Eco-développement – Villes en transition, l’expérience anglaise : Pour des villes moins dépendantes du pétrole

salades-nicoises.net, NC, le 4 janvier 2010

[Article plus complet sur le site d’origine]

Eco-développement : Villes en transition, l’expérience anglaise

Pour des villes moins dépendantes du pétrole

Voir en ligne : http://villesentransition.net

La dépendance de notre société au pétrole est grossièrement sous-évaluée. Un pétrole peu cher a entrainé des bouleversements énormes dans notre mode de vie ces trente derniéres années (nourriture, travail, mobilité, loisirs). Les trente prochaines seront source d’encore plus de changements a notre vie quotidienne.

40 % de notre nourriture est importée. Légumes, fruits et blé le sont a 85 %. Cette dependance sur des produits venus d’aussi loin n’est pas sans risque et a la merci de beaucoup d’aléas. Tout repose sur une chaine d’approvisionnement de plateformes logistiques régionales travaillant en flux tendu, avec peu de réserves et de lieux de stockage, par rentabilité financière. Une menace d’interruption de la chaine met tout de suite en péril l’approvisionnement alimentaire de la population, pouvant entrainer de graves pénuries, puis des troubles etc.

En 2000 durant la greve des routiers en Grande Bretagne, le patron de Sainsbury’s (l’equivalent du group Carrefour chez nous) a contacté dans l’urgence le premier ministre Tony Blair pour l’alerter que les reserves de nourriture de premiére necessité seraient epuisées en quelques jours.

Les supermarchés rationnerent pain, sucre et lait.

Aujourd’hui les réserves mondiales de matiéres alimentaires de première necessité sont au plus bas suite a plusieurs années de mauvaises récoltes et leur prix s’envole faisant l’objet d’une frénésie speculative par la communauté financiére. Cette année de nombreux pays exportateurs ont cessé de l’etre afin d’assurer leur propre souveraineté alimentaire ***.

Le pic pétrolier * c’est pour 2020 estime Fatih Birol économiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie **, les reserves mondiales ont passé un cap, le déclin de la production de pétrole est inéluctable.

En réponse à la double pression du pic pétrolier* et du changement climatique, quelques communes pionnières au Royaume Uni, en Irlande et ailleurs ont adopté une approche fédératrice et globale pour réduire leur bilan carbone et mieux se préparer aux bouleversements qui accompagneront le déclin de la production de pétrole dans les dix ans a venir.*

De la dépendance au pétrole à la résilience des communautés

Bristol (population 416 000 habitants) a été la première grande ville a financer une étude d’impact sur la vie locale ( transport, nourriture, santé, energie, economie, services publics etc) en cas de pic petrolier* et a en tirer des conclusions ( recherche d’autosuffisance alimentaire, relocalisation) pour preparer l’aprés-pétrole.

Bristol en Transition la première initiative d’échelle urbaine, met en réseau, inspire, forme, favorise et soutient les initiatives a l’echelle locale des quartiers et villages – Redland en Transition, Withywood en Transition, etc. – dans leurs propres Initiatives de Transition.

« Les villes en transition sont une manière concrète pour les individus d’agir sur le climat et le défi du pic du pétrole ». C’est ce qu’on appelle un « grassroots movement » mouvement d’autonomisation ** partant de la base, inversant la pyramide decisionnelle.

*Pic pétrolier

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Le pic pétrolier c’est en 2020, estimait Fatih Birol économiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie dans son rapport annuel 2008

(Créée en 1974 suite au premier choc pétrolier, l’AIE Lire la suite

Atelier des Bains Douches : mercredi 13 janvier à 18H30 , RdV pour construire l’avenir du quartier Belcier, salle Son Tay

