EYSINES, AGRICULTURE. Douze stagiaires se forment chez les maraîchers locaux

sudouest.com, Laurie Bodescher, le 24 Mars 2010

EYSINES, AGRICULTURE. Douze stagiaires se forment depuis octobre chez les maraîchers locaux. Ils se préparent à prendre la relève sur la zone

La pioche est bonne

Pendant la campagne électorale des régionales, le candidat de droite Xavier Darcos comme celui de la gauche Alain Rousset sont venus leur rendre visite. C’est dire si les maraîchers d’Eysines, même s’ils ne sont plus très nombreux, ont une image qui pèse dans le paysage local.

Ils ont marqué l’histoire de la ville. « Préserver et redynamiser la zone maraîchère est l’une de nos ambitions fortes », dit souvent le maire Christine Bost.

Cet objectif passe par plusieurs initiatives lancées il y a quelques mois. À Eysines, les circuits courts, plus rentables pour les professionnels que la grande distribution, sont promus. Une commission intercommunale d’aménagement foncier, pilotée par le Conseil général, se penche actuellement sur les travaux nécessaires et le redécoupage des parcelles sur un périmètre de 460 hectares.

« Une culture à défendre »

Aussi, depuis octobre dernier, une douzaine de stagiaires suivent une nouvelle formation au Lycée agricole de Blanquefort. La partie pratique se déroule à Eysines. La ville s’est portée volontaire pour les accueillir sur une parcelle où ils cultivent fruits et légumes. Une partie des cours a également lieu chez des maraîchers qui transmettent leur savoir-faire à ces futurs professionnels.

« Cela semblait logique que nous soyons la ville pilote de cette opération, explique Joseph Larramendy, adjoint au maire en charge de ce dossier. Le maraîchage est un marqueur fort ici. Les services de la mairie ont eux aussi cette culture. »

Huit femmes, quatre hommes bêchent, sèment et commencent à récolter fruits et légumes. La production devrait être bientôt distribuée gratuitement. « Nous avons pensé à l’épicerie solidaire », relève le maire.

Quatre prêts à s’installer

Rémunérés pendant leur formation, ces stagiaires n’apprennent pas seulement les techniques agricoles. Ils suivent des cours de gestion, de communication et de commercialisation. « L’idée est de les préparer à devenir des chefs d’entreprise », explique Joseph Larramendy.

Parmi les douze, quatre émettent déjà le vœu de s’installer à leur compte, « sur la zone maraîchère », précise le maire. La Région va mettre à leur disposition ses structures d’accompagnement pour les épauler. Les huit autres se destinent à devenir des ouvriers agricoles.

« Le profil des stagiaires n’a pas été choisi au hasard, remarque Christine Bost. Certains étaient dans un parcours de réinsertion professionnelle. »

Il a d’ailleurs fallu faire une sélection parmi les candidats. Financée à 70 % par le Conseil régional, 28 par le Conseil général et le reste par la ville et l’État, cette formation, « si cette première session est concluante, pourrait accueillir plus de stagiaires à l’avenir. 24, voire 36 », annonce Joseph Larramendy.

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