Très grande manifestation à Hendaye le 23 janvier pour protester contre les projets de lignes nouvelles

Coordination Vigilance LGV, Communiqué, le 11 janvier 2010

Coordination Vigilance LGV

Communiqué de presse du 11 janvier 2010

La concertation menée par RFF est une mascarade !

RFF se comporte comme un Etat dans l’Etat, et tente d’imposer son projet technocratique en méprisant les élus et les populations concernées.

La coordination Vigilance LGV a pris connaissance, sur le site GPSO où elles sont publiées depuis le 8 janvier, des cartes des tracés des LGV qui auraient dû être décidés en Comité de Pilotage réuni aujourd’hui 11 janvier, à Bordeaux. 

Cette publication anticipée de décisions pas encore prises confirme que la concertation à la mode RFF, présentée comme une grande avancée démocratique, n’est que de façade. 

La coordination s’interroge sur la logique qui a prévalu lors de la définition de ce tracé particulièrement tortueux et qui n’évite pas pour autant certaines zones habitées ni les zones naturelles les plus sensibles. Les cartes des enjeux humains et des enjeux naturels auraient elle été croisées avec celle des tractations secrètes ?

Elle considère que la promesse d’une « halte ferroviaire » en Sud Gironde est une insulte faite aux populations et s’apparente à la verroterie distribuée autrefois aux populations indigènes.

La Coordination Vigilance LGV redit son opposition totale à ce projet toujours aussi inutile comme cela a été largement démontré. Sa réalisation serait une catastrophe environnementale, financière et sociale !

Elle maintient son opposition aux projets de lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne quel que soit les fuseaux retenus.

Elle demande la modernisation et la mise aux normes des lignes existantes, conditions nécessaires et suffisantes pour offrir rapidement une meilleure desserte de proximité tout en permettant le transport du fret et la circulation des TGV, ceci pour un niveau d’investissements bien inférieur et des dégâts environnementaux infiniment moindres. 

En conséquence la Coordination Vigilance LGV appelle les élus et les citoyens à continuer à se mobiliser contre ce projet insensé et à se joindre à la manifestation organisée à Hendaye le 23 janvier pour protester contre Lire la suite

Les comptes de la SNCF vont rester au point bas en 2010… à cause de la fin de l’âge d’or du modèle TGV

lesechos.fr, Renaud Honoré, le 12 janvier 2010

Les comptes de la SNCF vont rester au point bas en 2010

La compagnie ferroviaire prévoit une hausse de 23 % de ses recettes cette année, mais avant tout grâce à des opérations de consolidation. La situation financière va en revanche rester difficile, traduisant notamment la fin de l’âge d’or du TGV. L’endettement lui devrait passer de 7,8 milliards à 10,6 milliards d’euros.

Il va falloir continuer à faire le dos rond. Durement touchée par la crise l’an dernier, la SNCF ne prévoit pas en 2010 d’amélioration notable de ses comptes. C’est le constat qui ressort du budget annuel de la compagnie ferroviaire, qui doit être présenté le 20 janvier en conseil d’administration et dont « Les Echos » ont pu obtenir les principaux éléments.

Une première lecture pourrait pourtant donner une vision autrement plus positive de l’activité du groupe public : son chiffre d’affaires devrait ainsi augmenter cette année de 23 % par rapport à 2009 (+ 30 % par rapport à 2007), dépassant le cap de 30 milliards d’euros. Guillaume Pepy a ainsi parcouru une partie du chemin qu’il s’était lui-même assigné à son arrivée à la tête de l’entreprise en 2008 (un objectif de + 50 % entre 2007 et 2012).

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Le fret va perdre 19 % de ses effectifs cette année

Il faut toutefois noter qu’une grande partie de cette croissance (+ 19 % sur un total de + 23 %) est due à des opérations de consolidation : en clair, la SNCF va bénéficier cette année de l’intégration dans ses comptes notamment de Keolis et d’Eurostar, dont elle a pris la majorité du capital l’an dernier. Si bien que la part de l’établissement public dans les revenus totaux du groupe va fortement diminuer, passant de 72 % en 2009 à 59 % en 2010, signe de la mutation de la SNCF.

Au-delà de ces opérations comptables, la croissance des revenus ne sera donc que de 4 %. Surtout, les ratios opérationnels de l’entreprise vont rester dans les basses eaux explorées l’an dernier. Ainsi la marge opérationnelle (l’équivalent de l’Ebitda) devrait certes progresser de 17,7 % par rapport à 2009, à 1,767 milliard. Mais, rapporté au chiffre d’affaires, le taux est de 5,8 %, contre 6,1 % en 2009 et surtout 10,3 % en 2008. Même période de vache maigre pour le résultat opérationnel courant, qui est estimé à 0,6 % des revenus en 2010, contre 0,3 % l’an dernier et 3,9 % en 2008.