Atelier des bains douches, Anne Sallenave, le 6 janvier 2010
Nous vous invitons à un nouveau rendez vous pour construire l’avenir du quartier Belcier à bordeaux le mercredi 13 janvier de 18H30 à 20H00, salle Son Tay.
Il y sera question de  Nature (espaces verts, espaces publics, fleurissement, eau, matériaux…). Quels espaces de nature faut-il pour la ville de demain ? Sous quelle forme? Comment ouvrir le quartier sur le fleuve….
Venez en discuter avec nous, avec  les urbanistes de la mairie de Bordeaux et de l’OIN Bordeaux Euratlantique. Un cahier des charges sera élaboré à partir des échanges avec les participants. Votre présence (habitants, usagers, commerçants, chefs  d’entreprise…) est importante. Nous sommes toujours plus créatifs à  plusieurs.
Un « livre d’or » est mis à votre disposition afin que vous puissiez faire vos  remarques, vos suggestions, critiques ou compliments (!). Nous avons besoin de vos réactions pour continuer à améliorer notre travail dans le quartier.
Nous finirons sur Lire la suite

Michel DEGUY et André LEBEAU ce matin… : La conscience écologique

agorasoulacenergie.over-blog.com, Sylvie Justome, le 4 janvier 2010

Michel DEGUY et André LEBEAU ce matin…

La conscience écologique

Magnifique entretien, ce matin, dans Répliques, sur France Culture, grâce à Alain Finkielkraut, avec Michel DEGUY, poète, essayiste et philosophe, auteur dernièrement (parmi 500 publications !) de La fin dans le monde chez Hermann (novembre 2009) et André LEBEAU, géophysicien et ancien directeur général de Météo France, qui a écrit L’enfermement planétaire (Gallimard, octobre 2008).

Le principal mérite de cet entretien est sans doute de préciser enfin clairement les points essentiels :

Le constat de la situation actuelle des habitants de la planète n’a pas à être qualifié d’optimiste ou pessimiste : il est correct ou incorrect, complaisant ou pas. Or, il suffit de confronter les données démographiques, la limitation des ressources fossiles (en particulier le pétrole dont le maximum d’exploitation sera atteint dès 2020, après quoi s’installera une pénurie d’autant plus grave que le modèle de développement américain continue de s’étendre à des continents qui sont encore à l’aube de leur croissance) et la dimension du temps, pour comprendre que ce constat est clairement catastrophique. C’est brutal et non pessimiste. Il faut dénoncer l’absurde « optimisme béat » des économistes et des technologistes : la technologie est le problème – pas la solution ! Mais c’est, encore et toujours, l’esprit humain qui porte la solution, même si le XXe siècle nous a apporté toute une série de « sans précédent », au sens propre : c’est ce que refusent encore de reconnaître, dénonçait l’émission,  les « optimistes » du constat, répétant à l’envi qu’il n’y a rien de nouveau, que nous avons déjà vécu des changements climatiques, des crises énergétiques, que nous les avons toujours surmontées et donc (sic) que nous surmonterons celles-ci !

A situation sans précédent, il faut trouver, comme le soulignent Michel DEGUY et André LEBEAU une solution sans précédent et non pas faire confiance, comme nous le sussurent constamment économistes ou politiques, au business as usual… Le poète de « l’allégresse pensive » (voir le Colloque de Cerisy de mai 2007 sur et avec Michel DEGUY) et le scientifique s’accordent avec Alain Finkielkraut dans une « lucidité optimiste » reconnaissant, certes, avec Primo LEVI que « la recherche est le fatum de l’humanité », c’est-à-dire que celle-ci est toujours condamnée à avancer toujours plus loin dans les découvertes dont elle est capable, même quand les risques sont de plus en plus grands par la maîtrise sans précédent qu’elle procure – mais croyant aussi aux ressources de l’esprit humain.

