Initiatives océanes 2010, les 18, 19, 20 et 21 mars : Appel à projets Surfrider Foundation Europe

 Surfrider Foundation Europe, Gilles ASENJO, janvier 2010

Initiatives océanes 2010, les 18, 19, 20 et 21 mars

Faisant suite à une mobilisation sans précédent de 20 000 participants en 2009, Surfrider Foundation Europe organise cette année la quinzième édition des Initiatives Océanes, un grand rassemblement éco citoyen, dédié à la protection de nos chers littoraux, lacs et rivières. Une fois de plus, l’occasion vous est offerte de prouver votre intérêt pour nos océans et cours d’eau, les 18, 19, 20 et 21 mars 2010.

L’objectif de cet événement européen est de sensibiliser les plus jeunes et l’ensemble de la population aux richesses de notre environnement, et, malheureusement, aux menaces qui peuvent peser sur celui-ci, afin de responsabiliser sur l’impact que chacun peut avoir sur la planète.

Une quinzième année sous le signe de la mobilisation et du lobbying

Après 15 années de combat, Surfrider va encore plus loin et est décidée à faire participer la population à des actions fortes et symboliques, au travers d’une campagne de fond sur les macro-déchets (déchets marins d’emballages ainsi que d’objets de différentes tailles et matières diverses), alliant mobilisation citoyenne, lobbying institutionnel et lobbying industriel.

Faites de cet événement international votre initiative : organisez un nettoyage !

Pour y parvenir et faire changer les mentalités, nous avons besoin de vous ! Comment ? En faisant que les Initiatives Océanes 2010 soit VOS initiatives.

Il suffit de vous inscrire en tant qu’organisateur sur le site internet www.initiativesoceanes.org.

Si, pour cette édition 2010, vous ne prévoyez pas d’organiser une opération, vous pourrez en rejoindre une facilement en vous inscrivant sur http://www.initiativesoceanes.org

Nous serions des plus heureux de Lire la suite

Le Grenelle de l’environnement est-il enlisé ?

lemonde.fr, Gaëlle Dupont, le 22 janvier 2010

Le Grenelle de l’environnement est-il enlisé ?

Ambiance morose que celle dans laquelle s’est déroulé, vendredi 22 janvier, le comité de suivi du Grenelle de l’environnement, qui réunit tous les trois mois les cinq collèges participant au processus (ONG, syndicats, patronat, collectivités locales, Etat).

Echec de la négociation sur le climat à Copenhague ; censure de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel ; report après les élections régionales (14-21 mars) de l’examen de la loi Grenelle II par l’Assemblée nationale, alors qu’il était initialement prévu en janvier ; regain de l’affrontement entre lobbies patronaux et écologistes… L’élan consensuel qui avait abouti, en octobre 2007, aux 273 engagements censés impliquer la France dans une « évolution écologique » semble bien loin. Deux ans et demi plus tard, le Grenelle est-il en panne ? Si l’impatience monte dans les syndicats et les ONG, certains acteurs soulignent, eux, les premiers progrès accomplis.

Les commentaires les plus acerbes viennent des associations écologistes de terrain. « C’est comme si le Grenelle n’avait pas existé, affirme Gilles Huet, délégué général d’Eaux et rivières de Bretagne. Il n’a pas eu de traduction concrète sur le terrain. La dynamique n’est pas portée au niveau régional, notamment par les fonctionnaires. » Même son de cloche chez Alsace Nature. « Ça n’a pas changé la face du monde, dit son directeur, Stéphane Giraud. L’autoroute de contournement de Strasbourg a été maintenue. Dans le dossier du grand hamster, une espèce au bord de l’extinction, c’est la Commission européenne qui pousse le gouvernement à réagir, pas le Grenelle. »

Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso, ONG écologiste du Sud-Ouest, est sévère, lui aussi. « Seuls les discours ont changé, affirme le militant. Les projets sont badigeonnés en vert, comme la ligne à grande vitesse qui va passer dans notre région. On continue à grignoter la biodiversité. »

Nombreuses sont les associations qui se battent contre les projets d’aménagement jugés « contraires » au Grenelle, souvent portés par des élus locaux.

« Le Grenelle n’a pas été territorialisé, analyse Arnaud Gossement, ancien porte-parole de France nature Eevironnement (FNE), qui fédère ces associations. L’Etat n’a pas non plus donné les moyens de fonctionner aux ONG locales, qui sont dans une situation financière extrêmement difficile. La déclinaison dans les territoires doit avoir lieu rapidement, sinon le processus sera en grand danger. »

Mais au niveau national aussi, un malaise est perceptible, ravivé par le débat sur l’assiette de la taxe carbone. « L’argument de la compétitivité revient très fort de la part du patronat, constate Jean-Pierre Sotura, à la CGT. Les intérêts pèsent pour éviter que les choses se mettent en place ». « On sent très bien que plus le Grenelle s’éloigne dans le temps, plus le ton se durcit, confirme François Veillerette, président de l’association écologiste Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF). Le rapport de forces entre les ONG et l’industrie reprend du poil de la bête. »

Dans le même temps, il devient « plus difficile » de parler de développement durable aux salariés, selon Jean-Pierre Bompard, à la CFDT. « Le Grenelle remonte à 2007, il a perdu une partie de son attractivité, la crise économique est passée par là, estime le syndicaliste. Aujourd’hui les salariés sont confrontés à une crise de l’emploi, et ont en même temps le sentiment que Copenhague a été un échec. L’idée qu’il faut d’abord résoudre les problèmes urgents progresse. »

Le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo sent le danger. Il a Lire la suite