Aquitaine : La LGV du Sud-Ouest, pomme de discorde entre les socialistes et Europe Ecologie

aqui.fr, Nicolas César, le 14 janvier 2010

La LGV du Sud-Ouest, pomme de discorde entre les socialistes et Europe Ecologie

Depuis que le comité de pilotage, réuni par le Préfet d’Aquitaine, a présenté le 11 janvier le fuseau retenu dans un couloir de 1 000 mètres pour le tracé de la ligne à grande vitesse (LGV) de Bordeaux vers l’Espagne et Toulouse, les oppositions se multiplient. Dans le Sud-Gironde, une dizaine de propriétés des AOC des Graves est menacée. Résultat, le syndicat s’apprête à consulter un cabinet d’audit pour envisager un autre tracé. Dans les Landes aussi, la mobilisation s’organise. Mais, surtout, la LGV est en passe de devenir « Le » thème de campagne des prochaines élections régionales et l’objet d’une discorde entre le PS et les Verts/Europe écologie.

« La LGV va être un des enjeux principaux des élections régionales. Il ne sera pas possible pour les écologistes de construire une majorité avec les socialistes si on ne revoit pas la copie« , a récemment déclaré Noël Mamère, le député-maire Verts de Bègles. Des déclarations qui ont amené Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine à rappeler que sa majorité, au Conseil régional, qui comprend notamment les Verts, a voté le projet de LGV dans le Sud-Ouest, mais aussi que « les Verts soutiennent partout la LGV. Pourquoi Europe Ecologie est le seul groupe qui s’oppose en Aquitaine ?. Dans un communiqué, ce 13 janvier, Europe écologie Aquitaine rappelle que « la position des Verts, au niveau national, est « parfaitement claire et cohérente » en considérant que « la construction de nouvelles LGV n’est plus la réponse adaptée pour compléter le réseau des LGV existant à l’heure où, partout, il est urgent de prendre en compte les besoins sociaux et la dimension environnementale ». « Alain Rousset travestit totalement la position des Verts au niveau national, dans le but de faire croire qu’il existerait des contradictions entre les écologistes aquitains et ceux des autres régions sur les projets de LGV », affirme Europe Ecologie Aquitaine.

La Région s’endette avec la LGV

« Ce n’est donc pas notre position d’opposition à ce projet qui est incompréhensible, mais l’obstination farouche d’Alain Rousset de réaliser cette infrastructure, alors que deux études indépendantes ont démontré de manière incontestable, que la ligne existante Bordeaux-Hendaye aménagée et modernisée, était à même d’absorber le trafic supplémentaire des voyageurs (TER + TGV) et du fret marchandises d’ici 2050 et que, de ce fait, cette LGV est totalement inutile.
Europe Ecologie reproche surtout à Alain Rousset d’endetter lourdement la région Aquitaine « pour ce
projet, plus de 600 millions d’euros, alors que le financement des LGV est du ressort exclusif de l’Etat et non des collectivités territoriales ». Pour l’association, cet endettement ne manquera pas de se faire au détriment d’autres politiques régionales comme celles des Transports Express Régionaux (TER) ou des lycées.

Alain Rousset favorable à la nomination d’un médiateur au Pays Basque

« Le train est une alernative au tout camion, notamment au Pays Basque. Partout, où elle a été instaurée, la LGV a apporté des bienfaits », nuance Alain Rousset. Conscient que le tracé ne doit pas être imposé, le président de la Région Aquitaine, s’est, d’ailleurs, déclaré favorable à Lire la suite

L’énergie de la communauté : Comment Cuba a survécu au pic du pétrole

internationalnews.fr, Megan QUINN, le 5 mars 2006

Comment Cuba a survécu au Peak Oil

Cuba Solidarity Project

L’énergie de la communauté : Comment Cuba a survécu au peak oil

Traduction « à Cuba, on n’a pas de pétrole, mais on a la Révolution » par CSP Diffusion autorisée et même encouragée Merci de mentionner les sources (de pétrole)

From TheWilderness.com 26 février 2006.

A l’Organiponico d’Alamar, un projet agricole communautaire, un collectif de travailleurs gère une grande ferme urbaine, un marché et un restaurant. Les outils manuels et la main d’œuvre ont replacé les machines consommatrices de pétrole. Les engrais sont produits par des vers de terre et le compostage. L’eau est économisée par un système irrigation au goutte-à-goutte et la communauté est approvisionnée par toute une variété de produits sains.

Dans d’autres communautés à la Havane, où la pénurie de terrains se fait sentir pour mener des projets d’une telle ampleur, les habitants ont crée des jardins sur des terrains de parking et ont planté des légumes sur les toits des maisons et dans les patios.

Depuis le début des années 90, le mouvement d’agriculture urbaine a balayé toute l’île, et la capitale est sur le point d’assurer son autosuffisance alimentaire.

Un petit groupe d’Australiens a participé à ces efforts et s’est rendu sur l’île en 1993 pour enseigner les techniques de permaculture, un système basé sur l’agriculture durable beaucoup plus économe en termes de consommation d’énergie.

Cette nécessité d’introduire l’agriculture au cœur des villes a commencé à la chute de l’Union Soviétique et la perte pour Cuba de plus de 50% des importations de pétrole, d’une bonne partie de ses aliments et de 85% de ses échanges économiques. Les transports furent paralysés, la faim fit son apparition et le cubain moyen perdit environ 15 kgs. (30 livres – ndt)

« En réalité, lorsque tout a commencé, ce fut par nécessité. Les gens ont commencé à cultiver des légumes là où ils pouvaient » explique un guide à l’équipe venue tourner un documentaire en 2004 pour montrer comment Cuba avait survécu à la pénurie de pétrole.

Cette équipe était composée, entre autres, de membres de The Community Solution (la Solution Communautaire), une ONG basée à Yellow Springs, Ohio, qui dispense des formations sur le pic pétrolier (peak oil) – le moment où la production mondiale de pétrole entamera son irréversible déclin. Certains analystes pensent que le phénomène pourrait se produire dans les dix prochaines années, ce qui donnerait à Cuba le statut d’un modèle à suivre.

« Nous voulions découvrir ce qu’il y avait chez le peuple cubain et la culture cubaine qui leur permettait de survire en ces temps si difficiles », dit Pat Murphy, directeur exécutif de Community Solution. « Cuba a beaucoup à nous montrer sur la manière de gérer la crise énergétique. »

La pénurie de pétrole n’a pas transformé uniquement l’agriculture cubaine. Le pays s’est aussi tourné vers de petites unités d’énergies renouvelables et a développé un système de transports publics économe, tout en préservant son système de santé par une politique de prévention et l’application de solutions locales qui permet d’économiser les faibles ressources.

L’époque qui a suivi la chute de l’Union Soviétique est connue à Cuba comme la Période Spéciale. Cuba perdit Lire la suite