Le problème que les habitants de la planète rencontrent déjà pour beaucoup aujourd’hui, et rencontreront de plus en plus – et cette fois tous sans distinction –, ne peut être résolu ni par les seuls « gestes écologiques » individuels, ni par les Etats, qui privilégieront toujours leur « intérêt général » national, au détriment de l’intérêt général planétaire, ni par le fonctionnement libre du « marché », ni par une confiance aveugle en la technologie à venir, mais seulement par l’invention d’un fonctionnement supranational contraignant, dans les domaines fondamentaux de l’accès à l’eau, à l’alimentation et à l’habitat (ressources naturelles et énergie comprises), sur le modèle de ce que l’Europe a déjà commencé à mettre en place avec le Parlement européen, ses Directives et sa juridiction.

On pourrait être tenté de penser que les états-nations étant la cause du problème, la solution serait Lire la suite

Les voeux 2010 de jean-Marc Jancovici : Copenhague, taxe carbone, pétrole, club de Rome…

 manicore.com, Jean-Marc Jancovici, 6 janvier 2010

Chers amis, ennemis (hélas, il doit bien en traîner quelques uns par ici), et tous les bipèdes en âge de lire qui viendront à croiser ces quelques lignes.

Nous avons eu chaud, mais heureusement la catastrophe a pu être évitée de justesse : il s’en est vraiment fallu de peu pour que 2010 soit placésous le signe d’un ennui mortel.

Pensez donc : si Copenhague s’était « bien » achevé, avec Obama embrassant Jintao sur la bouche pendant que Lula et Sarkozy dansaient la polka derrière avec de grands panneaux « yes we did it », si le Conseil constitutionnel avait avalisé la taxe carbone dans notre pays en se contentant d’exhorter à augmenter le taux et l’assiette aussi vite que possible (mais c’était peut-être beaucoup demander à des « sages » qui seront tous morts bientôt, se demande le simili-Baffie de service ?), qu’est-ce que les amis du carbone auraient pu faire pour s’occuper cette année ? Rien ! Nada ! Bernique ! Peau de zébu !

Nos amis de l’ONU ont donc fort bien géré l’affaire en gardant un peu de suspense pour 2010, à commencer par le fait que d’ici à fin janvier tous les pays vont devoir remettre leur copie en expliquant ce qu’ils se donnent comme programme de travail. Les bookmakers londoniens se frottent les mains devant l’afflux de paris à venir…

Ding, dong, intermède publicitaire :

–         qu’attendre de Copenhague ? (avant les négos) :       http://www.manicore.com/documentation/articles/entretiens/FNSEA.html
– que dire de Copenhague ? (pendant les négos) :       http://www.manicore.com/documentation/articles/entretiens/chat_metro.html
– que conclure de Copenhague ? (après les négos) :       http://www.manicore.com/documentation/articles/Copenhague.html
ding dong, fin de l’intermède publicitaire

De ce fait vous serez nécessairement d’accord avec moi : au niveau où en est déjà le chômage, pas la peine d’en rajouter en mettant « à pied » les quelques milliers d’olibrius qui s’agitent désormais autour du bilan carbone et de ses petits cousins. Imaginez que l’Ademe, en croyant créer les emplois de demain, ait surtout créé les chômeurs de demain, pour le coup on était mal…

Puis viennent nos amis du Conseil constitutionnel qui ont décidé que la taxe carbone devait aussi s’appliquer aux sites industriels qui sont dans le système européen des quotas. Quand on sait que ces quotas ne seront pas attribués de manière payante avant 2013, ca revient à dire que la taxe carbone devra attendre 2013 pour s’appliquer ? Il faut
espérer que non, car ce que nos amis du Conseil et nos amis de Copenhague tendent à oublier, c’est que la taxe carbone, dans un pays qui importe 99% de son pétrole et 97% de son gaz (je parle de la France, évidemment), aura pour premier effet de nous éviter de revivre l’année 2009 tous les ans, en nous sortant peu à peu d’une dépendance aux hydrocarbures qui risque de nous faire très mal bien avant que le climat ne change significativement…

Ding, dong, nouvel intermède publicitaire :

–          une petite (enfin petite…) explication de textes sur le thème « qu’est-ce que le prix du CO2 ? », qui rappelle qu’il y a une composante climat, mais aussi une composante Abdallah/Poutine/Chavez/Ahmadinejad et Lire la suite

Laure Noualhat, journaliste à Libération le mardi 12 janvier à 18h chez Mollat : les déchets du nucléaire

ecoloinfo.com, Anne-Sophie, le 4 janvier 2010

Nous vous proposons de venir assister à la conférence que nous organisons avec la librairie MOLLAT mardi prochain, le 12 janvier, à 18h, autour de , auteur du documentaire diffusé sur ARTE en octobre dernier sur les déchets du nucléaire.

