolienne, provoque les contestations les plus diverses, les plus nombreuses et les plus légitimes.
    Cette filière obéit à une logique purement spéculative sous couvert d’un habile marketing écologique.
    Nous aurions dû retenir de la crise financière une véritable répulsion à l’égard de toute forme d’économie spéculative. Or, cette filière entretient bien cet esprit spéculatif, autant chez de cupides investisseurs qu’auprès d’élus locaux auxquels ils font miroiter d’importantes recettes fiscales : « accueillez mes éoliennes, je vous éclaire le stade. » Mais ces recettes pour les uns, et ces profits pour les autres, sont issus des mêmes sources : l’électricité achetée à l’exploitant est trois fois plus chère que celle issue du nucléaire. Et ce sont les consommateurs qui payent la facture. Etrange filière énergétique qui fait peser sur les consommateurs les plus modestes les superprofits de riches promoteurs.
    La filière éolienne bénéficie par ailleurs de privilèges fiscaux scandaleux qui font supporter, cette fois‑ci, aux contribuables l’exonération d’impôt sur les bénéfices pendant 5 ans, des abattements sur l’impôt local, des dispositions fiscales préférentielles lors de la revente de l’entreprise… L’argent public est ainsi détourné vers une filière à l’efficacité relative qui appauvrit le financement d’autres filières authentiquement écologiques, à l’instar de la géothermie, du solaire thermique ou de la biomasse.
    Ces avantages, s’ils n’étaient exorbitants, seraient compréhensibles si l’énergie éolienne était fiable. Or les éoliennes produisent une énergie intermittente, nécessitant un recours aux centrales thermiques.
    D’ailleurs, 10 000 éoliennes implantées sur notre territoire ne réduiraient les émissions de gaz à effet de serre que de 0,3 à 0,8% par an. Ce n’est rien !
    Alors que va s’engager dans un effort national et compris de tous les français, la réduction des déficits publics, il n’est pas supportable de cautionner des dispositifs fiscaux aussi scandaleusement onéreux.
    Super‑profits pour quelques uns, super‑facture pour tous, pollution aussi pour tous ! Le Président de notre Groupe, Jean‑François Copé, a eu parfaitement raison de parler de « pollution visuelle ». C’est celle que subissent des dizaines de milliers de riverains regroupés dans des centaines d’associations, dontje veux ici saluer le courage et l’opiniâtreté.
    J’ai déposé un amendement cosigné par 80 de nos collègues, qui tend à préserver nos parcs naturels de l’implantation d’éoliennes industrielles. En commission, le Ministre comme le Rapporteur, m’ont indiqué que cet amendement était « satisfait » par le projet de loi. Je souhaite que le Ministre nous le confirme avec solennité. J’attends qu’il me confirme le moratoire de tous les projets d’implantation jusqu’à l’adoption des schémas régionaux. Nos parcs naturels, 14% seulement du territoire national, sont les joyaux et l’âme de notre pays. On ne peut pas marchandiser ces parcs naturels !
    Je soutiendrai également l’amendement de notre collègue Laure de la Raudière, qui prévoit une distance entre toute habitation et l’éolienne égale à 10 fois la hauteur de la machine.
    Enfin, les promoteurs privés, ou publics comme l’ADEME, prétendent que cette filière créerait 60 000 emplois. Qui peut les croire ? Cette filière n’a jusqu’à présent créé que quelques emplois de maintenance, souvent précaires, adossés à des industries exclusivement étrangères dont les technologies auraient 20 ans d’avance sur les nôtres.
    Mes chers collègues, si l’on ne peut totalement écarter cette filière d’énergie renouvelable, il serait au moins juste que ses avantages fiscaux soient normalisés, que ses conditions d’implantation soient parfaitement régulées, et qu’en particulier nos parcs naturels, notre patrimoine culturel historique et nos paysages admirables, soient définitivement protégés.
    L’un de nos anciens collègues, Michel Péricard, autrefois journaliste, a présenté longtemps une émission de télévision, la « France défigurée ». C’était il y a 40 ans. Il y a quelques semaines, le Président de la République lui‑même, émettait les plus vives réserves à l’égard des éoliennes s’implantant « n’importe où ». Nous avons enfin, avec ce débat, l’occasion de cesser de défigurer la France et de mettre un terme aux souffrances de dizaines de milliers de Français.

  13. Nous connaissons le SUMMUM DU PIRE en Aveyron.

    L’Aveyron est un trésor que la nature a offert à ses habitants et à tous les français.

    Des élus, inquiets face à l’état de leurs finances locales, DILAPIDENT UN PATRIMOINE IMMATERIEL.

    Des agriculteurs, qui se voient crever, SONT INSTRUMENTALISES PAR LES PROMOTEURS.

    A Camarès, à Murasson, dans les Monts de Lacaune, ou bien à Cornus, certains sont devenus fous.

    Ils nous SPOLIENT de notre patrimoine commun à tous, privilégiant leur seul PROFIT FINANCIER.

    Ils sèment la DISCORDE, au sein des familles et des communautés villageoises.

    L’Aveyron est vendu par des collabos d’un nouveau genre, qui offrent cette terre qui est pourtant la chose de tous aux spéculateurs de l’énergie.

    Elus de Cornus, Camarès, Murasson, du Merdelou, vous êtes la HONTE DE L’Aveyron !

    Heureusement, vous êtes contestés !

    Et que les services de l’Etat n’aillent pas dire que l’on tient compte des enjeux paysagers : on touche là à des paysages extraordinaires et uniques en France.

  14. j’ai entendu parler de ce projet il y a peu car sur le plateau et dans ce secteur entre autre, les projets dans leurs ensembles sont souvent passés sous silence.
    Parfois sans que la population en soit avertit.
    j’ai en tête un projet de zppaup sur la couvertoirade qui a été mis en place et qui aujourd’hui devrait gêner dans les entournure certains projets mais bon faite ce que je dis…..

    J’ai discuté avec des personnes ayants investit dans ce projet et on est surpris lorsque l’on entend des noms de certains inverstisseurs locaux , que je croyaient dépourvu de moyens ??
    Ils ce disent meme écolos,
    On peut dire avec un peu d’ironie que certains on du mal à vivre d’amour et d’eau fraîche sur le Larzac ….

  15. je ne sais pas si je suis écologiste ,mais je me comporte comme si je l’étais
    je n’ai pas envie de lire jusqu’au bout l’argumentaire de ces messieurs et de ces dames ,
    dès qu’on (cons) parle de pollution visuelle à propos des éoliennes ,je me fâche
    je vois déjà ces bobos là avec leurs mobiles ,leurs Mac ,leur grosses bagnoles sur les autoroutes ,,leur pavillon avec piscine et portail télécommandé,leur tracteur tondeuse ,le souffleur à feuilles et le taille bordure ..
    ils n’ont pas de tas de compost dans leur jardin paysagé et ils aimeraient recevoir chaque année leur dé à coudre de déchets nucléaires ,histoire de les surveiller par eux-mêmes ,car eux ils sont pour le DURABLE

    je les entends ,pris en otages par les grévistes ,ou par la neige ou même la pluie,

  16. Je suis un promoteur, un menteur, un homme cupide, et Mellyn Massebiau est ma copine.
    Et je dis merde à tous les opposants. J’ai pour moi le pouvoir de l’argent ! L’argent ! L’argent !
    Je pervertis le développement durable, j’instrumentalise les plus désespérés des paysans et des élus. J’achète tout le monde sur votre terre que j’espère bien envahir de mes éoliennes.
    Nananère.

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