La lecture de ces comptes donne du coup un écho particulier aux messages alarmistes lancés depuis plusieurs mois par la direction du groupe public pour la santé financière de son TGV. C’est en effet la dégradation spectaculaire de la rentabilité de la branche SNCF Voyages (les grandes lignes) qui explique ce revers de fortune financier. Autrefois unique générateur de cash de l’entreprise, l’activité va ainsi voir sa marge opérationnelle chuter de 16,4 % en un an, à 731 millions d’euros. Rapporté aux revenus générés par la branche, cela représente un taux de 10,2 %, contre 13,1 % en 2009 et 20,1 % en 2008, dernière année de l’âge d’or du modèle TGV. Cette tendance est anticipée du fait de l’évolution attendue des dépenses énergétiques et des péages acquittés pour faire circuler les trains, dont le coût combiné devrait augmenter de 15 % environ cette année.

La fin de la corne d’abondance du TGV devrait donc amener l’entreprise à revoir Lire la suite

Le tracé sud de la future LGV Bordeaux – Espagne/Toulouse est décidé [+CARTE]

sudouest.com, Bruno Béziat, le 12 Janvier 2010

LIGNE A GRANDE VITESSE. Le comité de pilotage des Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO) a choisi hier le fuseau de 1 000 mètres de la future ligne vers Toulouse et l’Espagne. Découvrez ici la carte du tracé en détail

Le tracé sud de la future LGV est décidé [+CARTE]

Le TGV à la sortie de la gare Bordeaux-Saint-Jean. En 2020, il empruntera une nouvelle ligne à grande vitesse qui lui permettra de relier Bilbao en 1 h 40 et Agen en 45 minutes.

DOCUMENT : téléchargez la carte des tracés retenus

Une étape importante vient incontestablement d’être franchie, hier à la préfecture de Région, avec le choix d’un fuseau de 1 000 mètres de la LGV au sud par le comité de pilotage, qui réunit les grands élus régionaux, les représentants de l’État et de RFF (Réseau ferré de France). Il s’agit de l’instance supérieure de décision pour ce que l’on appelle les Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO), autrement dit la ligne à grande vitesse qui part de Bordeaux pour aller vers le Pays basque espagnol d’un côté, et la métropole toulousaine de l’autre (lire carte ci-contre).

1 Quel calendrier pour le projet LGV au sud ?

Ce choix du comité de pilotage est essentiel pour ce projet de ligne à grande vitesse, car il fixe sur la carte un fuseau qui dépasse rarement 1 kilomètre de large. Sorte de cadre de travail, ce tracé doit permettre d’arriver à des chiffrages plus précis. Il est présenté au ministre des Transports, qui devrait le valider. Dans l’année qui vient, la concertation doit se poursuivre pour parvenir à un fuseau de 500 mètres à l’intérieur de ces 1 000 mètres. Il sera proposé fin 2010 ou début 2011.

L’enquête d’utilité publique sera ensuite ouverte sur ce tracé de 500 mètres quelques mois plus tard, probablement fin 2011. Au terme de cette enquête publique, la déclaration d’utilité publique pourra être prise. Les travaux devraient débuter en 2013/2014, pour une ouverture de la ligne en 2020.

2 Les nouvelles gares et celles que l’on rénove

Au-delà du passage de la ligne elle-même sur 430 kilomètres au sud de Bordeaux, le comité de pilotage a entériné un certain nombre de choix importants. Il s’agit notamment des dessertes des principales agglomérations et des gares qui vont les accompagner. Du côté d’Agen, le lobbying du député-maire Jean Dionis du Séjour a visiblement porté ses fruits, puisqu’il obtient la nouvelle gare TGV qu’il voulait au sud de la ville, avec l’appui de plusieurs élus du secteur. Elle sera reliée à la gare actuelle par un nouveau pont et une ligne TER. Dans les Landes, Mont-de-Marsan va aussi bénéficier d’une nouvelle gare TGV.

En revanche, à Dax et à Bayonne, on se contentera de les agrandir et de les moderniser pour accueillir tous ces TGV supplémentaires.

3 Les secteurs qui posent problème

Le tracé validé hier est donc définitif… à de très rares exceptions près, où la situation est plus complexe. C’est notamment le cas en limite du Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne, mais surtout au sud de la Gironde, où plusieurs viticulteurs du vignoble des Graves sont touchés. Le préfet de région a promis hier de « tenir compte de ces situations et de trouver les meilleures solutions possible », notamment grâce à des études complémentaires. On tousse aussi un peu plus au sud, vers Captieux (où une halte TGV sera réalisée), et à l’ouest du Lot-et-Garonne. Enfin, le Pays basque reste le point le plus sensible, et les opposants à la LGV y sont nombreux (lire ci-dessous). Pour ce faire, les représentants de RFF ont rappelé hier qu’il allait y enfouir « près de 60 % de la ligne », contre 30 % prévus au départ du projet. Avec un surcoût important qui n’est pas chiffré pour l’instant.

4 La concertation est-elle suffisante ?

Ces oppositions ont troublé les plus fervents partisans de la LGV, comme le président du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset. Tout en rappelant hier avec énergie que le développement du train permettra de lutter contre l’augmentation du trafic routier et de poids lourds, il a incité RFF Lire la suite