Voilà deux liens pour en savoir plus:

http://ecoloinfo.com/2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret

http://www.mollat.com/rendez-vous/laure_noualhat-27913.html

Ainsi que le petit pitch qui va avec:

Les experts nous disent que le nucléaire est propre, sûr et inépuisable. Et que le retraitement des déchets est maîtrisable. Qu’en est-il en réalité? Dans le domaine trop technique du nucléaire, difficile de se faire une idée : le secteur est généralement réservé aux experts. La compréhension de ses enjeux économiques, technologiques et environnementaux est pourtant cruciale. Le nucléaire est cher, et surtout la question des déchets n’est pas du tout réglée, jusqu’à être éludée dans beaucoup de pays. Aux États-Unis, Hanford, le berceau du nucléaire militaire – là où est née la bombe – est contaminé pour des milliers d’années. À Muslivo, en Russie, les populations vivent depuis plus de cinquante ans dans une poubelle radioactive à ciel ouvert. Nous avons toujours cru qu’il n’existait qu’un Tchernobyl, nous avons eu tort. 
Ce livre est une enquête, des Etats-Unis à la Russie, sur le retraitement de l’uranium et sur les risques environnementaux et sanitaires à long terme dus aux Lire la suite

La fragilité du réseau électrique serait due au chauffage

news.yahoo.com, Mathilde Cru, édité par Jean-Baptiste Vey, le 6 janvier 2010,

La fragilité du réseau électrique serait due au chauffage

L’importance du chauffage électrique en France explique en grande partie la fragilité du réseau en période de grand froid, selon Bernard Laponche, un expert en politiques énergétiques

Selon les chiffres publiés mercredi par le Réseau de transport d’électricité (RTE), la vague de froid que connait la France pourrait entraîner des records de consommation d’électricité.

Le président de RTE a toutefois écarté des risques de coupures généralisées dans l’immédiat.

Pour Bernard Laponche, « le chauffage électrique est responsable des difficultés rencontrées par le réseau d’électricité en hiver« .

« Sans le chauffage électrique, nous n’aurions pas de difficulté à passer la pointe (de consommation qui survient chaque jour vers 19h NDLR), ni de risque de coupures« , a-t-il ajouté.

La France, qui produit 80% de son électricité à partir du nucléaire, a une proportion de chauffage électrique beaucoup plus élevée que ses voisins européens.

En France, environ un quart des 25 millions de logements sont chauffés à l’électricité, une proportion qui passe à 70% dans les logements neufs, selon le ministère de l’Energie.

Or, souligne Bernard Laponche, les centrales nucléaires ne sont pas adaptées à la hausse rapide et ponctuelle de la demande, qui survient quand tout le monde allume son chauffage.

« C’est une aberration d’avoir voulu en même temps le ‘tout nucléaire’ et le ‘tout électrique’« , poursuit l’ancien directeur général de l’AFME, l’ancêtre de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui est membre du réseau de scientifiques et d’experts Global Chance.

Selon l’association Négawatt, qui promeut la réduction de la consommation d’énergie, le chauffage électrique a contribué à hauteur de 36% au record de consommation d’électricité établi le 7 janvier 2009, à 92.400 Mégawatts.

Renforcer les réseaux pour importer plus d’électricité n’est pas non plus une solution, estime Bernard Laponche, car ces investissements coûteux ne seraient utilisés que quelques jours par an.

« Modifier les modes de chauffage et réaliser des économies d’électricité (…) est une solution Lire la suite